Monthly Archives: mai 2026

Comment s’aligner sur le plan du Créateur ?

239Tout ce qui se produit autour de nous, à l’échelle de la société ou de l’univers tout entier, obéit à un plan immense et précis, et nous existons au sein de ce plan. Notre tâche est de nous aligner correctement sur ce plan. Cependant, nous ne devons en aucun cas tenter de modifier ce qui vient de l’extérieur ; nous devons plutôt nous corriger nous-mêmes afin de nous adapter à ce mouvement extérieur.

Question : Dans ce cas, percevrai-je chaque événement comme étant arrivé au bon moment ?

Réponse : Il arrive au bon moment, normalement et correctement. Et soudain, je comprends la justesse intrinsèque de tout ce qui se passe et je réalise à quel point cela me convient parfaitement.

Question : Et je ne regrette rien ?

Réponse : Il n’y a rien à regretter car tout cela se déroule hors de moi, sous mes yeux. Cela me permet uniquement de suivre le cheminement intérieur nécessaire pour le percevoir correctement, l’accepter, m’y unir et progresser en résonance avec lui.

Question : En équilibre avec lui ?

Réponse : Oui, en harmonie.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/04/2026

Qui mesure l’effort ?

238.01Question : Les efforts sont-ils mesurés par rapport au système ou par rapport à la personne, selon la façon dont elle ressent la mesure de l’effort fourni ?

Réponse : Je ne comprends pas ce que vous entendez par « selon ce que ressent une personne ». Si j’ai l’impression d’avoir tout donné et de n’avoir rien reçu, et alors ? Cela signifie-t-il que je suis déjà dans un état où je devrais recevoir ?

La mesure est effectuée par le Créateur car je ne sais pas exactement quel niveau d’effort est requis de ma part pour atteindre le niveau supérieur. Comment puis-je me mesurer par rapport au degré suivant si je ne sais pas qu’est-ce que c’est ?

Question : Vous avez donné l’exemple d’une personne qui reste dans un état donné jusqu’à ce qu’elle se sente comme un citron pressé, puis, étant donné qu’elle n’a plus rien à ajouter, son état change. Est-ce ce que ressent une personne ?

Réponse : Non, pas du tout. Nous ne savons jamais où le travail s’arrête, à quel niveau ou à quel degré. Ces choses nous parviennent toujours de façon inattendue, soudaine, comme une surprise : « J’ai fait un effort et j’ai trouvé. »

Il n’y a pas de lien direct entre ces choses. Je ne peux pas dire où s’arrête l’effort et où je « trouve », car je ne peux mesurer mon propre état, encore moins le degré suivant.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont les bannières dans le travail ? » du 02/05/2026

Deux points de vue

243.05Pour que le besoin de m’unir à mes amis se manifeste en moi, je dois comprendre que c’est à travers eux que je pourrai véritablement ressentir où j’existe par rapport au Créateur. Cela se produit lorsque je me réfère à eux comme à mon futur point de Keter.

Et afin de m’unir à eux dans le but d’atteindre le Créateur, je dois me servir de leurs désirs, connecter mes Hissaron (manques) et les leurs, les considérer comme insignifiants, et vivre précisément dans la tension entre ces deux points de vue.

Il n’y a rien d’autre à faire. Autrement, si je ne perçois pas cette disparité (qui est en essence la différence entre l’inférieur et le supérieur, entre ce qui est dans la raison et ce qui est au-dessus de la raison), alors le besoin d’aide du Créateur n’émergera pas.

Par nature, nous pouvons tout endurer sauf l’état de confrontation directe entre la Lumière et le Kli (récipient), au point de collision (Bitoush) d’où il semble n’y avoir d’échappatoire ni de percée possible, si ce n’est en s’élevant au-dessus de la raison.

Par conséquent, ce point ne peut être perçu comme positif, bon ou confortable. Après tout, il n’a aucun fondement dans la nature de notre monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que le sérieux dans le travail ? » du 04/05/2026

Rien n’est créé sans but

766.1Commentaire : Dans une des leçons, vous avez dit qu’il est impossible de progresser par des actions interdites.

Ma Réponse : Rien au monde ne vous empêcherait de progresser. Une telle chose est impossible car elle fait partie intégrante de notre âme. Dans tous les cas, chaque action est un progrès. Vous ne trouverez rien qui vous empêche de progresser.

Rien n’est créé sans but ! Nous ne le voyons pas et ne pouvons pas nous y référer. Par exemple, je viens de faire un pas dans une direction, disons vers le but, que je le veuille ou non, mais en chemin, j’ai écrasé une fourmi. Cela aussi contribue au but. Il n’y a rien que vous ne puissiez relier à Malkhout du Monde de l’Infini, qui englobe la création entière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La signification de l’interdiction stricte d’enseigner la Torah aux idôlatres » du 11/05/2026

Tu ne te feras point d’idole

256Question : Qui est qualifié d’idolâtre dans la Kabbale ?

Réponse : Vous ! Car à chaque instant, même sans vous en rendre compte, vous faites des idoles à partir de rien.

Si vous ne reliez pas tout ce qui vous arrive à la force unique appelée « L’Un, l’Unique et particulier », si vous ne rapportez pas systématiquement ces événements à une cause unique et ne considérez pas tout le reste (à l’exception de cela) comme de simples manifestations de cette seule force, alors vous vous adonnez à l’idolâtrie.

Imaginez que votre femme vous dise quelque chose de désagréable. Vous devez comprendre que cela vient du Créateur, et qu’elle n’est qu’une marionnette à travers laquelle le Créateur manifeste Son attitude envers vous.

Mais si vous lui attribuez tout, vous « fabriquez une idole ». Vous devriez relier cela à elle, et à travers elle avec le Créateur. Il doit y avoir deux entités ici.

Il faut comprendre que le metteur en scène de toute cette pièce est le Créateur, et que c’est ainsi qu’Il se présente à nous précisément pour que nous puissions unifier toutes Ses manifestations diverses, voire opposées, en une seule forme, en une seule source, le Créateur.

Mais cela n’est possible qu’à condition d’utiliser le monde entier afin de l’unifier, au sein de notre perception, en un seul tout et de le connecter à une source unique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Les caractéristiques de la sagesse de la Kabbale » du 06/12/2009

La signification d’« Atzmouto »

222Question : Que signifie « Atzmouto » (Son Essence) ?

Réponse : Nous ne parlons pas d’AtzmutoAtzmuto est quelque chose qui est au-dessus du désir qui nous est propre, qui dépasse toute relation avec nous. Tout ce qui existe avant Sa connexion avec les créations est appelé Atzmuto.

Tout ce qui commence à partir du point de connexion avec les créations est appelé le Créateur (Bore). Que signifie « Boré » ? Bo-Ré : viens et vois. C’est déjà l’atteinte, quelque chose qui peut être atteint, vu, obtenu.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la différence entre la Loi et le Jugement dans le travail ? » du 17/04/2026

« Qu’il prie toute la journée »

276.04Question : Comment atteindre un état où la prière n’est plus fausse ?

Réponse : Toutes nos prières sont fausses. Lorsqu’une personne atteint le point où elle ne peut plus prier, elle entre dans l’état de prière véritable. Avant cela, toutes ses prières sont fausses.

Il est écrit qu’il faut toujours rester en prière, comme il est dit : « Qu’il prie toute la journée. » Nous devons nous efforcer de prier avec le plus grand sérieux, libérés de toute pensée pesante. Une fois ces pensées apaisées vient le temps de la véritable prière.

Il faut bien comprendre une chose : tout ce que nous comprenons ne fonctionne pas du tout. Notre esprit est saturé. Imaginez que vous ressortiez de cette leçon satisfait, ayant tout compris, heureux d’avoir compris et d’être comblé. En réalité, vous ressentez exactement le contraire : tout est terne, obscur, et en général, vous ne savez pas comment suivre ce chemin.

Quelle est la différence entre ces deux états, hormis cette fausse impression intérieure ? Elle est trompeuse car vous ignorez pourquoi il vous est donné une telle sensation.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que le sérieux dans le travail ? » du 04/05/2026

L’inspiration est notre énergie

572.02Question : Est-il possible de conserver constamment l’inspiration qui provient d’en haut ?

Réponse : Il faut toujours se poser la question : « Pourquoi suis-je dans cet état particulier ? » Si l’on oublie et que l’on perd de vue cette question, alors de par sa nature, le désir de recevoir prend immédiatement le dessus et nous domine.

Question : Peut-on conserver cette inspiration constamment pour progresser, ou est-ce quelque chose que l’on conserve seulement après avoir terminé son travail ?

Réponse : Cette question ne correspond pas à la réalité. Tant que je n’ai pas terminé mon travail, comment puis-je conserver l’inspiration ? L’inspiration réside dans le travail lui-même. Puis-je faire ne serait-ce qu’un seul geste sans inspiration ? C’est mon énergie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la différence entre la Loi et le Jugement dans le travail ? » du 17/04/2026

Les douze parties du travail sur le Kli commun

237Jusqu’à ce qu’elle atteigne la réparation finale (Gmar Tikoun), le chemin d’une personne repose entièrement sur la foi au-dessus de la raison, tant en Égypte que dans le désert. Sur ce chemin, on passe de Lo Lishma (pas en Son nom) à Lishma (en Son nom). Cette transition est opérée par le Créateur selon les efforts de chacun.

Le travail d’une personne se divise en deux catégories : 13 attributs et 12 qualités. Les 13 attributs représentent les définitions des propriétés de l’abondance descendant d’en haut et sont appelés Mazalot (fleuves de fortune, signes du Zodiaque). Cette abondance arrive progressivement ; la Lumière de Hochma (Ohr Hochma) ruisselle du Rosh (tête) de Arikh Anpin sous la forme des « treize corrections de la Dikna (barbe) ».

Lorsque l’être créé atteint son point le plus bas, il doit être corrigé afin de recevoir cette abondance dans ses propres récipients corrigés. Cela signifie qu’il subdivise ses niveaux de réception en parties distinctes, désignées comme les douze tribus, les douze parties spécifiques du travail accompli sur le récipient collectif (Kli).

Chacune de ces parties implique son propre travail spécifique, sa propre bannière unique, sa propre manière de « percer » sous la guidance de sa bannière. La nature de ce travail et de ces actions est complètement différente selon les uns et les autres, tout comme un campement spirituel diffère entièrement d’un autre.

Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont les bannières dans le travail ? » du 02/05/2026

MAN est toujours parfait

276.02Question : MAN (élever un manque, une prière, une demande) doit-il être complet, parfait ?

Réponse : MAN est toujours parfait. J’élève le Reshimo (gène spirituel) même si j’ignore ce que j’élève. De plus, selon mon développement, ma participation ne dépasse pas mes capacités. Si je ressens un manque, je crie et cela suffit.

À un niveau supérieur, outre la sensation de manque, j’ai besoin de savoir vers qui me tourner avec ce Hissaron (manque). À un niveau encore supérieur, j’ai besoin de savoir pourquoi je fais cela. Et plus haut encore, je dois savoir ce que cela m’apportera, et plus haut encore, ce que cela apportera à celui qui me donne sans réserve.

La connexion s’exprime par un cri ! Et il n’y a rien d’autre. De notre côté, la connexion réside uniquement dans le cri. De Son côté, cela s’exprime de mille manières que nous ignorons car elles sont pour la plupart dissimulées, mais qui pourraient être partiellement révélées.

Mais même dans ce qui est révélé, il reste encore beaucoup de choses cachées, même au stade de la réparation finale (Gmar Tikoun). Après tout, cette réparation finale n’est relative qu’à notre Kli (récipient) et non au système créé par le Créateur. Nous ne pouvons parler qu’en relation avec la création.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Moïse est parti » du 19/04/2026