Category Archives: Correction

La Torah qui ne produit aucun résultat est stérile

278.01Question : Que signifie « la Torah est stérile » ?

Réponse : Si le Créateur a créé la Torah comme une épice pour le désir de recevoir, mais que celui-ci n’est pas corrigé à l’aide de la Torah, alors elle ne produit aucun résultat.

Un tel état est appelé « la stérilité de la Torah ». Tous les résultats produits par la Torah sont avant tout la correction et ensuite l’atteinte.

C’est précisément ce qu’affirme le Livre du Zohar : ceux qui ne souhaitent pas s’investir dans la sagesse de la Kabbale rendent la Torah stérile. Ils n’utilisent tout simplement pas la Torah comme une force corrigeant le désir de recevoir.

La Torah est à la fois les atteintes et les noms sacrés qui se révèlent dans l’intention du don sans réserve. Mais nous ne parlons pas encore de cela car il s’agit de degrés plus avancés. Au début, lorsque vous rencontrez la véritable Torah, elle agit précisément comme une force de correction.

Si vous ne l’acceptez pas sous cette forme, alors tout l’investissement que vous y consacrez ne peut être qualifié de Torah.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que ‘celui qui est sans fils’ dans le travail ? » du 30/08/2026

L’unité : un moyen de parvenir à l’adhésion au Créateur

294.2Le Kli (récipient) d’une personne est défini comme quelque chose issu du néant et comme un Lev HaEven (un cœur de pierre). En d’autres termes, il est impossible de recevoir la Lumière (Ohr), la révélation du Créateur, la connexion avec Lui et l’adhésion à Lui, au sein de mon « Moi » ou de mon Yesh (quelque chose qui existe) car mon Yesh a été créé à partir de Ayin, du néant.

Mais si j’opère une restriction sur mon « moi », ce qui signifie que je n’ai besoin de rien au-delà de l’essentiel (et l’essentiel est zéro), et que je commence à agir dans l’intérêt commun en m’unissant aux autres âmes, alors je serai capable de recevoir la Lumière. Dès lors, leurs cœurs de pierre ne seront plus des cœurs de pierre pour moi car je m’annule devant eux ; ils se transforment alors en Tet Rishonot (les neuf premières Sefirot) pour moi, au sein desquelles je reçois la Lumière.

Lorsque j’intègre en moi leur Hissaron (leurs manques), c’est-à-dire les désirs de toutes les autres âmes, ceux-ci se transforment en mon Kli pour recevoir la Lumière. Mon propre Kli originel ne peut pas recevoir la Lumière jusqu’à la Correction Finale (Gmar Tikoun).

Qu’est-ce que la Correction Finale ? C’est le moment où, en intégrant les 599 999 « cœurs de pierre » appartenant aux autres âmes, en corrigeant la connexion avec elles et en m’annulant moi-même (un acte connu sous le nom d’« aime ton prochain comme toi-même »), j’atteins la révélation du Créateur. Cet état est décrit comme étant « au-dessus de moi-même », « au-dessus de mon désir de recevoir ».

Il en découle que l’unité avec les autres âmes est un moyen de parvenir à l’adhésion au Créateur.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, Article 27, 1986, « Le Créateur et Israël sont partis en exil » du 20/07/2026

Le temps de jugement

285.01Question : Pourquoi le Nouvel An est-il considéré comme le début d’un jugement sur soi-même ?

Réponse : Avant le Nouvel An, il existe une période (allant d’une semaine à un mois selon la communauté) durant laquelle la personne examine tous ses états passés, se repent, pleure et demande de l’aide d’en haut.

En agissant ainsi, elle semble adoucir son cœur afin qu’il change de la pierre à la chair vivante.

C’est une tradition, et l’essentiel ici est que la personne commence à comprendre qu’elle doit aborder la vie d’une manière nouvelle.

Question : S’agit-il donc de bonnes actions qu’elle devrait commencer à accomplir au cours de la nouvelle année ?

Réponse : Les bonnes actions constituent sa propre correction, car en se corrigeant soi-même, on corrige le monde. En bâtissant un système d’inclusion mutuelle et d’unité au sein duquel le Créateur se révèle, vous devez ainsi entraîner toute la matière vers la correction : les niveaux minéral, végétal, animal, et surtout, humain.

Extrait de KabTV, « Fêtes – Roch Hachana » n° 1

Quel est le but de la Kabbale ?

13.03Question : Quel est le but ultime de la Kabbale ?

Réponse : La Kabbale en elle-même n’a pas de but ; elle réalise le but de la Création. La Création a un but. Elle a un commencement et une fin, et la Kabbale nous aide à accomplir ce but de la manière la plus rapide et la plus bienveillante qui soit.

Le but de la Création est la révélation de la force supérieure unique, ainsi que l’atteinte d’un état d’équivalence et de connexion totale avec elle.

L’univers tout entier, tout ce que nous pouvons imaginer, est régi par une force supérieure unique. Le but de la Création est que chacun d’entre nous révèle cette force supérieure, la comprenne correctement, s’en rapproche et l’utilise à sa guise.

Question : Qu’est-ce que la force supérieure ?

Réponse : C’est la qualité du don sans réserve et de l’amour. À l’instar d’une mère ou de parents, c’est quelque chose de très grand et de très bienveillant.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 02/06/2025

La punition dans la spiritualité

565.01Question : L’état dans lequel une personne reçoit quelque chose alors qu’elle se trouve dans une phase de descente est-il qualifié de « punition » ? C’est un état où rien ne change. Comment faut-il comprendre cela ?

Réponse : Vous évoquez un état où la personne ne connaît pas d’alternance entre des phases d’ascension et de chute pendant une longue période.

Le fait qu’elle ne subisse pas de descentes constitue la punition. « Ne pas pécher » signifie ne pas recevoir de parties supplémentaires d’Adam HaRishon après le péché.

En d’autres termes, elle n’est pas amenée au point où elle pourrait corriger quelque chose. C’est ça la punition : le fait de ne pas se voir attribuer d’états négatifs.

La punition ne consiste pas à être plongé dans des états négatifs, mais à ne pas en recevoir.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Lorsque l’homme sait ce qu’est la crainte du Créateur » du 25/08/2026

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°223

Quelle est la véritable image du Créateur ?

Nous ne parlons jamais de la façon dont les choses apparaissent du point de vue du Créateur, de ce qu’Il ressent ou de ce qu’Il est. Nous parlons de ce que la créature ressent venant de Lui, ou de la manière dont elle imagine l’état du Créateur, mais pas de Son état en dehors de la créature. Parfois, nous nous faisons toutes sortes d’idées sur un ami qui ne reflètent pas vraiment qui il est. Nous spéculons sur ses pensées, ses sentiments et ses soucis, et lorsque nous nous rapprochons un peu de lui, nous découvrons que rien de tout cela n’était vrai. Tout n’était qu’une image que nous avions créée dans notre imagination.

Il y a une différence entre connaître quelque chose à partir de notre for intérieur, en imaginant que les choses sont d’une certaine manière, et l’image véritable. Nous ne voyons ni ne connaissons jamais l’image véritable du Créateur. Nous ne pouvons connaître le Créateur qu’à travers nous-mêmes : ce que nous pensons de Lui, comment nous Le comprenons, et ainsi de suite. L’image la plus authentique que nous puissions atteindre, sans que nos récipients (Kelim) ne déforment ce que le Créateur souhaite que nous ressentions de Lui, est l’état de la réparation finale (Gmar Tikoun). L’Hôte souhaite servir un repas en cinq plats, chaque plat étant parfait à tous égards. Nous le recevons et, à travers lui, nous ressentons l’attitude de l’Hôte envers nous. Aller au-delà dépasse nos capacités.

Réfléchir et demander

276.05Question : À quoi faudrait-il constamment penser et que faudrait-il demander ?

Réponse : Au terme de toute réflexion, on s’aperçoit que le seul Hissaron (manque, désir) qui mérite notre préoccupation est le désir de réaliser la grandeur du Créateur. Seule la réalisation de Son importance, ressentir le Créateur, prendre conscience de Sa présence quelle qu’elle soit, ou l’impression reçue de Lui, peut me changer.

À l’heure actuelle, je suis esclave de mon désir de recevoir, mais je deviendrai esclave de Son désir de donner et de prodiguer sans réserve du plaisir. Il faut travailler précisément sur ce Hissaron, c’est-à-dire aspirer au désir pour la Lumière qui vient d’en haut afin de nous transformer.

En somme, il faut d’abord prendre conscience que je veux changer, dans la mesure où je suis capable de le désirer, et pour cela je me tourne vers le Créateur afin qu’Il me transforme.

Pourquoi devrais-je me tourner vers le Créateur ? Ne suffit-il pas que je veuille changer pour qu’Il le fasse Lui-même ? Le changement n’est pas un but en soi. Le véritable objectif est de m’attacher à Lui en m’adressant à Lui avec une requête. Ma transformation, en un sens, n’est qu’un moyen d’y parvenir.

Il s’avère que nous travaillons constamment sur le même Hissaron : comment fusionner plus intensément avec Lui, m’attacher à Lui et me rapprocher de Lui. C’est de là que je tire la force de fusionner avec Lui, ainsi que le besoin de le faire. Tout provient en réalité d’une source unique.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Qui témoigne d’une personne » du 24/08/2026

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°222

Quelle est la différence entre avant et après la barrière ?

Avant la barrière (Makhsom), la personne traverse deux étapes principales et très importantes :

1) La double dissimulation
2) La simple dissimulation

Ces deux étapes nous fournissent tous les récipients (Kelim) et les discernements que nous développerons ultérieurement dans la spiritualité, et sur lesquels nous grefferons des discernements supplémentaires. Les négligences et les erreurs que nous commettons sur notre chemin spirituel vers la barrière constituent les récipients mêmes que nous utiliserons plus tard.

La différence entre avant et après la barrière ne réside pas uniquement dans ces récipients. Le fait est qu’avant la barrière, lorsque nous sommes dans la dissimulation et que le Créateur n’est pas révélé, il nous arrive de ressentir quelque chose à l’égard du Créateur. Notre perception du Créateur correspond à la Lumière Environnante (Ohr Makif) et non à la Lumière Intérieure (Ohr Pnimi), car il nous manque encore un écran (Massach).

Après la barrière, nous acquérons un écran. L’acquisition du premier écran est appelée « franchir la barrière », et par la suite, d’autres écrans s’y ajoutent. Alors, selon la puissance de notre écran, nous pouvons recevoir la Lumière Intérieure, qui constitue une sensation claire et tangible de la Divinité.

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°220

Que veut dire que le Créateur se comporte avec nous comme si nous étions déjà à la correction finale ?

Nous sommes effectivement avec le Créateur dans le meilleur et le plus parfait des états qui soit, mais cet état nous est dissimulé derrière 125 revêtements. Là, quelque part à l’intérieur de l’état de la correction finale, le Créateur interagit avec nous à travers ces 125 revêtements. Nous percevons l’attitude du Créateur au travers de ces 125 voiles, qui l’atténuent à tel point que nous finissons même par en inverser la perception. Ainsi, du point de vue du Créateur, nous sommes parfaits, alors que ce n’est qu’à partir de notre propre point de vue que nous sommes imparfaits.

Cela signifie que la correction de soi s’opère dans notre propre intérêt. En nous corrigeant, nous ne rendons aucun service au Créateur.

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°221

Le Créateur nous donne-t-il sans réserve l’état de la correction finale ?

Le Créateur nous accorde sans réserve cet état comme si nous nous y trouvions déjà ; en réalité, nous sommes effectivement dans l’état de la correction finale. C’est seulement notre perception qui nous donne l’impression du contraire. En d’autres termes, ce « comme si » concerne notre perception, et non l’état de la correction finale lui-même. La correction finale est le seul état qui existe réellement, et nous nous leurrons en pensant que nous en sommes exclus. Cette illusion provient de l’engourdissement de nos sens. Il nous faut donc corriger nos sens afin de ressentir l’endroit où nous existons déjà.

Le Rabash compare cela à une personne inconsciente qui, peu à peu, reprend connaissance. Ce « retour à la conscience » s’opère à travers les 125 degrés, grâce auxquels les états s’éclaircissent progressivement pour elle, jusqu’à ce qu’elle atteigne l’état dans lequel elle existe véritablement. Ce processus se poursuit jusqu’à ce que sa conscience et l’état dans lequel elle existe ne fassent plus qu’un.