Question : Pourquoi lorsque nous discutons à propos du réseau intégral, de la coopération intégrale, cela se fane en quelque sorte et échappe à notre conscience humaine ?
Réponse : Le concept de « réseau intégral » n’est pas saisi par une personne parce que c’est opposé à son ego. Il est très difficile pour elle d’investir des efforts personnels dans le travail intégral. Comment peut-elle sortir de son ego et commencer à penser aux autres ? En fait, c’est impossible.
C’est seulement quand des problèmes viennent à elle et qui sont au-dessus de son égoïsme : des peurs, des inquiétudes et des menaces, et puis elle pense au sujet des avantages de la société. Par exemple, c’est ce qui se passe en temps de guerre puisque le bénéfice et le bien de la société et de l’homme deviennent une seule chose. Et même plus que cela, le bénéfice de la société est le facteur déterminant, et c’est comme si une personne était un élément secondaire inclus dans la société elle-même.
Comment est-il possible qu’une personne soit incluse dans la société comme un tout complet sans aucune menace ou choc ? Pour ce faire, la pression du public est nécessaire, l’opinion, une orientation sociale. Mais si nous laissons une personne seule sans aucune pression sociale, alors elle ne sera pas capable de le faire, puisque c’est sa nature.
Et c’est cela le niveau d’une véritable société intégrale unie. Il s’agit du même niveau qui se trouve au-dessus de la société actuelle.
De KabTV, « La Sagesse de la Foule » du 14/05/13

Question : Si tout le monde dans le groupe des dix veut s’annuler, pourquoi arrivent-ils à un sentiment de haine ?
Réponse : Si tout le monde s’annule, nous commençons à monter, et puis il nous est ajouté un supplément d’ego. Supposons que nous soyons ensemble, après avoir atteint une certaine connexion, et grâce à cela, tout le monde reçoit le pouvoir de s’annuler devant les amis.
Dans le cercle précédent, nous étions tous égaux, et comme résultat de notre travail commun nous nous élevons et créons un nouveau cercle dans lequel nous devenons tous plus grand et haut que nous l’étions avant. Chacun d’entre nous semble rester à la même place, mais il soulève tout le cercle et le regarde d’en bas. Tous les amis sont au-dessus, et je suis le seul à rester en-dessous. Je ne me vois pas dans le cercle supérieur, mais plutôt en bas. Ainsi, tout le monde voit le groupe comme plus haut que lui.
Nous nous sommes tous annulés devant les autres et ainsi avons reçu un grand pouvoir collectif. Nous nous sommes élevés et corrigés nous-mêmes. Cela signifie que nous avons atteint notre auto-annulation totale dans ce nouvel état, mais comment pouvons-nous continuer à grandir ? Ici, chacun de nous reçoit un ego supplémentaire afin que nous puissions grandir, comme un embryon auquel est ajouté de la chair, et cette chair doit ensuite prendre une certaine forme. L’embryon reçoit du sang de sa mère qui coagule et se transforme en chair par lequel il grandit.
Cet ego additionnel génère la haine en nous, et nous la ressentons dans chaque niveau. Si nous nous élevons et nous annulons, nous sommes prêts à monter au prochain niveau, et puis nous recevons un désir supplémentaire et non corrigé de recevoir depuis la brisure. Nous étions sur le niveau de la racine d’Aviout (épaisseur), mais dans le nouvel état, nous avons déjà besoin de l’Aviout de la première phase. Depuis que nous avons besoin de recevoir cet écart entre les niveaux, l’ego supplémentaire est révélé comme de la haine. C’est effectivement ce qui nous aide à grandir.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 24/05/13, Écrits du Rabash
Ayant commencé à travailler par groupes de dix, vous pouvez penser à votre grand groupe qu’à travers votre «dix». Le dix est maintenant la cellule à travers laquelle vous vous connectez au monde, que ce soit en parlant à votre femme ou à votre patron au travail. Chaque action que vous faites, vous le faites à travers ce groupe, vous vous habillez en eux.
Un groupe de dix n’est pas des corps physiques, mais des principes que nous clarifions et remplissons ensemble. Peu à peu, vous commencez à sentir que cette formation invisible, aérée, devient plus claire, se connecte aux formes de vos relations, et prend un certain poids, une forme, une stabilité et une existence réelle, tangible.
Maintenant, dans les relations entre vous et les autres, vous ressentez les choses dont vous aviez seulement lu ou entendu parler auparavant. Cela devient déjà une réalité.
Un groupe de dix est une image perceptible, matérialisée de votre unité, comme une famille. En effet, qu’est-ce qu’une famille? Il y a une femme qui vit avec moi, et j’ai plusieurs enfants qui vivent dans la même maison. Une famille, cependant, n’est pas des gens isolés, mais quelque chose qui est un tout: nos relations, notre dépendance les uns des autres, le don mutuel et le souci. C’est tout un système qui est appelé une «famille».
Je ne m’inquiète pas personnellement de quelqu’un, mais du bien-être de toute la famille. C’est le sentiment que je devrais avoir à l’égard de mon groupe de dix, de sorte que je vais aborder chaque discernement et le sentiment qu’à travers lui. Sinon, je ne pourrai jamais voir le monde d’en haut. Je dois commencer à regarder tout à travers cette lentille de focalisation, par un réglage d’ouverture.
Elle limite ma vue et je regarde tout seulement à travers elle, à travers cette ouverture très étroite. Si je regarde à travers un petit trou au lieu d’utiliser des lunettes, je vais voir tout nettement, tout comme avec des lunettes, puisque les lunettes simplement limitent et de concentrent le rayon de lumière. C’est pourquoi cette ouverture très étroite me permet de voir aussi bien que si j’avais des lunettes très puissantes. Nous pouvons regarder à travers le groupe de la même façon. Si vous ne regardez pas à travers le groupe, vous ne verrez pas le monde.
De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 20/05/13, Le Livre du Zohar – Introduction
L’amour s’est transformé en un concept émasculé, dépourvu de signification réelle. En y réfléchissant, nous nous détournons de son essence profonde, qui est diamétralement opposée aux vues banales. En fait, nous parlons de la totalité de toute la création, tous les mondes, toute la réalité, comment aligner toutes les forces opposées correctement. Cependant, aujourd’hui, ce mot nie complètement une attitude sérieuse.
En fait, l’amour est la puissance de l’unité. Ne le confondez pas avec les sentiments et les associations que notre monde égoïste déclenche. Ici, on «aime» ce qui nous plaît, nous remplit, mais le véritable amour est l’essence même d’un partenariat entre le Créateur et la créature, entre les parties opposées, entre le « plus » et « moins » à différents niveaux de la nature : le minéral, végétal, animal et humain.
L’amour est une force particulière d’un ordre supérieur, qui relie le positif au négatif. Il est dit qu’il «couvre tous les péchés», c’est-à-dire les écarts entre les contraires. Il est le troisième facteur qui les unit en un seul. Il s’agit de la ligne médiane qui nous a été donné d’En Haut. C’est la force du Créateur que n’appartient ni au « plus », ni au « moins ».
C’est dans cette optique que nous devons interpréter le célèbre principe de l’amour d’autrui comme pour soi-même. Nous et les autres sommes opposés les uns aux autres, et c’est pourquoi nous avons besoin de la troisième force qui nous connecte. C’est alors que nous arrivons à nous aimer les uns les autres comme nous-mêmes.
En outre, ce principe nous apparaît comme le devoir de révéler le Créateur, d’adhérer à Lui. Après tout, afin de surmonter la haine pour les autres, je dois demander au Créateur pour la Lumière qui ramène vers le bien, afin qu’Il devienne un partenaire, témoigne de ma connexion avec d’autres, la renforce, et la sauvegarde.
Ainsi, dans un premier temps, adhérer au Créateur est notre moyen pour s’unir, et alors nous comprenons que toutes les ruptures entre nous sont destinées précisément à révéler le Créateur et adhérer à Lui.
En outre, nous adhérons à lui sur la base de ni positif, ni négatif, mais sur la base de la moyenne entre eux. C’est pourquoi il est nécessaire de rechercher le centre de son groupe de dix, son groupe, et là, et là seulement exiger la Lumière qui ramène vers le bien.
En fin de compte, tout est relié en une seule action …
De la 3ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 29/05/13, Les écrits du Baal HaSoulam
Question: Qu’est-ce que la “Nation d’Israël?
Réponse: La «nation d’Israël», tout comme n’importe quelle autre nation, est une collection de différentes personnes, mais, contrairement aux autres nations, ils sont unis selon un principe spécial de «Aime ton prochain comme toi-même. »
Autrefois, les gens vivaient en tribus dans l’ancienne Babylone, puis ils se sont séparés et dispersés dans différentes directions et les différentes nations qui sont connectés corporellement, elles ont été créées par leurs désirs corporels.
En ces jours, Abraham recueillit environ quatre ou cinq mille personnes des plusieurs millions qui composaient l’humanité à l’époque babylonienne. Ceux qui ont rejoint Abraham étaient des gens en qui l’étincelle qui aspirait à autre chose brûlait, l’étincelle qui appelle les gens à monter au-dessus de la nature. Ils le suivirent avec de grands espoirs et l’espoir de trouver le Créateur.
Ils ont reçu d’Abraham la méthode de la révélation du Créateur qui permet à une personne d’apprendre à aimer les autres en vue d’atteindre l’amour du Créateur grâce à cela.
Ce groupe a quitté Babylone avant même la grande dispersion et au fil du temps est devenue la nation d’Israël. Tout d’abord, les étincelles ne sont pas unies et tout le monde avait des désirs différents et ne pouvaient pas s’unir.
Cependant, Abraham a commencé à travailler avec eux et à les unir par une idée commune et un but, une perception qui est au-dessus du désir égoïste.
Il opérait selon le principe que «l’amour couvre toutes les fautes. » Cependant, les gens peuvent ressentir de l’amour seulement si le désir pour le plaisir croît en eux. Ils acquièrent une puissance suffisante de rejet quand ils le surmontent et montent à l’amour. Sinon, l’indifférence et l’aliénation entre eux peuvent éteindre toute étincelle.
La dynastie de nos ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob commence ici. Le groupe a rempli sa mesure d’unité initiale, puis une nouvelle vague d’ego la couvrit, et en conséquence, les tentatives réussies ou non de s’unir sont devenues un genre de travail que nous appelons l’«exil en Egypte. »
Il s’agit du même groupe. Peu importe dans quelle tente il habite, ce qu’il étudie, et dans quoi est-ce qu’il engage, son état actuel est simplement appelé «l’Égypte». «Pharaon» apparaît entre les amis, la haine mutuelle et la Torah, la méthode par laquelle Joseph soutient l’groupe, et plus tard, Moïse.
Enfin, le « groupe d’étude » atteint un état insupportable parce que l’ego simplement les déchire et ils ne savent pas que faire avec cela. Ils veulent vraiment se connecter et établir la connexion mutuelle entre eux, mais l’ego les sépare tellement qu’ils atteignent une impasse.
Ensuite, non seulement ils comprennent, mais entrent également dans un nouvel état de la nécessité essentielle et vitale pour échapper au «roi de l’Egypte », pour sortir de l’amour-propre et le transcender.
Imaginez la force que vous devez avoir pour haïr l’ego, combien repoussant et insupportable il doit vous sembler de sorte que vous « sautiez » et vous mainteniez au-dessus. Vous n’avez tout simplement pas le pouvoir de communiquer avec lui, et cette haine vous soulève. C’est le sens de la « sortie d’Égypte. »
Cependant, l’évasion n’est pas suffisante. Comment devrions-nous nous unir maintenant? Nous devons encore coexister avec l’ego. Dans cet état, les enfants d’Israël se tiennent devant le « Mt. Sinaï « , pas au-dessus de la haine, mais plutôt autour d’elle. Ensuite, vient la Lumière, et grâce à elle, ils acquièrent la compréhension de la façon de s’unir correctement, ce qui signifie d’utiliser la haine, et de dans quelle mesure l’utiliser afin de s’unir au-dessus.
Ils commencent à travailler mutuellement de différentes manières, et il est impossible de le faire sans intégrer la force négative. Pour recevoir la force positive, ils font une alliance avec l’autre, et entre eux et la Lumière, le Créateur. Ainsi, leur autocorrection commence.
Le groupe est le même groupe, mais à partir de maintenant c’est une nation puisque maintenant ils sont vraiment unis comme n’importe quelle autre nation, mais ils sont unis dans une volonté collective, des étincelles du don sans réserve.
La base de leur unité n’est pas le désir ordinaire corporel pour une bonne vie dans ce monde, mais la nécessité de vivre dans le Créateur, dans la partie supérieure. En fait, les enfants d’Israël sont également attirés par la «bonne vie», mais derrière ces mots, il y a déjà un sens différent. Le terme de ce qui est réellement les «bons» changements.
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De la 3ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 22/05/13, Les écrits du Baal HaSoulam “La Garantie Mutuelle”