Category Archives: Prière et intention

Avant tout : l’unité

938.03Le peuple d’Israël ne se forme pas simplement par des individus ordinaires qui se connectent les uns aux autres. Il devient un peuple parce qu’ensemble, ils s’attachent à Moïse.

Moïse est appelé le « berger fidèle », c’est-à-dire l’émissaire du Créateur au sein du peuple. Et le concept de « peuple d’Israël » signifie qu’ils sont connectés à Moïse.

Moïse est la qualité d’Israël (« Yashar El » – droit à Dieu), celui qui montre le chemin. Les autres, comme un troupeau, le suivent simplement, et il les conduit hors d’Égypte.

Mais si chacun des trois millions de Juifs qui se trouvaient en Égypte à cette époque s’était connecté individuellement à Moïse, cela n’aurait-il pas suffi ? Pourquoi devaient-ils s’unir entre eux pour pouvoir se connecter à Moïse et, par lui, au Créateur ? Pourquoi leur unification était-elle une condition nécessaire ?

La nécessité de s’unir à Moïse implique l’annulation de l’égoïsme, de l’amour de soi. Et le résultat de cela est l’amour du prochain. C’est pourquoi, en premier le peuple s’unit ensemble, c’est-à-dire qu’il annule son égoïsme, son amour de soi, et ce n’est qu’alors qu’il est capable de recevoir de Moïse le message d’amour de Moïse pour le Créateur, et à travers Moïse, de se connecter au Créateur.

Tout le monde n’est pas tenu d’atteindre le niveau de Moïse, mais chacun doit accepter la tâche « d’aimer son prochain » au niveau qui convient au peuple d’Israël ordinaire.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Viens à Pharaon – 2 » du 08/04/2026

Un commandement est une correction du désir

249.02Chaque commandement (Mitsva) est une correction d’un désir particulier dans l’âme, par lequel je révèle le Créateur.

Il n’y a ici aucun lien avec les commandements qu’un Juif religieux accomplit dans ce monde. Il agit simplement avec ses mains et ses pieds ; or, nous parlons ici des actions que nous accomplissons à l’intérieur du désir, même sans corps, seulement le désir sans le corps.

Si j’accomplis des actions dans ce désir, elles sont qualifiées de spirituelles. Si j’accomplis des actions avec le corps, il s’agit d’un travail différent appelé « l’opinion des gens communs », qui est opposée à « l’opinion de la Torah ». L’une est totalement opposée à l’autre.

La seule chose que nous ayons à faire est d’entrer dans une connexion avec le Créateur et de déployer constamment des efforts en ce sens. « Lui et Son Nom sont un », « Il n’y a rien hormis Lui », rien de plus. Si, malgré toutes les perturbations, nous nous efforçons de rester connectés à cela grâce à notre environnement, notre groupe et les livres que nous étudions, alors nous accomplissons les commandements.

Qu’est-ce qu’une personne doit faire d’autre ? Quelles autres actions extérieures ? La Torah n’en parle pas. Elle parle du développement intérieur de l’être humain, de la révélation du Créateur aux créatures dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La mesure de la pratique des Mitsvot (Commandements) » du 23/03/2026

Au palais du Roi

239Question : Si une personne ne fait pas la louange du Créateur, alors elle est chassée du palais du Roi. Que signifie « faire la louange » ?

Réponse : S’agissant d’un roi de chair et de sang, il est clair que si vous ne lui témoignez pas d’honneur, il ordonne à ses serviteurs de vous expulser du palais. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Louer le Créateur, c’est avoir l’intention pour le bien du don sans réserve, car sans cette similitude avec le don sans réserve, vous n’avez rien à faire dans Mon palais. Si vous ne donnez pas sans réserve, vous ne Me ressemblez pas et, de ce fait, vous vous éloignez de l’état de connexion.

Qui vous éloigne ? Mes serviteurs. Qui sont ces serviteurs que Je vous envoie ? Les perturbations et les pensées étrangères. Je vous les envoie afin que vous soyez fortifiés dans votre connexion avec Moi, que vous vous soumettiez à eux, et qu’ils servent à rompre la connexion entre Nous. C’est ce qu’on appelle être arraché à Moi. Car dans le domaine spirituel, il n’y a ni « à l’intérieur » d’une pièce ni « à l’extérieur », il n’y a pas d’espace ; être arraché signifie être éloigné. Il s’avère que les pensées qui vous ont été envoyées vous ont repoussé.

Mais « elles élèvent en sainteté et n’abaissent pas », ce qui signifie qu’après avoir repris vos efforts, assimilé ces perturbations, les avoir surmontées, les avoir analysées et, sur cette base, renouvelé votre connexion avec le Créateur, alors ces pensées étrangères deviendront comme une connexion supplémentaire, une force, un contact supplémentaire avec le Créateur. Il ne s’agit pas de perturbations ; il s’agit d’une « aide à votre encontre ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La mesure de la pratique des Mitsvot (Commandements) » du 23/03/2026

Le désir dans lequel le Créateur se révèle

243.04Question : Vous parlez avec une grande assurance de choses qui vous paraissent claires. Mais pourquoi avons-nous un tel voile sur les yeux ? Pourquoi sommes-nous incapables d’entendre ?

Réponse : Parce que vous n’avez pas encore atteint ce niveau de développement du désir. Pour l’instant, vous êtes comme un petit enfant qui regarde un adulte sans comprendre ce qu’il attend de lui.

Supposons qu’il y ait en vous un désir que nous appellerons un cercle A. Et en moi, il y a aussi un désir que nous appellerons un cercle B. Ces deux cercles doivent être alignés de manière à former un segment commun.

Ce segment commun correspond à la zone de chevauchement de votre cercle et du mien ; sa nature doit être telle que je ne me perçoive pas, ni vous, à l’intérieur, et que vous ne vous percevez pas, ni moi. Nous percevons plutôt une troisième entité, quelque chose de partagé, détaché de nos autres désirs, avec laquelle nous ne pouvons nous connecter de cette manière.

Il s’agit d’un désir d’un niveau supérieur. Il transcende nos désirs actuels. Par lui, je peux entrer dans l’autre. Autrement dit, le segment commun, détaché de nos individualités et représentant le lieu où nous existons l’un dans l’autre, est précisément ce champ, ce désir, dans lequel le Créateur apparaît.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Klipa » du 09/10/2010

Tout dépend de l’attitude de chacun envers le groupe

232.05Question : Où se situe la limite concernant les clarifications apportées au sein du groupe ?

Réponse : Il n’y a pas de limite ! Vous pourriez vous demander : « Si je suis au niveau dix et le groupe au niveau deux, cela peut-il m’éveiller et me permettre d’atteindre le onzième niveau ? Que signifie le fait qu’ils me « lavent le cerveau » ? Qui sont-ils par rapport à moi pour pouvoir m’éveiller, compte tenu d’une telle différence de niveau ? »

Ce n’est pas une question. Ils peuvent vous éveiller et vous aider dans votre ascension, quel que soit leur niveau. C’est pourquoi il est écrit : « J’ai appris de tous mes élèves. »

Vous pouvez prendre un groupe de débutants qui ne comprennent que superficiellement le concept spirituel, et grâce à eux, recevoir une telle ascension et un tel « lavage de cerveau » que vous passerez du monde de Yetsira à celui de Beria. Je parle en toute sincérité. Cela n’a rien à voir avec ce qu’une personne représente, ce qu’elle ressent ou ce qu’elle clarifie. Cela concerne uniquement votre implication au sein du groupe.

Si vous deviez rejoindre le groupe des élèves de Rabbi Shimon Bar Yochai, vous recevriez d’eux exactement autant que vous recevez ici, dans votre propre groupe. Tout dépend de vos exigences et de votre investissement. Ce qui compte ici, c’est l’effort de chacun.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

L’erreur de notre monde

592.01Toutes les erreurs de notre monde, à travers tous ses systèmes et ses religions, résident dans le fait que les gens mélangent le spirituel au matériel, ils dénaturent la spiritualité et croient qu’il y a une part de sacré dans certaines formes, objets, artefacts et corps. Ils embrassent une main, un arbre, une certaine image, une poupée. C’est là que réside toute la confusion qui s’est emparée de l’humanité.

Malgré tous les efforts déployés par le Judaïsme pour lutter contre cela (certes, non pas extérieurement, mais intérieurement), cela n’a pas vraiment réussi à convaincre le peuple. Les gens ont recours aux amulettes, aux fils rouges, à « l’eau vivifiante », ils changent de nom et s’adonnent à toutes sortes de pratiques « miraculeuses ».

Ils pensent ainsi attirer à eux un rayonnement bienveillant et l’abondance d’en haut. Par quel moyen ? Par le fait qu’à partir d’aujourd’hui, nous vous appellerons, par exemple, non plus Misha, mais Grisha ? Et alors ? « Mais voilà, ça porte chance ! » On utilise la psychologie humaine et les forces de la nature et on croit que c’est spirituel.

Bien sûr, dans ce monde, on peut accomplir beaucoup de choses par la force d’une personne, par la force de la pensée, par la force du désir. Naturellement, notre monde est régi par de nombreuses lois. Nous ne comprenons pas pourquoi ceci ou cela arrive et nous pensons que cela vient du spirituel. C’est un autre problème. Il est difficile de discerner et de comprendre.

Même ceux qui étudient la Torah pensent que leur étude est spirituelle. Mais qu’y a-t-il de spirituel là-dedans ? Depuis la destruction du Temple, la spiritualité est restée hors de nous, détachée de nous. « Non, nous étudions, et c’est ce qu’on appelle spirituel. » Mais la vie prouve qu’il n’y a rien de spirituel là-dedans. Voyez ce qui arrive à toute la nation. Ainsi, la confusion est très profonde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Les bonnes actions des justes sont les générations” dans le travail ? » du 16/03/2026

Où se manifeste la propriété du don sans réserve

213Question : Qu’est-ce qu’un groupe du point de vue de la Kabbale ?

Réponse : Un groupe est une assemblée de forces égoïstes prêtes à mettre de côté leur égoïsme afin de créer entre elles un réseau de forces semblables au Créateur.

Commentaire : Le groupe doit orienter l’individu vers le but. Si le but est d’acquérir les propriétés du Créateur (la propriété du Créateur est le don sans réserve), cela ne peut se manifester en relation avec la nature inanimée et végétale. Je ne peux pas donner sans réserve aux pierres ou aux plantes.

Ma Réponse : C’est tout à fait naturel. La propriété du don sans réserve ne peut se manifester qu’au sein d’un groupe.

Question : Un élément très important est le développement du désir au sein du groupe. Comment cela se produit-il ?

Réponse : Lorsque je prends conscience que je dois atteindre le Créateur et que seul l’égoïsme absolu règne en moi, j’accepte simultanément que mon développement doive se faire au sein d’un groupe.

Par conséquent, je dois m’y intégrer, devenir l’égal de mes amis, voire m’abaisser à leur niveau et m’effacer afin que par leur intermédiaire, je puisse commencer à recevoir l’influence du Créateur, la Lumière Supérieure.

Extrait de KabTV, « Les Fondements de la Kabbale » du 04/03/2019

Faites une introspection

232.031Question : Comment savoir si mon intention ou celle d’un ami est correcte ?

Réponse : Tout d’abord, nous ne parlons pas ici de l’intention d’autrui. L’intention est mon attitude envers le but de la création, envers le Créateur. Je ne peux pas me mettre à la place d’une autre personne et examiner sa relation à cela, et cela n’a d’ailleurs aucune importance pour moi. Ce qui compte, c’est moi-même.

Comment puis-je examiner ma propre intention ? Ce que je ressens est, en essence, ce à quoi je dois me référer. On ne sait jamais vraiment ce qui se trouve au fond de son cœur ; cela nous est caché.

Même maintenant, vous vous considérez peut-être comme une personne relativement bien, presque vertueuse. Mais si vous regardiez un peu plus profondément au fond de votre cœur, votre opinion pourrait être différente.

Nous devons avancer selon nos sensations. Il est dit : « Un juge ne juge que ce que ses yeux voient. » Ce n’est qu’après un tel examen qu’une personne devrait se forger une attitude face à ce qui reste à faire.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Pourquoi les paroles du Shabbat ne doivent pas être comme celles d’un jour de semaine, dans le travail » du 14/03/2026

Avec l’aide de la réaction du groupe

938.01Question : Comment se déroule l’analyse du vrai et du faux ?

Réponse : Dans un groupe, cela se passe incomparablement plus vite que lorsqu’une personne le fait seule. Dans un groupe, vous voyez instantanément la réaction de vos amis, vos relations avec eux, et si vous donnez dans une certaine mesure ou non.

Vous comprenez alors que vous ne donnez pas, mais que vous recevez seulement. Dans ce cas, vous pouvez rapidement déterminer que vous êtes dans un état de « nuit », car le groupe n’apprécie pas la manifestation d’un désir de recevoir, mais souhaite vous voir comme un donneur.

Avec l’aide de la réaction du groupe, vous déterminez très vite votre état et arrivez à une conclusion : ces qualités en vous sont-elles le jour ou la nuit, bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses, douces ou amères ?

Mais vous n’êtes pas le seul à observer le groupe. Le groupe lui-même doit constamment vous apporter ses réactions, son inspiration, de nouvelles normes et des outils d’évaluation en constante évolution, visant une plus grande précision et des sommets toujours plus élevés, à la hauteur des exigences du groupe envers ses membres.

En fin de compte, que vous le vouliez ou non, le groupe vous dynamise et vous met en mouvement.

Sans cela, la transition d’une personne d’un état à un autre serait très longue. Seul, en agissant de manière isolée, ce processus peut s’étaler sur des mois, voire des années. Si quelqu’un n’est pas dans un groupe, s’il fait des efforts seul, cela peut s’étaler sur des mois ou des années alors que dans un groupe, vous pouvez le réaliser en une seule journée et recevoir immédiatement des critiques constructives et observer ce qui se passe.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que représentent le jour et la nuit dans le travail ? » du 11/03/2026

Devenir digne de recevoir la Torah

943Question : Comment s’assurer d’être digne de recevoir la Torah, d’être prêt à se porter garant les uns des autres ?

Réponse : Si une personne est prête à se porter garante pour autrui (et nous savons que recevoir la Torah implique d’être « comme un seul homme avec un seul cœur »), alors, bien sûr, ce qu’elle désire réellement recevoir n’est pas la Torah !

Si une personne souhaite être prête à devenir « comme un seul homme avec un seul cœur », et qu’elle en est incapable, cette tâche lui paraît comme une montage. Cela signifie que l’impulsion d’agir « pour recevoir » lui est insupportable et qu’elle souhaite agir « pour donner sans réserve », c’est-à-dire être « comme un seul homme avec un seul cœur ».

Cela signifie unifier les points dans le cœur. C’est la seule correction que la Torah apporte, rien de plus. Notre présence au pied du Mont Sinaï, avec tous nos doutes et toute notre haine, sert un seul but : opérer la transformation d’agir « pour recevoir » à une attitude « pour donner sans réserve ». Pour donner sans réserve signifie unir tous les cœurs et former un récipient (Kli) commun pour recevoir la Torah. Sans cela, ce que l’on reçoit alors ne sera pas la Torah, mais autre chose, une sorte de science.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026