Category Archives: Correction

Qu’est-ce que l’obscurité ?

522.03Question : Peut-on dire qu’une personne s’élève vers le Créateur depuis un état d’obscurité ?

Réponse : Tout dépend de ce que l’obscurité représente pour moi. Je peux être plein de vie tout en étant dans cet état.

Par exemple, la Coupe du Monde de Football vient de commencer et les gens y sont absorbés du matin au soir. Si je pouvais susciter chez eux un intérêt pour le but de la Création aussi intense que celui qu’ils portent au ballon, ce serait tout simplement merveilleux ! En d’autres termes, tout dépend de ce que je perçois comme étant l’obscurité.

Supposons que je sois profondément attiré par cette Coupe du Monde, tout en réalisant que toutes mes pensées et tous mes désirs qui y sont liés constituent l’obscurité ! Pourtant, je ne peux rien y faire ! Et en effet, qu’est-ce que le but de la Création face à cela ? Ce championnat concentre pour moi toute la saveur de la vie. Mais je le définis comme de l’obscurité. En réalité, c’est de la lumière pour moi, mais mon état, mon attitude à son égard, relèvent de l’obscurité ! C’est alors que je commence à chercher.

Certes, ma recherche est artificielle, mais j’espère que quelqu’un finira par changer mon état. Je me force donc, de gré ou de force, à rejoindre un groupe qui m’aidera, qui me « lavera le cerveau » afin que j’acquière des pensées différentes. Ainsi, tout dépend de ce que nous définissons comme étant l’obscurité.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Tout ce qui devient un holocauste est mâle’ dans le Travail ? » du 05/07/2026

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°184

232.08La médisance envers un ami, au sein d’une société engagée dans la Kabbale, équivaut-elle à la médisance envers le Créateur ?

Une société engagée dans le travail spirituel aspire à agir conformément aux lois spirituelles. Tout l’intérêt d’une telle société réside dans le fait qu’à la racine, dans l’âme d’Adam HaRishon, là où chacun existe au degré spirituel le plus élevé et où toutes les âmes sont connectées entre elles, nous pouvons puiser de la force et la Lumière Environnante (Ohr Makif). Nous devons nous efforcer d’agir depuis l’état où nous nous trouvons (en dessous de ce degré spirituel suprême) comme si nous étions déjà dans cet état supérieur, comme si nous l’habitions déjà. Cela signifie que nous aspirons à cet état ; c’est ce qu’on appelle « l’effort ». L’effort consiste à chercher à ressembler à un état supérieur.

Si chaque membre du groupe tente de bâtir ses relations avec ses amis comme s’ils avaient déjà atteint la réparation finale (Gmar Tikoun), on appelle cela « fournir un effort ». Dans la mesure où nous aspirons tous à ce que l’état corrigé de la fin de la correction (tel qu’il nous apparaît à l’instant présent) réside parmi nous, alors depuis cet état de perfection, nous attirerons sur nous une Lumière Environnante ; celle-ci prendra soin de nous, nous corrigera et nous mènera effectivement vers l’état de la fin de la correction. Par conséquent, nous devons nous comporter dans notre environnement en appliquant autant que possible le principe : « Aime ton prochain comme toi-même. »

La déconnexion d’avec le Créateur

232.05Question : La déconnexion de la divinité provient-elle aussi du Créateur ?

Réponse : Oui, tout état provient du Créateur, mais la déconnexion de la divinité est reçue comme une punition. Comment une personne devrait-elle réagir face à un tel état ? Elle devrait bénir le bien tout comme elle bénit le mal, et bénir le mal tout comme elle bénit le bien.

La déconnexion de la capacité à progresser, de la capacité à atteindre l’équivalence de forme avec le Créateur, est véritablement la seule punition qui existe dans la réalité spirituelle.

Pour nous, cela s’exprime même au niveau corporel par des troubles accrus, des expériences plus négatives, des maladies et des guerres ; cela affecte nos corps physiques. Tout bien provient du Créateur, et tout mal provient de Ses « Akhoraim » (dos), de la dissimulation. Le problème ne réside pas dans la dissimulation elle-même, mais dans la manière dont la personne devrait l’accepter et la considère.

Une punition reste une punition, et l’on ne peut pas y échapper. Cependant, dans la mesure où une personne ressent la dissimulation, elle ne l’accepte pas. Il est possible de corriger la dissimulation grâce à la qualité de Hassadim, à condition que la personne se détache de ses sensations personnelles, s’élève au-dessus d’elles, parvienne à l’état de Hafetz Hessed et opère ainsi la correction.

Toutefois, tout échelon inférieur à la correction finale constitue en fin de compte une punition.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie « Nul n’est saint comme l’Eternel , car il n’y en a rien d’autre que Toi » dans le travail ? » du 03/07/2026

Révéler l’attitude du Créateur

232.09Question : Comment s’opère la révélation du visage de la bonté du Créateur dans Sa gouvernance ? Après tout, chaque chose atteinte l’est par la foi au-dessus de la raison, comme si nous ne souhaitions pas Le révéler directement.

Réponse : Si une personne s’oriente vers le fait qu’elle désire absolument connaître l’attitude du Créateur envers elle, et pas seulement envers elle, alors selon l’intensité de son aspiration, elle suscite la réponse du Créateur.

Ainsi, elle se tourne vers le Créateur avec une question afin de connaître Son attitude à son égard, et elle reçoit une réponse.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des Dix Sefirot » du 02/12/2025

Discussions à propos des échelons de l’échelle, Partie n°178

231.01La critique au sein du groupe peut-elle affaiblir le groupe tout comme la médisance ?

Non. La critique devrait exister, mais elle doit être objective et constructive, de sorte que les gens se réunissent pour discuter d’un problème ainsi que des moyens de l’améliorer et de le corriger. Sans critique et sans voir le mal, il est impossible de progresser.

Jette ton pain sur les eaux

243.01Question : Je suis profondément déçu, quel devrait-être mon prochain pas ?

Réponse : Je ne ressens plus aucune déception. Je suis déjà déçu, et je me suis même séparé de cette déception elle-même. Que me reste-t-il ? Rien. Seulement être dans le même état que le Créateur. C’est-à-dire, tout donner, tout rendre, régler tous mes comptes, être vide, absolument libre.

Et après cela, si j’ai cette chance, je pourrai commencer à réfléchir à la manière de m’engager dans le don sans réserve, comment demander au Créateur la capacité de donner sans réserve librement, de manière désintéressée, sans rien attendre en retour. Pourquoi ? Dans quel but ? Il n’y a pas de réponse. À qui ? Il n’y a pas de réponse. Simplement comme il est écrit : « Jette ton pain sur les eaux. »

Question : Est-ce cela la vraie liberté ?

Réponse : Oui. Il n’y a pas d’état meilleur que celui-ci.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/06/2026

Orienté vers l’extérieur de soi

131Question : Une pensée peut-elle être appelée le Créateur ?

Réponse : Le Créateur n’est pas une pensée, mais un mouvement de l’âme. Il existe un désir et un vecteur définissant sa direction : soit vers soi-même, soit vers l’extérieur de soi. Si nous bâtissons notre monde au-dessus du désir, en l’orientant vers l’extérieur, au-delà de nous-mêmes, cela s’appelle le monde spirituel.

La Torah et la sagesse de la Kabbale nous permettent d’orienter notre monde vers l’extérieur de nous-mêmes. Grâce à elles, je peux le réorienter, l’étendre et créer un domaine entier dans lequel j’existe en dehors de moi-même, au-dessus de moi-même. Ce domaine est appelé le Monde Supérieur, et c’est vers lui que je me dirige.

À mesure que j’y pénètre pleinement, je commence à voir que tout ce dans quoi j’existais auparavant (mon corps, ce monde et tout le reste) n’était qu’une matrice me procurant la perception dans laquelle je vivais.

Les gens, l’histoire, ma famille, moi-même, ainsi que les niveaux minéral, végétal et animal de la nature : tout cela existait à l’intérieur de mon ancienne perception du « en moi-même » et du « pour moi-même ».

Mais désormais, alors que je commence à tout percevoir non plus à l’intérieur de moi, ni dans la bulle centrée sur moi-même, mais dans la bulle située à l’extérieur de moi, je donne progressivement naissance au monde spirituel, j’y entre et j’y vis. Je commence à ressentir que la bulle précédente n’a jamais réellement existé ; elle n’était qu’un rêve. C’est pourquoi il est dit dans les Psaumes du roi David que lorsque nous entrons dans le monde supérieur, nous voyons notre état précédent comme s’il s’agissait d’un rêve.

Extrait de KabTV, « Les secrets du Livre Éternel » du 12/02/2010

Sur la révélation d’un nouveau Kli

252Si une personne fait des efforts et constate qu’elle régresse, c’est le signe qu’elle est en train de découvrir un nouveau Kli (récipient). Que signifie « régresser » ? Un récipient dépourvu de remplissage lui apparaît. Cela signifie qu’elle est entrée dans la ligne gauche, la révélation d’un nouveau Kli, d’un nouvel Akhoraim (dos), et qu’elle continue d’avancer mais sous une forme négative, avec un sentiment de vide encore plus grand.

Plus tard, elle comblera ce vide par des corrections (Tikounim) et des Lumières (Orot). Cela signifie simplement que, pour l’instant, elle se trouve dans la ligne gauche. Ensuite, elle entrera dans la ligne droite ; c’est de l’alternance entre les lignes droite et gauche que naissent ce que nous appelons des descentes et des ascensions. En réalité, il ne s’agit ni de descentes ni d’ascensions, mais simplement des deux étapes de la correction. Gauche, droite, gauche, droite : c’est ainsi que nous progressons.

Naturellement, lorsqu’une personne se trouve dans la ligne gauche, elle se sent vide et a l’impression de reculer. En fait, elle a effectivement reculé, elle est descendue encore plus loin de la spiritualité afin de saisir des Kelim (récipients) provenant d’un niveau encore plus bas.

Plus précisément, elle n’est pas descendue d’elle-même, elle a été abaissée. C’est le signe qu’elle est en fin de compte digne de corriger ces Kelim. C’est pourquoi une personne ayant déjà de l’expérience dans le travail se réjouit lorsqu’elle ressent du désespoir, de la confusion et un manque de clarté dans ses perceptions. Elle est heureuse de traverser des états qu’elle ne peut pas pleinement comprendre, heureuse même de se sentir perdue.

C’est le signe que de nouveaux récipients lui sont ajoutés. Avec l’expérience, nous finissons par constater qu’il en est bien ainsi.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie le fait que la Torah a été donnée à partir de l’obscurité dans le travail ? » du 02/07/2026

Sur le chemin du rapprochement avec le Créateur

251Question : Que se passe-t-il lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale et s’engage sur le chemin du rapprochement avec le Créateur ?

Réponse : Les premières années, en gros après les six premiers mois d’exposition à cette sagesse, sont des années de confusion. La personne reste dans la confusion jusqu’à ce que commencent à émerger diverses clarifications et définitions ; celles-ci l’aident à faire face à ce qui se passe, à mettre de l’ordre et à placer les choses à leur juste place. Cela demande du temps et peut durer des années (les trois à cinq premières années). Il est impossible de sauter cette étape.

Acquérir un Kli (récipient) spirituel n’est pas chose aisée. Il s’agit d’une nature totalement différente. Voyez combien les gens souffrent et quels efforts ils déploient rien que pour obtenir quelque chose dans ce monde par le biais de leurs Kelim directs, c’est-à-dire par le désir de recevoir. Considérez à quel point leurs perceptions, leurs qualités et leurs désirs doivent se développer, et combien ils doivent travailler dur. Et vous, vous voulez acquérir un Kli qui n’appartient pas à ce monde !

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « La grandeur de l’homme dépend de la mesure de sa foi en l’avenir » du 29/06/2026

N’importe quel état est une correction

259.01Je comprends chaque état qui se présente à moi tel qu’il est, et je souhaite l’examiner, que je me sente bien ou mal. Comme il est dit : « Tout ce que fait le Créateur est pour le mieux. »

Je considère que ces états ont le droit d’exister et qu’ils surviennent afin de me corriger, à tel point que « même si une épée tranchante est pressée contre la gorge, il ne faut pas désespérer de la miséricorde ». En d’autres termes, chaque petite chose est une correction.

Il est évident que c’est facile à dire, mais nous ne sommes pas capables de le faire de manière constante. Au début, on est prêt à résister et à tout détruire.

En y réfléchissant à deux fois, on commence à aborder la situation, disons, de la bonne manière.

Si l’on se souvient que cela nous est arrivé pour notre correction, alors il faut se tourner vers la troisième perspective : il n’y a rien hormis le Créateur. Et ainsi, dans cet état, à travers la souffrance et la douleur, on commencera à Le révéler, et on parviendra immédiatement à un sentiment de douceur.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que sont la sainteté et la pureté dans le travail ? » du 07/07/2026