Comment les religions sont-elles nées de la Kabbale ?

Question : Si au début il n’y avait que la Kabbale, alors comment les religions sont-elles apparues  ?

Réponse : Cela s’est passé précisément parce qu’ils ont abandonné le travail continu de l’union (à l’intérieur d’un groupe, d’une nation) et ont permis à l’égoïsme d’apparaître dans les relations entre les gens. Cela a fait que le judaïsme vient de la Kabbale. Le judaïsme réglemente les actions extérieures qu’une personne accomplit avec son corps (c’est pourquoi cela s’appelle la « Torah Externe » – « Hitzhonioute aTorah« ), tandis que la Kabbale se réfère uniquement à des actions internes (par conséquent, cela s’appelle la « partie Interne de la Torah » – « Pnimiout aTorah« ).Cela signifie que la Kabbale montre comment à travers l’unité dans le groupe, une personne peut obtenir une élévation au-dessus de son égoïsme et dans cette annulation mutuelle de l’égoïsme, elle peut révéler le Créateur. La différence entre la Kabbale et la religion est non seulement dans l’action (que ce soit mécanique ou dans l’intention), mais aussi dans le résultat (elle espère recevoir une récompense après la mort ou elle espère révéler le Créateur dans cette vie).

Apprendre des sages

Question : Pourquoi n’êtes-vous pas satisfait en atteignant le sens révélé de la Torah ? Pourquoi devrions-nous pénétrer ses couches intérieures cachées ?

Réponse : Selon le Baal HaSoulam dans l’Introduction à l’Étude des Dix Sefirot et le Gaon de Vilna dans le Sidur du HAGRA, il est impossible d’atteindre la Torah sans comprendre ses quatre couches.

Les sages qui ont écrit la Torah et tous les livres saints les ont écrit à partir du niveau sur lequel ils ont atteint chaque partie de la réalité et de la réalité corporelle, qui se révèle à nous. C’est la raison pour laquelle je veux apprendre de ce qu’ils ont révélé dans la Torah et ne pas me contenter d’actions mécaniques.

Je ne peux pas comprendre ce que dit la Torah et ce que les sages voulaient transmettre si je ne comprends pas le sens interne de la Torah. Je suis comme un enfant qui ne sait pas lire, mais qui feuillette seulement un livre en regardant les images.

L’effet déjà-vu

Question : Est-ce que l’expérience de déjà-vu est une manifestation du pouvoir supérieur, ou est-ce de notre choix ?

Réponse : Il y a des états où une personne reçoit des influences particulières du système intégral sous-jacent dans lequel nous existons.

Les sensations d’être à l’intérieur du système peuvent soudainement la traverser, la capacité de prédire l’avenir ou une sensation d’être dans un autre endroit. C’est un état physique superficiel et temporaire, et c’est sans rapport avec l’état supérieur.

Les kabbalistes ne prêtent pas du tout attention à cela parce que l’entrée dans la direction supérieure doit être consciente.

Question : Les souvenirs de vies passées peuvent-ils survenir chez une personne ?

Réponse : En fait, il n’y a pas de soi-disant vies passées, car dans le monde supérieur, dans lequel nous sommes réellement encore aujourd’hui, nous sommes dans un état complètement différent de celui qui nous semble être la réalité maintenant, comme un rêve.

Lorsqu’une personne est jetée dans un endroit inconnu et que la sensation qu’elle s’est déjà trouvée là surgit en elle, cela indique son sens aigu de ce qui est en train de se passer.

De la leçon de Kabbale en russe, le 08/11/15

Une seule solution à tous nos problèmes

Question : Vous avez une unique réponse pour chaque problème : la connexion, l’unité. Comment est-ce possible ?

Réponse : La connexion est la seule solution à tous nos problèmes quels qu’ils soient ou pourraient être à l’avenir, si nous ne parvenons pas à l’unité entre nous qui nous mènera à une nouvelle réalité, à la paix et à la tranquillité.

En s’unissant, nous nous trouvons dans un système où tous nous nous complétons les uns les autres. Maintenant, le monde entier est comme une machine en panne dans laquelle toutes les parties sont désynchronisées et nous devons les connecter correctement afin de tout réparer.

C’est comme un corps dans lequel il existe différents systèmes et organes qui ne fonctionnent pas correctement. S’ils sont réparés et qu’ils fonctionnent correctement, le corps peut guérir.

La même chose se passe dans notre société. Regardez les maladies dont elle souffre : la pauvreté et la richesse, le divorce, la drogue, les ennemis internes et externes qui menacent notre sécurité, et tout cela parce que les gens à travers le monde ne sont pas correctement connectés.

C’est en fait nous les Juifs qui possédons la méthode de connexion et d’unité. Si nous commençons à nous unir, nous apporterons l’unité à travers le monde entier. Ainsi, le monde cessera de nous accuser car il recevra ce qu’il exige. Dans l’ensemble, le monde exige que nous amenions le monde entier à l’unité et que nous mettions ainsi un terme à sa souffrance.

C’est la raison pour laquelle l’unité est en effet la réponse à tous nos problèmes, et je n’ai pas d’autres conseils. La solution est uniquement dans notre connexion.

Du Programme de la Radio Israélienne 103FM, le 06/12/15

La réponse à tous les problèmes de la société

Question : Pourquoi est-ce que, en tant que kabbaliste, vous interprétez, clarifiez et expliquez tant de choses sur la vie quotidienne ? Après tout, la sagesse de la Kabbale parle apparemment du monde supérieur éternel.

Réponse : Depuis le Baal HaSoulam au début du 20ème siècle, les kabbalistes ont commencé à être très intéressés par notre monde et par la vie au quotidien parce que la Kabbale est une science pratique au sujet de la correction de la personne. Mais elle a été cachée jusqu’à nos jours, pour l’heure elle est maintenant venue pour la correction de l’homme et de l’humanité.

Par conséquent à notre époque, les kabbalistes contemporains, à commencer par le Baal HaSoulam, ont écrit que la Kabbale est devenue la plus moderne et la plus nécessaire des sciences. Et elle possède les réponses à tous les problèmes de la société moderne.

Les préoccupations de la société future

Question : La société moderne peut nourrir un grand nombre de personnes, mais elle ne peut pas les occuper. Que faut-il en faire?

Réponse : Chaque individu est important parce qu’il contient une partie de l’âme générale qui doit se soumettre à sa correction au cours de nombreux cycles de vie tandis qu’il se trouve dans ce monde.

Par conséquent, il est interdit de tuer des gens. Tout le monde devrait vivre en fonction du temps que la nature lui a donné et accomplir son destin durant cette vie.

Ce sera effectivement la préoccupation de la société future, dont le Baal HaSoulam parle dans son article « La Paix dans le Monde ». Chacun de nous est spécial et personne ne peut le remplacer dans la correction de sa partie dans la mosaïque du système général de la seule âme appelée Adam.

La future société va passer un minimum de temps sur l’approvisionnement de ses besoins de base, et fournira à chaque individu tout ce dont il a besoin, qu’il travaille ou non, y compris l’éducation intégrale altruiste pour la correction de son âme, à savoir, l’unité complète de tous les membres de la société.

La mission d’un kabbaliste

Question : Si les kabbalistes sont si grands, pourquoi reviennent-ils à nouveau dans le monde et souffrent-ils encore ?

Réponse : Les kabbalistes ont leur mission. Ils viennent dans ce monde pour servir l’humanité.

Question : Voulez-vous dire qu’ils n’ont pas de vie propre ?

Réponse : Non. Supposons que même si je ne suis pas un grand kabbaliste, je m’assois comme un moine, je sors seulement pour les photos et les programmes de télévision, pour une leçon ou je m’assois devant mon ordinateur travaillant sur la matière et voilà.

En quoi suis-je différent d’un ermite ? En rien. Qu’est-ce que j’ai du reste ? En principe, rien. Donc, pour quelle raison suis-je dans ce monde ?

La vie d’un kabbaliste est de transférer les connaissances aux autres, et c’est ainsi que la chaîne continue jusqu’à ce que chacun d’entre nous atteigne le but de la création, la perfection et l’éternité.

De la leçon de Kabbale en russe, le 25/10/15

Ressentir la vie !

Question : Dans votre développement spirituel, est-ce qu’il y a eu un moment où tout semblait vide de sens pour vous ? Si oui, qu’est-ce qui vous a ramené sur le chemin ?

Réponse : Un kabbaliste passe par des états comme ceux-ci tous les jours ! Ceci à tous les niveaux ! Dans le Livre du Zohar, ils décrivent les états difficiles que Rabbi Shimon et ses grands amis ont traversés lorsqu’ils ont écrit ce livre.

De même, j’ai vu des états comme ceux-là que mon professeur a traversé. Lorsqu’il était dans un tel état, il ne pouvait pas bouger ni ouvrir les yeux. Il n’avait plus aucune force ; elle l’avait quitté !

Il n’y a pas de kabbaliste, pas même le plus grand, qui n’ait pas connu des états opposés quotidiennement sur le chemin, du plus petit au plus grand. Plus précisément, avec leur aide, il avance dans les lignes droite et gauche, comme en marchant avec les jambes droite et gauche.

Les gens qui vont sur le chemin de la vérité passent par des états comme ceux-ci, car il est impossible de parvenir à un nouveau niveau plus élevé sauf si nous ressentons tout d’abord son vide.

Toute connaissance est construite sur une comparaison entre les ténèbres et la lumière, de sorte que le sentiment de déception dans la vie (dans les émotions, dans le travail, dans les tâches et dans tout ce que fait une personne, et pour lesquelles elle existe) est naturel et nécessaire. Sinon, elle ne peut pas se pousser et s’élever plus haut.

Cependant, il n’y a pas lieu de craindre ces états ! Il est simplement nécessaire de renforcer la connexion au bon environnement, et puis tous ces états ressembleront à des bénédictions. Ainsi, je suggère que vous ayez des déceptions et, ensemble avec cela, de grands accomplissements, puis vous ressentirez la vie !

De la leçon de Kabbale en russe, le 25/10/15

Pourquoi un kabbaliste écoute-t-il les informations ?

Je me souviens qu’à l’époque de la première guerre du Liban, mon professeur le Rabash et moi écoutions les nouvelles à la radio tout le temps, et il a partagé ses impressions avec moi sur la façon dont il percevait tout ce qui se passait. Et je fus surpris par la façon dont un grand kabbaliste tel que lui s’inquiétait au sujet des événements dans le pays et dans le monde.

Et pour lui, c’était une carte du champ de bataille. Il concluait tout à travers ses calculs internes avec les Sefirot supérieures, et en quelque sorte cela marchait pour lui.

Pendant les opérations militaires le Rabash était très concentré, plus calme que d’habitude. En général, il était une personne qui aimait beaucoup les blagues, mais au moment où la guerre a commencé, son état a changé brusquement. Cela provenait réellement de l’intérieur ; il était terriblement préoccupé et très heureux de nos victoires et de nos succès sur le champ de bataille.

Je sentais que cela était terriblement proche de lui, contrairement au reste des gens autour de lui à Bnei Brak. A cette époque, j’étais un étudiant débutant et cela me surprenait assez à quel point une personne croyait ou non en le Créateur, à Son pouvoir et à combien tout vient d’en haut.

Le Rabash a toujours voulu connaître les nouvelles factuelles, sans aucun commentaire, afin d’y réagir correctement. Et lorsqu’on lui a demandé pourquoi il en avait besoin, il a répondu : « Et si vos enfants étaient là-bas,  agiriez-vous alors calmement et sereinement comme ça ? » En somme, il ressentait que ses enfants étaient là-bas au Liban. Voilà vraiment ce qu’il ressentait à ce sujet.

Se transformer en une partie de la terre d’Israël

La Torah, « Nombres », 21:21-24 : Israël envoya des députés à Sihôn, roi des Amorréens, pour lui dire : « Je voudrais passer par ton pays. Nous ne traverserons ni champs ni vignobles, nous ne boirons point de l’eau des citernes ; nous irons par la route royale, jusqu’à ce que nous ayons passé ta frontière. »

Mais Sihôn ne permit point à Israël de traverser son territoire ; et Sihôn rassembla tout son peuple, marcha à la rencontre d’Israël, vers le désert et atteignit Yahça, où il livra la bataille à Israël.

Israël le passa au fil de l’épée, et il conquît son pays depuis l’Arnon jusqu’au Jaboc, jusqu’aux possessions des Ammonites ; car elle était forte, la frontière des enfants d’Ammon.

Beaucoup d’images dans la Torah, parmi elles le Roi Sihôn, incarnent les forces égoïstes à l’intérieur d’une personne, qui en les corrigeant sont transformées en caractéristiques du don sans réserve et de l’amour.

Les sept pays de la terre d’Israël, qui ne permettaient à personne d’y entrer, appartiennent à ces forces égoïstes. En d’autres termes, nos caractéristiques égoïstes sont placées devant nous, et il est nécessaire de les vaincre, de les tuer, ce qui signifie de les corriger, de changer leur fondation, de les mettre sous une intention pour l’amour du don sans réserve.

Ce sont les désirs égoïstes les plus forts, y compris les enfants d’Ammon, qui existent dans chaque personne et dans les désirs humains en général.

A travers leur correction, l’intention pour le Créateur apparaît, et ainsi ils se transforment en devenant une partie de la terre d’Israël. Eretz (Terre) est dérivé du mot « Ratzon » (Désir), et Israël symbolise la direction « Droit à Dieu » (Yashar-El), ce qui signifie que ce sont les désirs avec lesquels la personne se transforme pour devenir comme le Créateur.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 01/07/15