Ce que tout le monde ressent intérieurement n’a pas d’importance !

Dr. Michael LaitmanQuestion : Qu’est-ce que cela signifie qu’un élève se cache de son maître ?

Réponse : Une personne ne peut pas s’ouvrir elle-même complètement, même à soi-même, et certainement pas aux autres, y compris à son professeur. Mais les étudiants doivent clarifier les états qui se présentent entre eux. Ils doivent constamment questionner à ce sujet et clarifier, non pas ce que chacun ressent individuellement, mais la relation entre eux.

Il y a une période dans le travail spirituel où un étudiant a beaucoup de questions, mais pour quelque raison il ne les pose pas et les garde pour lui-même. Même si cela le torture et fait pression sur lui, et le fait se sentir en colère et le bouleverse, il ne peut pas les révéler et les poser. Cela arrive à tout le monde quand on clarifie ces questions par soi-même.

Mais ces questions doivent être clarifiées et posées entre les amis. Si elles ne sont pas personnelles, mais générales, comme cela se révèle dans les récipients parmi nous, elles doivent être clarifiées.

Quoi que chacun ressente à l’intérieur de lui, cela n’a pas d’importance. Ce que nous ressentons entre nous est le récipient pour la révélation de la Lumière et c’est ce qui importe ! Le travail dans le groupe est dans le but de modifier la focalisation de ce que je ressens au fond de moi vers ce que je ressens à propos des autres et de ce qui se passe entre nous.

C’est comme si je regardais à travers des jumelles et que je devais changer constamment la mise au point entre moi-même et tout le monde, tout le groupe, entre ce qui se passe entre nous et pas en chacun de nous.

Alors je comprends que mon attitude négative envers quelqu’un fait du mal à toutes les connexions dans le groupe. Ainsi il ne se peut pas que vous n’aimiez pas quelqu’un, mais vous aimez vraiment les autres. Il n’y a pas de telle chose car en cela, vous corrompez déjà toutes les relations. Et parce que vous ne pouvez pas le tolérer, cela doit être corrigé.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 04/04/14, Écrits du Baal HaSoulam

Recherchez une connexion intérieure

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si la plus grande avancée se produit lorsque vous effectuez les plus grands efforts, devons-nous chercher spécifiquement les endroits où la diffusion est la plus difficile?

Réponse: Lorsque nous diffusons, nous devrions chercher plus de connexion interne avec les gens à qui nous diffusons. La Diffusion dépend de combien nous nous annulons devant eux dans notre diffusion et, en même temps, les influençons.

C’est comme les parents vis à vis  d’un petit enfant. D’une part, les parents prennent soin de lui, le guident, et font tout pour lui, et d’autre part, ils font tout selon sa volonté, pour son propre bien.

Ce devrait être notre attitude envers les gens, comme un parent envers son enfant.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 03/04/14, Q & R avec Rav

C’est très facile de vivre ensemble

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, Lettre 13 : Vous devriez savoir qu’il y a beaucoup d’étincelles de sainteté en chacun dans le groupe. Lorsque vous rassemblez toutes les étincelles de sainteté en un seul endroit, comme des frères, avec amour et amitié, vous aurez certainement un très haut niveau de sainteté pour un certain temps, venant de la lumière de la vie… et le salut du Seigneur est en un clin d’œil.

La vérité est qu’il s’agit d’un effort qu’aucun d’entre nous est prêt à faire. Ainsi, nous sommes négligents, paresseux et découragés. Mais à côté de cela, c’est très facile ! Après tout, c’est la façon dont tout est arrangé.

Essayez de faire revivre un organe qui a été séparé et coupé du corps. Peu importe combien d’effort vous effectuez, il ne fonctionnera pas. Mais si nous le fixons au corps, alors il reçoit immédiatement tout ce qu’il faut, toute la nourriture ; il renouvelle l’échange mutuel de matériaux avec le corps et il commence à vivre.

Le récipient ne se trouve pas dans l’un quelconque d’entre nous, mais seulement dans la connexion entre nous. Si nous déplaçons l’importance de nous-mêmes vers la connexion entre nous, vers un espace que nous devons remplir avec un champ dense de puissance de l’amour, alors nous découvrons qu’il n’y a pas de place vide dans le monde, mais plutôt ce qui a spécifiquement été caché se révèle ici.

La chose principale est de clarifier et de révéler où focaliser l’attention, où investir des efforts, et où j’ai besoin d’exiger et de mettre la pression pour une compensation.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 04/04/14, Écrits du Baal HaSoulam

Pas de demande – pas de changement

Dr. Michael LaitmanAfin de faire une demande aussi précise et correcte que possible, correspondant au maximum de ce que nous pouvons tirer de notre état, notre travail doit se concentrer sur la prière. À tout moment nous devons essayer de faire une demande correcte en fonction de sa direction, sa puissance et sa nature. C’est la chose la plus importante.

Si nous nous analysions, nous verrions qu’en fait nous ne demandons pas le Créateur. Et même si nous Lui demandons – nous demandons pour nous-mêmes en regrettant notre état personnel. Et, bien sûr, c’est la manifestation du plus grand égoisme qui soit.

Les gens ordinaires de ce monde qui ne pratiquent pas la Kabbale, se trouvent dans des états bien meilleurs que nous. En effet, ils n’exigent pas du Créateur ni des changements, ni des améliorations, ni une réparation de ce qu’Il a fait d’eux, et ils ne sont pas en désaccord avec Lui.

Ils acceptent tout tel quel, en étant détaché du Créateur. Mais au moins, ils ne viennent pas à Lui avec des réclamations et des revendications en Lui demandant où est la récompense promise. En effet, une telle demande est tout à fait contraire à une prière correcte.

Ce n’est qu’à l’aide du travail dans le groupe que nous pouvons arriver à avoir de tels changements en nous qui nous permettrons de faire une prière correcte. Une personne ne peut pas se maintenir toute seule dans ce processus. Elle recommencera à tout mettre sur son compte et à exiger pour elle-même. Une personne n’a aucune possibilité de former correctement et de mette en ordre sa demande au Créateur. Il n’est possible de le faire qu’à l’aide d’une prière commune.

Il est nécessaire d’acquérir une vision très claire de tous ces concepts : si nous n’obtenons pas de changements sur notre chemin – cela veut dire que nous ne les demandons pas. Puisque tout le progrès spirituel se réalise uniquement grâce à la découverte d’un manque, d’une demande préliminaire.

De la leçon sur l’article du Rabash 07.04.2014

 

 

Souvenez-vous que vous étiez esclaves en Égypte

Dr. Michael LaitmanLe Rabash, « Quelle est la Bénédiction ‘qu’un miracle me soit arrivé en ce lieu’ dans le Travail » : Et en même temps, il dit : « Souvenez-vous que vous étiez esclave en Égypte. » Cela signifie que l’esclave est une mauvaise chose, et une personne veut parfois encore rester  esclave car l’esclave a dit : « J’aime mon maître. »

Cependant, la question de l’exil est selon la mesure de la souffrance et de la douleur que l’on ressent en exil. Dans cette mesure, on peut ressentir de la joie à sa rédemption. Les souffrances que l’on ressent est un récipient qui peut recevoir la Lumière s’il est libéré des souffrances.

Les souffrances que l’on ressent devraient être des souffrances d’être en exil, d’être incapable d’effectuer de véritables actes de don sans réserve. C’est ce que l’on appelle l’exil et l’esclavage.

Toutefois, si une personne ne souffre pas, il est possible qu’elle soit un Égyptien ou même un ministre de Pharaon. L’esclavage doit être contre la volonté de quelqu’un. Elle voudra sans doute être un esclave jusqu’à ce qu’elle atteigne un état où elle voudra s’échapper de l’esclavage de toutes ses forces et par tous les moyens dont elle dispose.

Nous devons imaginer ce que signifie l’exil et l’esclavage ; comment, à travers eux, j’accepte ma nature comme une domination étrangère qui est en moi. Pharaon me pénètre comme une bactérie ou un serpent. Il me remplit, et ne me laisse pas bouger ou même respirer librement. Si je fais quelque chose, il avale tous les fruits de mon travail, transformant ainsi tout à son avantage.

Si je ne fais pas la distinction entre lui et moi, je fais tout pour lui sans acompte ou reconnaissance. Je pense que je veux me remplir moi-même et non pas Pharaon parce que je m’identifie à lui. C’est ce qu’on appelle le niveau animal.

Si je commence à travailler consciemment pour Pharaon, c’est déjà un véritable péché. C’est une Klipa (écorce). Si je commence à le haïr et à m’opposer à sa domination, c’est le travail en exil. C’est ainsi que les sept années de famine arrivent dans lesquelles je vois que je ne peux rien faire, et tout se passe comme si c’était pour le bien de Pharaon. Cependant, je ne le veux pas et je ne l’accepte pas ! Ainsi, notre lutte se déclenche jusqu’à ce qu’elle atteigne sa fin.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/04/14, Écrits du Rabash

Des lettres noires qui décrivent la Lumière

Dr. Michael LaitmanDans la spiritualité, il n’y a pas de lettre, il n’y a pas de symbole à travers lesquels nous pouvons la comprendre. La spiritualité est comprise uniquement de récipients que nous construisons progressivement en nous. Le Baal HaSoulam écrit dans la Lettre 14 : « Toute la multiplication dans la spiritualité s’appuie sur les lettres qui sont puisées de la matérialité de ce monde… », ce qui signifie des états par lesquels passe une personne, comme il est écrit (Isaïe 45:7) : « … et crée les ténèbres ».

Nous ne sommes pas prêts à saisir la Lumière, nous la percevons en fonction de son absence, selon les lettres noires sur fond blanc. Sous une telle forme, nous atteignons la conscience de la Lumière à partir des ténèbres, des problèmes, de l’absence de Lumière.

Une personne n’a pas les récipients pour découvrir le Créateur, pour découvrir la caractéristique du don sans réserve. Elle ne sait pas, ne comprend pas, et ne ressent pas cela. Ça se trouve au-delà de la personne. Nous expliquer le don sans réserve, c’est comme apprendre à un chien à être une personne : à comprendre, à sentir, et à prendre des décisions comme une personne. C’est tout simplement impossible.

Tout le monde est né au niveau d’une bête, comme il est dit (Job 11:12) : « … d’un âne sauvage un homme naîtra. » Et seule la Lumière que nous appelons construit le niveau d’Adam (homme) en nous. Ainsi, nous avons besoin de toutes sortes de « lettres » qui sont construites en nous depuis l’obscurité. Une sorte d’illumination, une sorte de petite révélation nous atteint et soudain toutes sortes de manques et de problèmes se révèlent. Donc, par-dessus ce contraste d’une chose opposée à l’autre, nous en apprenons sur les différents états jusqu’à ce qu’ils soient tous connectés en sensations et en discernements spirituels.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/14, Écrits du Baal HaSoulam

Les fils à maman

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il y a une réception où les gens apprécient notre investissement dans d’autres, notre aide envers quelqu’un et d’être aimé pour cela. Est-il possible d’utiliser cela comme une technique dans la famille afin que les enfants investissent plus dans la famille, dans la mère et dans le père, afin qu’ils les aprécient plus, ou ça ne marche pas avec les adolescents ?

Réponse: Cela ne fonctionne pas parce que les gens doivent être orientés vers l’avant dans sa vie, dans leur future famille, ses futurs enfants, mais pas vers leurs parents .

Ne génez pas les enfants , ne les retenez pas; sinon ils ne se développeront pas. Des gens comme ceux-ci, en général , sont si profondément dans leurs parents qu’ils ne seront pas vivre leur vie sans leur mère , et tant qu’elle est en vie , l’enfant vivra avec elle. Ils peuvent avoir déjà cinquante ans et vivrent encore chez leur mère .

Vous ne pouvez pas faire cela. C’est un très gros ego. Au contraire, vous avez besoin d’éduquer et de développer l’autonomie des enfants.

D’une » Conversation avec Michaël Laitman  » de KabTV 11/12/13

La rédemption est la vie, l’esclavage est la mort

Dr. Michael LaitmanL’exil diffère de la rédemption car il lui manque la lettre  » Aleph « , ce qui signifie que le Créateur se révèle à la rédemption. Ainsi, nous lui préparons notre manque.

Je dois imaginer ma connexion au Créateur, même quand je suis en exil. C’est comme un vide, un manque, qui plus tard sera rempli par quelque chose. Toutefois, ce manque a déjà la forme de la rédemption future. Il commence à prendre la bonne forme. Selon elle , je commence à comprendre ce que l’exil doit être et ce que j’attends de lui.

Ce n’est pas la rédemption des plats de viande de bœuf, des oignons et de l’ail. Alors, qu’est-ce qu’est exactement  la rédemption? Peut-être que je souffre et sens l’exil au niveau végétal, animal mais pas au niveau d’un être humain, Adam, qui ressemble (Domé) au Créateur.

Toute la différence entre l’exil et la rédemption est la présence du Créateur. A la fin de l’exil , je dois m’imaginer quelle est la seule chose qui me manque. Il s’avère que j’ai déjà l’impression que je sais ce qui doit être révélé.

Je dois être prêt pour cela, attendre, comme si je pouvais déjà goûter ce que la rédemption devrait m’apporter, cette libération  et ce qu’est la la liberté de l’ange de la mort. Que symbolise la vie et la mort pour moi ? La vie est la rédemption et de l’esclavage, c’est la mort .

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 01/04/14 , Shamati # 190

Questions et réponses des deux côtés de la Makhsom

Dr. Michael LaitmanLe point d’où cette question est posée est très important. Une question symbolise votre connexion à un phénomène et votre capacité à clarifier sa source. Je ne pense pas que vous soyez dans un état où vous pouvez trouver une bonne réponse à une certaine question. Cela n’est pas possible sous la Makhsom.

Toute la réalité descend d’en haut et tout est au-dessus de la Makhsom. Sous la Makhsom , il y a le monde fictif. Ce que nous voyons ici est une réplique altérée et déformée du monde spirituel où il est impossible de comprendre quoi que ce soit. Ceci est votre perception pour le moment, tout comme toutes les autres personnes aspirant à satisfaire leurs désirs corporels de nourriture, de sexe , de famille, d’argent , de respect et  onnaissance.

D’autre part, on apprend que le don est une bonne chose. D’une part, vous posez une question et d’autre part, vous voulez trouver une réponse. Cela ne fonctionnera pas jusqu’à ce que cette image soit stabilisée comme une image unifiée : soit de ce côté de la Makhsom soit de l’autre côté de la Makhsom , mais il est impossible de demander d’un côté ce qui se passe de l’autre côté. Donc, il est impossible de répondre à ces questions.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 31/03/14 , Le Zohar

Une contradiction entre la foi et la connaissance

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, Shamati n°179, « Trois lignes » : La première ligne est considérée comme droite, considérée comme VAK sans Rosh (tête), considérée comme « la foi ». La deuxième ligne est considérée comme gauche, la connaissance. Et ainsi elles sont en conflit, puisque la foi contredit la connaissance, et la connaissance contredit la foi.

Ensuite, il y a le discernement de la ligne médiane, considérée comme VAK de GAR, ou Hokhma et Hassadim, ou les lignes droite et gauche, intégrées l’une dans l’autre. Cela signifie qu’il reçoit la connaissance dans la mesure où il a la foi.

Question : Pourquoi la foi contredit-elle la connaissance et la connaissance la foi ?

Réponse : La foi et la connaissance ne peuvent pas être intégrées. La foi est appelée don sans réserve. Si je suis sur la ligne droite, cela m’empêche de recevoir en même temps. Si j’ai l’intention dans le but de recevoir sur la ligne gauche, cela ne me permet pas de donner sans réserve.

Je ne peux pas faire les deux en même temps. C’est comme entrer dans votre maison et vous voler vous-même, et en même temps vous vous donner un cadeau. C’est impossible ! La révélation du Créateur est à l’opposé du don sans réserve au Créateur. La révélation signifie que je L’utilise, je profite de Lui, en remplissant mes récipients.

Est-il possible dans une telle action de donner sans réserve au Créateur ? C’est possible uniquement si je corrige mes intentions et que je reçois parce qu’Il le veut et qu’Il prend plaisir à ma réception. Si je me corrige vraiment de cette façon, de sorte que ma réception soit seulement pour Le contenter, cela s’appelle recevoir dans le but de donner.

Mais pour atteindre cet état, je dois me préparer afin que je reçoive vraiment au-dessus de mon désir de recevoir et que mon intention soit fermement dans le but de donner sans réserve pour ne pas être tenté de recevoir pour moi-même, mais pour que cela devienne vraiment une action dans le but de donner qui me conduira à l’adhésion avec le Créateur.

Je dois calculer précisément la limite que je peux recevoir. Il y a plusieurs niveaux de construction du récipient de la ligne médiane ici : Ibour (fécondation), Yenika (allaitement) et Mochin (esprit).

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 31/03/14, Shamati n°179