Pourim symbolise l’existence sans manque

Dr. Michael LaitmanEn fait, Pourim n’est pas la fête légère et agréable avec une orientation enfantine dont nous sommes habitués.

Les symboles de cette fête sont un bal masqué, une atmosphère frivole, des parades gaies, des costumes, des masques et des cadeaux savoureux, mais il est nécessaire d’abord d’atteindre cet état.

Les attributs de la fête de Pourim ne sont pas accidentels. Lorsque nous étudions le Livre d’Esther, nous voyons que c’est loin d’être simple. Selon l’explication de la sagesse de la Kabbale, le Livre d’Esther et la fête de Pourim résument l’ensemble du processus que nous devons traverser au cours des milliers d’années de notre développement sur Terre.

Le saint Ari nous écrit qu’à l’avenir, toutes les fêtes seront annulées, sauf Pourim, le Livre d’Esther. La raison en est qu’il n’y a jamais de plus grand miracle que cela ; cette illumination n’existe que durant Pourim. Dans le futur, vous aurez vraiment un carnaval.

En fait, le jour de Pourim nous recevons tout, et ce qui se trouve en dessous du niveau de Pourim est tout simplement sans importance. Cela parle de la fin de la correction et de la fin du développement à travers lequel l’humanité atteint son sommet. Cela est infiniment élevé, au-delà du temps, de l’espace, du mouvement, et au-delà de ce monde et de cette vie. Nous nous élevons à une dimension complètement différente vers une réalité spirituelle absolument différente.

Il est impossible de décrire l’existence à l’intérieur d’elle en utilisant les mots de ce monde parce qu’il n’y a rien de tel ici. C’est une existence sans manque et sans naissance et mort qui sont intégrées dans nos vies comme l’ombre d’une fin menaçante. La vie spirituelle est sans fin, remplissant les sens et l’esprit. C’est l’atteinte, la compréhension, la providence, et une sensation qui se développe et se révèle à un degré de plus en plus grand.

C’est ce que symbolise Pourim et ce qu’elle incarne pour nous.

D’un programme de Radio sur 103FM, du 03/01/15

Dans quelle langue devrait-on étudier la sagesse de la Kabbale ?

Question : Faut-il diffuser avec des définitions provenant de sources spirituelles dans la langue russe, en plus de l’hébreu, pensant qu’avec une opération spécifique cela pourrait réunir un plus grand cercle de personnes autour de la sagesse de la Kabbale ?

Réponse : La sagesse de la Kabbale peut être étudiée dans toutes les langues, même si ses concepts, comme dans chaque science, sont conservés dans la langue originale dans laquelle ils ont été découverts, ce qui veut dire, en hébreu. Mais à part cela, il est possible d’étudier sans aucune limite de langue.

Ressentir Pourim

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous mériter de ressentir la fête de Pourim intérieurement?

Réponse: C’est très simple. Ne le ressentons-nous pas? Quand nous essayons de travailler sur la relation avec l’autre nous avons constamment des problèmes, tout à coup, nous commençons à nous critiquer les uns les autres, etc. Ou bien nous arrivons à un congrès et tout va bien. Nous investissons nos efforts autant que nous le pouvons, et après, nous ressentons soudainement une descente comme nous n’avons jamais connue auparavant.

En conséquence, nous commençons à comprendre que ce sont les états nécessaires de cause à effet. Bien sûr, cela ne fait pas que nous nous sentons mieux. Mais nous ne pouvons pas y échapper en aucune façon parce que nous n’avons pas encore la Lumière de Hassadim, une intention claire de donner sans réserve.

Lorsque nous acquérons cette intention, nous n’avons rien à craindre. Peu importe ce qui m’arrive, je suis toujours dans l’attribut du don, je m’élève au-dessus mon monde, au-dessus de l’égoïsme, au-dessus de ce que j’ai, rien n’est important pour moi, je n’ai peur de rien. Je n’ai besoin de rien d’autre sauf que de corriger et d’attirer le monde dans le même état, et dans ce cas une personne ne chute pas.

Parfois, on est un peu fatigué de son travail, mais on accomplit cette charge supplémentaire avec gratitude, avec l’idée que c’est nécessaire, parce que c’est l’avancement. Il ne peut en être autrement, parce que c’est « la souffrance joyeuse », la souffrance de l’amour, lorsque nous nous efforçons de remplir toutes les conditions pour unir.

Depuis la leçon virtuelle du 24/02/13

Est-il nécessaire d’enseigner le Sidour ?

Question : Dans votre blog, vous incluez certains Psaumes de David. Serait-il également utile d’inclure de la même façon les principales prières du Sidour (Livre de Prières), qui sont essentielles pour notre avancement spirituel ?
Réponse : Je pense qu’il est encore trop tôt pour étudier le Sidour. Nous parlons dans nos leçons des prières comme l’expression correcte du fait de se tourner vers le Créateur, de Sa révélation aux kabbalistes.

Les kabbalistes ont découvert le Créateur, et à partir de leur expérience pratique en se tournant vers Lui, ce qui signifie la création à l’intérieur d’eux de désirs, de demandes, MAN, ils ont décrit la formation des prières pour nous.

Mais nous devons nous-mêmes être en connexion avec le Créateur, au moins au niveau de Lo Lishma (pas en Son nom), de sorte que les mots du Sidour qui ont été créés par les géants kabbalistes, les participants à la Grande Assemblée il y a plus de deux mille ans, ne semblent pas naïfs et étranges.

Réponses à vos questions, n°126

Question : Comment pouvons-nous « attirer » la Lumière qui ramène vers le bien si elle est au repos absolu ? Après tout, il est dit : « Parce que Moi, le Seigneur, Je ne change pas… » (Malachie 3:6). De ce fait, tous les changements et les mouvements sont en arrière-plan de la Lumière, laquelle est permanente.

Réponse : Le mouvement est dans nos désirs, et non pas dans les pensées, il est dans l’aspiration de nous rapprocher les uns des autres et de la Lumière absolue et éternelle.

Question : Qu’est-ce que cela signifie être connecté avec les amis toute la journée ?

Réponse : Il s’agit de mon dialogue interne constant avec eux, pas uniquement par téléphone, et cela est est mon attitude envers le groupe mondial.

Qui est le plus proche de la sagesse de la Kabbale ?

Question : Qui est le plus proche de la sagesse de la Kabbale, les hommes ou les femmes ?

Réponse : Les hommes. Les femmes la ressentent plus instinctivement tandis que les hommes doivent la traverser et transférer ces connaissances par le biais de leur tête, leur esprit et leurs pensées.

Leur besoin de correction de l’ego est beaucoup plus grand qu’il ne l’est avec les femmes. Ainsi, une femme peut étudier moins ; elle n’a pas besoin de se lever à trois heures du matin pour une leçon, tandis que cela est obligatoire pour les hommes. Voilà comment la nature nous a créés.

L’ego masculin est différent de l’ego féminin, il requiert une plus grande correction. Parce qu’il dévie du chemin, il est déchiré en morceaux.

Les femmes ne sont pas inférieures aux hommes ; leur ego est simplement plus terrestre dans un sens pratique de tous les jours. Elles sont plus corrigées que les hommes. Si une femme dirigeait le monde, le monde serait meilleur.

Commentaire : Mais encore, parfois les femmes sont dirigées par les hommes.

Réponse : Si elles reprenaient partout la relève des choses et que les hommes allaient à la pêche, cela irait mieux pour tout le monde.

Du Webinar sur Zahav.ru, 10/02/16

Nos désirs déterminent tout

Question : Qu’est-ce qu’une personne ordinaire gagne de la sagesse de la Kabbale sur le plan pratique ?

Réponse : Je ne sais pas ce qu’est une personne ordinaire. Tout est déterminé par les désirs d’une personne. Chacun de nous est un désir de recevoir, un désir de plaisir.

Si le désir de plaisir est comme le désir d’un chat d’attraper une souris, alors je suis un chat. S’il est comme celui d’une vache de manger de l’herbe, alors je suis une vache.

Si mon désir est de planter un arbre, de construire une maison, et d’avoir des enfants, ce qui dans ce monde signifie que je suis un être humain, alors je suis un être humain. Si j’ai un désir d’être riche, d’acquérir des connaissances ou du respect, alors je suis un grand homme dans ce monde et j’aspire déjà à grandir jusqu’à ce niveau. Mais tout cela est dans le cadre de notre monde, en fonction de mes besoins.

Le fait est que nous avons des désirs qui ne peuvent pas être remplis dans notre monde, et c’est de là que le besoin de découvrir le sens de la vie découle. Il s’agit apparemment d’une question simple, mais elle reste sans réponse.

Lorsqu’une personne commence à se demander pourquoi est-ce qu’elle vit et ne trouve pas de réponse dans tout ce qu’elle fait et que cette question l’amène plus loin en avant, elle est déjà appelée un être humain parce qu’elle se pose des questions sur son but, et non sur l’animal à l’intérieur d’elle, mais sur l’être humain à l’intérieur d’elle.

Question : Est-ce qu’une personne est programmée pour atteindre la spiritualité ?

Réponse : Oui, l’attraction envers la spiritualité peut s’éveiller chez une personne ordinaire alors qu’elle peut être en sommeil chez quelqu’un du genre Einstein. Cela n’a pas d’importance.
De la leçon de Kabbale en russe, le 10/01/16

Vous êtes là où sont vos pensées

Question : Se répéter qu’il n’y a que le Créateur vous protège-t-il des perturbations, ou est-ce seulement un aveuglement psychologique ?

Réponse : Non, ce n’est pas uniquement psychologique. C’est ainsi qu’une personne est construite. Si vous répétez l’expression « Il n’y a rien hormis Lui » tout le temps dans toutes les situations que vous rencontrez dans la vie, vous ne pouvez pas imaginer ce que cela peut vous enseigner.
Il ne s’agit pas seulement d’un mantra que vous dites parce qu’on vous a dit de dire « Hocus Pocus », et vous répétez cela.

Si une personne tente de connecter toute situation dans ce monde avec sa source, si elle connecte le groupe et le Créateur à elle, cela la maintient en permanence dans la bonne direction et l’aide à avancer.

De la leçon de Kabbale en russe, le 03/01/16

Marx avait raison

Question : J’ai entendu que les kabbalistes parlaient toujours de l’unité. Ils croient que si seulement nous nous unissions, tous les problèmes de l’humanité seraient résolus.Cela me rappelle les journaux soviétiques avec le slogan : « Travailleurs du monde, unissez-vous ! » De ce fait, est-ce que les révolutionnaires russes étaient aussi des sortes de kabbalistes ?

Réponse : Marx avait de nombreuses idées qui étaient correctes, et maintenant tous ses écrits sont réévalués. La sagesse de la Kabbale parle essentiellement du fait que le communisme (pas le genre qu’ils ont essayé de mettre en œuvre en Russie) est le régime futur le plus avancé pour toute l’humanité.
Ses principes de base, aussi naïfs qu’ils puissent paraître, selon lesquels tout le monde devrait donner autant qu’il peut et recevoir selon ses besoins, soulignent les bonnes relations entre les gens, l’amour et l’amitié. Tout cela est très loin de l’état actuel de l’humanité, mais les kabbalistes le voient dans la nature, et ils voient que la société est programmée à l’avance pour atteindre cet état.Nous l’atteindrons que cela nous plaise ou non, et la seule question est de savoir comment nous allons le faire, soit par des guerres mondiales et des conflits terribles, soit consciemment en réalisant que ce régime est le meilleur et que nous devrions essayer de l’établir par nous-mêmes.

Du Webinar sur Zahav.ru, le 10/02/16

Pourquoi nos dirigeants ne sont-ils pas kabbalistes ?

Question : Si la sagesse de la Kabbale est une science si sage, pourquoi n’est-elle pas devenue la principale idéologie dans la nation d’Israël, qui a été fondée pour s’unir et fonctionner sur la base de ses principes ?

Réponse : Parce que les gens sont intrinsèquement égoïstes. La Kabbale dit que nous devons nous élever au-dessus de notre égoïsme. Ainsi, très peu de gens sont prêts à venir apprendre comment s’élever au-dessus de leur ego dans l’unité, dans l’amour, et comment créer un système absolument nouveau de coopération mutuelle entre nous.
Ce système est bon parce qu’il sera à la ressemblance de la nature qui nous entoure. Une personne sera alors en mesure de contrôler son destin. Sinon, elle n’y parvient pas et se cogne constamment contre un mur.

Question : Mais nos dirigeants ne sont-ils pas intéressés par le fait de rendre la nation meilleure ?
Réponse : Où avez-vous vu des dirigeants ou des gens en général qui soient vraiment préoccupés par le monde ? Je ne blâme personne parce que notre nature est complètement égoïste.
A chaque instant de son existence, une personne pense uniquement à la façon de tirer un profit personnel, et les autres n’ont généralement pas d’importance pour elle. En outre, plus c’est mauvais pour eux, mieux ce sera pour elle. Voilà comment nous avons été programmés par la nature. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises personnes ; c’est la nature humaine.

Nul besoin d’être un kabbaliste pour comprendre cela. Les psychologues le savent aussi.

Du Webinar sur Zahav.ru, le 10/02/16