Les finances du Japon vont de pire en pire

Dr. Michael LaitmanAux Nouvelles (Tiré de  Bloomberg): «Les finances du Japon vont  de pire en pire chaque jour, chaque seconde, a déclaré dans une interview Takahira Ogawa, directeur de la notation souveraine chez Standard & Poor à Singapour. Prié de dire si cela signifiait qu’il se rapprochait du fait de couper la notation du Japon, il a avancé que « ça serait correct de dire que nous sommes plus proches d’un déclassement. Mais la dégradation a été tellement progressive jusqu’à présent, que ce n’est pas comme si nous allions tout changer aujourd’hui. »

«S & P a  une perspective négative sur le Japon depuis avril. Ogawa a déclaré que la nation a besoin d’une « approche globale » pour contenir son endettement, que le gouvernement envisage dépasser 1 quadrillion de yen (13 milliards de dollars)  en un an  jusqu’à mars prochain, car  la nation paie pour la reconstruction.

«Les événements en Europe nous montrent que quand vous perdez la confiance du marché à un certain point, la situation se détériore rapidement,» a déclaré Ogawa. «Les politiciens doivent agir avec la compréhension qu’ils sont à court de temps» pour corriger les finances du pays. «Si vous n’agissez pas au début, ça va devenir encore plus difficile de  maintenir la confiance du marché, a-t-il dit. »

Mon commentaire: Durant 2012, de nombreux pays vont «rattraper» le Japon et les  Etats-Unis. La crise générale va forcer le monde à reconsidérer son attitude envers la vie, c’est-à-dire équilibrer ce qui est donné et reçu, pour vivre de manière à être rempli avec le plus haut accomplissement, la révélation de l’existence au niveau d’Adam- le don sans réserve commun  et la réception dans le désir commun. En cela, l’humanité va révéler le prochain niveau d’existence: le monde de l’éternité et de la perfection.

La fondation du troisième Temple

Dr. Michael LaitmanQuestion: Peut-on dire qu’en vertu des efforts communs que nous avons faits dans le désert d’Arava et à la Convention, nous avons pu trouver une place pour jeter les base  du Troisième Temple?

Réponse: En hébreu, le  «Temple» est «la Maison de la Sainteté », où  la « maison » est Malkhout, et la «sainteté»  est Bina. Malkhout qui est connectée à Bina, ayant reçu ses qualités et ayant son propre Partsouf, est appelée « la Maison de la Sainteté ».

Cette maison est construite par le groupe, ou dans la langue des sources primaires, par la «société sainte ». C’est parler d’une société qui veut progresser et acquérir la force du don sans réserve. Elle  est capable de construire la Maison de la Sainteté.

Dans son ensemble, il y a une seule âme commune et nous essayons de l’assembler à partir de pièces cassées. Nos Kelim intérieurs, correspondant à Galgalta ve Eynaim se divisent en trois composantes: la racine, l’âme, le corps. Par ailleurs, il y a aussi des Kelim externes correspondant à AHP, qui forment l’habillement et le château.

Les Kelim internes sont le groupe, notre unité. Après tout, dans la spiritualité il n’existe pas de simples individus, mais seulement une société. Ce groupe construit la correction des Kelim externes pour lui-même, aussi appelé «le Temple».

Dans le passé, nous avons déjà fait cela deux fois – à la troisième étape, puis à la deuxième. Maintenant, nous devons nous rassembler dans un groupe, ce qui signifie corriger les Kelim intérieurs, puis passer à la correction de ceux extérieurs. Le Temple ne peut être érigé sans un bâtisseur. Autrement dit, AHP ne peut pas être corrigé s’il n’y a pas Eynaim ve Galgalta.

Ainsi, après avoir commencé à nous corriger, bien sûr, nous avons jeté les bases pour la construction du Troisième Temple. 

De la 4e partie du  cours quotidien de Kabbale du 15/12/2011, « La Liberté »

Les paroles de nos Sages seront entendues

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si on avait demandé à tous les gens assis au cours s’ils voulaient progresser rapidement vers le point final, le plus élevé du développement, tout le monde aurait dit: « Oui ». Mais en même temps, je vois que nous sommes satisfaits de vos réponses. Nous arrivons au cours avec un désir, un besoin, mais nous tombons progressivement dans un état ​​de sommeil. Comment pouvons-nous être constamment actifs? Comment pouvons-nous avancer plus vite?

Réponse: Vous ne pouvez pas maintenir votre désir près de moi. Même si j’ai un besoin qui m’appartient, par rapport à vous, j’existe à l’état de perfection et je suis à un degré plus élevé. Pour cette raison, lorsque vous vous connectez à moi, vous avez également une expérience de la perfection, comme un enfant à côté d’un adulte. Parfois, il exige quelque chose de ses aînés, mais pourtant, en règle générale, ils lui donnent la confiance, un sentiment de fiabilité, et il tombe paisiblement endormi dans les bras de ses parents.

Pour vous dire la vérité, c’est encore mieux pour moi quand vous vous endormez. C’est parce qu’alors il y a plus qui pénètre en vous. Les gens qui «somnolent» pendant le cours ne me dérangent pas; ils ne sont pas censés être toujours « sur le feu » .Il est écrit que « les mots des sages sont apaisants. ». Et ce n’est pas parce que les sages parlent calmement ; c’est simplement que leur sagesse coule comme l’eau d’un endroit à l’autre et entre dans  la personne par le bon chemin. Donc, ne vous inquiétez pas.

Il est bon que parfois les gens viennent au cours avec le feu dans leur cœur, mais quand ils reçoivent la Lumière qui ramène vers le bien, un sentiment d’apaisement est mieux pour eux.

 De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Le Zohar

Questions à propos de l’apprentissage de l’hébreu et de l’égoïsme

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je suis catholique, et je suis actuellement en train d’apprendre seul à lire en hébreu afin de pouvoir lire la Torah dans sa langue d’origine. Je pense que ce sera très bénéfique pour mes études de Kabbale. Mes questions sont: ceci va-t-il entraver ou ralentir mes études dans la Kabbale? Ai-je besoin d’étudier l’hébreu? Je suis juste un étudiant débutant.

Réponse: Cela vous aidera dans la mesure où nous utilisons les définitions de l’hébreu, qui sont nécessaires. Tout le reste est selon votre désir.

Question: Qu’est-ce qui empêche le Kli mondial de se connecter? Comment allons-nous y remédier?

Réponse: C’est l’égoïsme, et même plus que dans le cas des gens ordinaires!

Question: Il semble que notre seul travail soit de révéler  le mauvais penchant et de demander la correction. Comment peut-on se battre contre le sentiment de culpabilité et de dévalorisation, qui est un obstacle en demandant la correction?  Ça commence à être insupportable de voir à chaque fois le mauvais en soi.

Réponse: Toutes les pensées sauf celles pour une prière pour la correction sont vides et confuses, et à mesure qu’elles surviennent, il faut immédiatement les rejeter

La route qui traverse le champ des merveilles

Dr. Michael LaitmanLe but de la création est d’ajouter l’indépendance,  l’atteinte et la sensation du désir créé «de l’absence ». Et même s’il a été créé «de l’absence » et n’a « rien» en  soi, il va acquérir des qualités qui l’aideront à devenir comme le Créateur: indépendant, comprenant, décideur et exécutant ses propres décisions.

Ceci est la différence entre le désir initial créé en Malkhout du monde de l’Infini et ce qu’il devient après avoir fait une restriction et en achevant la totalité du voyage: de haut en bas dans ce monde et en retournant de ce monde vers en Haut, avec toutes les brisures et les processus de développement par lesquels il retourne à l’état précédent.

Tous ces processus se déroulent à l’intérieur de la créature pour lui donner la possibilité d’élargir son récipient de réception. Le développement est nécessaire pour comprendre son mal, l’égoïsme, et élever la sensibilité vers lui. Le mal est tout ce qui est opposé au Créateur.

Des conditions spéciales sont nécessaires pour acquérir ces qualités. La condition première est que la créature ne doit pas sentir qu’elle agit par la force, sous la puissance du Créateur, mais qu’elle  est libre. Et c’est pourquoi le Créateur dit Se cacher.

Nous recevons uniquement le point de départ, le point zéro, et à partir de lui, nous devons atteindre l’objectif de la création, le point final  créé «de l’absence », mais élargi en vertu de l’intention de donner sans réserve, ajouté au-dessus du désir de plaisir. Mais comment peut-on avancer quand le Créateur est caché et que nous ne voyons pas le but, si nous manquons d’exemple, d’un système de compte à rebours, d’une fondation, et de points de repère le long du chemin, que nous pourrions utiliser pour  nous construire et  nous évaluer nous-mêmes?

 

Une personne qui reçoit ce désir, mais ne sait pas encore comment l’appliquer et le réaliser, est désignée comme « errante dans le champ ». Vraiment, tout un champ de possibilités, « béni par le Créateur»,  s’est ouvert devant elle. Le Créateur lui donne tous les moyens et les occasions de progresser, de les utiliser correctement. 

 De la 1ère partie du cours  quotidien de Kabbale du 14/12/2011, Ecrits du Rabash

Souhaitez le seulement – Et il va se réaliser!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que signifie attirer la Lumière qui ramène vers le bien ?

Réponse: Nous ne pouvons qu’apporter notre désir, le besoin de devenir corrigé, mais qui va le corriger? Je ne peux que révéler la brisure, tandis que le remède ne peut venir que d’En-Haut, seulement de la Lumière. La Lumière a cassé notre Kil ou le désir, et le corrige aussi. C’est la même Lumière, la même action, mais dans sa forme opposée, qui est ce que je désire maintenant.

Il s’avère qu’en plus de révéler le désir, je n’ai besoin de rien. Dès que je révèle un désir, il est appelé une prière et tout le mal que je révèle devient immédiatement corrigé. Si j’ai vraiment révélé le mal dans sa forme définitive et dernière à chaque phase, il devient alors corrigé, car là j’atteins  catégoriquement la vraie prière, un cri, MAN – et la correction vient certainement pour moi. 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 14/12/2011, Le Zohar

Evadez-vous des ténèbres et de l’ignorance

Dr. Michael LaitmanLa créature a été créée parfaite, mais cette perfection vient du  Créateur, et c’est pourquoi la créature ne sait même pas qu’elle existe. C’est parce que pour ressentir que vous existez, vous avez besoin d’un désir, d’une aspiration, d’un espace vide.

Puisque la création toute entière vient de la perfection du Créateur, elle est totalement dépourvue de sentiments, d’esprit, de sa propre perception,  et de toute sensation. Elle ne sait  rien, ne comprend rien ni  ne ressent quelque chose.

Nous ne pouvons même pas imaginer ce que c’est. Ce n’est même pas  la matière minérale qui existe dans notre monde, dans laquelle il ya le mouvement des atomes et des autres particules. Après tout, ces particules ont un besoin d’exister et de se maintenir dans un certain état ou qualité.

Mais l’état de la création de la créature est telle que la créature est  comme si  elle n’existait pas du tout. C’est  appelé « l’existence de l’absence» ( Yesh Mi Ain ). D’une part, elle existe (Yesh) car elle vient du Créateur, mais elle est absolument «de l’absence» (Mi Ain), car il n’y a absolument rien qu’elle puisse dire à propos d’elle-même, pas même autant qu’un rocher inerte.

Et puis la créature commence à se développer sous l’influence de la Lumière. Le but de la création est de l’amener à un état où elle ressentira le besoin pour le Créateur dans tout, afin de révéler qu’elle est opposée à Lui  et qu’elle comprenne qui est le Créateur à partir de cet état opposé.

De cette façon, la créature atteint le Créateur. En obtenant la forme opposée au Créateur et  en commençant à percevoir le Créateur en elle, un désir de L’atteindre et de devenir comme Lui, se développe progressivement en elle. Puis la créature sera en mesure d’atteindre le Créateur selon la loi de similitude des qualités.

Il s’avère que tous les changements se produisent à l’intérieur de la créature. Au début, elle se développe dans le sens négatif et se distancie du Créateur, en se comprenant mieux alors qu’elle descend les mondes du monde de l’Infini à ce monde et ensuite elle fait de plus en plus grandir son égoïsme dans notre monde.

Mais à partir de nos jours, un processus complètement différent commence. La créature reçoit un réveil d’En-Haut, qui lui permet de commencer à se développer dans une direction opposée à sa nature: la direction du Créateur. En d’autres termes, le développement du Haut vers le bas lorsque la créature a continué d’être séparée du Créateur, le monde de l’Infini, en dévoilant de plus son désir égoïste et en découvrant qu’elle  est isolée et seule, touche à sa fin.

Par ailleurs, la créature expérimente la brisure après laquelle chaque particule commence à comprendre qu’elle  est séparée du reste. Tout le monde se ressent comme une personne qui existe parmi d’autres comme elle. Et elle  peut commencer à développer la forme du don sans réserve à partir de cette obscurité et de l’ignorance, en relation avec le Créateur. Elle le fait contre sa volonté, car la Lumière vient à elle d’une manière qui rend impossible pour elle de recevoir d’elle-même l’accomplissement de la vie, et elle a besoin du reste.

Au début, elle utilise les autres pour son propre épanouissement, mais elle commence progressivement à sentir qu’elle a besoin d’une connexion plus correcte, intérieure, et réciproque avec eux. De cette façon, nous atteignons la compréhension que nous n’avons pas le droit d’exister sans une bonne connexion entre nous.

De cette façon la  nature, c’est-à-dire le Créateur, la Lumière supérieure, nous amène à la nécessité de se connecter. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/12/2011, Ecrits du  Rabash

Questions sur la fréquence de l’étude et une kippa

Question: Combien de fois doit-on étudier la Kabbale? Suffit-il d’étudier et  de méditer intensément une ou deux fois par semaine et utiliser le reste de son temps pour le travail, ou doit-on étudier quotidiennement, pour que nous soyons dans l’unité?

Réponse: Tout le temps, après avoir terminé les activités nécessaires.

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je suis étudiant à Bnei Baruch depuis  plusieurs années, et je sens que mon expérience croît constamment. Il est très important pour moi de savoir pourquoi un kabbaliste a besoin d’une kippa.

Réponse: C’est juste une tradition, et je dois l’observer parce que personne ne va accepter un kabbaliste, sans une kippa, qui est aussi une tradition

Une société construite selon les lois du monde de l’infini

Dr. Michael LaitmanLa société que je vois devant moi est un endroit où je peux nouer des relations dans lesquelles je construis le système de Malkhout du monde de l’Infini. Même si le rejet et la connexion sont présents simultanément, je connecte ces deux intentions opposées.

Je rejette tout le monde, comme il est écrit au sujet des élèves de Rabbi Shimon, qui ressentaient une terrible haine envers l’autre et dans le même temps faisaient des efforts pour se connecter. Mais leur relation n’a pas annulé la flamme de la jalousie, de la haine, de la convoitise, et de l’ambition, qui, auparavant, faisaient rage entre eux.

Un grand désir de plaisir et la perception de son indépendance restent aussi en chacun de nous, et la connexion est réalisée au-dessus de tout cela. Ces deux lignes travaillent ensemble, l’une après l’autre. C’est parce que chacun reçoit de la Lumière de l’infini afin de satisfaire les autres, pas soi-même. C’est pourquoi leur désir demeure. De cette façon, nous préservons Malkhout du monde de l’Infini, tout son volume, que chacun d’entre nous acquiert.

Nous percevons cette Malkhout en nous. Imaginez l’énorme volume intérieur que cette créature collective, que nous créons en nous connectant en un tout, perçoit en elle-même. Chacune de ses 600 000 particules se sent comme séparée de toutes les autres, et comme elle monte au-dessus cela, elle se connecte avec elles.

Chacun fait cela! En fin de compte, il y a 600 000 particules, à l’intérieur desquelles chacun acquiert le pouvoir de six cent mille. C’est le type de connexion que nous réalisons.

C’est pourquoi nous devons nous rappeler que les actions que nous faisons par rapport à la société, que nous voyons devant nous, sont toujours réalisées dans deux directions. D’une part, elles visent à accroître l’égoïsme individuel de chacun, ce qui donne lieu au rejet et la haine dans les relations entre nous. Et d’autre part, nous devons nous amener à la plus grande connexion possible au-dessus de cet égoïsme et essayer de grandir de cette façon.

Nous avons besoin de percevoir ces deux états comme nécessaire à notre développement et être prêts à accepter, les expérimenter et à les développer. Nous avons besoin d’établir des règles basées sur ce qui deviendra les lois de l’existence de la société ou notre charte du groupe. Mais toutes les lois et les formes de comportement, les règles que nous établissons, doivent correspondre à la réalisation de l’objectif final de manière à nous guider et à nous diriger vers lui. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/12/2011, Écrits du Rabash

L’amour déchiré et troué

Dr. Michael LaitmanIl y a beaucoup de chemins avant qu’une personne n’arrive à la question de l’amour et de l’unité. En règle générale, le mot «amour» signifie tout autre chose pour nous: l’accomplissement de nos désirs égoïstes de nourriture, sexe, famille, richesse,  gloire, connaissance et ainsi de suite.

« J’aime » signifie essentiellement «je veux». Quand je veux recevoir quelque chose, cela signifie que je l’aime, que je veux qu’elle soit mienne, la rapprocher de moi, et moi-même me remplir avec elle.  Voilà tout ce qu’est l’«amour». Pour résumer, la définition intérieure du mot « amour » est « je veux le recevoir. »

C’est parce que nous existons dans notre monde qui s’est formé après la brisure, comme l’explique la sagesse de la Kabbale. Notre monde entier est complètement égoïste, c’est pourquoi nous décodons la notion de « l’amour » comme quelque chose destiné exclusivement à soi-même. Si j’aime quelque chose, cela signifie que je tiens à la rapprocher de moi, pour la sentir, et me remplir avec elle. Quand je réalise mon désir, quand je prends plaisir à quelque chose d’agréable, je l’appelle «amour».

De la même façon, nous n’avons aucun égard pour l’autre moitié, l’autre force existant dans la réalité : la force du don sans réserve qui contient aussi la même notion d’« amour ».Cependant, là, aimer quelqu’un signifie le combler, lui apporter ce qu’il veut, plutôt que ce que je veux. Ceci est totalement contraire à notre compréhension de l’amour.

Dans le passé, les humains ont été proches de la nature et ont naturellement senti qu’il existait une autre force de la nature, la force du don sans réserve dans laquelle « l’amour » signifiait que je considère les autres et leur donne sans réserve. Les kabbalistes, comme beaucoup d’autres personnes dotées d’une grande sensibilité envers la nature, ont révélé ces forces.

Et il y avait beaucoup de gens en dehors  des kabbalistes qui ont ressenti et découvert par eux-mêmes, dans toutes sortes de formes, que la force du don sans réserve n’est pas moindre que la force de la réception. Ils ont réalisé que dans cette autre moitié de la réalité (dans le don sans réserve) les mêmes actions existaient comme dans la force de la réception, que seules leurs interprétations étaient  différentes, opposées à celles que nous utilisons ici, dans notre monde.

Nous, cependant, nous existons seulement dans une moitié de la réalité: dans la réception, le désir de se satisfaire, car nous sommes une conséquence de la rupture des désirs (Kélim). Et l’homme reste largement brisé, alors que les niveaux inanimé, végétal, et animal de la nature, comme le Baal HaSoulam l’écrit dans  la «Préface à la science de la Kabbale (Ptikha) », montent  et chutent avec l’homme, sans aucun calcul pour se préoccuper d’eux-mêmes, mais seulement dans la mesure où ils doivent faciliter les changements que l’homme doit subir.

Les religions et les croyances, depuis leur création, ont également surgi du fait qu’elles ont aussi révélé l’autre force existant dans la nature: la force du don sans réserve. À la base, elles parlent d’amour et d’unité. Donc pour cette raison elles sont restées le lot de quelques personnes. Mais après qu’elles se sont répandues dans les masses égoïstes qui ne sont pas aussi sensibles, elles sont devenues un ensemble de cérémonies, de rituels, et diverses autres actions. A ce moment elles ont commencé à être utilisées égoïstement: pour se remplir, plutôt que pour amener les gens à l’unité, l’amour, le don sans réserve, et l’équilibre entre les deux systèmes.

Comme le temps passait et l’humanité se développait à travers l’histoire, alimentée par la croissance constante de l’égoïsme dans chaque personne et dans l’humanité en général, nous nous sommes éloignés considérablement, même à partir de cette compréhension naturelle que l’humanité avait une fois possédée – à partir de  la compréhension du don sans réserve et de l’amour inhérent à l’autre moitié de la nature. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 13/12/2011, Ecrits du Rabash