La sagesse de la Kabbale est une étude en groupe

Question : Que faut-il pour commencer à étudier la sagesse de la Kabbale ? Y a-t-il des limites ?

Réponse : Nous ne soumettons personne à un détecteur de mensonge, mais une personne qui veut étudier la sagesse de la Kabbale devrait être en bonne santé mentale. La raison en est que cette étude a besoin d’un certain niveau de concentration interne. C’est une étude sur la signification de la vie, sur l’homme, notre lien avec la nature, et sur la façon dont nous sommes tous connectés les uns aux autres, etc. La sagesse de la Kabbale traite des informations qui peuvent nécessiter un peu d’effort de la part d’une personne. Je suis tombé sur des cas où l’état d’un malade mental qui n’avait pas les nerfs solides a empiré en conséquence. Ces cas sont assez rares, mais cela peut encore se produire.

Question : Une personne peut-elle étudier la sagesse de la Kabbale par elle-même ou cela doit-il se faire dans le bon cadre ?

Réponse : Elle ne parviendra à rien si elle étudie par elle-même. Le fait est que l’étude de la sagesse de la Kabbale se divise en étude théorique et pratique. Une personne doit ressentir progressivement le plan dans lequel les instructions kabbalistiques opèrent et comment elle devrait travailler avec elles, se changer elle-même et son destin, et cela est seulement possible dans le cercle de ses amis.

Question : Est-ce que cela veut dire que la sagesse de la Kabbale est une étude en groupe ?

Réponse : Oui, selon la sagesse de la Kabbale, l’humanité tout entière est collective, vivant dans un espace absolument clos.

Du Webinar sur Zahav.ru, le 10/02/16

Un rêve ordinaire

Question : Est-ce que rêver de manière ordinaire est-il une perception égoïste et plus profonde de la réalité qui est ressentie par une personne ?

Réponse : Un rêve ordinaire n’est pas différent des autres états qu’une personne éprouve, sauf que ce coup-ci, le cerveau est détaché de la perception de notre monde et du monde supérieur, et est impliqué dans le stockage correct de l’information qui est recueillie dans un état de désordre à l’intérieur de lui.

Question : Est-ce que l’immersion dans un rêve ou un sommeil est plus ou moins un état égoïste ?

Réponse : Ni plus, ni moins. C’est tout simplement un état banal dans lequel le cerveau s’organise lui-même. Il est vraiment impliqué dans beaucoup de travail pendant le sommeil, et il est nécessaire de lui permettre la possibilité de cela.

Question : Est-ce que la sagesse de la Kabbale explique pourquoi une personne passe environ un tiers de sa vie à dormir ?

Réponse : Certes, on a beaucoup écrit sur le sommeil dans la sagesse de la Kabbale. Un état de sommeil est divisé en deux parties : le physique et le spirituel. La sagesse de la Kabbale examine comment cet état se déroule en nous, et de quelle source spirituelle il dérive. Après tout, chaque chose dans notre monde a une racine spirituelle.

La Kabbale étudie les racines de tout ce qui se passe sur Terre. La source spirituelle du rêve est l’éjection de la Lumière du Kli, du désir, donc en gros seule une petite quantité de Lumière reste en lui. Puis le Kli se trouve dans un état passif appelé un « rêve », qui est « une soixantième partie » de la mort.

De la leçon de Kabbale en russe, le 17/01/16

Désir numéro 35

Question : Qu’est-ce que la correction des 613 désirs et fait-elle référence aux 613 Mitsvot (Commandements) dans la Torah ? Pouvez-vous expliquer à quoi le désir corrigé numéro 35 fait référence, celui sur la préparation de l’huile spéciale pour l’onction du grand prêtre et du roi ?

Réponse : Le grand prêtre et le roi ne sont pas des êtres humains mais un niveau spirituel particulier. Lorsque vous vous élevez jusqu’à ce niveau, la structure d’un roi ou d’un grand prêtre se formera en vous et vous serez en mesure d’effectuer une action appelée attirer la Lumière de Hokhma.

La Lumière de Hokhma est l’huile et la Lumière de Hassadim est l’eau. En utilisant l’huile (la Lumière de Hokhma), vous pouvez fabriquer une « solution » spéciale, c’est-à-dire, un système spécial pour la correction, l’élévation, et la proximité dans le but de monter jusqu’au niveau du roi ou du grand prêtre. Ce sont tous nos attributs internes que nous devons organiser et corriger.

Ainsi, toute Mitsva est la correction de nos désirs internes, mais à des niveaux différents. L’homme est un petit monde et tout existe à l’intérieur de lui. Cela signifie que j’existe seulement et que vous êtes tous à l’intérieur de moi, dans ma conscience, dans mes sensations. Il me semble que vous êtes en dehors de moi, mais en fait, vous êtes à l’intérieur de moi.

Question : Que signifie trouver le prêtre à l’intérieur de moi ?

Réponse : Un prêtre est un désir au niveau de Keter, le désir le plus élevé à l’intérieur d’une personne qui travaille dans le don sans réserve absolu sans impuretés égoïstes. Mais une personne doit se préparer pour cela. Un des actes de préparation est la Mitzvah numéro 35. Lorsqu’une personne gravit les niveaux spirituels, indépendamment du fait qu’elle soit née juive ou pas, Cohen ou Lévi, elle doit se soumettre à tous ces niveaux et ces attributs.

De la leçon de Kabbale en russe, le 24/01/16

Déferlante de conseils de la Kabbale

Question : Comment se détermine l’avancement spirituel d’une personne ?

Réponse : Selon la hauteur à laquelle vous vous élevez au-dessus de votre égoïsme.

Question : Est-ce que le Créateur fait confiance à une personne ?

Réponse : Le Créateur fait confiance à une personne de la même mesure qu’une personne Lui ressemble et est égale à Lui dans ses attributs.

Question : Qu’est-ce que la femme correcte signifie ?

Réponse : La femme correcte est le désir correct d’une personne.

Question : Pourquoi et dans quel but une personne vit-elle ?

Réponse : Dans le but d’atteindre le Créateur et de Lui ressembler, ce qui signifie la connexion complète avec la force supérieure, de sorte qu’une personne puisse effectivement atteindre le niveau du Créateur.

Question : Comment se peut-il que le monde ne soit pas corrigé ? La nature est-elle le Créateur ?
Réponse : La nature de ce monde est corrigée, sauf l’humanité. Dès le moment où l’humanité sera corrigée, nous commencerons immédiatement à ressentir le Créateur qui remplit le monde entier.

Question : Selon le Bouddhisme, nous devrions trouver notre vrai moi ; selon le Sophisme, nous devrions oublier notre moi. La sagesse de la Kabbale peut-elle m’aider à découvrir qui je suis et si j’existe réellement ?

Réponse : La sagesse de la Kabbale effectue des changements dans une personne afin qu’elle puisse découvrir le Créateur à l’intérieur d’elle ; c’est tout.

Question : Le sixième sens est-il un Massakh (Écran) ou la sagacité spirituelle ?

Réponse : Le sixième sens est un Massakh.

Question : Comment puis-je surmonter le sentiment constant d’insatisfaction de la réalité ?

Réponse : C’est une bonne chose que la réalité ne vous satisfait pas ! Regardez au-delà de cette réalité et alors vous vous sentirez satisfait !

Question : Comment l’intention diffère-t-elle du désir ?

Réponse : L’intention est le remplissage du désir d’une certaine manière.

Question : Devons-nous pardonner et oublier ?

Réponse : Nous devons pardonner, comprenant que les autres incluent également vous et qu’ils ne sont que de faibles créatures avec lesquelles l’ego joue. Par conséquent, nous ne devrions pas être offensés par personne pour une quelconque raison, mais devrions ressentir que derrière chaque action que les gens font, il y a le Créateur. Si vous vous rapportez à cela de cette façon, vous allez bientôt Le découvrir sans problème dans les relations entre les gens.

Toutes nos décisions découlent de l’objectif ultime

Question : Comment pouvons-nous prendre les bonnes décisions au bon moment ?

Réponse : Nous devons prendre toutes les décisions dans la vie comme si nous jetions un crochet vers le but ultime, voulant l’attraper et nous rapprocher de lui.

Voilà comment nous devrions faire face à toutes les décisions mineures que nous devons faire le long du chemin, comme manger, dormir, étudier, travailler, éduquer nos enfants, notre relation avec notre conjoint, etc. Cela signifie que chaque décision que nous prenons dans la vie, en commençant par les plus petites choses jusqu’aux plus grandes, doit d’abord être liée à notre but ultime, puis réalisée en conséquence.

C’est comme dans le sport, par exemple, si vous voulez gagner une médaille olympique, toutes vos actions devraient viser à cet objectif. Dans la sagesse de la Kabbale, le but ultime est la révélation du Créateur, et de ce fait toutes nos décisions doivent être prises en accord avec cela.

De la leçon de Kabbale en russe, le 17/01/16

Changer la nature humaine

Question : Pensez-vous que l’égoïsme soit le plus grand péché de l’homme ?

Réponse : C’est notre nature et rien de plus.

Question : Mais au cœur de tous les crimes et transgressions se trouve l’ego. Par exemple, est-ce que les membres de Daesh, dont tout le monde parle, sont simplement des égoïstes ou des barbares ?

Réponse : Ils sont égoïstes, mais leur ego trouve son expression dans le fanatisme.

Question : Est-ce que cela signifie que lorsque nous vainquons l’ego, il y aura une prospérité universelle ?

Réponse : Puis nous serons connectés avec de bonnes connexions harmonieuses, non seulement les uns avec les autres, mais aussi avec la nature environnante et avec son système général de direction.

Nous allons vraiment ressentir que nous vivons dans un monde équilibré, et nous allons commencer à ressentir nos prochains états les plus élevés à travers le système de la nature. C’est la chose la plus importante que la sagesse de la Kabbale révèle. Cela nous donne une perspective non seulement de ce monde, mais de tout le reste de nos états.

Cela influence beaucoup une personne. Elle commence à comprendre que, au cours du processus de son existence dans ce monde, il lui appartient de prendre en compte l’ensemble de ses autres états possibles, de manière complètement réaliste.

Du Webinar sur Zahav.ru, le 10/02/16

Dissiper les mythes au sujet de la Kabbale, Partie n°3

Question : Pourquoi existe-il une opinion selon laquelle on peut étudier la Kabbale seulement après avoir maîtrisé la totalité de la Torah et du Talmud ?

Réponse : Le grand kabbaliste le Ari et son disciple Haïm Vital expliquent dans leurs livres que l’on devrait étudier tous les livres de la Torah et du Talmud, mais après avoir révélé le Créateur. Après la révélation, on peut se remplir avec la Lumière à travers l’étude du Talmud.

Les gens ont étudié le Talmud avec le but de révéler le Créateur avant même la destruction du Temple. Après tout, l’ensemble de la Torah parle de la loi de l’amour du prochain. Si une personne commence à aimer les autres, elle sent et englobe en elle-même tout le monde spirituel, qui existe en dehors de son ego.

Lorsqu’elle obtient la propriété du don sans réserve, elle commence à étudier le Talmud et perçoit tout ce qui est écrit là de la bonne manière. En d’autres termes, elle voit que cela parle de concepts spirituels plutôt que de leurs branches matérielles dans ce monde.

Autrement dit, toute personne qui a un désir peut étudier la Kabbale, et ils peuvent commencer par la Kabbale avant de maîtriser la Guemara, la Mishna et la Torah. Je peux seulement ajouter que j’ai amené quarante étudiants de Tel-Aviv à mon professeur le Rabash. C’étaient des personnes absolument profanes. Je soupçonne que la plupart d’entre elles ne connaissaient pas la Torah même du programme scolaire. Pourtant, le Rabash les accepta, et ils ont commencé à étudier la Kabbale juste après.

L’étude de la Kabbale a été interdite parce que les juifs sont partis en exil, au cours duquel ils n’étaient pas censés se tourner vers la Kabbale. Nous avons dû attendre la fin de l’exil, qui a eu lieu à la fin du 20ème siècle, il y a environ 20 ans.

A partir de là, la Kabbale est ouverte à tous. Comme l’a écrit le Baal HaSoulam, la période de l’exil s’est complètement terminée en 1995. A partir de ce moment, cette sagesse est devenue ouverte pour tout le monde.

Question : Certaines personnes pensent que l’exil a pris fin avec la fondation de l’État d’Israël.

Réponse : Je donne la définition adoptée dans la sagesse de la Kabbale par les kabbalistes.

Du Programme de la Radio Israélienne 103FM, le 28/02/16

Jouer avec les sensations

Question : Vous dites souvent que la sagesse de la Kabbale est une science que l’on saisit dans les sens. Mais une science ne peut pas être étudiée sans l’intelligence, sans réfléchir ?

Réponse : Bien sûr, c’est impossible. La sagesse de la Kabbale ne se saisit pas dans les sens, mais nous ressentons dans les sensations. Ensuite, nous vérifions ces sensations : nous les divisons, nous les comparons entre elles, nous leur donnons un chiffre de graduation comme si nous les pesions.

En fait, la Kabbale joue avec les sensations. Mais elle les commande systématiquement, et nous commençons à voir l’interaction des désirs, quelles sensations surgissent dans chacun d’eux.

Dans la Kabbale, nous mesurons très précisément toutes les sensations et nous leur donnons un nom numérique, déterminant leur pouvoir, leur direction, leurs propriétés et ainsi de suite. Par conséquent, nous avons une science des sensations, parce que la seule matière de notre monde est le désir.

La sagesse de la Kabbale est décrite comme la science des émotions parce que la seule matière dans notre monde est le désir, et ce qui est ressenti dans le désir est appelé sensation, qui est ressentie comme la Lumière qui opère et affecte le désir. Cela signifie qu’en mesurant les changements dans le désir, nous mesurons la Lumière qui agit et l’affecte.

Question : Qu’est-ce qui vient d’abord, l’esprit d’une personne ou le désir ?

Réponse : Le désir vient en premier et l’esprit suit, et c’est la façon dont nous nous développons. D’où vient l’esprit d’un enfant ? C’est seulement comme résultat du développement du désir.

Plus le désir qu’une personne a est grand, plus elle a besoin d’un esprit afin d’acquérir la totalité de ses désirs et de les contrôler.

De la leçon de Kabbale en russe, le 17/01/16

Le Haman d’aujourd’hui

Question : Qui est Haman à notre époque ?

Réponse : Haman est la force qui nous divise et ainsi affaiblit la nation de sorte qu’il est plus facile de nous diriger. Dans le Livre d’Esther, Haman dit au roi Assuérus : « Il y a un certain peuple dispersé et séparé parmi les peuples dans toutes les provinces de ton royaume… » ; ils sont faibles parce qu’ils sont divisés, et de ce fait il est plus facile de les détruire.

C’est la raison pour laquelle nous devons nous unir au-dessus de toutes nos différences, y compris toutes les parties de la nation, en dépit de tout ce qui nous divise, sans aucun argument quant à savoir qui a raison.

La sagesse de la Kabbale nous oriente vers cette unité, vers l’unité au-dessus de toutes nos différences, de sorte que, comme il est écrit, « L’amour couvre toutes les transgressions », car cela est le seul type d’unité qu’il peut y avoir dans la nation Israël, qui autrement resterait comme un rassemblement d’exilés, comme une collection d’immigrants de différents pays.

Haman est la force qui déchire la nation juive en morceaux. Nous pouvons l’identifier dans chaque partie de la société, religieuse et laïque, dans les courants politiques de gauche et de droite, etc. La Kabbale est la méthode de l’union des contraires, au-dessus de tous les rejets. Elle est la seule méthode qui possède la force de correction, la force d’Esther et de Mordechai.

Le prix du sixième sens

Question : Combien cela coûte pour acquérir le sixième sens ? Je ne parle pas d’argent bien sûr.

Réponse : Cela dépend de l’attribut dans lequel le désir d’une personne se trouve, de la société dans laquelle elle se trouve, et des circonstances dans lesquelles elle étudie la Kabbale et la met en œuvre. Il est donc impossible de dire comment nous pouvons mesurer l’intensité qu’elle doit y mettre dans le but d’entrer dans le monde supérieur ou même pour se corriger.

Lorsqu’une personne étudie la sagesse de la Kabbale, ces unités de mesure se révèlent à elle, les unités d’effort, puis elle commence à réaliser combien de telles unités sont nécessaires pour atteindre chaque niveau. Le nombre de ces unités diffèrent d’une personne à l’autre.

C’est la même chose dans notre monde : même si nous avions étudié dans la même école, la même université, ou travaillé ensemble, chacun de nous aurait à faire une quantité et une qualité d’effort différentes afin d’accomplir la même tâche.

De la leçon de Kabbale en russe, le 17/01/16