Comment les douze tribus ont-elles été créées ?

Pourquoi la nation d’Israël a-t-elle été divisée en douze tribus ? Le fait est qu’il y a quatre lettres (Yod, Hé, Vav, Hey) ou quatre phases de développement du désir. La Lumière qui génère le désir le conduit à travers ces quatre phases, dont la dernière est égoïste.

Il se trouve qu’il y a quatre phases dans notre âme, et si je ressens quelque chose, cela signifie que je suis passé par les phases précédentes de développement, et je ressens déjà leur révélation à l’intérieur de moi.

En outre, le travail spirituel se fait en trois lignes : à droite, à gauche et au milieu.

La ligne droite est l’altruisme, l’attribut de l’amour et du don sans réserve. La ligne gauche est l’égoïsme. Et je suis dans la ligne médiane parce que je dois sortir de la ligne gauche uniquement les désirs égoïstes qui peuvent être corrigés et intégrés dans la ligne droite et les mettre ensemble dans celle du milieu.

Les quatre phases multipliées par trois lignes font douze parties, qui sont les douze tribus, les douze principaux attributs qui composent l’âme générale.

Aucun d’entre nous ne possède une âme, car l’âme ne peut être que générale et commune, une pour tous. Si nous nous connectons en elle, nous allons l’acquérir, tous sans exception.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 27/05/15

Un modèle de désirs

Deux cent cinquante hommes ont vu comment la boule de feu qui est devenue le corps enflammé de Coré, a roulé vers l’abîme et a disparu dans les profondeurs de la terre.

Dès que tous les pécheurs et ce qui leur appartient ont été avalés dans l’abîme, les deux extrémités de l’abîme se refermèrent immédiatement. La surface de la terre est devenue lisse, comme avant, sans aucune fissure (Midrash Raba).

Sur le chemin spirituel, la Lumière Supérieure nous donne sans réserve, et chaque fois que nous avançons, nous découvrons qu’une partie de nos désirs sont opposés. Au départ, cela nous semblait comme s’ils étaient tous semblables à la Lumière.

Puis la Lumière Supérieure continue de nous influencer, et à nouveau nous faisons quelques clarifications, en échantillonnant et en évoluant avec de meilleurs désirs. Et soudain, à l’intérieur de la Lumière, encore une fois il se révèle que certains d’entre eux ne sont pas prêts pour la connexion ; ils sont opposés à cela.

Tout dépend de l’intensité de la Lumière. Par exemple : devant nous se dresse une table propre, mais si nous apportons une grande lampe de poche et la faisons briller sur la table, peut-être qu’avec l’aide de quelques rayons spéciaux de lumière, nous verrions qu’il y a beaucoup de saleté et de débris sur elle qui ne sont pas visibles à l’œil nu.

Autrement dit, chaque fois que nous nous élevons, nous voyons que ce qui auparavant nous semblait adapté pour une utilisation dans nos qualités intérieures se révèle maintenant comme un ennemi, comme l’égoïsme. Ce tri a lieu dans chaque degré.

La Torah parle de la séquence de la détection des désirs égoïstes, d’un modèle constant de la façon dont les désirs passent par la correction et sont maintenant identifiés comme opposés : certains d’entre eux sont mis à mort, d’autres vont de l’avant.

Dans le degré suivant, cela se produit à nouveau, et ça continue comme ça jusqu’à ce qu’il reste uniquement ce qui est appelé le « cœur de pierre » (Lev HaEven), qui est corrigé seulement au plus haut degré.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 20/05/15

Réponses à vos questions, n°111

Question : De quoi parle le livre Shamati et comment une personne peut-elle l’étudier et le comprendre ?

Réponse : Il traite de l’atteinte spirituelle.

Question : Est-ce que je dois aller jusqu’au niveau spirituel, le niveau de la Providence supérieure, pour réaliser les désirs égoïstes de ce monde ? Ou pouvez-vous ignorer cette étape en réalisant tout simplement leurs propriétés et en dirigeant leur but vers le don sans réserve ?

Réponse : Vous pouvez commencer l’ascension immédiatement.

Question : Il semble que ce soit pareil que d’étudier au collège : cinq années d’études, mais lorsqu’on commence à travailler, ils disent : « Oubliez tout ce que vous avez appris et commencez vraiment à apprendre. » Les collèges enseignent aux élèves comment étudier de sorte que dans un vrai environnement de travail, les gens soient prêts à surmonter les difficultés rapidement.

Réponse : Eh bien, cela semble juste, mais nous verrons…

Corriger les désirs de l’humanité


La Torah, « Nombres », 17:4-5 : Et le Prêtre Eléazar prit les encensoirs d’airain qu’avaient apportés ceux qui furent brûlés, et on les lamina pour en revêtir l’autel : signe commémoratif pour les enfants d’Israël, afin que nul profane, étranger à la race d’Aaron, ne s’ingérât de faire fumer l’encens devant le Seigneur et ne subît le sort de Coré et de sa faction, tel que le Seigneur le lui avait annoncé par l’organe de Moïse.

Coré et sa congrégation sont des forces à l’intérieur d’une personne qui expriment nos attributs internes. Chaque personne mentionnée dans la Torah reflète un certain attribut unique dans le corps général d’une personne.

 

La Torah, « Nombres », 17:6-7 : Toute la communauté des enfants d’Israël murmura, le lendemain, contre Moïse et Aaron, en disant : « C’est vous qui avez tué le peuple du Seigneur ! » Or, comme la communauté s’attroupait contre Moïse et contre Aaron, ils se tournèrent vers la Tente d’Assignation, et voici que la nuée la couvrait et la gloire du Seigneur apparut.

Tout ce qui arrive est nécessaire pour provoquer la révélation du Créateur. Même la rébellion de Coré et sa punition apparente, la dissimulation de cette partie dans Malkhout qui ne peut pas être au niveau d’Aaron, et la rébellion du peuple sont la révélation de tous les désirs de notre corps commun et leur correction.

L’assemblée des enfants d’Israël, ce qui signifie tous les désirs non corrigés, dit à Moïse et Aaron « C’est vous qui avez tué le peuple du Seigneur » parce que c’est ainsi qu’ils se sentent. C’est parce qu’ils se comparent à Coré et à ses partenaires, tandis que Moïse et Aaron sont des principes moraux très élevés avec lesquels nos désirs intérieurs qui sont appelés le peuple ne peuvent tout simplement pas être d’accord. C’est réellement de cette manière que la correction des désirs a lieu, et puis le Créateur se révèle.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 27/05/15

Sans effort il n’y a aucun résultat


Question : Est-ce que la Kabbale en tant que science fait des prédictions précises ? Par exemple, le Baal HaSoulam savait qu’il y aurait une guerre mondiale, alors il a essayé de déplacer les juifs de Pologne en Israël, et après cela il s’est rendu en Pologne pour inciter les grévistes à s’unir. Savait-il que sa mission était vouée à l’échec ?

Réponse : Ici, il y a une approche légèrement différente, même légèrement non scientifique du point de vue du monde. En effet, un kabbaliste prend en compte l’effort qu’il investit.

En principe, afin de parvenir à quelque chose dans notre monde, vous devez investir une somme particulière d’effort.

Par exemple, pour découvrir quelque chose de nouveau dans la nature, l’humanité a frappé sa tête contre un mur pendant des siècles en investissant une certaine quantité d’effort. Nous ne pouvons pas nous plaindre en disant « Pourquoi ont-ils fait cela ?! Ils auraient pu obtenir quelque chose immédiatement » parce qu’après tout, nous nous rendons compte que tous ces efforts ont créé progressivement une certaine base par laquelle quelqu’un a fait une découverte.

De cette manière, la somme de tout effort humain amène le monde vers une nouvelle percée, une nouvelle ascension. La même chose est également vraie dans le travail spirituel.

Par conséquent, je ne peux pas dire si le Baal HaSoulam savait que ses efforts ne seraient pas couronnés de succès. J’ai vu combien mon professeur le Rabash faisait des efforts en dépit de tout, qui de mon point de vue étaient totalement illogiques. Mais il continuait à en faire parce qu’une personne n’a pas besoin de compter sur son esprit seulement. Elle doit aller, pour ainsi dire, au niveau suivant.

Question : Est-ce à dire qu’il a vu ce qui nous pend au nez ?

Réponse : Non, il ne l’a pas vu ! Mais même si c’était le cas, cela n’aurait pas annulé ses efforts, et même si de notre point de vue avec notre approche habituelle et logique, il semble qu’il n’y ait pas besoin de cela, il savait que dans tous les cas, c’était nécessaire.

De KabTV, « La Sagesse de la Kabbale et la Science » du 07/10/15

La lumière d’Aaron


La Torah, « Nombres », 17:12-13 : « Aaron prit l’encensoir, comme l’avait dit Moïse, et s’élança au milieu de l’assemblée, où déjà le fléau avait commencé à sévir ; et il posa le parfum, et il fit expiation sur le peuple. Il s’interposa ainsi entre les morts et les vivants, et la mortalité s’arrêta. »

Question : Que signifie « Aaron s’interposa ainsi entre les morts et les vivants » ?

Réponse : C’est la ligne par laquelle Aaron transmet la Lumière de Bina aux gens. De cette façon, Aaron protège ceux qui sont à l’intérieur de sa Lumière ; les autres ne sont pas protégés. Avec cette limite, il ne leur donne pas l’occasion de se rapprocher de la Lumière.

Qu’est-ce que « la mortalité s’arrêta » signifie ? Où la Lumière d’Aaron est présente, la Lumière de Hokhma revêtue de la Lumière de Hassadim réside aussi ; cette condition permet aux gens de transiter progressivement vers l’unité.

Ceux qui sont en dessous de ce niveau ne retiennent pas la Lumière interne, la Lumière de Hassadim, dans laquelle la Lumière de Hokhma se revêt, et voilà pourquoi ils voient clairement qu’ils n’ont même pas le droit d’entrer au contact avec ce qui se passe avec Aaron. Ainsi, « la mort s’arrêta » puisque ces désirs ne participent pas au mouvement général.

Ils arrêtent d’aspirer à l’élévation parce qu’Aaron se tient entre « les morts et les vivants », à savoir, il dessine la frontière (Parsa) entre eux. Les désirs corrompus comprennent qu’ils ne peuvent pas se connecter au Créateur. Ils sont morts pour la connexion.

C’est ainsi que la frontière d’un Partsouf est tracée jusqu’au Tabour, l’endroit où l’âme commune se divise en deux parties : celle capable de se connecter au Créateur (la partie où Il s’y manifeste Lui-même) et l’autre partie où la Lumière est incapable d’entrer.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 27/05/15

De l’espace pour un prêtre


La Torah, « Nombres », 18:20 : Dieu dit encore à Aaron : « Tu ne posséderas point sur leur territoire, et aucun lot ne sera le tien parmi eux : c’est Moi qui suis ton lot et ta possession au milieu des enfants d’Israël. »

Un Prêtre est un attribut de don sans réserve pur à l’intérieur d’une personne et dans une société.

Dans le monde matériel, les Prêtres ont toujours reçu une partie des taxes collectées auprès des gens. Toute la vie d’un Prêtre était consacrée au service dans le Temple, à l’éducation, et à la direction des Lévites, tandis que la tâche des Lévites était d’éduquer la nation tout entière.

Ainsi, une structure multi-étapes fut créée : les Prêtres, les Lévites, Israël. De cette façon, ils étaient au service les uns des autres. La matérialité montait de bas en haut ; la spiritualité descendait de haut en bas. De même, tout est organisé à l’intérieur d’une personne, dans son âme et dans son peuple.

Il est dit : « C’est Moi qui suis ton lot et ta possession au milieu des enfants d’Israël. » C’est la raison pour laquelle la propriété du don sans réserve est le seul espace où un Prêtre existe.

 

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 03/06/2015

 

Qu’est-ce qui est désirable pour le Créateur ?


Question : Je cite votre livre : « Comme son objet d’étude, la Kabbale prend la seule création, la seule chose qui existe en dehors du Créateur (le moi de l’homme ou « je ») et en fait des recherches. Cette science décompose le moi en morceaux, explique la structure et les propriétés de chaque partie, et le but de sa création.

La Kabbale explique comment chaque partie du moi de l’homme, appelée « l’âme », peut être modifiée de sorte que l’on uisse atteindre l’objectif de la création, l’état désiré à la fois par le Créateur et par l’homme lui-même » (Le Zohar, page 34).

La question est : que signifie « désiré par le Créateur » ? Comment quelque chose peut-elle être désirable ou non pour le Créateur si le Créateur n’est pas une personnalité ?

Réponse : Il est dit être désirable… car au cœur de la création est le désir du Créateur de délecter les créatures.

Qu’est-ce que la sagesse de la Kabbale nous offre ?


Question : Comment pouvons-nous être sûr que c’est réellement la sagesse de la Kabbale qui révèle la force supérieure ? Après tout, chaque religion revendique cela.

Réponse : Cela, je ne peux pas le dire. La sagesse de la Kabbale ne se concentre pas sur le fait d’attirer les gens.

Une personne doit fouiller dans les sources, écouter ce qu’elles disent, s’enfoncer dans les sources primaires sur notre site, et puis se rendre compte si c’est ce qu’elle recherche ou non. Si ce n’est pas pour vous, continuez de chercher ailleurs, et si c’est pour vous, nous serons très heureux.

Bien sûr, nous sommes intéressés par les gens qui nous écoutent parce que, comme je l’ai appris de ma propre expérience, la sagesse de la Kabbale donne à une personne une sensation d’éternité, la plénitude, et le sentiment qu’elle gère son propre destin. Elle n’a pas peur de mourir au sens physique car elle monte à un autre niveau d’existence tout en étant ici dans cette vie.

Je pense que rien ne peut donner à une personne ce que la sagesse de la Kabbale apporte. Je ne parle pas des différentes religions, car elles sont apparues parce que la sagesse de la Kabbale était cachée. Elle est le fondement de toutes les religions, pratiques spirituelles, et même des philosophies.

La sagesse de la Kabbale est le fondement de toutes les sciences. Les sources antiques nous parlent de cela, et toutes les sagesses et les sciences proviennent de ces sources.

De la leçon de Kabbale du 20/09/15

La Kabbale est pour la famille


Question : Quel est le sens de la vie pour une femme qui n’a pas de famille ou d’enfants ? Est-ce qu’il se pourrait qu’elle puisse trouver le sens de la vie en se remplissant elle-même au sein de la société ?

Réponse :
Aujourd’hui, la plupart des femmes se posent à peine cette question. Avoir un enfant est la norme, et l’institution de la famille devient de plus en plus faible parce que le taux de divorce dans les pays développés est désormais au-dessus de 50%.

Aujourd’hui, nous sommes moins capables d’entretenir une famille et de s’occuper des enfants. En même temps, une femme a toujours l’instinct maternel et le désir d’avoir des enfants, bien que selon les statistiques, il n’y en ait pas tant que ça. En outre, si l’état cessait d’encourager les femmes à avoir des enfants, il y en aurait encore moins.

Je crois qu’à peine plus de 30% de la population a le désir d’avoir des enfants. Les autres en ont automatiquement sous l’influence de la pression sociale guidée par l’hypothèse que, si tout le monde a des enfants et moi pas, il est temps de me marier aussi.

Selon la sagesse de la Kabbale, une femme doit se réaliser normalement : aimer la vie de famille, avoir des enfants, et s’occuper de sa famille. C’est en fait à partir de ce cadre qu’elle devrait grandir spirituellement tandis qu’elle apprend la méthode du remplissage correct de tout ce qu’il lui a été donné dans ce monde.

Question :
Est-ce pas la sagesse de la Kabbale ne conduit-elle pas à la solitude ?

Réponse :
Au contraire, selon la sagesse de la Kabbale, un homme doit se marier, avoir des enfants, travailler et s’occuper de sa famille, et la méthode kabbalistique lui apprend à soutenir sa famille correctement et à y ressentir un grand plaisir et le bonheur pendant de nombreuses années.

La sagesse de la Kabbale nous raconte comment le monde se développe et ce qui est déterminé par la nature, et comment nous devons remplir, utiliser et gérer toute chose correctement et ne pas déformer notre vie en aucune façon.

De la leçon de Kabbale du 20/09/15