Monthly Archives: mai 2025

Comment Israël peut-il atteindre la solidarité ?

939.02Question : Le peuple d’Israël est-il la partie la plus petite et la plus étroite à corriger en premier ?

Réponse : Israël en se corrigeant lui-même est effectivement la partie la plus étroite de la réalité. Une question se pose : pourquoi est-elle la plus étroite ? Après tout, nous constatons que les fils d’Israël paraissent plus rudes que tous les autres.

La raison en est que pour se corriger, l’égoïsme se révèle actuellement en eux, alors qu’il ne se révèle pas encore chez les nations du monde. Mais lorsque viendra le temps pour les nations de commencer leur correction, leur égoïsme, l’Aviout (épaisseur), deviendra lui aussi de plus en plus apparent.

Alors, comment Israël obtient-il la garantie mutuelle (Arvout) ? En réprimant les forces des nations du monde en lui et en réveillant sa propre partie étroite, il s’appuie sur ce qu’on appelle le « mérite des ancêtres ». Or, le mérite des ancêtres est quelque chose de général. Il faut agir au sein de la partie étroite afin d’atteindre l’état de garantie mutuelle.

C’est la préparation intérieure des parties étroites de l’âme. Si l’on utilise correctement ces parties, c’est-à-dire si on les amène à une correction appelée garantie, alors une connexion entre ces parties étroites formera le premier Kli (récipient) où la Lumière supérieure pourra résider. Autrement dit, elles recevront alors la Torah.

C’est seulement ainsi que nous pouvons recevoir la Torah. Si quelqu’un croit l’avoir déjà, que nous l’avons déjà reçue, alors je n’ai rien à lui dire. Qu’a-t-il reçu ? Un livre posé sur une étagère dans sa chambre ?

Nous parlons de la Lumière supérieure qui réside dans l’âme d’une personne et qui apporte la vie spirituelle à son existence.

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 09/05/2025

L’image intérieure de la réalité

570Question : Devrions-nous essayer de reconnaître en nous-mêmes les désirs appelés Abraham, Moïse, le peuple d’Israël et les nations du monde, ou cela vient-il tout seul ?

Réponse : Nous travaillons sur la correction et notre rapprochement du Créateur, de la force unique, et nous sommes par conséquent obligés de relier toutes les contradictions, tous les événements et tout ce qui se passe à chaque instant à une source unique, à une cause unique, à une pensée unique, à un but unique. Une personne qui d’une manière ou d’une autre, même avec un succès mitigé, tente de le faire, atteint un état où elle commence à percevoir une telle image.

Il s’avère que toute l’histoire n’est pas vraiment de l’histoire, mais est finalement un équilibre des forces qui existent à l’intérieur d’une personne. Elle révèle des désirs appelés Adam HaRishon (le Premier Homme), Noé, Terah, Abraham, Moïse, etc.

Elle voit qu’elle est composée d’eux et de ce fait, lorsqu’elle commence à lire toute la réalité depuis l’intérieur de son âme, elle voit que la structure de l’âme générale et de l’âme individuelle est identique. Elle découvre que seule cette dernière existe, et qu’au-dessus d’elle se trouve une force unique. Cela devient clair avant même la Makhsom (barrière).

Plus précisément, cela ne se révèle pas encore, mais il devient évident qu’il en est ainsi.

Il vaut donc la peine de rechercher cette image en soi et dans la réalité générale extérieure.

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 14/05/2025

Une connexion qui existe mais qui n’est pas active

151Si notre Kli commun était parfait, alors idéalement, tout le monde serait dévoué à 100 % les uns aux autres. Et si quelqu’un ignore cela, il endommage sa partie en chacun.

Chaque qualité brisée, c’est-à-dire mal fonctionnant, s’est intégrée à toutes les autres qualités. Cela signifie qu’en chacune d’elles, toutes les autres sont incluses.

Par la brisure, le Kli (récipient) a acquis une condition véritablement merveilleuse : une interconnexion universelle.

Actuellement, cette connexion n’est pas active mais elle existe ! C’est l’état de la brisure.

En d’autres termes, même maintenant nous sommes tous connectés les uns aux autres et il n’y a aucune séparation entre nous ; il n’y a pas une seule âme qui ne soit incluse à l’intérieur de toutes les autres âmes. Il suffit de rétablir la connexion appropriée.

Le Baal HaSoulam écrit qu’il ne peut y avoir de correction générale sans la correction personnelle de chaque individu. C’est une loi absolue qui doit être comprise par tous, et qui sera ensuite réalisée en chacun également.

Et si une seule personne ne la réalise pas, alors tous restent non corrigés, dans la mesure où elle est incluse dans tous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 06/05/2025

Analyse et correction

281.01Comment pouvons-nous amener chacun à réfléchir à un objectif unique ? C’est ce que nous devons rechercher car il n’existe pas de solution toute faite pour chaque instant de notre vie.

Nous devons rechercher quel type de connexion je dois avoir et sous quelle forme à chaque instant, afin d’attirer sur moi la Lumière Environnante (Ohr Makif) et qu’elle m’élève vers le spirituel, c’est-à-dire vers l’accomplissement de la loi de la garantie mutuelle (Arvout), vers l’amour du prochain et l’adhésion au Créateur.

Toutes les données sont déjà à l’intérieur de nous, et selon elles, la Lumière Environnante brille sur moi. Il me suffit d’être sensible à la différence entre moi et elle, et avec son aide, de m’ajuster pour parvenir à la correction. Je dois parvenir à un état où la Lumière Environnante affecte précisément les récipients (Kelim) non corrigés, mes intentions non corrigées.

Et à chaque fois, je dois analyser mes états et les clarifier. Mais je peux être prêt à cela uniquement lorsque le groupe me donne un sentiment d’importance : « Regarde, tu es malade ! Une terrible maladie te ronge, et si tu ne la détectes pas, tu mourras ! Regarde ce qu’il y a en toi ! »

Néanmoins, nous constatons que la personne n’écoute pas vraiment cela. Elle n’est pas pressée d’aller chez le médecin. « Peut-être dans une semaine… Ce n’est pas encore effrayant. » Mais si on lui répète cela de toutes parts, et que des histoires terrifiantes sont racontées sur ceux qui ne sont pas allés chez le médecin, alors elle se précipitera chez ce dernier, même si elle ne ressent encore rien. C’est exactement ce dont nous avons besoin.

Tous les composants sont déjà en nous : la Lumière brille, et le récipient n’est pas corrigé. La nécessité nous pousse à commencer le travail d’analyse et de correction.

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 13/05/2025

Sur les traces de notre ancêtre Abraham

524.01Question : S’il existe un accord au sein du groupe pour respecter la garantie mutuelle (Arvout), est-ce suffisant pour instaurer la confiance qui m’influencera et me permettra de sortir de l’égoïsme ?

Réponse : Il faut apprendre d’Abraham comment respecter la garantie mutuelle. Ce n’est pas pour rien qu’il est appelé Av (père) Le Am (du peuple), le père du peuple, du groupe. C’est un exemple pour tous, peu importe que les conditions de l’époque aient été différentes ou non.

Il fut le premier à la mettre en œuvre en attirant de plus en plus de personnes à lui, en leur expliquant de plus en plus l’essence de la loi de la garantie mutuelle, le type de relations que nous devons entretenir pour que le Créateur se révèle en nous, pour que nous ressentions la réalité spirituelle, le type d’existence dans laquelle nous nous trouvons véritablement, etc. Chacun peut y parvenir en suivant la voie de notre ancêtre Abraham. Il n’y a rien de nouveau à cela.

Bien sûr, si un groupe existe déjà et accepte, sous une forme ou une autre, de mettre en œuvre la garantie mutuelle en fonction de son niveau de développement, ou adopte son accomplissement comme norme suprême (un objectif qu’il estime pouvoir atteindre par ses propres corrections et par le soutien mutuel de ses membres), alors il s’agit d’un véritable progrès indépendant. Dans ce cas, le groupe influence chaque individu, et chaque individu influence le groupe.

Il n’est pas nécessaire de procéder à des calculs complexes ici, mais simplement d’intérioriser cette loi et de comprendre que sans connexion mutuelle, nous ne serons pas semblables à la Lumière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 12/05/2025

Réflexion sur l’Arvout

243.07Question : Vous avez parlé de ceux qui étudient la Kabbale depuis de nombreuses années et qui n’entendent toujours pas que l’essentiel est l’Arvout (solidarité). Comment puis-je savoir si je l’entends ou non ?

Réponse : Très simplement ! Cela se voit à l’importance que vous accordez à la connexion avec les autres pour que le Créateur, la Lumière supérieure, se révèle parmi vous, à l’intensité de cette préoccupation qui brûle en vous.

De plus, elle n’est pas éclipsée par des visions de ce que vous pourriez prétendument accomplir. Vous n’avez besoin d’accomplir rien d’autre que la connexion. Même le Créateur n’a pas besoin d’être atteint. Il est écrit : « Si seulement ils M’abandonnaient et gardaient Ma Torah. » Que signifie « Ma Torah » ? C’est l’Arvout.

Toutes les lois de la Torah sont ici, à l’intérieur.

Et si c’est ainsi que vous envisagez votre existence dans le monde et dans le groupe, c’est normal. Voilà le test.

Question : Ceux qui n’entendent pas influencent-ils ceux qui entendent ?

Réponse : Ils influencent ceux qui entendent seulement s’ils sont capables d’atteindre l’Arvout mais ils sont paresseux. Si les gens ne sont pas encore capables d’entendre mais participent, ils n’interfèrent pas. Cela inclut les débutants ou ceux qui sont actuellement dans diverses confusions, dans une descente, et par conséquent n’entendent pas ; eh bien, que faire ? Ce n’est pas un problème. Le seul problème concerne ceux qui peuvent vraiment entendre mais sont paresseux.

Alors, que devrions-nous faire à ce sujet ? Devrions-nous peut-être établir une sorte d’ordre, un système, des inspections, etc. ? Non, nous devrions traiter chacun comme le dit le Baal HaSoulam : Celui qui perce un trou dans le bateau devrait être expulsé. Mais en principe, nous devrions davantage penser à la correction.

Si notre direction, telle une équipe, est la nécessité de l’Arvout, alors il ne peut y avoir personne de superflu à l’intérieur : soit une personne se joint à nous, soit il est clair qu’il s’agit d’un étranger. Et plus l’unité est grande entre ceux qui sont d’accord, plus grande est la séparation entre eux et ceux qui n’y sont pas.

Mais même ceux qui ne sont pas à l’intérieur ne devraient pas être négligés. Nous devons comprendre qu’une personne peut se trouver dans toutes sortes d’états.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 07/05/2025

Discussions sur les Marches de l’Échelle, Partie 123


Le « féminin » (donner sans réserve afin de recevoir) est-il une Klipa (écorce) ?

Donner sans réserve afin de recevoir est appelé une « Klipa ». Cependant, ce récipient (Kli) doit d’abord exister, puis nous l’identifions comme féminin, et de là naît le désir de devenir masculin. Autrement dit, le stade féminin est nécessaire.

Comment se rapprocher du but ?

942Un groupe est constitué de personnes qui s’entendent en quelque sorte pour atteindre un objectif appelé l’adhésion au Créateur. Il s’agit d’un accord potentiel. Elles ne l’ont pas encore atteint, ni même accepté, mais elles déterminent par elles-mêmes qu’il s’agit bien du but.

C’est ce que disent les sources authentiques, et nous pensons qu’il doit en être ainsi. Alors, commençons à construire des mécanismes en nous-mêmes, à travailler à différents niveaux, et à déployer des efforts pour nous rapprocher du but.

Bien sûr, nous finirons par découvrir que le progrès ne se produit qu’avec l’aide de la Lumière qui corrige, régule et connecte toutes les parties d’Adam HaRishon.

Nous déterminerons toutes nos actions en fonction de la quantité de Lumière correctrice que nous pouvons attirer à nous.

En conséquence, les actions seront plus ou moins importantes, celles auxquelles il faut penser tout le temps et celles auxquelles il est impossible de penser en permanence.

À chaque fois il y a une révélation différente, une compréhension des moyens différente, mais il y a toujours la bonne réalisation. Il s’agit de la Lumière qui vérifie et corrige les Kelim (récipients), tandis que nous devons l’attirer par des actions qui y parviendront de la manière la plus bénéfique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, L’Arvout (Solidarité) du 13/05/2025

Notre tâche

942Question : Nous manque-t-il le développement de l’Aviout (épaisseur) pour progresser ?

Réponse : Nous ne nous soucions pas de l’Aviout, qu’elle soit révélée ou non. Nous devons veiller à la connexion qui nous unit dans les conditions données. Nous recevons le niveau d’Aviout avec toute la lourdeur, la confusion et les obstacles correspondant au niveau, selon sa nature. C’est ainsi que cela devrait se passer, point final ! Nous n’avons aucune raison de nous indigner et nul besoin de chercher pourquoi il en est ainsi et pas autrement.

Nous ne comprenons pas cela. Nous ne comprenons pas la révélation du récipient commun, même dans sa plus infime partie ! Alors, que pouvons-nous en dire ?!

Nous devons accepter cela au-dessus de la connaissance. Bien sûr, nous pouvons l’explorer, mais tous ces examens peuvent nous détourner de l’action elle-même.

Il n’y a qu’une seule direction. Les niveaux de l’Aviout seront révélés, les obstacles seront révélés, toutes sortes de conditions, internes et externes, seront révélées, et nous devons les accepter car chaque révélation est la révélation d’une autre étape, puis d’une autre, où nous devrons établir des connexions et créer un Kli commun.

Aujourd’hui, conformément à ce qui est révélé, nous devons nous unir parmi ceux qui sont prêts, ouvertement, d’un commun accord. Dans le reste du monde qui n’est pas prêt et ne comprend pas ce qui se passe, nous devons diffuser cette connaissance par tous les moyens possibles afin qu’il s’élève. Telle est notre tâche.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, L’Arvout (Solidarité) du 06/05/2025

Les signes du Messie

294.2De nos jours, le peuple juif est obligé de remplir la condition d’atteindre l’Arvout (Solidarité). S’il néglige ce devoir, une force impérieuse s’exercera sur lui, le contraignant à l’accomplir par la souffrance.

Le monde entier attend cela, et cette attente révèle les souffrances et les malheurs à l’échelle mondiale, ce qui le fait souffrir et à travers sa douleur, il commence à en comprendre la raison. En fin de compte, la souffrance vient indiquer où se trouve la solution.

Dans la préface de « L’Introduction au talmud des Dix Sefirot », le Baal HaSoulam écrit que le Créateur guide une personne vers le bien en lui donnant, au sein d’une vie pleine de souffrances, une faible étincelle qui brille au loin à travers les ténèbres.

Il en va de même pour nous et pour les nations du monde. Toutes les relations actuelles entre nous et les nations n’existent que pour nous contraindre à nous engager concrètement afin d’atteindre l’Arvout. La force irrésistible doit nous révéler la nécessité de cette tâche.

Les nations du monde commencent progressivement elles aussi à comprendre, à travers les souffrances qu’elles endurent, où se trouve la véritable solution. Nous constatons qu’elles découvrent peu à peu que la racine du problème se trouve en Israël, la partie considérée comme la pire, celle qui cause le plus de tort au monde entier.

Il s’agit déjà d’une forme de révélation profondément avancée. Ce sont véritablement les signes du Messie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 09/05/2025