La quête spirituelle

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il y a des gens dans le monde qui suivent l’appel de leur cœur. Ils sont plongés complètement dans leur objectif et ne vivent que pour lui. Ces gens possèdent-ils un organe des sens spirituel et ont-ils besoin de la Kabbale?

Réponse: la Kabbale a son origine dans l’ancienne Babylone, qui a été plongée dans la même crise qu’aujourd’hui et son peuple avait perdu un sens de l’orientation dans leur vie. Ils ont soudainement senti que l’égoïsme les confinait à l’intérieur d’une existence animale. Ensuite, ils ont révélé cette méthode de réalisation de la force supérieure.

La Kabbale est nécessaire seulement pour ceux qui se trouvent dans une profonde crise intérieure, et qui s’interrogent sur le sens de la vie.

En général, la question sur le sens de la vie se pose à beaucoup de gens pour des raisons différentes. Si moi, par exemple, j’ai perdu de l’argent au jeu, ou un stock de marchandises, ou quelque chose qui m’est arrivé, je pense aussi au sens de ma vie. Mais cette question se pose à moi comme un résultat d’un «moins», c’est-à dire, à la suite de la souffrance et d’une perte dans notre monde. Dans ce cas, les gens n’aspirent pas à s’élever, cela ne les intéresse pas.

Nous devons bien comprendre pourquoi les gens viennent à nous. Vous pouvez préciser cela avec n’importe quel psychologue ou même indépendamment.

Supposons une personne qui a tout: une voiture, une maison, une famille, et un emploi. Si cette personne a perdu quelque chose dans cette vie (un moins), il ou elle va  également s’interroger sur le sens de la vie: « Quel est le but de ma vie si j’ai perdu? » Mais ce n’est pas l’aspiration vers le haut, vers l’avant. Si vous donnez à cette personne un «plus» au lieu d’un « moins », cela suffira à la satisfaire.

Les gens comme ça n’ont pas besoin de quelque chose de spirituel, quelque chose de supérieur. Ce qui parle en eux ce n’est pas un homme supérieur à un animal, mais un niveau ordinaire animé: le soleil brille, l’herbe pousse, et tout va bien sur la terre.

Pour une personne qui s’interroge sur le sens de la vie, c’est comme si tout s’arrêtait d’exister. Rien ne vaut rien, ne veut rien dire, parce que tout commence et se termine. La vie elle-même ne donne rien de spécifique, il n’y a rien de particulièrement précieux en elle, sauf pour le fait que je reçois, rien d’autre ne se passe, et à la fin, j’ai tout simplement vécu comme une bête.

Une personne qui pense de cette façon et commence à s’interroger sur le sens de la vie remet en cause quelque chose de différent, quelque chose qui est dirigée vers le haut, au-dessus de son existence bestiale, la raison pour laquelle elle est si limitée pendant les années de sa vie, dans ses capacités, et les inconvénients que ne lui laissent pas de tranquillité d’esprit. « Qu’est-ce qui est au -dessus de ce moins, c’est dans quel but tout cela ? » Selon le niveau d’origine de cette question, cette personne vient au mysticisme ou ailleurs.

Le désir ne cesse de se développer en nous. C’est le développement de la question sur le sens de la vie selon les cinq niveaux progressifs du désir: 0, 1, 2, 3 et 4.


Si une personne est au niveau préliminaire de développement, elle va se satisfaire de différentes philosophies. Si c’est le niveau suivant, alors c’est psychologique. Ces gens-là deviennent souvent poètes, écrivains, philosophes, et psychologues. Il y a un niveau de développement où une personne est attirée vers certaines actions, diverses pratiques psychologiques: «Nous allons danser ou nous assoir dans la position du lotus, nous allons respirer ou ne pas respirer, c’est-à-dire , nous allons commencer à atteindre les substances supérieures à travers le corps. »

Cela se rapporte aussi à la recherche. Si une personne est à un niveau comme celui-ci, elle va faire du yoga, d’autres pratiques diverses, et cela va la satisfaire. Vous ne pouvez rien lui prouver. C’est le niveau de ses connaissances, de sa satisfaction et de ses  sensations, c’est le niveau de questionnement qui se pose à elle maintenant. Partiellement, les différentes religions sont aussi ici. Elles sont destinées à rassurer, assurer l’équilibre, et à donner de l’espoir.

Au niveau suivant, quelqu’un ne peut plus se contenter de divers exercices physiques, de la gymnastique respiratoire, et ainsi de suite. Il estime que cela ne lui donne rien. Après tout, tout concerne l’organisme qui s’efforce de se sentir à l’aise. « Que se passerai-t-il si je commençais la méditation ? » Et il commence à méditer avec des lettres ou des symboles. C’est déjà quelque chose de plus abstrait, mais cela ne va pas non plus aller au-delà de son cadre psychologique.

Finalement, au dernier palier de développement, la question se pose à l’homme: «Y a-t-il quelque chose qui existe en dehors de moi-même si je m’annule complètement ? Y a-t-il une méthode qui va m’aider à me débarrasser de mon habituel «moi»? Je tiens à percevoir le monde extérieur par moi-même. » Ces gens-là viennent à nous.

Qu’est-ce que signifie « en dehors de moi-même »? Cela signifie la perception du monde qui n’est pas à l’intérieur de moi, qui n’est pas à travers mes cinq sens de la vue, ouïe, odorat, goût et  toucher. Ces sensations nous pénètrent, s’additionnent, et donc nous ressentons le monde à l’intérieur de nous-mêmes selon un certain programme en nous.

Sur l’écran situé à l’arrière du cerveau, la somme de toutes ces sensations  dépeint devant nous une image du monde dans une certaine proportion: nous recevons plus de 90% de cette image grâce à notre vue, 7-8% grâce à notre  ouïe, et le reste grâce à notre odorat, le toucher et le goût. C’est tout !

Cela signifie que le programme évolue à l’intérieur de moi, que les désirs  changent, et, en conséquence, je reçois une sensation d’un monde différent. Comme s’il se déplaçait, comme s’il faisait quelque chose à l’intérieur de moi. Mais comment puis-je sortir de moi-même et commencer à sentir l’univers dans son intégralité?

Les dernières études scientifiques disent qu’il n’existe seulement qu’un champ, une force, et rien d’autre autour de nous; seulement une seule force, et rien à côté d’elle. Ainsi, ce qui apparaît à l’intérieur de moi, en moi, et ce que nous recherchons  aujourd’hui, tout cela, je dois le voir comme ma relation avec cette force. Je n’ai pas d’autre occasion de le révéler, que par les impressions que je reçois.

C’est à dire, je dois constamment analyser que tout ce qui se passe à l’intérieur de moi, à la fois en plus et en moins, tout vient d’une force. Si je ne cesse de me diriger vers elle  de cette manière, alors même à travers ma perception actuelle, je commence à me mettre au diapason de cette force et à la ressentir  de plus en plus. En conséquence, après avoir atteint un tel état où je  reçois en moi-même un capteur supplémentaire, je commence à sentir cette force elle-même.

Je commence à la révéler, et précisément par le biais de son influence opposée à moi,  je ressens  l’infini, la perfection. Elle me confond volontairement et me donne divers obstacles afin que par eux je puisse m’accrocher à cette force. Ainsi je m’élève au-dessus de mon animal.

Sur le plan animé, il m’est volontairement donné des sensations de diverses influences négatives afin que je puisse m’élever au-dessus d’elles et ressentir cette force. C’est  avec quoi l’ensemble du procédé est constitué. Et le groupe, les études, la diffusion, et tout le reste ne sont là que pour aider à la réalisation de l’objectif. 

Du congrès de Vilnius, le 24/03/2012, cours n° 3

La seule chance du monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand notre travail aura-t-il un impact réel sur le raisonnement des scientifiques et des chercheurs?

Réponse: Nous devons les aider à voir l’image entière. Ils parlent déjà des signes d’un monde intégral, mais ils ne peuvent pas recueillir les observations individuelles en un seul système, une méthodologie unifiée.

En outre, ils ont peur de se plonger plus profondément dans ce sujet parce que l’idée d’un monde solidaire conduit à une confrontation avec le pouvoir. Les gouvernements actuels sont encore en train d’agir égoïstement et de manière individualiste, en ne se rendant pas compte que ce faisant, ils se détruisent. Les politiciens n’ont pas une perception intégrale. Contrairement à eux, les scientifiques observent la nature et parlent de ce qu’ils voient. Qui entend, c’est une autre histoire ….

Il y a un autre problème: bien que de merveilleuses paroles puissent être prononcées par divers experts et spécialistes, peu importe combien ils pontifient sur l’interconnexion et la nécessité de s’unifier, ils n’ont pas les moyens de les mettre en œuvre. L’argent et les armées ne vont pas aider ici. Même si toutes les personnes dans le monde s’écrient: «Oui, nous voulons être un village planétaire! » Que se passera-t-il après cette déclaration unanime de leur volonté? Rien, sauf une guerre mondiale. Après  avoir détecté avec encore plus d’acuité les liens qui les unissent les uns aux autres, ils déclencheront une guerre dans le but de rompre cette connexion.

Les scientifiques n’ont pas de solution, ils ne savent pas comment changer l’homme. Alors, pourquoi crier sur la façon dont l’égoïsme est dangereux si vous n’avez pas de remède? Avant notre époque, les médecins ne disaient pas aux patients qu’ils étaient malades en phase terminale. Il n’y avait aucun moyen de ralentir la progression d’une maladie, et donc une personne était laissée dans l’obscurité pour moins souffrir.  «Ne mettez pas d’obstacles en face d’un aveugle», dit la Torah. Pourquoi révéler la vérité si vous ne parvenez pas à aider une personne à la gérer ?

Donc, sans la révélation de la sagesse de la Kabbale, sans le message de la garantie mutuelle procédant de nous, l’humanité n’a pas une seule chance de corriger quoi que ce soit. Et c’est maintenant notre problème: Comment pouvons-nous établir une connexion avec les gens et leur expliquer qu’il est possible de corriger l’égoïsme et ainsi de corriger le monde.

Nous parlons précisément de la correction de l’homme. Rien d’autre n’aidera ici. Beaucoup savent déjà que tout le mal est contenu dans la nature humaine. Cependant, ils renoncent : «Un être humain est égoïste et ne peut rien faire à ce sujet ». Si nous ne fournissons pas aux gens  la méthode de la correction de l’égoïsme, si nous n’expliquons pas qu’elle est effectivement réalisable, le monde n’a aucune chance. Jusqu’ici, cependant, nous avons travaillé du bout des lèvres …. 

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 30/03/2012, «Préface au Livre du Zohar»

Il n’y a pas d’endroit plus sûr que les bras d’une mère

Dr. Michael LaitmanUn embryon s’annule lui-même et c’est sa seule tâche. Il accepte avec reconnaissance tout ce qui lui arrive et perçoit toujours le supérieur comme bon et bienveillant.

Mon travail n’est que de m’annuler, peu importe ce qui se passe, quel que soit les changements qui ont lieu d’un bout du monde à l’autre. Je me maintiens dans un état ​​de don sans réserve, Hafetz Hessed, peu importe ce qui se passe. Cela signifie que j’existe dans le supérieur, que j’annule ma personnalité, mon indépendance, et je ne perturbe pas le supérieur alors qu’Il  m’influence – qu’Il fasse avec moi tout ce qu’Il veut. Je suis comme un bébé dans les bras de sa mère, qui ne pense à rien.

Si vous étiez porté dans les bras de quelqu’un, comment vous sentiriez-vous? Imaginez que dix personnes vous tiennent maintenant et vous lèvent en l’air. Bien qu’ils soient sans aucun doute assez forts pour vous tenir, vous tremblez et avez peur de vous trouver dans les bras des autres. Vous aurez peur de tomber et aurez un doute sur leur force pour vous tenir.

Un bébé n’a pas de tels doutes. Avez-vous vu comment un bébé dort paisiblement dans les bras de sa mère? C’est l’attribut de l’auto-annulation par rapport au Supérieur. Un bébé le fait naturellement. Mais grâce à ces forces un embryon se développe dans le ventre de sa mère. Cela signifie qu’en étant dans l’AHP du Supérieur, il s’annule lui-même, peu importe ce qui se passe: pour le meilleur ou pour le pire, peu importe dans quel état ​​il est. Un embryon ne fait qu’accroître sa loyauté et son annulation.

C’est ce qu’on appelle le niveau de la racine du désir (Aviout Shoresh), et ce travail n’est pas simple du tout, c’est vraiment très dur. Par cela vous sculptez votre première forme. Peu importe quelle est la Lumière qui vient, vous vous annulez simplement, peu importe ce que vous ressentez: la douleur ou le plaisir, la pénurie ou l’abondance. Ainsi vous vous formez et devenez semblable au  Créateur dans votre première forme appelée « un embryon ».

Un embryon est dans les eaux de sa mère et se forme lui-même dans le Partsouf spirituel: les 10 Sefirot qui sont remplies par la Lumière de Nefesh. Quand il termine son auto-annulation et il n’y a rien d’autre qu’il puisse faire à ce niveau, au niveau de la racine du désir, il doit aller de l’avant, et c’est ce qu’on appelle la naissance.

La différence entre ces états est immense puisque, en naissant, un embryon spirituel commence à travailler avec les récipients de la réception. Il sent qu’il est détaché du Supérieur. La naissance est le changement le plus significatif de tous les changements sur notre chemin.

Un embryon c’est chacun de nous qui s’annule devant les autres, qui deviennent l’utérus d’une mère pour lui. Notre embryon collectif est le domaine qui nous relie, ce que nous voulons créer entre nous. Si nous nous connectons tous, l’utérus de la mère devient la révélation générale de la force supérieure où nous existons tous.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 29/33/2012, Etude des dix Sefirot

Remplacer une éducation désuète

Dr. Michael LaitmanNotre approche pour remplacer la méthode actuelle d’éducation comprend à la fois des développements théoriques et des travaux pratiques, et concerne à la fois les enfants et les adultes. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’autres gens dans le monde qui mènent des recherches similaires et des travaux pratiques, soit parallèlement à nous ou sur la base de notre travail.

Actuellement, la situation dans les écoles est devenue tellement compliquée que c’est dangereux pour les enfants d’y être. Trop souvent, ils deviennent des victimes de la pression de leurs pairs, d’intimidation, de  cruauté et de violence. Il semble que la seule raison pour laquelle les enfants aillent à l’école est d’apprendre de mauvais exemples.

En revanche, nous mettons en œuvre un nouveau système de formation et d’éducation. La méthode intégrale met aux oubliettes une forme d’éducation où les enfants sont assis en face d’un instructeur, qui se tient devant eux et  exige d’eux certaines connaissances, qui aboutissent finalement à des examens. Tout d’abord, nous transformons l’étude en  un jeu, une discussion, ou une conversation. Les enfants sont assis en cercle avec un instructeur sur un pied d’égalité, et non pas comme des individus moindres  à l’égard de quelqu’un de plus grand qu’eux, et discutent de certains sujets. Grâce à cette discussion mutuelle, ils commencent à comprendre la matière et naturellement et facilement l’absorbent à l’intérieur.

Après être passés par une telle éducation, nos enfants entrent à l’université dès l’âge de 13-14 ans. Ils perçoivent le matériau tout à fait différemment: librement et facilement. Ils reconnaissent tous les éléments particuliers qu’ils étudient en tant que parties d’un tout indissociable.

En outre, nous avons beaucoup de succès avec de jeunes enfants qui sont enseignés par de plus âgés, comme quand les 12-13 ans enseignent aux 9-10 ans. Cette pratique s’est avérée très bénéfique pour les deux. Les enfants plus âgés sont fiers d’être capables d’enseigner aux plus jeunes, et cette fierté élève leur estime de soi. Et les plus jeunes sont fiers que les plus âgés prêtent attention à eux.

De cette façon nous résolvons de nombreux problèmes psychologiques et questions en supprimant tous les conflits et les tensions dans la classe et à l’école.

D’une conférence à l’Université de Siauliai, le 22/03/2012

Au Brésil avec le monde entier

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment devrions-nous nous  préparer de la meilleure façon possible pour le congrès du Brésil?

Réponse: Tout d’abord, je tiens à dire qu’au début je vais avoir de courtes réunions avec les groupes de Colombie et au Chili. Mais cela ne remplace pas le congrès en aucune façon. Par conséquent, j’invite tous nos amis d’Amérique du Sud et, en général, du monde entier à ce congrès. Je recommande fortement que vous veniez au Brésil. Je pense que nous aurons un merveilleux  « carnaval » là-bas.

Il est très important d’assister à un congrès au moins une fois. Je ne sais pas quand j’irai  de nouveau en Amérique du Sud,  donc rencontrons-nous-y. Ce n’est pas seulement une réunion, mais un autre type de contact, pas comme via l’Internet. Si cela ne vous convient pas, nous nous rencontrerons en Colombie et au Chili, mais si vous le pouvez, venez au Brésil.

Ce congrès sera multilingue. Peut-être ce sera plus facile pour ceux qui vivent en Australie ou en Extrême-Orient de venir au Brésil plutôt qu’à nos autres congrès, et ça vaut le coup. Il s’agit d’un problème si une personne n’a jamais assisté à un congrès «physiquement». Après tout, dans notre monde nous existons dans un corps et nous avons besoin de ce genre d’interaction. Nous ne pouvons pas encore former une connexion virtuelle qui laisse une impression aussi forte.

Ce n’est pas par hasard que les gens d’affaires prennent l’avion pour des réunions partout dans le monde, bien qu’ils puissent s’appeler les uns les autres ou utiliser Skype. On peut se demander pourquoi une personne perd tellement de temps en vols. Ce serait mieux si elle était assise dans un bureau ; elle  pourrait y travailler beaucoup. Mais les gens ont encore besoin de communication directe, même sans aucun sentiment ni chaleur. Secs, rusés,  et loin d’être honnêtes, ces contacts ont encore besoin de réunions personnelles en « face-à-face ».

Donc, croyez-moi que pour nous c’est très important. En créant un tel contact, nous serons en mesure de  mener à bien, et sans cela, il est très difficile d’avancer.

La préparation collective est tout aussi importante. Il s’agit d’un congrès collectif, et donc nous devrions le ressentir. Le mépris causerait beaucoup de tort à nous tous. Nous ne devons pas rester assis et attendre  que quelqu’un d’autre organise les choses. Si cela vous arrive, vous ne bénéficierez d’aucune façon du congrès. Sans préparation, c’est même inutile de se connecter via l’Internet, car ce serait du vol, rien que du vol. Vous devez faire des efforts et vous pourrez en bénéficier en conséquence. Si personne ne pense à cela, si personne ne se soucie à ce sujet, si personne ne fait attention, le congrès ne fera que causer des préjudices.

Tout le monde doit prendre une part active, au moins d’une certaine manière, en fonction de ses capacités. On devrait être concerné au moins dans le cœur: «Qu’est-ce que j’ai fait pour cela ? » Sans la participation, vous n’aurez aucun récipient. Alors, que serez-vous en mesure de recevoir? Dans quoi allez-vous recevoir? De toute évidence, ce n’est que par notre travail commun que nous créons ce récipient.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/2012, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

La fuite vers l’unité

Dr. Michael LaitmanQuestion: La fête de Pâque est pour bientôt. Sur quoi devrions-nous nous concentrer maintenant? Comment pouvons-nous utiliser ce temps pour l’unité?

Réponse: Pâque est un moment très spécial lorsque je découvre que je suis en exil. C’est le début de l’esclavage égyptien. Jusqu’à ce que je ressente que je suis en exil, je ne suis pas encore en Egypte, je ne suis pas encore esclave de Pharaon. Pour le dire autrement, si je ne m’efforce pas  pour l’unité, je n’ai pas encore commencé le processus. Mais quand je suis attiré par l’unité, et que je sens que je ne peux pas m’unir parce que mon ego m’arrête et bloque le chemin, l’ego se révèle à moi comme Pharaon. Il me contrôle et ne me laisse pas atteindre l’unité pour découvrir le Créateur.

L’exil c’es  de ne pas ressentir le Créateur ; je sens qu’Il me manque. Alors je continue  à me diriger vers l’unité, et l’ego, Pharaon, apparaît comme de plus en plus difficile. Finalement, je ne sais pas quoi faire, je ne vois pas d’issue, et alors le point appelé «Moïse» se révèle en moi. Il commence à me tirer, vers l’inconnu, alors que je suis confus et ne sais pas de quelle façon ce point est différent de Pharaon. Ainsi, Moïse grandit dans le palais de Pharaon, dans l’égo, que ce soit à mes yeux en se séparant  de Pharaon ou en fusionnant avec lui. Il aspire droit au Créateur, mais se nourrit de l’amour-propre.

Et ainsi j’avance: je veux construire un récipient, mais à la place je construis des « villes pauvres», Pithom et Ramsés. Chaque fois que je veux être proche des autres, m’unir, de nouveaux problèmes se posent: les différends et la séparation, le détachement et l’indifférence. L’ego détient le pouvoir et ne me laisse pas libre, ne me laisse pas faire n’importe quoi. Peu importe combien je m’efforce durement de faire le lien, cela n’existe pas. Mes efforts sont en faveur de « Pharaon » et dans le but de nuire à «Israël».

Et ainsi j’arrive aux dix plaies d’Egypte, je souffre parce que mon désir égoïste ne me laisse pas m’unir avec les amis. En réponse à toutes mes tentatives, cela convoque une grande souffrance en moi et tire dans des directions différentes. Cela donne à ma « bête » tout ce qu’elle veut, mais bloque la voie de l’unité parce que sinon je vais sortir d’Egypte.

Alors Moïse va à Pharaon: «Laisse partir mon peuple ». Nous essayons de nous unir encore plus et voulons échapper au contrôle de Pharaon. C’est déjà une véritable révélation. Alors, que pouvons-nous faire? Après tout, le Créateur durcit sans cesse mon cœur.

Ainsi je passe par les dix plaies, jusqu’à ce que j’arrive à me détacher totalement  de mon ego. Dans l’obscurité, je m’échappe vers l’unité, vers la montagne de la haine (Sinaï) qui se révèle à moi et vers la garantie mutuelle qui sont les moyens essentiels pour lutter contre l’ego. Je ne supprime pas la haine, je ne l’annule pas, mais plutôt je construis la garantie mutuelle autour d’elle. Après tout, cette haine est une acquisition inestimable: grâce à la garantie mutuelle, je serai en mesure de transformer cette montagne de haine vers le sommet de la sainteté, la montagne du Seigneur.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de nous. Le monde entier commence ce processus en découvrant que l’ego destructeur qui  le contrôle, menace d’effacer toute l’humanité de la surface de la terre …. 

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/2012, «Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Une boîte noire navigant dans les vagues de la Lumière

Dr. Michael LaitmanIl est très difficile d’expliquer ce qu’est la spiritualité parce que c’est une question de sensation. Si une personne partage de tels sentiments, elle va comprendre ce qui est décrit. Mais si elle n’est pas sur le même niveau et ne ressent pas ce dont parle l’auteur, elle ne comprendra rien du tout.

Tout notre travail se déroule en  « Egypte », en exil, quand on ne ressent pas encore le Créateur, la force supérieure qui peut nous aider à nous élever au-dessus de notre désir de recevoir. Il s’agit d’un moment de choix et c’est le meilleur moment parce que c’est quand nous apprenons à travailler contre notre désir.

Je dois constamment imaginer que je suis déjà dans le don sans réserve, dans le monde spirituel, dans la sainteté, et je ne crée aucune partition, ni de barrière, dans la voie de la Lumière supérieure qui remplit toute la réalité. J’annule ma personnalité, mon  « moi » égoïste, et bien que je ressente différents états qui me traversent et convoquent  une  réaction différente dans mon ego, je dois essayer d’être seulement dans le pur don sans réserve.

C’est comme si j’étais déjà dans le monde spirituel, je suis immergé dans un océan de Lumière en  Lui étant totalement équivalent. C’est parce que tout ce qui  me sépare réellement de la Lumière est mon désir de recevoir, mon ego, qui ressemble à une boîte qui ne laisse pas passer la Lumière à travers. J’ai mis des obstacles pour moi, je suis le seul qui se distingue par son ego dans la Lumière. A part moi, tout est corrigé et prêt.

Seulement, je vois que cette réalité est déformée, que je suis corrompu, et que le Créateur est mauvais et me maltraite. En outre, il me semble qu’il y ait une autre autorité, sauf le Créateur.

Tout notre travail est d’imaginer correctement notre état, la manière dont il est réellement, et non ce qui est représenté dans notre ego. Il n’y a rien, sauf le Créateur, mais mon ego me dit qu’il y a beaucoup de différentes forces qui prennent des décisions et il y a moi  aussi.

Il me semble que je sens et décide quelque chose de moi-même, mais même cela n’est pas vrai. Le Créateur est celui qui m’envoie tous ces sentiments de telle sorte que, sur la base des impressions que je reçois de Lui à chaque instant, je sois en mesure de faire le travail et d’annuler moi-même et les pensées que je semble penser, et que je ressente de façon indépendante que je reçois quelque chose de l’environnement, du  groupe, et du  monde extérieur  entier. Au lieu de cela, je dois imaginer que je suis totalement sous le contrôle de la Lumière supérieure qui remplit toute la réalité.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/2012 , Shamati N°59

L’Institut ARI conclut un partenariat avec l’Université de Siauliai


Le site de la région de Šiauliai et le portail d’informations de la chaîne de télévision lituanienne a publié un  article intitulé « L’Université de Šiauliai a signé un contrat avec l’Institut ARI (Israël) ».

Le 22 Mars, à la bibliothèque de l’Université de Šiauliai, le vice-recteur aux relations internationales, le professeur de développement Teodoras Tamošiūnas et le directeur de l’institut ARI Institut, le Professeur Michaël Laitman (Israël), ont signé un accord de coopération entre  l’université de Šiauliai de Lituanie et de l’Institut ARI (Israël).

Lors de la conférence de presse, le professeur Michaël Laitman a présenté les principes de la formation intégrale et de l’éducation. Le Professeur Teodoras Tamošiūnas a dit que l’université de Siauliai a une longue tradition de formation des enseignants, et donc l’éducation intégrale, préconisée par le professeur d’Israël, peut être développée à Siauliai. Le vice-recteur a déclaré que la visite du professeur Michael Laitman à l’université de Šiauliai et la signature du contrat avec l’Institut ARI indiquent la reconnaissance de l’université de Šiauliai .

Selon le professeur Vida Skačkauskaitė, qui a participé à la conférence de presse, le système de l’éducation intégrale vise à créer un nouvel être humain et une nouvelle société. Selon elle, l’Université de Šiauliai qui a commencé à appliquer et promouvoir la méthode de l’éducation intégrale peut servir de modèle pour d’autres institutions de Lituanie.

Après la signature du contrat, la bibliothèque de l’Université de Šiauliai a organisé une conférence, au cours de laquelle le professeur Michaël Laitman a donné une conférence sur le thème de «l’éducation intégrale: Pourquoi? » Il y avait aussi d’autres orateurs de France, Ukraine et Israël.

Le professeur Michaël Laitman est un professeur d’ontologie et d’épistémologie, maître  ès sciences en biocybernétique, docteur en philosophie. Le Professeur Michaël Laitman est un membre du Conseil mondial de la Sagesse et le fondateur et le directeur de l’Institut ARI. En utilisant des idées novatrices qui sont appropriés pour résoudre les problèmes aigus de l’éducation moderne, il est à la recherche de changements positifs dans la stratégie d’éducation. Le professeur a présenté une nouvelle approche de l’éducation, qui applique les lois du monde interconnecté intégral.

Michaël Laitman mis en place de nouveaux repères et a expliqué comment vivre dans le nouveau village mondial de l’humanité, – plus connecté par la technologie dans notre monde interconnecté.

Son point de vue englobe différents domaines de la vie humaine: sociale, économique et environnemental. En outre, une attention particulière est accordée à l’éducation, un système qui fournit des valeurs universelles et crée ainsi une société harmonieuse dans notre réalité si étroitement connectée.

Au cours des trois dernières décennies, le professeur Michaël Laitman a publié plus de 40 livres qui ont été traduits en 18 langues.

Photo: Sigita Inchyurene

Ma prochaine visite en Colombie


En préparation à ma visite en Colombie les 27-29 Avril  2012, un site complet expliquant les principes de l’éducation globale a été créé par mes élèves, avec des informations sur les conférences qui auront lieu pour s’adresser au grand public à Bogota, la capitale, et Barranquilla, la deuxième plus grande ville.

Je vais aussi avoir une rencontre chaleureuse avec le groupe colombien, y compris des leçons spéciales et des repas. Les étudiants viennent de neuf villes différentes du pays.

Le don sans réserve : tout ou rien

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Introduction à l’étude des Dix Sefirot », Point 130: ceux à qui il est accordé la sensation de sa Providence, sous la forme du premier degré de la divulgation du visage, appelé la« repentance de la peur », sont considérées comme intermédiaire. C’est parce que leurs émotions sont divisées en deux parties, appelées «deux plateaux de la balance ». Depuis le moment avant d’avoir reçu le repentir ci-dessus, tous restent debout et sont appelés « une échelle du péché ». Et l’échelle du mérite est définie et leur est garantie dès le moment du début du repentir, le temps de la repentance est «entre» le mérite et le péché, et donc ils sont appelés «intermédiaires».

Il ne s’agit pas de périodes de temps, mais de la réalité présente. Après avoir atteint ce niveau, une personne découvre dans ses attributs présents qu’elle a en partie péché et en partie mérité. En d’autres termes, il y a encore des parties non corrigées et corrigées en elle. Le critère ici, bien sûr, est la connexion aux autres et au Créateur.

Dans le même temps, une personne est immergée dans un état ​​de Hafetz Hessed : elle ne peut pas faire de mal à l’autre, mais elle n’a pas fait non plus de bien à l’autre. Donc, c’est comme si elle était au milieu de la vie, après avoir neutralisé le mal en elle, mais ne l’ayant pas encore transformé en  bonté.

Question: Peut-on mettre la réalisation de cet « intermédiaire » comme  objectif?

Réponse: Pourquoi se contenter de la moitié? Vous devez imaginer l’état complet des justes. Si vous demandez quelque chose, demandez le maximum: la fin de la correction. Si vous voulez vous retrouver à la fin de la correction, vous réussirez à peine à atteindre le prochain niveau. C’est parce que pour le moment, vous ne pouvez pas imaginer plus que son côté arrière corrompu. Il s’agit de la limite de votre imagination parce que vous n’avez pas d’autre modèle. Donc, faites tout le chemin, souhaitez le maximum de don sans réserve, et ainsi vous allez acquérir la similitude minimale à l’AHP du supérieur.

Mais si vous ne demandez que pour la moitié, ce n’est pas le don sans réserve, mais de la mesquinerie. Dans le don sans réserve il n’y a pas de calcul pour une partie de l’ensemble. Dans le don sans réserve vous recherchez ce que vous pouvez ajouter, comment engager tout ce que vous pouvez.

En ce sens, les lois spirituelles sont simples. J’aspire à la fin de la correction, et je veux que tous mes désirs et mes pensées visent au don sans réserve aux autres. C’est ce que je demande. Cela ne peut pas être à mi-chemin dans l’attribut du don sans réserve. En exigeant la moitié, je fais un calcul égoïste et ce n’est plus le don sans réserve. Après tout, une  demande secrète pour son intérêt personnel est nécessairement présente aussi dans la « moitié altruiste».

Il est impossible de limiter le don sans réserve. Par conséquent, le cours doit toujours être réglé vers l’objectif final et non pas vers  des phases intermédiaires.

Dans tout ce que nous faisons, à partir de ce monde vers le monde de l’Infini, il y a dix Sefirot entières, mais sous une forme réduite. Nous sommes dans une image holographique, dans laquelle chaque partie contient un ensemble. Par conséquent, un calcul partiel n’est pas bon  ici. Vous devez faire tout en votre pouvoir, tout ce qui dépend de vous, puis vous pouvez à peine atteindre le niveau suivant.

Vous êtes maintenant face à l’AHP du supérieur, et c’est la seule chose que vous pouvez imaginer comme quelque chose d’infini. C’est la même chose avec les petits enfants qui ne peuvent pas prendre exemple sur un adulte. Un enfant de cinq ans regarde un garçon de huit ans comme un «Dieu» et veut être comme lui. Il y a quelque chose à laquelle il peut «tenir», cela résonne en lui. Le Rabash a donné le même exemple d’une fille qui est plus intéressée à jouer avec une poupée qu’avec un vrai bébé.

Donc, n’essayez pas de minimiser le but des tailles  «acceptés». Même si vous visez au maximum, vous atteindrez à peine le Supérieur.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 01/04/2012, « Introduction à l’étude des  dix Sefirot»