Le roi d’Egypte est mort !

Dr. Michael LaitmanShamati, article 159: Et il arriva dans le cadre de ces nombreux jours que le roi d’Egypte mourut … (Exode). La grandeur de l’ego, toute la bonne vie corporelle, le désir d’une personne à se sentir mieux dans la vie – tout tombe, s’effondre, et meurt. Alors, que peut faire une personne ? C’est ce que l’humanité dans son ensemble et chaque individu sont en train de traverser actuellement. Nous ne pouvons pas fonctionner selon l’ego ordinaire pour les causes ordinaires corporelles.

 

Et alors, les enfants d’Israël gémissaient en raison de la servitude, ce sont ceux qui aspirent à la spiritualité, même s’ils ne savent pas encore ce que c’est, et ceux qui sont déjà près d’elle, qui en quelque sorte, comprennent que la spiritualité symbolise le désir de donner et l’amour, sans égard à leurs intérêts personnels. Ainsi, elles commencent à s’examiner et à voir qu’elles ne peuvent continuer sur ce chemin.

C’est une pyramide comportant ceux qui ne peuvent tout simplement pas être des consommateurs et qui ne peuvent pas servir leur ego à travers ceux qui ont déjà clarifié que la spiritualité symbolise le désir de donner au lieu de l’amour-propre. Tout le monde y trouve sa place et tout le monde « soupire » à cause de cet esclavage égoïste, dans leur propre point.

Il y a ceux chez dont le «point dans le cœur » s’est éveillé, et il y a ceux qui tout simplement souffrent sans savoir pourquoi. Tous soupirent sous le fardeau de leur propre situation, ne sachant pas comment se satisfaire.

Et leurs cris en raison de l’esclavage monta vers Dieu – ils ne se contentent pas de pleurer, c’est à cause du travail acharné : des tentatives futiles pour combler leur ego ou de ceux qui sont plus avancés, mais n’arrivent toujours pas à quitter leurs vieilles habitudes et à prendre sur eux-mêmes la charge du travail de Dieu et qui n’arrivent toujours pas à commencer à travailler dans le don et l’amour des autres.

Mais malgré tout, « Et Dieu entendit leurs gémissements. » Le Créateur entend tous ceux qui répondent à ce que le Créateur fait avec eux. Le système est construit de telle façon que la partie supérieure prend soin de chacun, en fonction du niveau de la personne, mais la partie supérieure prend surtout soin des personnes qui comprennent et doivent se diriger pratiquement vers le désir de donner et l’amour dans le groupe, « en prenant la peine de s’asseoir ensemble », au milieu de celles qui aspirent au Créateur.

Elles souffraient tant qu’elles ne pouvaient pas le supporter plus longtemps. Alors les personnes ont tant supplié par leur prière, que leur cri monta vers Dieu ; elles étaient épuisées par ce travail. Mais aussi, nous voyons qu’elles disaient : « qu’avions-nous eu … quand nous étions assis autour des marmites, quand nous avions mangé du pain à satiété. » Et elles ont aussi dit, « Nous nous souvenons des poissons que nous avions l’habitude de manger en Egypte pour rien … « ce qui signifie qu’apparemment avant tout allait bien.

Une personne a deux points en même temps : l’un est corporel et l’autre est en apparence spirituel. Ainsi, elle se trouve entre les deux et plus ils sont éloignés l’un de l’autre, plus elle a d’espace, et plus elle connaît sa place et sait ce qu’elle fait.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 08/04/12, Shamati N°159

Selon les lois de la bulle

Dr. Michael LaitmanQuestion : N’avons-nous pas tendance à mettre davantage l’accent sur les actions que sur les intentions pendant la journée ?

Réponse : Tout notre travail est basé sur les intentions. Peut-on créer de réels changements dans le monde seulement par des actions ? En diffusant notre message, nous voulons changer l’intention des gens. Nous devons les aborder de différentes façons afin qu’ils l’absorbent et qu’ils soient inspirés, et alors leur attitude commencera à changer.

S’il existait une vague avec laquelle nous pourrions, par la puissance de l’esprit, leur transmettre la connaissance du monde intégral, nous le ferions. Mais d’un autre côté, une méthode qui ressemblerait à l’hypnose ou à une injection ne serait dans le cas présent pas efficace. Les gens doivent comprendre, percevoir, et analyser intérieurement ce que nous leur apportons.

Il est impossible de simplement « injecter » dans une personne un autre regard sur le monde. Elle doit acquérir cette connaissance consciemment, sans mensonges, sans confusion, ou fraude. Nous devons lui créer des conditions propices, grâce auxquelles elle atteindra le résultat souhaité par elle-même et qui lui permettront de partager notre point de vue. Donc, même s’il existait une vague permettant de transmettre une information mentalement, cela ne ferait que réduire une personne à un niveau «minéral», alors que, au contraire, nous devons l’aider à se développer. C’est tout le problème.

Ainsi, nous devrions offrir à une personne «de la nourriture pour l’esprit» avec laquelle elle sera d’accord ou s’y opposera dans son for intérieur, jusqu’à ce qu’elle crée en elle les bons outils, des « Outils » qui lui permettront de comprendre la situation. Aujourd’hui « en se laissant porter par le flux de la vie » une personne ne peut comprendre et évaluer ce flux en le regardant de l’extérieur. Elle ne pénètre pas la profondeur de la nature afin de comprendre ses lois ; elle ne se connaît pas elle-même, ni son environnement.

Nous ne parlons pas de l’environnement artificiel que les personnes se sont créées. Dans ce domaine, elles sont «expertes» et beaucoup s’y sentent comme un poisson dans l’eau. Mais les systèmes naturels, qui dirigent une personne, la société, et la nature, leur sont inconnus. Nous devons les leur rendre accessible, pour qu’ils commencent à ressentir l’essence des choses, de sorte qu’ils apprennent à connaître les lois fondamentales de la nature extérieure et l’essence de l’humanité. C’est le Créateur, même si cela a encore une forme corporelle adaptée.

En même temps, les personnes n’ont aucune idée de cela. Elles vivent leurs vies ordinaires dans le réseau artificiel, qu’elles se sont tissées. C’est là où les processus globaux de la modernisation et de l’urbanisation nous ont conduits. Le monde entier vit actuellement selon ces lois, et ainsi nous sommes confrontés à un travail très difficile : Nous devons stimuler, au sein des personnes, un besoin pour l’élévation, nous devons les conduire à un niveau de clarification et à une nouvelle sensation, et nous devons les guider vers la racine, de sorte que, sous la direction des mécanismes artificiels de la civilisation, elles puissent voir notre mutuelle connexion naturelle pénétrant tous les niveaux de la nature.

En amenant une personne à cette pensée, nous l’amenons à l’intérieur, dans un système totalement différent, qu’elle ne connaît pas et qu’elle n’a aucunement pris en compte. Elle rencontre un problème : Elle se détache du réseau artificiel et doit résoudre ces questions élémentaires par elle-même : «Qui suis-je et que suis-je? Qu’est-ce que l’environnement, la nature ? « Là, un autre environnement se révèle à elle, le système de la nature supérieure.

C’est la raison pour laquelle les scientifiques d’aujourd’hui sont beaucoup plus proches de notre message. Bientôt nous serons si près d’eux que nous parlerons le même langage. D’un autre côté, dans l’intervalle, nous ne pouvons pas avoir une vraie conversation avec les hommes d’affaires, les industriels, les commerçants, les politiciens, etc ; dans leur environnement les lois du marché règnent.

Nous sommes vraiment confrontés à un problème difficile de diffusion. Nous devons comprendre la façon dont une personne ressent le monde, l’image qu’elle voit devant elle, les services sociaux qu’elle utilise, ses intérêts, etc. Elle vit dans une « bulle » d’air artificielle et ne comprend pas ce dont nous parlons.

D’un autre côté, nous parlons du fait que l’homme fait partie de la nature dans laquelle existent des lois claires et précises. Ils n’aiment pas cette idée, «Quelles sont les lois dont tu parles, toutes les lois sont écrites dans la constitution. » Et ainsi tous les problèmes sont «résolus» au moyen de la législation et en ajoutant quelques articles à certaines lois. C’est ainsi que le système artificiel, avec lequel les gens ont l’espoir de changer quelque chose, se développe.

Finalement, nous avons atteint une crise mondiale : Deux systèmes, un artificiel et un naturel, sont aujourd’hui l’un en face de l’autre. Le problème est que le système artificiel est en train de se briser complètement, tandis que nous voulons amener les gens à l’écosystème naturel, et c’est un gros problème. Nous aussi, nous traversons peu à peu ce processus, alors que pouvons-nous dire au sujet de l’humanité ?

Donc, n’espérez pas que les intentions suffisent. Tout d’abord, nous devons entrer dans la bulle et établir une connexion avec une personne. Nous descendons à son niveau, à son état, nous devenons une partie de la personne, et de là nous commençons à lui expliquer progressivement que nous dépendons tous du deuxième système naturel, de l’équilibre et des bonnes relations mutuelles avec elle. En outre, nous devons agir doucement, sinon, les personnes n’accepteront pas notre message, car elles ne ressentent que leur bulle.


De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 08/04/12, Écrits du Rabash

Education intégrale à Chicago

Voici quelques photos de nos amis en train de diffuser des informations sur l’éducation intégrale pendant les manifestations à Chicago.

[Voir le diaporama]

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Entre moins l’infini et plus l’infini

Dr. Michael LaitmanNous faisons partie d’un système appelé le monde de l’infini .Dans cet Infini, existe le désir sous diverses formes et les modes de réception et de don sans réserve, ainsi que la Lumière qui se révèle dans le désir dans la mesure où le désir accorde une importance à l’attribut du don sans réserve. Plus le désir exprime le don sans réserve, plus la Lumière se révèle. Si le désir n’aspire pas au don sans réserve, la Lumière n’est pas révélée.

C’est appelé le monde de l’Infini car toutes les formes possibles de la création, de la plus égoïste à la plus altruiste, du moins de l’infini au plus de l’infini, existent en lui.

Le désir lui-même a été créé par le Créateur, et toutes ses formes sont révélées selon le plan de développement qui vient aussi du Créateur. Toutefois, en raison de toutes les métamorphoses et des changements que traverse le désir, qui tourne et bouillonne dans ce chaudron, un nouveau point spécial de la conscience de soi, d’indépendance, est formé. Et ce point commence à se développer dans tous les  états que le désir traverse: pour ressentir plus, pour mieux comprendre, pour se sentir comme existant, et atteindre son indépendance.

Ce point est très important car il a grandi à partir de la ligne médiane, la troisième. Cela n’existe pas dans la nature du Créateur, ni dans la nature de la créature, qui est opposée au Créateur et complètement subordonnée à Lui. Bien sûr, c’est un dérivé, le résultat de l’affrontement entre ces deux attributs opposés, mais la créature est absolument indépendante.

Il nous est difficile d’imaginer comment cette indépendance est possible si tout a été créé par le Créateur. Mais imaginez deux domaines complètement opposés, divisé par un fossé le long de la gamme entière du moins au plus de l’infini, là où ni l’un ni l’autre ne peut exister. La frontière, où à la fois ces deux attributs se rencontrent et bataillent l’un avec l’autre est l’endroit où la créature ne peut exister indépendamment.

D’une part, elle est toujours considérée comme l’être créé, ce qui signifie qu’elle a été créée par la force supérieure. D’autre part,  elle possède un attribut qui lui permet de se tenir à l’opposé de la force supérieure, n’étant pas sous son contrôle total. Dans l’intervalle, nous sommes incapables de saisir comment cela est possible. L’homme ne comprend pas comment, étant sous le contrôle intégral du Créateur tout le temps, il peut néanmoins rester libre!

Deux attributs complètement différents, opposés existent, et la créature ne peut exister que dans l’abîme entre eux. Elle devient seulement créature dans la mesure où elle  fait des efforts pour acquérir la conscience. Cette prise de conscience est quelque chose de tiers qui n’existait pas auparavant.

Tout le reste avait déjà existé dans la créature: toutes les forces, les attributs, et le caractère qui détermine qui je serai. Pour tout cela, il est écrit: « Allez à l’artiste qui m’a fait ». Cependant, au-dessus de tout cela, je crée quelque chose de tiers, d’indépendant. C’est comme un enfant qui grandit et devient tout à coup indépendant, avec ses propres opinions. De toute évidence, il est créé sous l’influence de l’hérédité, de l’éducation, et de l’environnement, mais il est la manifestation de sa personnalité, et pas seulement une simple somme de paramètres fixes selon un plan inscrit en  lui.

C’est comme quand on fait cuire la soupe, on ajoute tous les ingrédients dedans, et à la fin on a une nouvelle essence appelée soupe. Ou bien nous coupons et mélangeons cinq ingrédients: tomate, concombre, oignon, sel et poivre. En fin de compte, une nouvelle essence apparaît, appelée salade.

Aujourd’hui, nous vivons dans ce monde, inconsciemment, en réalisant des commandes de notre nature. D’où peut apparaître quelque chose de nouveau pour nous? Seulement si vous vous placez entre les deux mondes de  la réception et du don sans réserve , voulant appartenir aux deux à la fois afin de ne pas vous détacher d’aucun d’eux, mais de les utiliser ensemble à la fois,  ainsi vous créez une nouvelle essence, comme un nouveau plat, la « salade » . Vous prenez tout le désir du monde de la réception et vous lui donnez la forme du don sans réserve, qui est appelé Adam.

Le fœtus est composé de la matière, c’est-à-dire le désir de recevoir du plaisir, mais à partir de l’extérieur, il adopte la forme du Créateur, la Lumière. Ensuite, le fond et la forme ensemble sont appelés homme.

Il semble qu’il n’y ait rien de nouveau ici car  tout existait déjà. Mais vous avez fait le travail – vous a prêté à la matière la forme du Créateur. Vous avez pris la matière d’une zone, la propriété de l’autre, et vous avez combiné les deux ensemble. En conséquence, une nouvelle essence a été formée. Ce n’est plus le premier ou le second, mais quelque chose de tiers. C’est comme la salade qui a une signification d’elle-même. Il s’agit d’un nouveau goût, d’une nouvelle existence

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 21/03/2012, Etude des dix Sefirot

La religion et le processus d’intégration

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quel est le rôle de la religion dans le processus d’intégration, et est-il possible d’intégrer ensemble toutes les religions du monde ?

 Réponse : J’ai commencé ma vie en tant que spécialiste en cybernétique biomédicale. Ensuite, j’ai obtenu mon doctorat en philosophie, est suis devenu professeur d’ontologie et de la théorie de la connaissance, qui est ce que je fais depuis de nombreuses années. Je ne vois aucun lien entre la religion et la méthode d’intégration dont nous parlons ici.

De manière générale, les religions parlent de la nécessité de devenir intégralement connectés aux autres, de vivre une bonne vie, d’être gentil envers les autres, d’aimer son prochain, etc. Mais, en vérité, ils ne font que d’en parler, et rien n’est jamais mis en œuvre. En outre, les religions sont pleines de rituels divers et de foi aveugle, tout cela est absent de notre méthode. Elle s’adresse à la personne, à toutes les personnes sur terre, parce que toute l’humanité est intégrée et interconnectée.

Par conséquent, je ne pense pas qu’il y ait une place ici pour les religions. C’est l’affaire personnelle de chacun, parce que les convictions religieuses ne font aucun mal ou ne s’opposent absolument pas à notre méthode. Ainsi, vous pouvez être un adepte de n’importe quelle religion, tout en pratiquant l’éducation intégrale.

Du Congrès de Vilnius 22/03/12 , Leçon préliminaire

Un processus infini

Dr. Michael LaitmanQuestion : Les études universitaires sont généralement divisées en plusieurs étapes : première, deuxième, troisième année, et ainsi de suite. Doit-on aussi diviser l’éducation intégrale en étapes formelles, comme à l’université ?

Réponse : Par tous les moyens, car une personne doit voir les étapes qu’elle traverse. Cela la pousse et la motive, et est absolument essentiel.

D’autre part, au cours des études, nous devons constamment parler du fait que tout est basé sur les changements, l’auto-transformation, l’amélioration de soi, ainsi que sur la convergence entre nous et la nature, de telle sorte que la société humaine devienne aussi intégrale, égale, et plus proche dans sa coopération mutuelle, comme on peut le constater dans la nature. Alors, les gens doivent comprendre que c’est en fait un processus infini, comme l’est la vie elle-même.

Finalement, une personne commence à sentir l’infini, l’éternité de la nature tout entière et s’en rapproche de plus en plus. Elle commence à se sentir paisible, comme tout l’est dans la nature, et qu’elle est capable de lui conférer ses désirs et ses pensées, car elle commence à entrer en contact avec elle. Ce contact est ressentir très clairement par une personne : Elle voit comment elle influence le monde autour d’elle, même au niveau inanimé, sans parler du niveau végétal et animal.

Notre rôle est d’atteindre un état tel que nous influencions la nature par nos désirs, nos pensées et nos intentions et que nous parvenions nous-mêmes à un équilibre absolu, à un confort absolu avec le monde qui nous entoure. Aussi étrange que cela puisse paraître, quand une personne se sent réellement elle-même en harmonie avec tout ce qui existe, la sensation de la vie et de la mort disparaît.

Les gens ont une certaine divergence dans leur compréhension et leur prise de conscience de ce qu’est la vie. Si nous leur en offrons une idée, celle-ci s’intégrera progressivement en eux, et ils commenceront à comprendre que notre mouvement vers l’équilibre avec la nature nous donne quelque chose de surnaturel, et pas seulement une existence confortable et une chance de se multiplier.

De KabTV  « fondements d’une société intégrale » 26/02/12

Un bon salaire contre un dur labeur en Egypte


En Egypte, nous avions beaucoup d’avantages matériels, tout, sauf une chose : le désir de donner sans aucun calcul dans notre propre intérêt, appelé le travail spirituel dans le désert. L’homme ne fait pas d’effort pour cela, et il est impossible de lutter pour le désir de donner au-dessus d’un ego sans cesse croissant. On doit constamment lutter contre l’ego, alors que l’on se connecte de plus en plus avec les autres, jusqu’à ce qu’on devienne tous un seul tout.

« . Le fait est que, en effet, ils étaient très friands du travail en Egypte » C’était une merveilleuse société de consommation : Vous travailliez, gagniez, et réussissiez. Tout était à vous, tout était clair, selon l’ordre, les lois de la démocratie.

Comme il est dit : « … » Mais ils se mélangèrent avec les nations et apprirent leur travail. « C’est-à-dire, tout fut dirigé uniquement par le désir de recevoir à tous les niveaux, pour toutes les requêtes. « Cela signifie que si Israël est sous la domination d’une certaine nation … » en d’autres termes, si le point dans le cœur, la direction vers l’attribut du don, l’étincelle spirituelle, est sous la domination de l’ego d’une personne, alors le désir de spiritualité ne fait qu’aider l’ego à se développer dans d’autres directions. Et il n’y a aucun moyen de se libérer de cet esclavage, car une personne voit qu’elle peut même profiter de son aspiration à la spiritualité.

Ainsi, ces différentes organisations altruistes et pratiques mystiques, tout ce qui est un peu au-dessus du simple ego et qui peut combler une personne, voient le jour. Ces gens-là sentent qu’ils sont satisfaits, parfaits, et élevés, et il leur semble qu’ils ne manquent de rien. C’est un signe que le point dans le cœur est sous la domination du Pharaon, et c’est pourquoi tout cela semble si bon : l’altruisme, le mysticisme, ou le New Age. Ces gens ne souffrent pas et ne veulent que rendre les autres comme eux.

Alors qu’Israël (ceux qui aspirent au Créateur) souffre, travaille dur, et se bat contre les problèmes. Après tout, une personne travaille contre son ego qui se renforce tout le temps. Ainsi, d’une part, elle a tous les avantages matériels, un «plat plein de viande», comme c’était le cas en Égypte, et dans la spiritualité il n’y a rien : un désert, une terre sèche, seulement la foi. Et ainsi une personne est constamment tiraillée entre ces deux points, en essayant de décider ce qu’elle doit faire.

Il semble qu’en sortant d’Egypte, nous nous séparons d’elle totalement. Mais dans la spiritualité, il n’en est pas ainsi parce que quand vous tombez, c’est comme si vous y retourniez. Bien sûr, ce n’est pas le même état, car il s’agit d’un nouveau degré, et ainsi les ennuis commencent déjà dans le désert : les serpents, les scorpions, les querelles, toutes sortes de problèmes, et les maladies. Les montées et descentes viennent l’une après l’autre et sont combinées en une seule personne.

De la 1ère partie du cours quotidien de la Kabbale 08/04/2012, Shamati N°159

Vers l’Egypte en tant que groupe, de l’Egypte en tant que nation

To Egypt As A Group, From Egypt As A NationLors de la préparation pour la correction, l’ordre du travail intérieur se présente comme suit : En voulant me connecter aux amis, je me force et fais de grands efforts. En réponse, la Lumière, la force qui m’aide à me connecter, brille sur moi. Finalement, je parviens à me connecter et immédiatement l’AHP du degré supérieur, dont le désir de recevoir est encore plus faible et plus épais que le mien, se révèle. En conséquence, je sens que je suis dans un état d’exil encore plus grand.

 

Ainsi, il s’avère que plus je cherche à atteindre la bonté, le don, plus je m’enfonce dans le mal. Toutefois, cette immersion dans le mal se compose de deux parties : D’une part, je me souviens encore de la connexion qui fut atteinte, la proximité avec mes amis, et d’autre part, je révèle maintenant un nouveau désir corrompu encore pire qu’avant.  

Ainsi, pendant la période d’exil, je ne croîs pas de manière linéaire, mais étape par étape. En atteignant la connexion, je tombe, et non par d’un degré, mais de deux. C’est parce qu’au début je me suis élevé vers l’union (+), puis je suis tombé au détachement (-), et maintenant je ressens une double descente (x2). Ensuite, tout se répète encore et encore : je m’élève et tombe encore plus bas.

Je tombe toujours non pas au niveau précédent de l’ego, mais à partir du niveau vers lequel je m’étais élevé. Par conséquent, à cause de chaque montée, la prochaine descente est deux fois pire. Lorsque je m’élève, je monte dans le don, et quand je tombe, je descends dans la réception et dans la crasse.

Ainsi, une personne développe ses récipients en construisant le bien selon mal, et grâce à cela, elle avance durant les 400 années d’exil.


L’exil commence quand nous nous approchons de l’union dans le groupe. Il se termine lorsque, après avoir donné toutes nos forces à l’union, nous atteignons un point où nous ne pouvons pas nous connecter.
Au cours de ce processus, nous nous unissons et devenons le peuple d’Israël. Ce n’est pas le même petit groupe qui descendit un jour en Egypte en raison de conflits internes, comme le conflit de Joseph et de ses frères, par exemple. Une nation unie sort de l’Egypte, mais il est encore impossible d’atteindre la Bienfaisance par cette union. Dans l’état actuel, la forme de l’unité se révèle comme le contrôle du désir de recevoir. La fuite, la sortie de l’ego ne se produit que grâce à notre dernier effort.

En spiritualité, nous marchons aussi sur « deux jambes » : de l’union à la séparation, puis de la séparation à l’union. Le Pharaon se développe, face à lui Moïse se développe aussi, et le Créateur se révèle …. Tous ces discernements deviennent de plus en plus grands, et nous n’y échappons pas, mais nous poursuivre notre travail.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 05/04/2012, Écrits du Rabash

Ne donner à une personne que ce pour quoi elle est prête

Dr. Michael LaitmanQuestion : Ces dernières années, nous avons beaucoup parlé du travail des 99% de la population de la planète. Si j’ai déjà changé et vois le monde corrigé, alors pourquoi devrais-je les changer ?

Réponse : Si elles ne souffraient pas alors, peut-être que vous auriez raison. Si elles ne recherchaient pas un moyen de sortir de leur condition, alors bien sûr que nous ne les aborderions pas.

La science de la Kabbale fut cachée tout au long des millénaires. La première fois, elle fut révélée il y a 5773 ans, puis elle fut à nouveau cachée. Sa seconde révélation se produisit dans l’ancienne Babylone, il y a 3700 ans. Cependant, personne ne l’utilisa pratiquement et elle fut à nouveau cachée. Maintenant, durant les dernières décennies, elle est à nouveau progressivement révélée. Cette troisième révélation est caractérisée par le fait qu’elle est globale.

Un besoin important existe dans le monde : comment continuer à vivre ? L’humanité a enfin découvert la futilité de son existence. Qu’est-ce que la vie ? Une forme d’existence d’une matière protéique, et c’est tout ? Mais puisque vous vous êtes déjà développés au point de souffrir constamment et que vous êtes constamment en manque de quelque chose, alors ces souffrances créent en nous ces questions : Pour quelle raison dois-je vivre, comment, et pourquoi ?
Car, avant que ces questions ne fussent révélées, alors que les souffrances ne s’étaient pas révélées sous une forme plus ou moins globale dans la famille, la société, la culture et la science, et même aujourd’hui dans l’économie, nous ne sommes pas sortis à la rencontre de la population.

Toutefois, si, de même, une personne n’a besoin de rien aujourd’hui, alors il ne faut rien lui dire. Laissons-la vivre paisiblement. Le Créateur lui donne des désirs à un niveau particulier, et elle remplit ces désirs : elle a une maison, un jardin, des poules, une petite cour. Elle est très bien, ça lui suffit; alors ne le touchez pas ! Vous n’avez pas le droit!

Toutefois, si une personne souffre, essayez de lui donner quelque chose pour qu’elle y trouve une réponse à la question de sa souffrance.

Mais si la souffrance se manifeste déjà sous forme globale: l’état lamentable des enfants dans les écoles, le détachement de la jeunesse, la dépression, la drogue, le suicide, le manque de travail, et la destruction complète de la relation passée envers la vie, alors nous pouvons parler, mais de façon générale, en ne s’adressant pas à une personne en particulier. Parler de la raison derrière ce qui se passe, parler de notre égoïsme, et comment nous pouvons arriver à une vie meilleure, si nous nous corrigeons un peu, si nous changeons nos relations entre nous.

Pratiquement, nous ne faisons que de donner des conseils sur la façon d’améliorer notre état et seulement là où les gens se posent d’importantes questions concernant ce sujet. C’est pourquoi nous ne diffusons la Kabbale que dans les lieux, où elle est nécessaire, où les gens en ont vraiment besoin.

Question : Si je diffuse aux 99% de la population sans un minimum de préparation, serai-je plutôt bénéfique ou nocif ?

Réponse : On doit étudier cela. Nous avons des cours spéciaux ouverts aux éducateurs et enseignants, aux personnes travaillant avec la masse, aux conférenciers. Tous ceux qui participent à la dissémination sont tenus de suivre ces cours.

Chacun y est tenu, sans exception. Tout le monde ! Chacun doit suivre ces cours et continuer à se développer en permanence. Et cela aide. Tout d’abord, cela forme une personne; en abordant d’autres personnes, elle finit par se connecter à elles, et à leur contact, elle commence à se former.

La diffusion est un moyen efficace pour l’ascension spirituelle.

Du Congrès de Vilnius 24/03/12, Leçon 4

Le saut dans la « Mer Rouge »

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que signifie devoir sauter dans la «mer Rouge» pour échapper à «Pharaon ?”

Réponse : Il s’agit d’un état de désespoir quand Pharaon, votre ego, vous pousse par derrière. Il ne vous lâche pas, il veut vous avalez, vous mangez, et vous ressentez que vivre ainsi est pire que la mort.

Lorsque les tours jumelles à New York brûlaient, des personnes ont sauté du 50eme étage. C’était insensé, mais une personne ne peut tout simplement pas rester en proie aux flammes. Se trouver même une seconde loin du feu lui paraissait meilleur, et donc elle sauta.

Une personne ressent la même chose en s’enfuyant d’Egypte. Vous ne pouvez pas rester dans cette situation une seconde de plus, et vous êtes prêt à sauter dans la mer, peu importe où, pour vous, c’est votre seul secours. Lorsque vous arrivez à cet état, la mer s’ouvre.

Vous surmontez le point de division, le point de rupture, et il n’y a pas de retour. Vous avez déjà pris la décision et en ce faisant, vous avez totalement tué, coupé, et rompu le lien avec votre ego.

Question : Est-ce l’ego a atteint aujourd’hui cet état, que vous ne puissiez le surmonter que dans un groupe ?

Réponse : Oui, c’est un point collectif dans le groupe décrit comme Nachshon avoir sauté à l’eau en premier.

C’est le point de «Moïse», qui est le centre du groupe, mais qui change son rôle à chaque fois, selon l’attribut qui y est révélé à chaque instant.

Donc, le point de Nachshon se révèle dans le groupe, quand tout le groupe est convaincu que l’unité, la proximité, et le soutien mutuel, est la chose la plus importante pour lui.

En même temps, être dans l’obscurité ne dérange pas les personnes. Ce qui est important pour elles est de se rapprocher, même si elles meurent ensemble. C’est plus important que de rester seul dans son ego et d’y exister d’une manière bestiale très confortablement. Cela est notre seul libre arbitre.

Puis la mer se divise, ce qui veut simplement dire que vous découvrez le niveau suivant, signifiant le saut dans la «mer Rouge».

C’est la fin de la période où vous avez vécu sous le contrôle de votre ego. A partir de ce moment, vous n’y retournerez plus.

Vous ne revenez jamais au niveau précédent. Si vous pensez que vous êtes dans une situation pire, c’est uniquement parce que vous avez reçu le niveau suivant, qui n’est pas encore corrigé.

De KabTV de « fondements de la société intégrale » 01/04/12