Le chemin vers l’infini

Dr. Michael LaitmanLe Livre du Zohar, le chapitre « Trouma » (Don), Article 75: Celui qui souhaite aller le chemin devrait s’élever bien qu’il fasse encore nuit, regarder en observant l’heure vers l’est, et de voir apparaître les lettres qui illuminent le firmament, une monte, l’autre descend. C’est l’éclat de la lettre avec laquelle le ciel et la terre ont été créés.

Bien sûr, tous ces phénomènes se passent en nous, dans chaque personne, et nous avons à les rechercher et à les reconnaître en nous-mêmes. Nous parlons de la connexion entre nous, de ses formes et de sa nature. C’est ainsi que les kabbalistes en parlent. Après tout, il n’y a rien d’autre.

Enfin de compte, nous révélons le réseau parfait de lien entre nous a appelé Malchout de l’Infini et sur ​​le chemin, le voir en partie, sous diverses formes. Par conséquent, lorsque nous arrivons à la correction finale, il n’y a pas plus de formes. Tout est dissous dans la blanche Lumière. Comme il est écrit: « Lui et Son Nom est un. »

Toutefois, pour le moment, il y a toutes sortes de formes, de propriétés, de mondes, et de dissimulations qui cachent la perfection en nous, qui nous révèlent une fois de plus à travers la structure de tous ces mondes. La dissimulation a été créée de haut en bas; de bas en haut, la révélation se fait par les mêmes étapes, dans le même monde.

C’est pourquoi nous devrions essayer d’imaginer l’ensemble du texte dans la connexion entre nous: ce dont il parle et de quelles formes de connexion, il s’agit.

Gravir les degrés des Mondes Spirituels

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que l’amour de la mère pour ses enfants et l’amour entre mari et femme sont égoïstes?

Réponse: Cet amour n’est pas considéré comme égoïste. Tous nos désirs sont divisés en niveaux comme le reste, végétal, animal et l’homme (1,2,3,4). Les désirs du niveau animer qui apparaissent dans une personne sont similaires aux désirs des animaux, seulement ils sont plus développés. Il s’agit notamment des désirs de la mère par rapport à son enfant ou des désirs qui apparaissent entre les époux.

L’attitude instinctive de la mère envers ses enfants n’est pas égoïste. La Nature des forces d’un être humain (une mère), le fait de se comporter de cette façon est le désir de satisfaire une autre personne (enfant). D’autre part, l’ego est le désir de recevoir du plaisir aux dépens d’un autre être humain, qui se manifeste, quand je veux me sentir bien aux dépens d’autrui. Même le fait que quelqu’un soit dans une mauvaise situation peut me faire plaisir.

Ce genre de plaisirs pourrait être divisé en plusieurs niveaux. Par exemple, je peux tirer du plaisir du fait de rendre l’autre mon esclave. Donc, le plaisir existe aussi dans la possibilité de lui nuire, de l’humilier, et de lui causer des souffrances. Les plaisirs d’exploiter les autres, plutôt qu’un désir naturel de recevoir du plaisir, est considéré comme égoïste.

Mon désir de faire plaisir avec des plats savoureux, de communiquer avec mes enfants, ou de quelque chose dans la vie qui ne blesse pas une personne n’est pas considérée comme de l’égoïsme. Les actions égoïstes sont destinées à l’aide d’autres à des fins personnelles.

Nous révélons notre véritable (spirituel) égo au niveau « humain » où nous intégrons le groupe. Puis, nous commençons à sentir une hostilité particulière envers l’autre, dressant un mur entre nous.

Dans la mesure où nous voulons être plus proches les uns des autres, étudier ensemble, prendre des repas en commun, et s’unir afin d’atteindre l’attribut du don sans réserve, dans cette mesure, nous sentons une haine encore plus vive envers l’autre, une aversion, et une réticence à se connecter. Notre ego se manifeste à ce moment particulier. Il n’est pas présent dans les personnes ordinaires, mais seulement dans celles qui veulent se connecter afin d’atteindre la spiritualité. Ces personnes découvrent qu’elles ne peuvent rien faire avec lui. Pourquoi? Il est tel qu’elles développent plus tard un besoin de la force supérieure.

D’où vient cette force? Elle est d’abord présente  dans un système parfait et disparaît (devient caché) à la suite de la brisure. Cette force existe, mais elle est cachée à l’intérieur. Si j’essaye de m’unir avec mes amis et que je n’en suis pas capable, mon niveau d’égoïsme me sera révélé de plus en plus (dans une certaine mesure). Ce sera mon premier degré spirituel, le 1er sur les 125ème de l’ascension totale.

Je travaille sur cela depuis des mois, jusqu’à ce que j’atteigne l’état par lequel je ne serai pas en mesure de me vaincre. Ensuite, je vais développer le besoin de la Lumière qui sert à nous remplir et qui est maintenant caché à l’intérieur, et je veux qu’elle vienne, pour se révéler, et nous connecter tous ensemble.

Cette exigence permet de libérer le 1er degré spirituel pour moi: moi, mon ami, et la Lumière supérieure entre nous. Par la suite, mon objectif sera d’atteindre le degré suivant, où l’ego   développera encore plus de haine dont je ne connaissais pas l’existence, et qui va éclater.

Je vais être irrité et repoussé par des petites choses dans mon ami. Ensemble, nous devons travailler dur et remonter au 2ème des 125 degrés, et de cette façon jusqu’à la fin de la correction.

Le jeu « Injuste » du Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Y a-t-il une zone dans notre cerveau dans laquelle nous pouvons ressentir le plaisir de l’état d’être uni avec le groupe en révélant le Créateur à l’intérieur du groupe, tout comme que nous éprouvons du plaisir avec la nourriture, le sexe, et la famille?

Réponse: Le cerveau, ainsi que le désir, ne se préoccupent pas d’où nous recevons du plaisir, mais le Créateur joue un « injuste » jeu avec nous. Il a placé une condition en nous: Si dans ce monde, dans cette vie, vous voulez obtenir du plaisir de ce qui est doux, vous pouvez le faire, pour l’instant.

Ce ressemble à la faàçon dont nous récompensons nos enfants. Ils doivent grandir pour devenir des adultes. Ainsi, de jour en jour, au cours des 18 premières années, nous leur donnons tout notre possible. Un enfant casse ses jouets, désobéit, fait des choses mal, pendant que vous continuez à le traiter avec bienveillance. Quelles autres options avez-vous? Il est difficile d’élever des enfants. Tout ce que vous pouvez faire est de continuer à leur donner ce dont ils ont besoin.

De toute évidence, la nature donne aussi tout à ses enfants: le désir, la force et la volonté de se développer. Ils courent, jouent, et sont toujours en mouvement. Tout est fait de manière à ce qu’il soit donné à une personne une chance de grandir. Etes-vous mûr? Maintenant, c’est à votre tour de travailler et de servir dans l’armée. C’est tellement différent de votre vie antérieure! L’enfance a pris fin, vous êtes un adulte maintenant.

Dans le monde spirituel, le Créateur nous met dans un état similaire. Il vous est donné l’occasion de commencer à grandir dans la spiritualité du petit Etat (Katnout) et de recevoir tout ce dont vous avez besoin, tout comme les enfants dans ce monde. Cependant, comme vous grandissez, vous êtes face à des situations de plus en plus difficiles. Vous devez donner plus, payer plus, et aimer plus pour obtenir quelque chose en retour.

La lumière est au repos absolu. Le désir veut profiter de la Lumière. Mais entre les deux, il y a une condition, comme c’est le cas pour une croissance dans ce monde: Si vous souhaitez vous maintenir dans l’état de plaisir, vous devez payer, remplir votre désir, le récipient qui reçoit la Lumière. Le plaisir reste le même, mais en raison de la règle ci-dessus, vous ne pouvez pas en profiter. Par conséquent, nous n’avons pas le choix: nous devons atteindre le don sans réserve.

Nous disons: «Mais je veux éprouver du plaisir directement. Placez-moi dans Malkhout de l’Infini! Donnez-moi du plaisir maintenant ! Remplissez-Moi ! » Mais, non, il  nous est dit: » Malkhout de l’Infini? Une chose est sûre! Mais tout ce que vous trouverez  c’est un vide horrible.  » Comment cela? C’est à cause de la même condition, la Première Restriction. Si vous n’êtes pas semblable à la Lumière dans vos propriétés, vous ne sentirez rien, que l’obscurité.

Ainsi se développent tous les plaisirs de recevoir la Lumière. Même si quelqu’un aime tuer, cela, aussi, est dérivé de la Lumière. Il n’y a aucune autre source de plaisir. Cependant, il y a une condition: Si vous souhaitez connaitre les réels, plaisirs éternels, vous devez les recevoir dans la volonté de donner. Vous n’avez pas le choix, voilà la règle.

De la 3e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 13/05/2011, Explication de l’article, «Préface à la Sagesse de la Kabbale »

Fondez dans les autres

Dr. Michael LaitmanQuestion: Lorsque nous sommes si proche les uns des autres durant les congrès de  Kabbale, ce que nous essayons de surmonter, est-ce l’emprise de l’ego? Ou essayons-nous de ressentir le désir de nos amis, pour que tout le monde se sente bien? Que faut-il penser quand nous sommes dans un congrès?

Réponse: Personnellement, je recommande que vous essayiez de ressentir l’état collectif autant que possible. Ne creusez pas en vous-même, ne faites pas l ‘«âme-recherche. » Vous ne trouverez jamais l’âme de toute façon parce que vous n’en avez pas et personne n’en a. Votre âme est au-delà de vous!

Essayez de sentir l’état collectif, l’esprit commun de ce rassemblement exalté par les désirs d’unité présents, par des personnes qui fournissent un effort et des moyens considérables dans ce rassemblement, préparant un tel événement depuis de nombreux mois, voir des années de manière à révéler, dans cette unité toute la force supérieure de la Nature, la force d’Amour et du don sans réserve – le Créateur. Vous devez saisir l’esprit collectif. Et quand il commence à travailler en vous, faites la seule action correcte et la plus efficace: perdez-vous dans cet esprit commun, tout comme un embryon dans l’utérus de sa mère.

Ensuite, vous ressentirez comment cette propriété du don sans réserve œuvre peu à peu en vous, la formation et la construction en vous, un nouvel organe sensoriel pour cette nouvelle propriété (ou dimension). Ce nouvel organe sensoriel ne vous est pas destiné,  il est précieux, et il est en vue de donner sans réserve, à ceux que vous aimez.

Si vous voulez réussir, laisser toutes les pensées sur vous-même et fondez-vous dans l’esprit de la convention collective. Profitez de chaque minute que nous passons ensemble.

De la leçon virtuelle 29/05/2011,Série sur les fondements de la Kabbale

La physique d’un monde plus vaste

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible d’acquérir l’âme, de révéler le monde spirituel et le Créateur, sans la sagesse de la Kabbale?

Réponse: Une personne commence à explorer la nature et y découvre une certaine loi, un lien particulier entre les phénomènes. Par exemple, je jette un objet sur le sol, je calcule l’accélération de sa chute, et je tire une loi de cette expérience. Dans le même temps, les autres personnes n’étudient pas les phénomènes naturels, mais elles les apprennent selon une forme préparée.
Il y a des personnes qui découvrent les lois de la nature, et il y a celles qui les apprennent et par ce moyen réalisent une découverte, toujours personnelle et individuelle.

Les phénomènes qui sont découverts par les scientifiques existaient dans la nature avant. Les pommes ne tombaient-elles pas sur la tête avant que Newton découvre la loi de la gravité? De cette façon, il n’y a rien de nouveau, nous révélons ce qui existe déjà, ce qui s’est déjà produit. Cependant, il y a les pionniers et ceux qui apprennent de leur découverte et ils essayent d’utiliser les connaissances acquises correctement.

La même chose peut être appliquée à la Sagesse de la Kabbale, la physique d’un monde plus vaste, qui n’est pas perçu par nos organes sensoriels. Pour le ressentir, nous devons développer un organe des sens supplémentaire appelé «l’attribut de don sans réserve», dans lequel nous allons révéler les phénomènes spirituels: Sefirot, les mondes, et Partsoufim. Néanmoins, nous continuons à travailler en tant que scientifiques.

Il est dit: «Par Tes actions, nous Te connaitrons. » Il est clair que tout découle d’une action de recherche. « Une personne juge uniquement par ce que ses yeux peuvent voir. »  » La Foi » est la force du don sans réserve que vous atteignez. Vous n’avez pas à fermer les yeux pour accepter aveuglément l’opinion de quelqu’un d’autre, cela n’existe dans aucune science, y compris la science de la Kabbale. Au contraire, il est dit: «Connaître le Créateur et Le servir. » Connaissances, analyses, et  révélation sont le fondement du tout.

Il y a des personnes qui ont déjà fait cette découverte et vu certaines formes, elles vous transmettre ces connaissances sur ces lois, la méthode de recherche pour faciliter votre chemin. Ces lois s’appliquent à tout le monde parce que nous sommes dans un monde intégral.

Donc, ne regardez pas la Kabbale comme un animal inconnu. C’est la racine de toutes les autres sciences de notre monde, car elle révèle les racines de la création, et elle doit être traitée comme une science. La Kabbale n’est pas liée à la religion. Quand nous tombons du degrés de l’amour des amis dans l’amour de soi et la haine mutuelle, nous perdons la Kabbale et nous arrêtons de percevoir le supérieur, le monde spirituel. De là, la religion est née.

Ainsi, la «religion» est la science de la Kabbale restant en exil, la séparation d’avec le Créateur, dans l’isolement du monde supérieur, en dehors de l’objet de l’étude. A part la perception réelle, sans connaissance et sans compréhension, l’interprétation des actions spirituelles et la relation avec la vraie réalité, avec la force supérieure, se changea en Judaïsme. C’est ce qui s’est produit entre la période de la destruction du Temple et la période de la rédemption, après quoi nous revenons à la sagesse de la Kabbale. C’est pourquoi il est dit:  » Tout le monde Me connaîtra, du plus petit jusqu’au plus grand »

Bien sûr, nous ne devons pas mépriser qui que ce soit. Nous avançons avec l’aide des moyens disponibles, mais chacun d’eux a sa propre application.

 De la 4e partie de la leçon quotidienne Kabbale du 27/05/2011, « La Liberté »

Le programme supérieur anticipe vos contributions

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si le Créateur a un certain programme pour notre développement, pourquoi devrions-nous interférer ce programme et essayer de le contourner?

Réponse: Il y a un programme naturel de l’évolution propre à la nature. La Nature a intégré un moteur qui fait tourner et se dérouler tout le développement, pendant que nous, docilement le suivons pendant des centaines de milliers d’années et de ce fait nous évoluons. Et il existe donc depuis toute l’histoire de l’humanité sur la terre.

Mais dans le même temps, le programme stipule que l’homme atteint progressivement un état où il commence à participer à ses travaux lui-même. La force sous-jacente à la nature continue d’influencer et de développer le désir. Et à l’intérieur du désir, elle cultive aussi le point qui provient de la racine de l’âme. A un certain moment, outre la volonté de recevoir du plaisir, nous commençons à entendre la voix du point dans le cœur. Le temps vient où il se fait connaître et demande à l’homme de l’actualiser.

La réalisation de ce point se produit à travers le désir. Par conséquent, l’homme se sent divisé en deux et se retrouve devant un choix: suivre son ego, qui est son désir corporel (pour des choses comme la nourriture, le sexe, famille, richesse, pouvoir et savoir), ou de continuer à  élever ce point spirituel et obtenir les réponses aux questions: Qui suis-je? Où ai-je commencé? Où est la force supérieure? Quelle est cette vie? Quel est le but de l’existence?

Le point dans le cœur commence à poser ces questions et nous plonge dans la confusion. Puis, il ou elle trouve en quelque sorte la sagesse de la Kabbale, qui est programmé ainsi! La vie n’est pas un hasard, tout ce qui se passe dans ce monde est issu du monde supérieur. Que vous choisissez la deuxième voie ou non, obtenir toutes les chances de l’avoir actualisé, ce qui est soumis «également au même programme de création. »

Aujourd’hui, vous venez étudier non par votre propre volonté. C’est juste qu’il y avait des forces travaillant en vous et qui vous ont fait prendre conscience  que vous deviez venir. Votre liberté ne commence que là où vous êtes clairement face à un choix: s’intégrer à un groupe kabbalistique ou non, et même au niveau le plus profond de vous, êtes-vous prêt à sacrifier votre ego afin que vous puissiez devenir une partie essentielle du groupe ou non.

Le choix se situe seulement entre deux désirs: l’un destiné à soi-même et l’autre dirigé vers l’extérieur. C’est là que vous devez vraiment choisir. Le désir visant soi-même est AHP (la partie inférieure du Partsouf). Le désir tourné vers l’extérieur est Galgalta ve Eynaim, la partie supérieure du Partsouf. Et entre elles, il se trouve une zone considérée comme « L’écorce (Klipa) de la Lumière (Noga), » où vous semblez faire ce choix. Pourtant, de nouvelles questions se posent: Sur quoi basez-vous votre choix, et comment êtes-vous manipulé par le Supérieur afin que vous puissiez prendre cette décision et non une autre?

Le même programme nous dicte de diffuser la Kabbale dans le monde entier. Sans elle, il n’y aura pas de correction, car le monde ne suit que le programme naturel de développement, tout comme tous les autres niveaux de la nature. Nous avons besoin d’utiliser correctement ces niveaux, ce qui signifie que nous devons utiliser en pensée, en action, et en intention, le reste de l’humanité, ainsi que le niveau animé, le niveau végétal, ou encore les niveaux de la nature, afin de les adjoindre à nous-mêmes et ensemble, comme une création, monter du niveau de ce monde vers le monde supérieur.
De la 3e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 27/05/2011, « Introduction générale au livre Panim Meirot ouMasbirot »

Comment pouvons-nous justifier le Créateur?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous apprenons dans la sagesse de la Kabbale qu’«il n’y a rien hormis Lui », et que le Créateur est bon et parfait. Mais si une personne qui a révélé cela devient témoin d’un assassinat, comment doit-elle se sentir à ce sujet?

Réponse: Quand on voit le mal dans notre monde, nous nous demandons: «Comment ce peut-il que le Créateur soit bon et parfait, le bien qui fait le bien? ». Tout ce que la science de la Kabbale dit se réfère aux états situés à un niveau au-dessus du «Makhsom » (la frontière entre les mondes corporel et spirituel). La bonté ne gouverne qu’à ces degrés là. En obtenant l’attribut du don sans réserve, vous commencez à comprendre que le monde est beau et que le Créateur est bon.
En dessous de cette limite, on mange l’autre, à la fois littéralement et métaphoriquement. Ici, nous ne devrions pas attendre de bonnes actions, au contraire, chacun d’entre nous à travers le monde se sentira de plus en plus mal, car cela nous oblige à nous débarrasser de notre ego.
Si nous étions à l’aise, si le Créateur nous avait traité avec bonté, et si la vie était bonne, nous resterions de petits égoïstes, en appréciant les petites choses. Seul le malheur nous pousse vers le développement.
Lorsque vous traversez la frontière entre les mondes matériel et spirituel, vous vous développez par votre propre volonté. Vous n’avez plus besoin de cela parce que vous générez vous -mêmes la force de votre développement.

De Leçon 1, Convention de Madrid, du 03/06/2011

La Kabbale pour les temps modernes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Êtes-vous familier avec les écrits du Kabbaliste Isaac l’Aveugle (Rabbi Yitzhak Saggi Néhor, 1200-1235, Provence, France)?

Réponse: Nous étudions trois principales sources de la sagesse de la Kabbale: Le Livre du Zohar, les écrits du Ari(surtout son livre L’Arbre de Vie), et les œuvres du Baal HaSoulam, le grand kabbaliste du 20ème siècle. Le Baal HaSoulam nous a rendu toute la sagesse de la Kabbale dans la forme la plus appropriée pour son édition et sa diffusion à tous les gens du monde.
Parmi tous les grands kabbalistes, à commencer par Babylone et jusqu’à ce jour, chaque génération produit de nombreux autres kabbalistes. Mais certains d’entre eux se sont cachés et d’autres ont écrit très peu depuis, jusqu’à très récemment, il y a tout juste trente ans, pour révéler une partie de la Kabbale, il fallait obtenir une permission spéciale d’En Haut. Par conséquent, les kabbalistes ont rarement écrit et quand ils l’ont fait, c’était sous une forme secrète.
Et c’est seulement au 20ème siècle, lorsque le temps est venu pour la révélation de la Kabbale à tout le monde afin de corriger l’ego collectif, que le Baal HaSoulam a écrit ce qui a été autorisé à être distribué. Et nous offrons cette partie spécifique de la Kabbale au monde.

Le mal sous le microscope

Dr. Michael LaitmanNous ne devons pas nous réjouir des mauvaises nouvelles. Pourquoi ne pas venir à la correction finale de façon positive? Tout ce que nous avons à faire est de trouver « une pomme pourrie dans la cagette de pommes», le 1% de mal dans les 99% de bon – et de commencer à travailler. Tout dépend de notre connaissance du mal, notre sensibilité à lui. Et c’est le but de la sagesse de la Kabbale: de développer en nous la sensibilité pour la réalisation du mal.
Nous devons découvrir le mal en milligrammes, « sous le microscope», ce qui sera suffisant pour voir combien il est énorme et insupportable. Les sages ont dit que les justes voient le mauvais penchant comme une énorme montagne. En d’autres termes, la dernière goutte du mal semble encore monstrueuse pour eux. Pendant ce temps, les méchants pensent que leur mal est aussi épais qu’un cheveu: C’est pas si important.
Ainsi, tout dépend de la façon dont vous êtes conscients et du facteur grossissant de votre « loupe ». Par conséquent, nous ne devons jamais nous sentir bien à propos de l’agitation, de la faim, et d’autres problèmes du monde qui affluent sans cesse. Nous devons cultiver la réalisation du mal, et c’est ce que notre diffusion de la Kabbale est censée éveiller dans l’humanité.
Que devons-nous diffuser? Notre autorité? Non. L’autorité du Baal HaSoulam? Non. L’autorité du Créateur? Non plus. Nous voulons que les gens apprennent l’autorité du mauvais penchant, l’ego, qui dirige le spectacle et est la cause de tous les malheurs. Et s’ils appellent à renverser leurs gouvernements, ils peuvent au moins essayer de comprendre que nous devons secouer la puissance de ce « vieux roi fou » en nous-mêmes.
C’est ce que nous sommes censés démontrer, pour que l’homme puisse mieux comprendre qui a prise sur lui et qui doit être chargé de tous les malheurs et problèmes. Echapper au mal est déterminé par le niveau de conscience que nous en avons. Le rejet du mal est la force motrice de notre croissance. C’est tout ce dont nous avons besoin.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 26/05/2011, Préface à la sagesse de la Kabbale

Découvrir le lien entre tout

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale est essentiellement la méthode de correction de l’homme, de la nature humaine. Et ainsi, dans le cadre de nos études, nous sommes impliqués en diffusant largement cette information.
Nous avons environ deux millions d’étudiants à travers le monde; nous enseignons en 26 langues dans de nombreux pays. Nous voyons que tous les différents types de personnes et de représentants de nombreux pays expriment leur besoin de cette sagesse, et ils commencent à comprendre que le monde n’a pas d’avenir sans elle.
En plus de cela, nous enseignons aux enfants et voyons comment ils deviennent beaucoup plus développés, combien ils s’ouvrent. Nous publions des livres, diffusons à la télévision, et travaillons activement sur Internet. Nous faisons la promotion du développement.
Nous étudions la sagesse de la Kabbale dans les groupes. Il ne s’agit pas de croissance en dehors des autres, mais plutôt une personne se développe individuellement quand elle est dans le groupe, dans l’environnement, et se change constamment elle -même par la dynamique du groupe. Essentiellement, une personne s’adapte à l’environnement qui doit lui montrer, à chaque fois, la nécessité de s’élever au-dessus de l’égoïsme et la sortie de soi-même vers l’amour des autres. Une personne met en pratique ceci dans le groupe.
En établissant des contacts avec l’environnement, une personne ressent la nécessité de s’unir avec lui. Puis, un réseau de connexion est révélé entre tous ; c’est au-dessus de l’égoïsme personnel, et quelqu’un ressent des liens communs, une force commune qui réside entre les personnes. Par conséquent, c’est comme si tout le monde sortait de soi-même et commençait à se connecter à cette force collective.
Grâce à cela, nous constatons qu’au-dessus de la réalité que nous connaissons, il y a une réalité supérieure. Nous percevons notre réalité actuelle à l’intérieur, dans notre récipient, et donc nous sommes limités. Nous voulons recevoir du plaisir, et quand le plaisir entre dans le désir, ils s’annulent l’un l’autre en raison de leur opposition mutuelle.
Il s’avère que chaque fois que nous obtenons quelque chose, nous en profitons un instant -et le plaisir disparaît immédiatement. On court après le prochain plaisir, on le touche, et il disparaît ainsi. Dès que le plaisir entre dans le désir, il neutralise d’un seul coup le dernier : un court-circuit entre le pôle positif et le pôle négatif conduit à l’anéantissement.
D’autre part, quand une personne sort elle-même et commence, au- dessus de son égoïsme, à se joindre au groupe, avec d’autres personnes, elle crée un récipient au-dessus d’elle, un désir externe. Maintenant elle ressent en dehors d’elle à la fois le désir et le plaisir, et ils ne disparaissent pas. Au contraire, la réalité se transforme en flot de vie infinie au- dessus du temps.
Le plaisir qui entre et disparaît encore et encore crée pour nous la sensation du temps. Mais si le plaisir n’est pas éteint, si nous le sentons comme coulant sans cesse, nous nous élevons au-dessus d’une sensation du temps et commençons à percevoir la force générale de la nature, ce qui nous entoure et nous organise ensemble.
Nous commençons à distinguer les connexions entre toutes les parties de la réalité, ressemblant à des fils entrelacés au dos d’un canevas. A l’extérieur, nous voyons un «schéma» de notre monde, mais si nous regardons derrière sa surface, nous allons voir les fils qui lient les parties de cette image. C’est ce que nous découvrons avec l’aide de la science de la Kabbale: la connexion et l’influence mutuelle entre nous.
Cela produit un grand impact sur les gens, et ils changent. Après avoir vu cette réalité, ils comprennent que nous ne pouvons pas gérer sans connexion et sans compréhension mutuelle car ils peuvent voir le mal qu’ils peuvent causer à autrui.
Ainsi, nous n’avons pas besoin de la foi, mais de la réalisation. De cette façon, une personne devient libre et commence à voir le monde clairement. Ensuite, en fonction de son degré, elle détermine les actions correctes pour se corriger elle-même.

De la conférence de Rome du 20/05/2011