L’invitation à nous élever est partout

Dr. Michael LaitmanUne personne ne peut être corrigée avant de comprendre qu’elle doit s’élever à l’étape suivante.  Elle doit toujours imaginer cette solution dans son esprit comme si elle n’était pas dans son état ​​actuel, mais déjà dans l’état suivant après avoir atteint le niveau supérieur auquel elle s’est élevée par la Lumière qui ramène vers le bien.

Habituellement, nous voulons corriger notre état actuel. Ceci  nous arrête parce que nous pensons que l’état actuel est arrivé afin que nous le corrigions.

Ainsi, nous  sommes désorientés, car tous les états viennent pour que nous nous élevions au-dessus d’eux pour les états suivants. Il n’y a rien à corriger dans l’état actuel. La correction arrive en passant de l’état actuel vers le haut.

C’est très difficile à accepter, parce que cette approche n’existe pas dans notre monde, mais c’est ce qui arrive dans la spiritualité. C’est parce que tous les états sont donnés non pas pour qu’une personne les corrige, mais pour qu’elle se corrige. Il n’est possible de vous corriger vous-même  qu’en vous élevant au-dessus de chaque état, qui est appelé progresser par « la foi au-dessus de la raison ».

Chaque fois que je ressens un certain discernement ou un attribut mauvais et irréel, je le vois comme une invitation à m’élever au-dessus. Ainsi, je vois que tout ce qui se passe pour moi ne vient que pour me montrer mes lacunes. Leur remplissage et leur correction a lieu au niveau suivant, et jamais dans l’état actuel.

Tout ce que je vois quant à moi, en ce qui concerne ce monde, en ce qui concerne les amis et le Créateur, qui semblent aussi mauvais et imparfait, sont les discernements des lieux au-dessus desquels je dois m’élever pour me  conformer à un plus grand don sans réserve. C’est ainsi que je peux avancer jusqu’à ce que j’atteigne complètement le don sans réserve.

De la  1 er partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2012, Écrits du  Rabash

Un homme et une femme comme traits de la nature

Dr. Michael LaitmanQuestion: Mes parents ont divorcé et cela m’a laissé une empreinte. Je sais qu’il y a beaucoup de gens de ma génération qui ont également été touchés par ce phénomène. Nous avons peur des femmes. Il est très difficile de leur faire confiance.

Réponse: Je ne comprends pas vos problèmes parce que nous parlons de choses absolument différentes. Nous ne parlons pas des hommes et des femmes en tant qu’organismes biologiques, un ensemble de chromosomes, de gènes et d’hormones.

Nous parlons des hommes et des femmes en tant que traits de la nature (et c’est très important pour nous!), lorsque nous, les adultes, comprenons comment bien utiliser nos forces et nos faiblesses afin d’atteindre un objectif commun. Des gens sérieux sont réunis ici, qui veulent atteindre cela et ne se soucient pas des problèmes quotidiens entre les hommes et les femmes dans notre vie ordinaire. Nous nous éloignons de la vie matérielle et nous nous  élevons  au-dessus. Nous voulons utiliser nos qualités spirituelles, qu’elles soient masculines ou féminines, afin de  nous soutenir mutuellement et nous élever. Nous devons aller ensemble vers le but pour l’atteindre.

Chacun de nous a sa propre mission, son propre rôle, mais ne peut pas être sans les autres. Seule notre association mutuelle  rend notre lien productif.

Nous apprenons à connaître Aviout (désir) et Zakout (écran). Il est nécessaire d’avoir les deux à la fois comme complémentaires et égaux entre eux. L’un ne peut exister sans l’autre. Si un écran était plus grand qu’Aviout, où serait-il apparu au début? Un écran ne peut pas être différent, car il n’apparait qu’au dessus d’un désir. Si le désir est plus grand que l’écran, cela signifie qu’il n’est plus dirigé vers le don sans réserve, mais vers la réception. Ainsi, il est important d’avoir une bonne combinaison des qualités masculines et féminines.

Je tiens à souligner que nous parlons de qualités, et non pas d’hormones ou d’autres  traits corporels.  Selon le concept de « une femme »  on entend une aspiration vers le spirituel,  et « un homme » est une réalisation de cette aspiration que ne s’applique absolument pas à ce monde.

 Du congrès de Vilnius du 23/03/2012, cours n°2

Un leader est le plus grand égoïste

Dr. Michael LaitmanQuestion: Y a-t-il des gens qui ont déjà atteint le quatrième niveau de développement, le niveau de l’Homme? Est-ce que ça seraient certains dirigeants dans le monde?

Réponse: Malheureusement, les dirigeants sont très loin de cela parce que seul le plus grand égoïste peut être un leader dans notre monde. C’est parce que notre monde est égoïste, et ainsi afin de grimper au sommet, vous avez besoin d’être le plus grand égoïste avec un désir très grand.

Il ya près de deux millions de personnes à travers le monde qui étudient la méthode de l’éducation intégrale dans le cadre de l’Institut ARI. Beaucoup d’autres organisations différentes et de cercles sont  également engagés dans cette démarche.

J’espère que 2012 sera une année spéciale car de nombreux changements sont sur ​​le point d’avoir lieru maintenant, et nous voyons que la vitesse de ces changements est en augmentation, notamment en termes de compréhension et d’adaptation du système intégral à  l’humanité. Donc, nous allons voir de grands changements, et j’espère qu’ils seront pour le meilleur. 

Du congrès de Vilnius, 22/03/2012, cours préliminaire.

Le set magique pour construire l’âme

Dr. Michael LaitmanNous existons en tant que parties d’un système, semblables à des éléments d’un système électronique. Par conséquent, tout ce qui nous arrive  se conforme seulement à la façon dont l’ensemble du système atteint la fin de la correction.

Il dit: «Le paria ne Me tournera pas le dos »  et  « Tout va revenir à sa racine. » Tout le monde revient à sa racine, et, ensemble, nous retournons tous à notre racine générale. Mais nous voulons raccourcir le chemin, pour atteindre l’objectif en hâtant le temps (Akhishéna ), ici et maintenant, rapidement, pour comprendre et ressentir ce que nous faisons autant qu’il est possible, afin d’effectuer ces actions de don sans réserve consciemment , avec la compréhension, et ne pas avancer par le chemin de la souffrance ( Bé ito, ou, en son temps).

Il y a deux problèmes. D’une part, je suis d’accord pour effectuer des actions de don sans réserve. D’autre part, je dois comprendre que je devrais calculer et préparer ces actions altruistes. Ces deux types de travaux sont appelés « le travail dans l’esprit» et «le travail dans le cœur », et ils sont tous les deux opposés à la nature.

Par conséquent, nous faisons de notre mieux pour organiser le bon système parmi nous, comme si nous étions connectés, comme si nous nous aimions les uns les autres, comme si nous nous complétions les uns les autres, comme si nous étions des roues dentées dans un système général, et comme si nous nous connections avec le Créateur, afin de Lui apporter le contentement, et avec toute l’humanité, afin de les corriger et de les amener à la même action.

Tout cela est «comme si». Nous faisons tout comme si c’était une plaisanterie, comme un petit enfant qui, après avoir mis les pièces du constructeur ensemble, découvre soudain que c’est toujours un jouet. Il pensait qu’il allait construire un tracteur, il fait de son mieux, il a assemblé, puis il découvre que ce n’est pas réel, mais en plastique et qu’il ne se déplace pas du tout.

Mais dans notre travail spirituel, au moment où nous construisons cette «démonstration», cette «contrefaçon », sachant que c’est un jeu mais en le construisant correctement, selon les exigences des kabbalistes, la Lumière qui ramène vers le bien nous influence immédiatement et le rend réel.

Voilà tout le truc.  Nous avons seulement besoin de comprendre que ça fonctionne comme ça. Nous essayons de mettre les pièces ensemble, dans l’amour, le don sans réserve, l’unité, la connexion, par la foi au-dessus de la raison – cela ne fait aucune différence la façon dont nous l’appelons à notre niveau. De toute évidence, tout est faux. Mais nous essayons de mettre ce jeu de construction ensemble, et selon nos efforts, la lumière agit et le transforme en image réelle.

 Du  congrès de l’Arava du 25/02/2012, cours n°7.

Pourquoi allons-nous au congrès ?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le congrès au Brésil se rapproche. Que peut-il apporter à ceux qui vont y participer physiquement?

Réponse: Si une personne a déjà pris part à nos congrès et ne peut pas le faire cette fois-ci, il est possible que ce ne soit pas si critique. D’autre part, ces gens comprennent déjà que le congrès en vaut la chandelle. Alors que pour les gens qui n’ont jamais été à un congrès, ils devraient faire de leur mieux pour  y être.

Aujourd’hui, nos congrès sont d’abord et avant tout sur la connexion. Les gens ne viennent pas seulement m’entendre donner un cours. Le congrès me précipite dans l’action de sorte que je forme un récipient, un désir, avec tout le monde. Alors je sens la différence entre mes pensées intimes et les pensées du cercle général. Ce sont deux niveaux totalement différents de penser et de sentir.

Le congrès permet à une personne de sentir un peu le goût de l’unité, qui est essentiellement le «postérieur» du Créateur. Lorsque l’unité s’empare un peu d’une personne, elle découvre qu’il y a une sensation spéciale, cachée ici, le «point de l’unité » dont a parlé le Baal HaSoulam. Si une personne découvre le charme de l’unité avec le groupe, elle atteint le chemin qui mène vers le Créateur.

Ainsi, le congrès est une rare occasion grâce à laquelle une personne peut continuer à marcher en toute sécurité vers l’avant, parce qu’elle a déjà les bonnes impressions. Je ne pense pas qu’il soit possible d’atteindre cela sans réelle connexion physique.

Par conséquent, il est très important d’arriver en personne. Une personne qui a déjà été à un congrès comprend généralement qu’elle doit y aller-  à un prix raisonnable. Mais si vous n’avez jamais ressenti cela, alors écoutez quelques conseils: venez, et c’est tout. Dans un pays comme le Brésil, le  prochain congrès sera probablement dans deux ou trois ans. Il est même intéressant de prendre un prêt et le rembourser plus tard en  plusieurs mensualités. En cela vous achetez pour vous-même un véritable atout, et si vous le manquez, vous le regretterez plus tard. Une dette raisonnable n’est pas si mal. Ne remettez pas la chose principale dans la vie pour plus tard. Je recommande fortement que vous veniez. 

De la 5ème partie du  cours quotidien de Kabbale, 16/04/2012, Écrits du Rabash

Derrière la réussite de chaque homme il y a une femme

Dr. Michael LaitmanQuestion: les femmes devraient-elles agir comme si les hommes étaient déjà dans la qualité de Lishma (intention altruiste)?

Réponse: Non! Les femmes ne devraient pas penser que les hommes sont déjà à un tel niveau. Elles doivent les considérer comme des enfants: chacun d’entre nous participent à ce jeu ensemble. Elles traitent les hommes comme une mère traite ses enfants et comme une femme qui envoie son mari travailler dehors.

On dit qu’il y a une femme derrière chaque homme qui réussit, et c’est tout à fait vrai. Il ne peut pas en être autrement. Donc, nous voulons être des hommes chanceux! 

Du congrès de Vilnius du 23/03/2012, cours n°2

La lumière de la liberté à l’horizon

Dr. Michael LaitmanEn exil (Galout) seulement la lettre Aleph est manquante pour atteindre la rédemption (Guéoula). Cette lettre symbolise l’aspect du Créateur, la sensation réelle de la manifestation de l’attribut du don sans réserve et d’amour, qui nous sentons à l’endroit même où, étant en exil, nous aspirions à la voir et à  sentir comment elle prend le contrôle et nous remplit.

Par conséquent, tout notre travail est d’aspirer à la rédemption dans le vrai sens du mot. Le moment où nous nous la représentons aussi réaliste que possible, autant que nous le pouvons dans notre égoïsme qui est si opposé au don sans réserve, et dans la mesure où nous nous rapprocherons de ce qu’on appelle l’amour, le don sans réserve, la connexion, la mutualité, et un seul cœur collectif au lieu de beaucoup de gens, dans cette mesure, nous allons approcher la rédemption.

Nous devrions imaginer cette structure, la forme, le désir, le déficit, et tous ses détails et ses composants aussi clairement que nous le pouvons. Tout le monde devrait penser dans cette direction. C’est tout le travail qui nous permettra d’accélérer le temps et d’atteindre la rédemption, la révélation du Créateur-bientôt.

Nous devons préparer un récipient spirituel qui nous permettra d’atteindre un grand désir à l’intérieur et presque nous représenter une forme désirable, une vision d’avenir, par la soif pour lui.

De la préparation au cours quotidien de Kabbale le15/04/2012

Lorsque tous les doutes se dissiperont

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je vérifier que mes actions sont en fait en vue de donner sans réserve, et non pas une illusion?

Réponse: Si elles étaient vraiment une action de don sans réserve, vous n’auriez aucun doute parce que le Créateur serait révélé en elle, en participant à elle, au point même que vous vouliez Lui donner sans réserve.

Le but d’une action du don sans réserve est de donner sans réserve au Créateur. Il est impossible de le faire sans le destinataire ultime. Si une telle action a lieu, vous découvrirez à quel point vous avez réellement donner sans réserve au Créateur, qui signifie que vous le découvrirez.

Dans un premier temps la révélation sera dans la dissimulation, de donner sans réserve dans le but de donner sans réserve. Il est difficile pour nous de comprendre ce que c’est parce que l’intention de donner sans réserve en vue de donner sans réserve est Bina, une action qui se détache de notre désir de recevoir. Nous pouvons en quelque sorte imaginer l’intention de recevoir en vue de donner sans réserve comme quelque chose d’opposé à nous. Mais si c’est seulement en vue de donner sans réserve, il est impossible de comprendre comment vous pouvez vivre sans aucune connexion de votre désir, comme si vous étiez suspendus dans l’air.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 15/04/2012, Les Écrits du Rabash

Les degrés de l’ego grandissant

Dr. Michael LaitmanLa conscience est la nouvelle catégorie née de l’absence d’équivalence de forme. Je commence à percevoir qui je suis quand je me sens mal et j’essaye de clarifier: Qu’est-ce que je n’aime pas et pourquoi je me sens mal à l’aise? Alors je commence à chercher la source de tout ce mal, à partir de quoi vient-il?

Tous les 125 étapes sont basées sur l’absence d’équivalence de forme, ce qui donne en permanence lieu à des questions: Qu’est-ce que ce travail et qui est le Créateur que je devrais écouter? Pharaon est constamment en train de nous poser ces questions et nous essayons de trouver la réponse. C’est ainsi que le Créateur joue avec nous des deux côtés, nous enseigne à être plus sensibles à l’intention dans le but de donner sans réserve.

D’un degré à l’autre, le Créateur nous donne une sensation plus qualitative de l’absence d’équivalence de forme. Si dans un premier temps je me sentais bien et  mal seulement en ce qui concerne les critères corporels, en déterminant dans quelle mesure j’ai réussi à voler la part de quelqu’un, maintenant je juge le bien et le mal, selon mes intentions à l’égard du Créateur ou de la personne que j’ai encore volé.

Dans un premier temps j’ai volé sans que personne s’en aperçoive et sans penser à ce que je faisais. Puis j’ai continué à faire la même chose, mais j’ai commencé à sentir que je prenais à partir de quelqu’un. Plus tard, j’ai commencé à avoir honte de voler, de prendre quelque chose à un étranger pour moi. Puis ma conscience se développe de telle sorte que je n’ai pas besoin de prendre tout ce qui n’est pas à moi, mais quand je le regarde je me sens comme le voler, et je ne suis pas d’accord.

Plus tard, je continue à me corriger, je ne me permets pas de voler ou même de penser à voler, et cette pensée me vient rarement. Différents discernements spirituels sont de plus en plus précis à l’intérieur de moi à ce sujet. Ici, le Créateur nous confond et crée des interruptions différentes, et tout cela est précisé seulement dans la pensée.

Finalement, j’ai atteint un point où même une seule pensée de l’utilisation des autres me rend mal à l’aise: Si je pense soudainement que l’autre sera malade à ma place, ou qu’il se sentira mal à ma place. Je suis choqué par l’idée que je puisse profiter des autres aux dépens d’autrui.

Cette pensée demeure mais  devient plus délicate, fine, et interne. Le mal envers les autres reste jusqu’à la fin de la correction, mais il devient de plus en plus qualitatif parce que nous corrigeons la brisure. Nous nous levons à partir de la simple exploitation, mesquine et grossière des autres vers la ruse, l’exploitation sophistiquée qui porte atteinte aux racines mêmes. Comme il est dit, «celui qui est plus grand que son ami, son désir est plus grand que son ami, » ce qui signifie que l’ego est d’une qualité supérieure.

Vous avez une intention légère égoïste, mais elle semble être énorme, non pas comme «un cheveu», mais comme « les cordes d’un panier. » La correction est en s’élevant au-dessus de votre ego, mais le désir d’utiliser les autres est renouvelé à chaque degré et devient de plus en plus interne et rusé. C’est ce que nous devrions travailler, et c’est le laboratoire principal pour le groupe, où vous pouvez rapidement clarifier votre attitude envers les autres.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 11/04/2012, « La Porte des intentions »

Tout en appréciant les rafraîchissements, n’oubliez pas l’hôte

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, Shamati # 52, « Une transgression n’exclue pas une Mitsva« : J’avais entendu une autre parabole, parlant de deux amis, dont l’un est devenu roi et l’autre est devenu très pauvre, et il avait entendu dire que son ami était devenu roi. Le pauvre est allé vers son ami le roi, et lui a parlé de son mauvais état.

Le roi lui remit une lettre du ministre du trésor stipulant que, pour deux heures, il recevrait de l’argent autant qu’il le voulait. Le pauvre alla au trésor avec une petite boîte et entra et remplit cette petite boîte avec de l’argent.

Quand il sortit, le ministre donna un coup de pied dans la boîte et tout l’argent tomba sur le sol. Il continua la même chose maintes et maintes fois, et le pauvre homme pleurait, «Pourquoi me fais-tu ça? » Enfin, il lui dit, tout l’argent que vous avez pris pendant tout ce temps est le vôtre et vous le prendrez en totalité. Vous n’avez pas de récipient pour prendre assez d’argent dans le trésor, et c’est pourquoi je vous joue ce tour.

Nous devons être prêts pour la situation au moment, où nous remplissons notre «boîte», elle sera immédiatement vidée. Cependant, il ne s’agit pas de continuer à la remplir mécaniquement et de prendre de plus en plus de trésor.

L’ego sent comment la boîte est vidée encore et encore, et il se met à nous habituer à percevoir cela comme quelque chose de normal. Et puis nous commençons à nous demander pourquoi cela arrive de cette façon, quel est le sens de cela, et nous ne sommes pas d’accord avec cela.

Nous passons par les mêmes états, encore et encore, tandis que la Lumière agit sur cette répétition sans compromis, et nous commençons à comprendre que nous n’avons pas besoin de nous inquiéter de la boîte pleine, mais du travail lui-même. La possibilité de transférer le trésor du roi à partir de l’endroit qui nous donne l’accomplissement, et donc nous atteignons le don sans réserve, «Lishma. »

Nous ne devrions pas viser et nous concentrer sur la satisfaction qui est agréable et importante pour nous aujourd’hui, mais nous devrions penser sans cesse à ce qui sera important demain. Nous avons besoin de le faire immédiatement, et alors nous serons semblables à ce vieil homme qui marche et se penche, à la recherche, de quelque chose qu’il a perdu. Il a constamment peur de perdre l’importance de l’objectif et tente de clarifier ce que cet objectif est exactement.

Le but n’est pas des sensations agréables. Les sensations agréables sont nécessaires afin que je puisse m’élever au-dessus et exiger un remplissage différent, sentir l’importance de l’Un, pour lequel je travaille et rester dans la dissimulation. Je demande la révélation de la grandeur du Créateur dans le seul but de me fournir le carburant pour le travail. Comme il est dit: «La Sagesse (Hokhma) est pour les humbles» et  « La récompense pour un commandement est un commandement. » C’est ce à quoi une personne doit aspirer de sorte qu’elle est autorisée à s’élever au-dessus d’un seul acte vers l’acte suivant, qui n’a aucun rapport avec le plaisir qu’elle a reçu.

C’est comme si je préparais une action par moi-même, exécutée par moi-même, et recevant de bons résultats. Et maintenant, je dois remercier le Créateur pour l’exécution de tout depuis le début jusqu’à la fin. Après tout, je comprends maintenant que tout est arrivé parce qu’Il m’a donné le désir, le carburant, la direction, l’intellect, et tout le reste. Il est Celui qui a tout arrangé, et je n’ai rien fait du tout.

C’est ainsi que je dois faire un sacrifice (Korban), pour apporter une autre partie de moi plus proche (Karov) du don sans réserve. Je dois sacrifier le plaisir que j’ai reçu grâce à «quelqu’un d’autre » le travail et l’argent (Kessef) qui n’était pas les miens non plus, ce qui signifie un écran, couvrant (Kissouf) dans ce monde. Le Créateur m’a donné tout cela, et Il m’a aussi donné l’accomplissement. Et je veux m’élever au-dessus de tout cela et ne pas travailler pour cet accomplissement, mais pour l’amour de Sa grandeur.

De cette façon, nous ne perdons pas le niveau que nous avons obtenu et nous ne descendons pas. Maintenant, nous déterminons un objectif encore plus élevé pour nous-mêmes, comme ce vieil homme qui cherche au cas où il aurait perdu quelque chose.

Et nous avons effectivement perdu quelque chose. Pendant un petit moment nous avons senti à quel point il est agréable d’être dans l’unité, et maintenant nous devons nous élever au-dessus de cette sensation agréable vers l’importance de l’objectif. Et ce même sentiment agréable, nous voulons le transmettre au Créateur afin de lui apporter satisfaction.

Il s’ensuit que tout ce processus, il traversa tous les rafraîchissements que l’invité a reçu de l’hôte, il veut maintenant les lui rendre afin de ne pas les recevoir pour lui-même. C’est déjà un État qui devient en quelque sorte le don sans réserve pur, « Lishma. » Et ce qui est déjà l’attitude correcte.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 27/03/2012, Shamati N ° 52