Category Archives: Correction

Révéler l’attitude du Créateur

232.09Question : Comment s’opère la révélation du visage de la bonté du Créateur dans Sa gouvernance ? Après tout, chaque chose atteinte l’est par la foi au-dessus de la raison, comme si nous ne souhaitions pas Le révéler directement.

Réponse : Si une personne s’oriente vers le fait qu’elle désire absolument connaître l’attitude du Créateur envers elle, et pas seulement envers elle, alors selon l’intensité de son aspiration, elle suscite la réponse du Créateur.

Ainsi, elle se tourne vers le Créateur avec une question afin de connaître Son attitude à son égard, et elle reçoit une réponse.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des Dix Sefirot » du 02/12/2025

Discussions à propos des échelons de l’échelle, Partie n°178

231.01La critique au sein du groupe peut-elle affaiblir le groupe tout comme la médisance ?

Non. La critique devrait exister, mais elle doit être objective et constructive, de sorte que les gens se réunissent pour discuter d’un problème ainsi que des moyens de l’améliorer et de le corriger. Sans critique et sans voir le mal, il est impossible de progresser.

Jette ton pain sur les eaux

243.01Question : Je suis profondément déçu, quel devrait-être mon prochain pas ?

Réponse : Je ne ressens plus aucune déception. Je suis déjà déçu, et je me suis même séparé de cette déception elle-même. Que me reste-t-il ? Rien. Seulement être dans le même état que le Créateur. C’est-à-dire, tout donner, tout rendre, régler tous mes comptes, être vide, absolument libre.

Et après cela, si j’ai cette chance, je pourrai commencer à réfléchir à la manière de m’engager dans le don sans réserve, comment demander au Créateur la capacité de donner sans réserve librement, de manière désintéressée, sans rien attendre en retour. Pourquoi ? Dans quel but ? Il n’y a pas de réponse. À qui ? Il n’y a pas de réponse. Simplement comme il est écrit : « Jette ton pain sur les eaux. »

Question : Est-ce cela la vraie liberté ?

Réponse : Oui. Il n’y a pas d’état meilleur que celui-ci.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/06/2026

Orienté vers l’extérieur de soi

131Question : Une pensée peut-elle être appelée le Créateur ?

Réponse : Le Créateur n’est pas une pensée, mais un mouvement de l’âme. Il existe un désir et un vecteur définissant sa direction : soit vers soi-même, soit vers l’extérieur de soi. Si nous bâtissons notre monde au-dessus du désir, en l’orientant vers l’extérieur, au-delà de nous-mêmes, cela s’appelle le monde spirituel.

La Torah et la sagesse de la Kabbale nous permettent d’orienter notre monde vers l’extérieur de nous-mêmes. Grâce à elles, je peux le réorienter, l’étendre et créer un domaine entier dans lequel j’existe en dehors de moi-même, au-dessus de moi-même. Ce domaine est appelé le Monde Supérieur, et c’est vers lui que je me dirige.

À mesure que j’y pénètre pleinement, je commence à voir que tout ce dans quoi j’existais auparavant (mon corps, ce monde et tout le reste) n’était qu’une matrice me procurant la perception dans laquelle je vivais.

Les gens, l’histoire, ma famille, moi-même, ainsi que les niveaux minéral, végétal et animal de la nature : tout cela existait à l’intérieur de mon ancienne perception du « en moi-même » et du « pour moi-même ».

Mais désormais, alors que je commence à tout percevoir non plus à l’intérieur de moi, ni dans la bulle centrée sur moi-même, mais dans la bulle située à l’extérieur de moi, je donne progressivement naissance au monde spirituel, j’y entre et j’y vis. Je commence à ressentir que la bulle précédente n’a jamais réellement existé ; elle n’était qu’un rêve. C’est pourquoi il est dit dans les Psaumes du roi David que lorsque nous entrons dans le monde supérieur, nous voyons notre état précédent comme s’il s’agissait d’un rêve.

Extrait de KabTV, « Les secrets du Livre Éternel » du 12/02/2010

Sur la révélation d’un nouveau Kli

252Si une personne fait des efforts et constate qu’elle régresse, c’est le signe qu’elle est en train de découvrir un nouveau Kli (récipient). Que signifie « régresser » ? Un récipient dépourvu de remplissage lui apparaît. Cela signifie qu’elle est entrée dans la ligne gauche, la révélation d’un nouveau Kli, d’un nouvel Akhoraim (dos), et qu’elle continue d’avancer mais sous une forme négative, avec un sentiment de vide encore plus grand.

Plus tard, elle comblera ce vide par des corrections (Tikounim) et des Lumières (Orot). Cela signifie simplement que, pour l’instant, elle se trouve dans la ligne gauche. Ensuite, elle entrera dans la ligne droite ; c’est de l’alternance entre les lignes droite et gauche que naissent ce que nous appelons des descentes et des ascensions. En réalité, il ne s’agit ni de descentes ni d’ascensions, mais simplement des deux étapes de la correction. Gauche, droite, gauche, droite : c’est ainsi que nous progressons.

Naturellement, lorsqu’une personne se trouve dans la ligne gauche, elle se sent vide et a l’impression de reculer. En fait, elle a effectivement reculé, elle est descendue encore plus loin de la spiritualité afin de saisir des Kelim (récipients) provenant d’un niveau encore plus bas.

Plus précisément, elle n’est pas descendue d’elle-même, elle a été abaissée. C’est le signe qu’elle est en fin de compte digne de corriger ces Kelim. C’est pourquoi une personne ayant déjà de l’expérience dans le travail se réjouit lorsqu’elle ressent du désespoir, de la confusion et un manque de clarté dans ses perceptions. Elle est heureuse de traverser des états qu’elle ne peut pas pleinement comprendre, heureuse même de se sentir perdue.

C’est le signe que de nouveaux récipients lui sont ajoutés. Avec l’expérience, nous finissons par constater qu’il en est bien ainsi.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie le fait que la Torah a été donnée à partir de l’obscurité dans le travail ? » du 02/07/2026

Sur le chemin du rapprochement avec le Créateur

251Question : Que se passe-t-il lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale et s’engage sur le chemin du rapprochement avec le Créateur ?

Réponse : Les premières années, en gros après les six premiers mois d’exposition à cette sagesse, sont des années de confusion. La personne reste dans la confusion jusqu’à ce que commencent à émerger diverses clarifications et définitions ; celles-ci l’aident à faire face à ce qui se passe, à mettre de l’ordre et à placer les choses à leur juste place. Cela demande du temps et peut durer des années (les trois à cinq premières années). Il est impossible de sauter cette étape.

Acquérir un Kli (récipient) spirituel n’est pas chose aisée. Il s’agit d’une nature totalement différente. Voyez combien les gens souffrent et quels efforts ils déploient rien que pour obtenir quelque chose dans ce monde par le biais de leurs Kelim directs, c’est-à-dire par le désir de recevoir. Considérez à quel point leurs perceptions, leurs qualités et leurs désirs doivent se développer, et combien ils doivent travailler dur. Et vous, vous voulez acquérir un Kli qui n’appartient pas à ce monde !

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « La grandeur de l’homme dépend de la mesure de sa foi en l’avenir » du 29/06/2026

N’importe quel état est une correction

259.01Je comprends chaque état qui se présente à moi tel qu’il est, et je souhaite l’examiner, que je me sente bien ou mal. Comme il est dit : « Tout ce que fait le Créateur est pour le mieux. »

Je considère que ces états ont le droit d’exister et qu’ils surviennent afin de me corriger, à tel point que « même si une épée tranchante est pressée contre la gorge, il ne faut pas désespérer de la miséricorde ». En d’autres termes, chaque petite chose est une correction.

Il est évident que c’est facile à dire, mais nous ne sommes pas capables de le faire de manière constante. Au début, on est prêt à résister et à tout détruire.

En y réfléchissant à deux fois, on commence à aborder la situation, disons, de la bonne manière.

Si l’on se souvient que cela nous est arrivé pour notre correction, alors il faut se tourner vers la troisième perspective : il n’y a rien hormis le Créateur. Et ainsi, dans cet état, à travers la souffrance et la douleur, on commencera à Le révéler, et on parviendra immédiatement à un sentiment de douceur.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que sont la sainteté et la pureté dans le travail ? » du 07/07/2026

S’étudier soi-même

249.03Avant chaque leçon, une personne devrait réfléchir : « Que vais-je retirer de ce cours ? » Cette préparation intérieure avant la leçon devrait préparer la personne à penser correctement pendant l’étude. C’est possible. Il suffit de s’y habituer, et cela deviendra peu à peu naturel. Il y a beaucoup de choses que nous devons accomplir de manière très simple, sans complication, « comme le bœuf s’attelle au joug et l’âne à sa charge ».

Pourquoi nous a-t-on donné la raison et la pensée ? Pour chercher et découvrir la seule chose qui vaille vraiment la peine d’être saisie : étudier et examiner ce qui nous arrive. Cette étude doit nous mener à la conclusion appelée la « reconnaissance du mal ». Je ne devrais résister à rien, ni me forcer à quoi que ce soit. Cela n’apporte aucun bénéfice.

Je dois simplement prêter attention à ce que le Créateur fait de moi ! À partir de là, je commence peu à peu à comprendre : qui je suis, qui Il est, ce qu’Il veut, pourquoi Il organise ces choses pour moi et avec quelle subtilité Il le fait. Ainsi, je parviens lentement à connaître la nature.

La Kabbale est l’étude de la nature, mais dans un sens plus large. Elle englobe le monde des causes, où tout est conçu et préparé, et s’étend de là à notre nature, à nous-mêmes et à notre environnement.

Ainsi, en nous étudiant nous-mêmes, comme il est dit, « Par Tes actes, nous Te connaîtrons » et « De ma chair, je verrai le Créateur », nous en venons à étudier la réalité tout entière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la sainteté et la pureté dans le travail ? » du 07/07/2026

Lorsque vous désespérez de vos propres forces

963.5Question : Que nous est-il révélé exactement au-dessus de la raison ?

Réponse : Je ne sais pas ce qui me sera révélé au-dessus de la raison. Pour l’instant, je poursuis simplement mon chemin.

On me dit qu’une fois totalement épuisé, après avoir désespéré de mes propres forces et m’être dit « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? », je mériterai alors le droit de me tourner vers Lui en appelant à l’aide. Il ne me restera rien d’autre à faire.

Le Créateur ne me laisse plus aucun espoir de pouvoir encore tenter quelque chose par moi-même pour atteindre le but désiré. Il ne subsiste en moi qu’une seule chose : un immense désir d’y parvenir, sans aucun moyen pour y arriver ; c’est alors que je crie.

Je crie parce que je ne vois aucune possibilité d’avancer. Il ne me reste aucune opportunité, aucune chance ne m’est offerte.

Il ne s’agit pas d’un cri ordinaire né du désespoir face à la vie. En termes kabbalistiques, c’est le moment où l’on réalise qu’aucun effort relevant du désir égoïste de recevoir ne peut mener au but. Tous les calculs, les forces, les connaissances et les stratégies personnelles ont été épuisés.

C’est alors seulement qu’une véritable prière peut émerger : non pas une demande de satisfaction, mais une demande d’aide adressée à une force située au-delà de sa propre nature.

Le paradoxe est que cet état n’est pas considéré comme une chute, mais plutôt comme une préparation à l’ascension. Tant que l’on croit pouvoir atteindre la spiritualité par ses propres moyens, on n’a pas encore éprouvé le véritable besoin du Créateur. Lorsque tout autre soutien s’effondre, le manque devient total et c’est de ce manque total que naît le véritable cri.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et le Seigneur lui apparut aux plaines de Mamré » du 13/06/2026

Le Kli précède donc la Lumière

89Question : Selon l’ordre du travail de bas en haut, il s’ensuit que la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer) doit venir en premier. Autrement dit, la foi doit venir en premier, et ensuite la Lumière Directe (Ohr Yachar) la revêt ?

Réponse : Nous ne ressentons pas la pression du Créateur qui désire se revêtir en nous, car notre désir n’est pas corrigé. Dans la mesure où vous avez un écran (Massakh) avec l’intention de donner sans réserve, vous ressentirez la pression de la Lumière Supérieure qui désire revêtir le désir corrigé appelé âme.

Alors la question se pose : lorsque la Lumière vient et frappe l’écran, où sont la Lumière de la foi, la Lumière Réfléchie et tout le reste ? Elles sont toutes présentes avant cela, dans un état d’obscurité. L’écran est construit durant l’obscurité. Et lorsque vous l’acquérez, vous recevez la force de maintenir la restriction (Tsimtsoum) et le pouvoir de la foi. C’est ce qu’on appelle l’écran.

L’ampleur de l’écran indique le degré de foi. Il est nécessaire de « faire le plein, de s’en munir » à l’avance.

Naturellement, cela se fait par la Lumière, mais la demande de cette Lumière ne se développe que par des efforts venant d’en bas, par l’impression reçue des livres et de leurs auteurs, ainsi que du groupe, et non d’en haut. Ici, un effort personnel est requis, afin que le Kli précède la Lumière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La grandeur d’une personne dépend de la mesure de sa foi en l’avenir » du 29/06/2026