Monthly Archives: décembre 2025

Désir, pensée et raison

942Question : Comment faire confiance aux sensations et aux désirs qui vivent dans un monde égoïste, dans un corps égoïste ? Comment discerner la vérité des désirs et des sensations qui émergent ?

Réponse : Il n’y a aucune vérité dans nos désirs. Toutes les sensations et toutes les pensées sont égoïstes.

Par conséquent, nous devons seulement nous efforcer d’attirer la Lumière Supérieure, qui révélera progressivement la dépravation de chaque sensation et de chaque pensée, et ainsi nous pourrons les corriger. Une personne ne peut pas, même selon sa nature égoïste, garder en soi ce qui lui est nuisible.

Question : Quel est le lien entre le désir, la pensée et la raison ?

Réponse : La base de notre nature est le désir (le cœur). La pensée (l’esprit) n’existe que pour trier et orienter correctement nos désirs. C’est pourquoi nous sommes composés d’un cœur et d’un esprit. L’intelligence est nécessaire pour gérer correctement nos désirs.

Il y a le désir d’avoir du plaisir, et la pensée sur la manière de réaliser ce désir.

Le désir (le cœur) est primaire, la pensée (l’esprit) est secondaire. La raison est au service du désir.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 13/05/2018

Créez une bonne force en vous

508.1Question : Si l’âme est la qualité du don sans réserve et de l’amour, alors quel est le rapport avec toutes ces connaissances sur la nature du système des mondes spirituels ? S’agit-il de conditions nécessaires à l’existence de la qualité du don sans réserve ?

Réponse : Le fait est que notre monde est construit sur la réception et la haine. Le monde spirituel est son exact opposé, il est fondé sur les qualités du don sans réserve et de l’amour. Si nous remplaçons nos qualités de haine et de réception par le don sans réserve et l’amour, nous commencerons à ressentir des phénomènes et des processus intérieurs totalement différents. Tout cela sera appelé le Monde Supérieur (Olam Elyon).

Commentaire : Mais certaines personnes ont certains élans altruistes.

Ma Réponse : Dans quel but ? Pour leur propre intérêt. Il ne s’agit donc pas de bonté mais d’intérêt personnel. Si ce n’était pas bénéfique, une personne nuirait aux autres.

L’égoïsme (le mal) est la nature fondamentale de notre monde, et nous devons le transformer en nous-mêmes. Le monde c’est moi, et si je change moi-même, j’existerai dans une autre dimension. Actuellement, tout ce que je perçois se trouve à l’intérieur de moi, à l’intérieur de mon égoïsme.

Question : Où trouver une force bienfaisante pour contrebalancer le mauvais penchant ?

Réponse : Si vous désirez vraiment l’acquérir, vous devez étudier la Kabbale. Une force bienfaisante se formera alors progressivement en vous, et vous constaterez que vous acquérez soudainement des qualités qui, par définition, ne pourraient exister en vous, mais que vous commencez à recevoir.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 04/03/2018

Rendre le secret évident

281.02Commentaire : Dans les leçons du Zohar, vous expliquez des choses très subtiles, cachées, voire pourrait-on dire secrètes.

Ma Réponse : Elles sont secrètes et dissimulées à nos sens car nous sommes trop grossiers et incapables de les discerner. C’est tout !

Cela ne signifie pas qu’elles constituent un mystère. Elles me semblent secrètes car elles me sont cachées, imperceptibles.

Je dois aiguiser ma perception, la rendre plus précise et capable de différencier des nuances plus subtiles de propriétés. Alors, je commencerai soudain à percevoir une représentation complètement différente et véritable de la réalité, dans une résolution supérieure.

Pour que cela se produise, nous devons introduire la propriété du don sans réserve dans notre perception. En la percevant, nous percevrons le monde supérieur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Livre du Zohar, « VaYechi » du 07/09/2010

Un pas au-dessus

79.01Question : Comment une personne voit-elle que ses récipients de don sans réserve ne sont pas corrigés ? En quoi cela s’exprime-t-il ?

Réponse : Cela se manifeste par le fait que la personne demande au Créateur de la corriger. Et le Créateur comprend que cela fait partie de Sa contribution à la correction de toute la création et, par conséquent, Il la corrige.

Alors, la personne s’élève déjà d’un pas au-dessus. Voilà comment cela se produit.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Hanoucca » le 20/12/2025

À la mangeoire vide

294.2Nous devons montrer à l’humanité qu’il existe un remède à la mort, un élixir d’immortalité. Mais pas d’une manière qui permette à chacun d’en faire l’expérience, de l’essayer et puis c’est tout ; je ne lui en donnerai pas plus.

Lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale, au fil de plusieurs mois, on lui montre un peu qu’il existe d’autres états et qu’elle les traverse constamment.

Elle voit qu’il y a quelque chose qui change en elle : sa psyché, sa psychologie, son attitude envers le monde, envers la vie et envers elle-même ; sa conscience s’élargit, elle commence à penser sur deux plans : le spirituel et le terrestre.

À un parfait inconnu, il suffit d’expliquer brièvement la méthode, de donner des exemples logiques. Le Baal HaSoulam écrit dans le livre La Dernière Génération qu’il n’y a pas d’autre issue.

Nous voyons dans les exemples de notre monde comment, malgré tout, on nous aide à montrer que quelque chose doit être fait avec le monde et avec nous-mêmes. Si notre monde était en bon état, il serait bien plus difficile d’arracher une personne à cette source de nourriture matérielle. Mais en l’état actuel des choses, elle constate que la mangeoire est déjà vide et que bientôt tout sera fini.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le quai de Harry Potter » du 04/10/2010

La pertinence de la diffusion

271Question : Comment la diffusion devrait-elle s’exprimer ? Existe-t-il certaines limites que nous ne pouvons pas franchir ?

Réponse : Les limites devraient être celles qui sont acceptables et décentes, sans crainte, sans équivoque ou sous-entendus. Simplement, directement. Mes amis, regardez où nous en sommes aujourd’hui : d’un côté, le chemin de la souffrance, de l’autre, le chemin de la correction. Et vous commencerez immédiatement à vous percevoir différemment, vous et le monde.

Oui, ce n’est pas facile. Mais c’est simple si nous sommes ensemble. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie un changement dans les relations sociales. Cela signifie de nouvelles relations sociales fondées sur la fraternité, la camaraderie, l’entraide, sur le fait que nous sommes les éléments d’un seul et même système. Commençons à nous construire exactement comme ce système existe en nous. Ce réseau existe entre nous.

Acceptons d’abord de ne pas nous nuire les uns aux autres comme objectif. Partout (à la maison, au travail, en voyage, où que vous soyez), considérons-nous comme membres d’une seule et même famille.

Commentaire : Cet instinct est caractéristique des fourmis protégeant leur fourmilière.

Ma Réponse : Quelle importance ? Grâce à cela, vous atteignez le niveau du Créateur ! Et en réalité, aujourd’hui, vous êtes une fourmi.

En appliquant les lois de la Kabbale, nous ne nous avilissons pas mais nous nous élevons, car dans la connexion correcte qui nous unit, nous révélons la force supérieure de la nature.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – 2012 » du 25/08/2010

Pourquoi est-ce que je ne ressens pas le Créateur ?

576.02Question : S’il n’y a rien hormis le Créateur, il s’ensuit que je fais partie de Lui. Est-il normal que je ne Le ressente pas ? Est-ce ainsi que les choses devraient être selon le plan de la création, ou est-ce un dysfonctionnement de ma perception ?

Réponse : Si vous dites encore « je », cela signifie que vous devez atteindre un état où vous Le ressentez. Alors, vous n’aurez plus le sentiment d’être « je » et la question disparaîtra.

La transition du « je » au « nous » nous prépare à percevoir les autres comme étant eux-mêmes, mais en relation avec le Créateur.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 02/09/2018

La jarre d’huile : un désir unique

939.02Question : Quel genre de « jarre d’huile » existe actuellement dans la dizaine ? Comment peut-on vérifier cela ?

Réponse : C’est quelque chose qui doit se travailler. Si vous formulez un désir unique pour être connecté mutuellement et que vous le dirigez vers le Créateur dès maintenant, vous le ressentirez. Ce sera votre désir commun.

Ensuite, vous devez faire en sorte que ce désir prenne conscience de lui-même, et vous ressentirez combien il est connecté au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Hanoucca, le 20/12/2025

Moi et mes neuf Sefirot avec la Lumière du Créateur

938.01Question : Dans « La Préface au Commentaire du Soulam », un système est décrit qui semble extérieur à l’être humain. Comment puis-je me le représenter en rapport avec moi, à l’intérieur de moi-même ?

Réponse : Il n’y a pas d’âme dans mon corps animal, pas dix Sefirot de l’âme. Je n’ai qu’un point à partir duquel je dois les construire.

Il est né de mes désirs égoïstes. Si je peux me connecter à d’autres points dans le cœur avec mon égoïsme, mon ego me donnera alors des désirs matériels, et la connexion avec autrui créera en moi une structure de neuf Sefirot.

Je me transforme moi-même en point de Malkhout, en la dixième Sefira, et mes neuf premières Sefirot représentent mon attitude envers autrui. Toutes les autres âmes, tout ce qui se trouve devant elles, le monde entier et tout ce qui les entoure sont mes neuf Sefirot (Tet Rishonot).

Et si je les connecte à moi-même avec l’amour et la compréhension que nous sommes un, et si je m’élève au-dessus de mon égoïsme, si je peux m’élever au-dessus de ma Malkhout pour donner sans réserve, alors je connecterai ces propriétés extérieures du don, et mon âme s’éveillera en moi, un Partsouf complet de dix Sefirot.

Où est-ce que je révèle le Créateur ? Dans les désirs mêmes que j’ai acquis en donnant sans réserve aux autres.

Tout ce qui entoure une personne constitue la structure de son âme. Mais après la brisure, la chute dans l’égoïsme, je veux utiliser ces parties de moi-même de manière égoïste pour m’approprier tout ce qu’elles contiennent.

Il me faut maintenant revenir au don sans réserve envers elles, les connecter à moi-même avec amour, et je révélerai en elles la Lumière de mon âme. En moi-même, dans ma Malkhout, je ne révélerai jamais la Lumière car la Première Restriction (Tsimtsoum Aleph) ne peut être annulée.

Par conséquent, tout dépend de ma capacité à sortir de moi-même et à me connecter aux autres âmes, à ressentir leurs désirs comme s’ils étaient les miens. Dans ce désir commun, je révélerai le Créateur.

Extrait de la Leçon de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Préface au Commentaire de l’Échelle (Soulam) » du 08/09/2009

S’échapper de la réalité

276.01Question : Vous dites qu’une personne devrait s’améliorer et changer. Certaines personnes sont capables d’expliquer intelligemment ce qui se passe dans le monde et pourquoi. Certaines religions l’expliquent ainsi : « Parce que les gens ne croient pas en Dieu, Il les punit. » Comment pouvez-vous vous démarquer parmi tant de personnes intelligentes ?

Réponse : Je ne vais pas me démarquer.

Commentaire : Mais vous voulez que les gens connaissent la vérité.

Ma Réponse : Je dis ce que je pense, mais je ne veux pas critiquer les autres. Une personne qui aspire à une analyse sérieuse et à un examen approfondi des phénomènes de cause à effet verra en moi une graine de rationalité, et chez tous les autres, leur échec.

Commentaire : Beaucoup de gens se convertissent au bouddhisme. Ils pensent peut-être y trouver la paix.

Ma Réponse : Ils peuvent le penser, y rester quelques années, puis revenir à la raison car ils ne trouveront aucune solution. Leur solution est de se déconnecter du monde, atteindre le nirvana et se détacher de tout.

Où trouve-t-on un exemple de bouddhistes heureux ? Où voit-on en Inde (avec ses castes et ses divisions, où la misère règne et où chacun se bat pour survivre tout en vénérant les vaches sacrées qui errent dans les rues) un exemple à suivre ? Est-ce leur refuge dans leurs illusions où ils trouvent un semblant d’échappatoire à la réalité ? Ou leur croyance en la crémation des âmes suivie de promenades en barque illuminées aux chandelles sur le Gange ?

Je ne vois rien de positif là-dedans, ni dans leur organisation, ni dans leurs amitiés lorsqu’ils clament haut et fort leur amour. Quel genre d’amour peut-on trouver dans un système de castes où l’entraide est impossible, où le mariage avec une personne d’une autre caste est impensable, où règne une telle pauvreté, une telle séparation des classes ?

Quel exemple peuvent-ils donner ? Celui de la fuite de la réalité.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le Quai de Harry Potter » du 04/10/2010