Category Archives: Crise

La condition de l’unité

938.03En comprenant notre nature animale, nous commençons à réaliser que personne ne peut jamais s’unir à quelqu’un d’autre. Chaque personne demeure séparée.

Aujourd’hui, nous voyons que la famille, telle qu’elle existait autrefois, est en train de disparaître. Les relations d’autrefois entre parents et enfants ne sont plus les mêmes. La raison en est qu’à mesure que l’humanité se développe, son ego et son désir de recevoir continuent de croître. En conséquence, chaque personne s’éloigne de plus en plus des autres, et tous les liens qui existaient autrefois au sein de la famille, de la famille élargie, de la nation et de la société se rompent. L’égoïsme détruit toute structure et laisse l’individu isolé.

Après avoir opéré les discernements nécessaires, on peut conclure qu’une connexion entre les personnes n’est possible que par l’intermédiaire du Créateur. Si nous souhaitons accomplir la loi « Aime ton prochain comme toi-même », cela ne peut se faire par la force, comme on a tenté de le faire dans la Russie soviétique. Ce n’est qu’à travers notre connexion avec le Créateur que nous commencerons à nous unir les uns aux autres.

Même le plus petit groupe ne peut exister qu’à cette condition, et à plus forte raison le monde entier, lorsqu’il commence à accomplir la loi « Aime ton prochain comme toi-même ». En effet, toute véritable connexion ne peut exister qu’au niveau de l’humain. Par « humain », on entend une connexion avec le Créateur.

Tout le reste de ce que nous faisons, hormis l’établissement d’une connexion avec le Créateur, relève du niveau animal. Ces choses ne nécessitent aucune correction et nous ne devrions y prêter aucune attention, car ce serait une perte de temps et d’efforts.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que faire si l’on est né avec de mauvaises qualités ? » du 16/07/2026

Jusqu’à ce que la différence entre nous et le Créateur disparaisse

231.02Question : Est-il nécessaire que les guerres se développent selon les niveaux minéral, végétal, animal et parlant ?

Réponse : Les guerres intérieures, selon les degrés, s’étendent de plus en plus jusqu’à la guerre contre Amalek. C’est la plus grande et la dernière guerre, qui détruit toute la Sitra Achra (l’Autre Côté), toutes les forces impures, le cœur de pierre (Lev haEven).

À chaque degré, cela dépend de la manière dont le désir de recevoir se révèle en opposition au désir de donner sans réserve. Et à chaque fois, cette opposition apparaît de plus en plus clairement aux yeux de l’individu.

La différence entre eux est telle que, comme on le dit, le Créateur juge les justes au cheveu près. Si auparavant vous n’aviez pas le sentiment d’être en guerre, ni même en désaccord sur des questions d’envergure mondiale, des clarifications s’opèrent ensuite de manière très subtile.

Un observateur extérieur se demandera : « Mais qu’est-ce qui vous prend ? » Il ne comprend absolument pas ce qui se passe. Pourtant, votre rapport à la situation est si fort qu’il vous est insupportable, ne serait-ce qu’un instant. Votre sensibilité s’accroît, votre analyse s’affine et s’ approfondit. Et cela se poursuit jusqu’à ce que toute différence entre votre opinion et celle du Créateur disparaisse.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La paix après une dispute est plus importante que l’absence totale de disputes » du 26/04/2026

Ne vous mêlez pas des querelles d’autrui

598Si vous vous mêlez des querelles de quelqu’un d’autre, vous vous attirerez l’hostilité d’un chien. Nous savons que la meilleure chose à faire est de ne pas intervenir. Le mieux est de laisser la personne régler son problème sans donner de conseils. Sinon, vous deviendrez l’ennemi des deux parties.

Question : Imaginons qu’une dispute éclate. Que devrait faire une personne ?

Réponse : Un témoin ne devrait rien faire. Il laisse les personnes concernées tranquilles et se tient à l’écart. L’armée, la police ou toute autre personne chargée de rétablir l’ordre, c’est leur affaire. Mais un citoyen lambda n’a pas le droit d’intervenir.

Question : Est-ce parce qu’il ne sait pas qui a raison et qui a tort ?

Réponse : Il n’a pas le droit de s’en mêler, point final. Sinon, ces conflits ne trouveront jamais de solution.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 28/03/2026

La confusion est un signe d’ascension

115.06Question : Que devrais-je faire dans les moments de douleur et de souffrance, lorsque la direction est incertaine ? Que devrais-je faire dans un état de confusion et d’incompréhension ?

Réponse : Confusion, incompréhension, joie, douleur, compréhension : nous devons appréhender chacun de ces états comme le plus approprié et nécessaire à l’instant présent. Peu importe comment je le ressens dans mon désir de recevoir.

L’important est de le vivre pleinement, de ne pas s’enliser dans l’inconscience, dans la sensation de simplement vivre. Je devrais ressentir cet état comme mon état spirituel, par lequel je peux me connecter avec le Créateur qui me le donne.

Alors, peu importe la nature de cet état, il peut être bon ou mauvais ; l’essentiel est que je ressente, à travers lui, le Créateur me l’envoyer. C’est de là que commence mon chemin vers la progression.

L’état de confusion indique généralement une ascension vers un degré supérieur par rapport à l’état précédent. Si, dans un état d’attention dispersée, lorsqu’une personne ne comprend pas, ne sait pas, est confuse, essaie d’écouter sans y parvenir, et qu’elle fait des efforts, alors c’est ainsi qu’elle atteint le degré supérieur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Faites-vous un Rav et achetez-vous un ami – 1 » du 16/02/2026

À la mangeoire vide

294.2Nous devons montrer à l’humanité qu’il existe un remède à la mort, un élixir d’immortalité. Mais pas d’une manière qui permette à chacun d’en faire l’expérience, de l’essayer et puis c’est tout ; je ne lui en donnerai pas plus.

Lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale, au fil de plusieurs mois, on lui montre un peu qu’il existe d’autres états et qu’elle les traverse constamment.

Elle voit qu’il y a quelque chose qui change en elle : sa psyché, sa psychologie, son attitude envers le monde, envers la vie et envers elle-même ; sa conscience s’élargit, elle commence à penser sur deux plans : le spirituel et le terrestre.

À un parfait inconnu, il suffit d’expliquer brièvement la méthode, de donner des exemples logiques. Le Baal HaSoulam écrit dans le livre La Dernière Génération qu’il n’y a pas d’autre issue.

Nous voyons dans les exemples de notre monde comment, malgré tout, on nous aide à montrer que quelque chose doit être fait avec le monde et avec nous-mêmes. Si notre monde était en bon état, il serait bien plus difficile d’arracher une personne à cette source de nourriture matérielle. Mais en l’état actuel des choses, elle constate que la mangeoire est déjà vide et que bientôt tout sera fini.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le quai de Harry Potter » du 04/10/2010

La psychologie dans une impasse

423.02Question : Pourquoi le Baal HaSoulam avait-il un respect particulier pour la psychologie matérialiste ?

Réponse : Parce qu’à l’échelle de notre monde, elle explique tout correctement ; cependant, à l’instar des autres problèmes de notre monde, elle aboutit à une impasse.

Que pouvons-nous faire dans le monde avec notre psychologie actuelle ? Nous étudions l’être humain par tous les moyens possibles, nous sommes prêts à investir des milliards de ressources et d’efforts, et pourtant nous n’obtenons aucun résultat car nous ne prenons pas en compte le monde intérieur d’une personne.

La psychologie est comme un outil avec lequel je voudrais ouvrir une personne, regarder à l’intérieur, creuser, comme on le fait avec un ordinateur ou un moteur, afin de découvrir comment elle fonctionne, comment la corriger, l’ajuster, l’adapter à moi-même, comprendre quels sont ses problèmes, etc.

Mais en réalité, la psychologie ne m’aide pas dans cette voie. C’est comme essayer d’utiliser un tournevis et un marteau pour pénétrer à l’intérieur d’un mécanisme moderne composé de toutes sortes de circuits électroniques afin de le comprendre. C’est impossible de travailler de cette façon.

Pourtant, nous ne pouvons agir autrement car notre égoïsme, à travers lequel nous observons et étudions autrui, est très unilatéral et vil. Il nous empêche de comprendre ses motivations, ses ressources, ses causes et ses problèmes. Nous avons l’impression que la psychologie est inadaptée aux enfants, aux adultes, aux couples mariés, à tout le monde. Nous ne comprenons pas les gens et sommes incapables de les cerner. C’est le problème majeur de notre société : nous ignorons nos propres besoins.

Naturellement, la Kabbale remplace complètement la psychologie. Elle l’utilise lorsque c’est possible puis la développe car la psychologie ne peut évoluer d’elle-même. C’est pourquoi nous accueillons favorablement la psychologie matérialiste, mais nous devons d’abord la faire évoluer vers le domaine de la Kabbale.

Remarque : D’ailleurs, de nombreuses personnes ayant étudié ou poursuivant des études en psychologie s’intéressent à la Kabbale.

Ma Réponse : Naturellement, je suis certain qu’à l’avenir tous les psychologues et les philosophes se tourneront vers l’étude de la Kabbale car ils y trouveront des réponses aux questions auxquelles la psychologie ne peut répondre.

Extrait de KabTV, « Les Fondements de la Kabbale » du 13/12/2018

Faux plaisir

119Commentaire : Imaginons qu’une personne comprenne parfaitement qu’un certain médicament l’aidera et qu’elle le prenne. Mais à un moment donné, elle s’arrête et dit : « Ça y est, je n’en veux plus. » Prenons l’exemple des toxicomanes qui savent qu’ils doivent guérir et endurer certaines souffrances pour se débarrasser de leur dépendance, mais qui n’arrivent pas à s’arrêter.

Ma Réponse : C’est aussi le signe d’une souffrance insuffisante. À la fin de cette souffrance, un nouveau niveau, plus bas, se développe progressivement en nous où nous ne sommes plus capables de consommer de faux plaisir.

Avec le temps, le sevrage des drogues viendra. Les gens ne pourront plus les utiliser car ils auront atteint le développement final de la conscience.

– Je ne peux plus fumer, me piquer ou sniffer. Je ne peux plus !
– Pourquoi ?
– Parce que c’est un mensonge !

Autrement dit, le simple fait de comprendre qu’il s’agit d’un mensonge neutralise la sensation de plaisir qu’ils éprouvent.

Il s’agit d’un développement naturel et dialectique de notre désir multicouche, composé de son niveau racine (zéro), puis des première, deuxième, troisième et quatrième phases. Lorsque nous atteignons la quatrième phase (Behina Dalet) du désir, c’est la fin ! Nous ne pouvons plus l’utiliser.

Nous réalisons qu’elle est opposée à une certaine source, quelque chose que nous ne pouvons pas enfreindre, et c’est tout. Nous ne pouvons plus utiliser ce désir. Nous devons nous élever au-dessus de lui.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La Kabbale et les drogues » du 27/08/2010

Ne vous étouffez pas avec votre propre vérité

232.1Question : Existe-t-il une sorte de vérité qu’il faudrait dire à une personne ?

Réponse : La seule vérité est de donner à une personne le libre arbitre et de la laisser choisir sa propre vérité. C’est tout. C’est la chose la plus importante dans l’éducation des enfants et dans les relations entre adultes.

Question : Comment faire ? Par l’exemple ? Sur quelle base ?

Réponse : Enseignez à quelqu’un la méthode pour découvrir correctement la vie.

Commentaire : Cela semble bien ! C’est l’essentiel.

Ma Réponse : Oui.

Question : Et si une personne est convaincue à 100 % d’avoir raison et qu’elle doit transmettre cela à quelqu’un ?

Réponse : Alors, elle devrait se taire et ravaler sa vérité ! Pour ne pas s’étouffer avec sa propre vérité !

Question : Même si je sens qu’en agissant ainsi, je vais l’aider ?

Réponse : Quel énorme égoïsme elle a ! Il jaillit d’elle ! Elle n’a même pas le droit de le ressentir elle-même. La seule chose qu’elle puisse faire, c’est simplement comprendre à quel point elle est égoïste si elle se sent obligée de remplir une autre personne de sa propre opinion.

C’est terrible ! Il existe un dicton très simple à ce sujet : « Le silence est la barrière qui entoure la sagesse. »

Question : C’est magnifique ! Autrement dit, vaut-il mieux se taire à ce moment-là ?

Réponse : Oui.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 08/07/2025

Parlons d’un avenir différent

268.02Commentaire : La professeure Tatiana Chernigovskaya, psycholinguiste et neurobiologiste à l’Université de Saint-Pétersbourg, déclare : « L’avenir est déjà là. C’est un monde différent, loin de celui dans lequel nous vivions il y a seulement cinq ans. Il faut apprendre aux enfants d’aujourd’hui à entraîner leur mémoire, à maintenir leur attention, à classer l’information, à savoir où trouver des sources fiables, et à se comporter dans un état de stress constant et de pression temporelle. »

Ma Réponse : Elle semble avoir raison. Mais voilà le problème : un tel monde n’est nécessaire ni à nous ni à nos enfants. Pourquoi devraient-ils vivre dans une tension constante et une méfiance à l’égard de toute information ? Pourquoi les préparer à la négativité et la rapprocher à l’avance ?

Non ! Je veux préparer les enfants à un avenir radieux. Je veux leur expliquer comment rendre l’avenir radieux au lieu de se soumettre au « destin de la nouvelle ère ». L’avenir devrait être tel qu’il soit bon pour nous tous.

C’est possible, et la Kabbale montre comment y parvenir grâce à une connexion appropriée entre les individus malgré l’égoïsme. C’est ce que j’enseignerais aux enfants aujourd’hui.

La connexion fait émerger les forces positives de la nature, même celles dont nous sommes inconscients. Elle mènera l’humanité au bonheur.

Les enfants, et pas seulement eux, doivent apprendre à construire la bonne connexion dans laquelle nous révélons la force bienveillante de la nature, une humanité bienveillante, une vie aimable, la sécurité, la joie et la Lumière. Tel doit être le but de notre éducation. C’est ce que les enfants devraient ressentir. C’est l’environnement dans lequel ils devraient grandir.

Sinon, nous élèverons des égoïstes moroses, renfermés, émotionnellement réprimés, prêts au combat et au malheur.

En imaginant un avenir juste, un avenir bienveillant entre nous, nous éveillons chez les enfants des qualités positives, des forces positives. Et ensuite, ils donneront vie à ce nouveau monde.

Après tout, c’est nous qui construisons le monde. Il est le fruit de nos relations.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman », non daté

Changer d’attitude envers le Créateur

237Quelle que soit la forme sous laquelle nous présentons nos idées à la société, nous serons contraints de le faire de telle sorte qu’une personne comprenne qu’elle doit, au fur et à mesure de son développement, changer d’attitude envers le Créateur.

Et dans la mesure où elle en est capable, elle s’immergera dans le changement d’attitude et dans la mesure où elle n’en est pas capable, elle s’immergera non pas dans l’attitude elle-même dans sa forme pure, mais dans le travail physique qui en sera l’expression : construire, faire, participer. C’est tout.

Fondamentalement, on lui cache qu’à travers ses actions physiques, elle met également des forces en mouvement et ne fait rien qui existe dans le cadre de ce monde. En fin de compte, ce n’est qu’une question de dissimulation. Imaginons que je vous apporte un cadeau, et il est clair pour nous que ce cadeau devrait être une sorte d’objet, et que je ne suis pas capable de plus. Après tout, il est possible que je n’y mette aucun sentiment.

On nous cache que dans ce cadeau, dans cette attitude, il y a une action supérieure, et qu’aux niveaux supérieurs où nous existons, celle-ci se manifeste déjà sous forme de forces et d’intentions. Mais je ne peux pas venir dans la société et dire : « Nous existons dans un monde de forces et d’intentions. C’est grâce à elles que nous mettons en mouvement la réalité, et non par des actions matérielles. Le matériel ne sert à rien et ne signifie rien. »

Je ne peux pas m’adresser au grand public de cette manière, mais puisque nous avons atteint le grand public avec une explication qui lui est adaptée, de plus en plus de personnes (et à travers la souffrance aussi) comprendront qu’il se passe quelque chose à quoi elles n’ont pas de réponse. Nous souffrons néanmoins, et il y a une raison à cela.

Lorsque les gens se sentent mal, ils se souviennent soudain qu’il y a le « mauvais œil » et que quelqu’un pense du mal d’eux ; sinon, pourquoi rien ne fonctionne pour eux ? Plus on approfondit ce sujet, plus on ressent l’existence de forces, et que ce sont elles qui agissent, et non la matière.

De plus, des personnes viendront qui d’une manière ou d’une autre participeront aux actions d’élévation de MAN (prières pour la correction) dans la forme correcte, le revêtement correct par rapport à la force supérieure. Il n’y a pas d’autre choix. Le monde en viendra à cela.

Extrait de la 1re partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 12/05/2025