Category Archives: Zohar

Notre monde est un point d’ascension spirituelle

947Le monde où nous vivons a été formé par la descente successive du monde supérieur qui, se réduisant progressivement, a atteint le tout dernier point appelé « notre monde ». Et c’est le meilleur état pour l’ascension spirituelle.

En nous élevant, nous n’oublions pas cet état, mais nous commençons à le comprendre d’une manière nouvelle, à le ressentir, à l’approuver et à le justifier. Nous voyons que c’est grâce à ce monde très bas, éloigné de la perfection, que nous pouvons apprécier la perfection vers laquelle nous nous élevons.

En même temps, nous élargissons et ouvrons de plus en plus le monde spirituel et commençons à comprendre que notre état a été forcé, spécialement créé pour nous, non pas comme une punition, mais absolument opposé à la perfection. Et sur la différence entre les deux mondes, nous pouvons réaliser à quel point le monde supérieur est parfait.

Par conséquent, si une personne commence à voir correctement notre monde comme un point d’ascension, elle ne le maudit plus, elle sait comment l’utiliser, elle l’apprécie et le valorise. Ce monde est un très bon point de départ pour nous.

Question : Cela se produit-il uniquement au niveau de la perception, et non de la sensation ?

Réponse : Cela dépend de la façon dont on le comprend. Par exemple, si je tombe malade, le médecin me fait une piqure. Cela me fait mal, c’est désagréable, mais je le prends avec gratitude et je le paie pour ce service parce que je sais que cela donnera un bon résultat. Par conséquent, le médecin, en tant que médiateur, est justifié et désirable à mes yeux.

Il suffit donc d’ouvrir les yeux pour voir le résultat final. C’est ce que la Kabbale nous offre. Et alors, tout ce monde devient nécessaire, désirable et correct ; vous savez comment l’utiliser pour atteindre la perfection en fonction de l’état opposé.

Question : À cet égard, voulons-nous en quelque sorte améliorer notre monde ?

Réponse : Non. Nous devons seulement nous élever nous-mêmes. Il n’y a rien à faire pour transformer le monde. Nous essayons constamment de l’améliorer, mais il ne fait qu’empirer, car c’est à nous de changer, pas au monde.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°20 sur KabTV

« Et ils retourneront à leur poussière »

260.01Lorsque l’esprit lui est ajouté et qu’il voit, alors il quitte ce monde, comme il est écrit : « Tu leur retires leur souffle, ils périssent et retournent à leur poussière. » (Le Livre du Zohar)

Lorsque vous gravissez les niveaux spirituels, l’étape précédente est mortifiée et l’égoïsme devient encore plus grand et ne passe que par les états de votre déni. Selon la loi du déni, de la négation, à l’étape suivante, vous l’utilisez dans une mesure encore plus grande, dans une expression égoïste encore plus grande.

Une personne voit cette mort, cette déchéance, cette immersion dans la « tombe » de son égoïsme. Elle se réjouit que son égoïsme pourrisse, qu’elle l’ensevelit, l’enterre.

La décadence de l’égoïsme est un refus de l’utiliser parce qu’il est sans vie, il ne vous insuffle pas la vie.

Question : Y a-t-il un lien entre la déchéance spirituelle et ce qui se passe en terre avec le corps humain ?

Réponse : Tous ces processus ont lieu dans le spirituel. Dans notre monde, seule une faible copie de ceux-ci est incarnée.

En fait, le monde spirituel est un immense système de niveaux, tandis que notre monde est le plus petit, le plus faible, le dernier niveau inanimé. Comparé aux satisfactions spirituelles, il y a ici un vide absolu.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°20 sur KabTV

Découvrir une nouvelle vie

232.05« Lorsqu’une personne va mourir et que sa sentence a été rendue, l’esprit élevé lui est ajouté. » (Le Livre du Zohar)

Nous ne parlons pas de la mort physique. « Mourir » signifie s’élever d’un état à un autre.

Toutes les vies et les morts dont parle le Livre du Zohar, nous devons les endurer durant notre vie animale. Une personne doit mourir à l’étape précédente et s’élever à la suivante.

Le stade précédent semble mourir pour elle, comme on le dit parfois : « Tu es mort pour moi. Je ne te sens plus, je ne te ressens plus, je ne te perçois plus. » Il faut traiter cet état de la même manière : attendre et agir de telle sorte qu’il s’éteigne, devienne un stade obsolète, abouti.

La personne a l’impression d’acquérir une nouvelle vie. « Celui qui veut vivre (s’élever au niveau supérieur), qu’il se mortifie » à ce niveau.

Le Haut Esprit lui est ajouté dans une mesure qu’elle n’a jamais eue auparavant. L’esprit de l’étape suivante, sa Lumière, descend sur une personne afin de l’élever spirituellement, moralement et intérieurement à l’étape suivante. Cet esprit est au-dessus d’elle, semblable à la Lumière environnante (Ohr Makif).

Et puisqu’il est sur elle et s’attache à elle, elle voit ce qu’elle n’a jamais été récompensée de voir, car l’étape suivante s’ouvre à elle, une Lumière plus élevée entre en elle.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°20 sur KabTV

Quand le sang se transforme en lait

565.01Nefesh, le degré le plus bas du monde spirituel, est comme un bébé qui ne comprend encore rien, ne sait rien, mais existe grâce aux autres du fait que ses parents lui donnent tout. Certes, lorsqu’il nait, la période d’allaitement commence.

Tout ce qu’il n’a pas reçu pendant les neuf mois de son développement spirituel intra-utérin, il le reçoit pendant les deux premières années de sa vie, la période d’allaitement spirituel.

C’est une période très intéressante car tout ce qu’une personne n’a pas pu développer dans notre monde, à notre niveau, s’élève avec elle dans le monde de Assiya, à un niveau supérieur. Là, elle recevra ce développement sous forme de lait.

Au lieu de le recevoir à notre niveau sous forme de sang (une circulation commune avec la mère), elle le reçoit là-bas sous forme de Lumière spirituelle.

Dans notre monde, le pouvoir qui développe une personne est appelée « sang » puisque notre monde est minéral; le sang en hébreu est « Dam » du mot « Domem », « inanimé/minéral ». Dans le monde spirituel, le pouvoir de la Lumière est appelé « Halav », « lait », car il acquiert une qualité blanche, la qualité du don sans réserve.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°18 sur KabTV

Rouakh : un mouvement spirituel d’une personne

49.04Rouakh nourrit Nefesh dans ce monde (Le Livre du Zohar).

En hébreu, « Rouakh » signifie vent et esprit. C’est-à-dire que Rouakh est un mouvement.

L’esprit, la respiration, le souffle, tous sont associés à ce qui est en mouvement. Sur l’étape de Rouakh, le mouvement spirituel d’une personne a lieu. Elle ressent une connexion telle au supérieur qu’elle commence à faire quelques mouvements conscients, et entre ainsi en communication avec lui.

Elle sait déjà lesquelles de ses actions vont provoquer les réactions du supérieur. Un dialogue s’instaure entre eux. Ce bébé commence à comprendre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, et comment réagir. Il apprend d’un adulte à être conscient, à tout absorber en lui. Et cette absorption de signaux, le sens de l’adulte, le rend comme un adulte.

C’est pourquoi ces mouvements sont appelés « esprit » (Rouakh).

Question : Il est écrit : « Rouakh nourrit Nefesh dans ce monde. » Que signifie l’expression « dans ce monde » ?

Réponse : Dans ce monde est l’état dans lequel nous sommes. Chaque niveau où je me trouve est appelé « ce monde », mon monde, mon état.

Dans notre monde, un roi, un monarque, un homme riche ou une personne célèbre peut dire : « Ceci est mon monde. » Et la même chose peut être dite par un homme pauvre ou un prisonnier malheureux. Mais pour chacun, ce sont des mondes différents, c’est-à-dire l’état dans lequel il se trouve.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°18 sur KabTV

Vers le haut, vers le monde de Atsilout

610.2Zohar, portion Lekh lekha, point 101 : « Au milieu du jardin il y a un pilier qui est formé de toutes les couleurs. Quand ce Rouakh veut monter au monde d’Atsilout, il enlève cet habit de l’air du Jardin d’Eden et va au pilier, s’élevant à l’endroit d’où il est venu, à Noukva de Atsilout, comme il est écrit « et l’esprit retournera à Dieu qui l’a donné ».

La ligne médiane, qui surgit de la symbiose, de la connexion correcte, des principes masculin et féminin, est le pilier qui s’élève du monde inférieur vers le monde supérieur.

Ce pilier est constitué de trois lignes qui semblent s’entrelacer, ressemblant à une colonne torsadée ou à la spirale d’une molécule d’ADN.

Question : Et pourquoi s’élève-t-il entrelacé et non pas droit ?

Réponse : Parce qu’une qualité prévaut constamment sur l’autre. Il doit en être ainsi, qu’elles semblent toujours interagir l’une avec l’autre dans diverses combinaisons, chacune se manifestant opposée à l’autre. Nous ne pouvons pas ressentir une chose sans la comparer à une autre.

Par conséquent, en s’entrelaçant dans une telle combinaison alternée de qui est plus grande, qui est plus petite, dans quelles qualités, elles finissent par nous faire avancer, nous élever dans le monde de Atsilout.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°18 sur KabTV

De quel matériau est fait l’écran ?

232.05Question : De quel matériau est fait l’écran ?

Réponse : L’écran est fait uniquement de la connexion entre la qualité du don sans réserve et la qualité de la réception ; lorsque je m’élève au-dessus d’elles, je commence à prendre d’en haut ce dont j’ai besoin d’elles et à les assembler dans la bonne combinaison l’une avec l’autre.

Question : En même temps, existe-t-il aussi une troisième force, le Créateur ?

Réponse : La troisième force est appelée l’écran.

Question : D’après ce que j’ai compris, si nous les gens étions engagés dans la corrélation du côté droit et du côté gauche, et que nous trouvions un tel écran, est-ce que nous nous éloignerions des guerres, de tout problème ?

Réponse : Naturellement ! Chacun d’entre nous et tous ensemble, nous serions engagés dans la combinaison correcte de nos qualités négatives et positives afin qu’elles se complètent mutuellement. Et ainsi, nous atteindrions l’harmonie à chaque fois. C’est ce que nous devons faire.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°17 sur KabTV

S’élever au-dessus de la vie bestiale

051Question : Que symbolise l’Arbre de Vie ?

Réponse : L’Arbre de Vie est la force et le but auxquels nous devons parvenir. Nous arrivons à le comprendre précisément avec l’aide du serpent.

Il y a beaucoup d’arbres dans le Jardin d’Éden. On peut s’y promener et manger ce que l’on veut. Cela signifie qu’il y a une partie de notre monde où vous existez normalement. Et il y a une qualité égoïste telle que lorsqu’elle est activée, elle ne vous permet pas de vivre en paix et vous devez commencer à vous élever de là vers le monde supérieur.

Cette qualité égoïste ne s’éveille pas simplement à l’improviste, mais à la suite du travail du serpent sur vous. Il vous fait goûter le fruit de l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal.

Vous commencez alors à ressentir que vous devez vous élever au-dessus de votre vie bestiale parce que le Jardin d’Éden est un lieu pour les animaux, pour les anges.

Et le but de la création est de vous élever plus haut. Par conséquent, vous avez besoin de ce serpent, de cet énorme désir égoïste, qui vous réveillera et vous donnera l’occasion de vous élever. Vous avez besoin de goûter au fruit de l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal. Au milieu de la connaissance du bien et du mal, vous vous élevez, absorbez le bien et le mal, et devenez une personne réelle, semblable au Créateur.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°16 sur KabTV

A l’époque du Rashbi

709Tous les amis du temps du Rashbi avaient l’amour de l’âme et l’amour de l’esprit [Nefesh et Rouakh] entre eux. (« Les Amis », Ouvrir le Zohar). Par conséquent, les étudiants du Rashbi ont pu écrire ensemble le Livre du Zohar.

Question : Qu’est-ce que l’amour de l’âme et de l’esprit, l’amour de Nefesh et de Rouakh ?

Réponse : On dit que c’est l’âme et le cœur. Mais en principe, ce sont deux petits désirs.

Nos désirs actuels sont plus égoïstes. Si nous comprenons le Livre du Zohar aujourd’hui, nous révélerons beaucoup plus et beaucoup plus clairement ce que Rabbi Shimon et ses disciples ont écrit, car nous sommes encore plus égoïstes.

Par rapport à nous, ils n’étaient pas de grands égoïstes. Mais en travaillant sur nous-mêmes, nous avons atteint de grands sommets.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°21 sur KabTV

La roue qui tourne sans cesse

528.03« Zohar pour Tous », « Ki Tissa », point 54 : C’est pourquoi, à sa génération, les secrets de la Torah étaient révélés. Rabbi Shimon disait : « Tous les amis qui ne s’aiment pas s’égarent du bon chemin. »

Cela ne parle que des personnes qui aspirent à aller de l’avant afin d’atteindre le degré du Créateur. Elles se sont déjà engagées dans la méthodologie spirituelle, atteignant le niveau de l’amour, du soutien mutuel et de l’adhésion dans le groupe, et ensuite elles passent par les processus inverses.

Puis, un plus grand égoïsmeapparait en conséquence, et à nouveau elles y travaillent, et à nouveau elles s’élèvent au niveau du don sans réserve, de la connexion et de l’amour. Comme le mécanisme d’une montre : tic-tac, tic-tac.

La roue tourne pas à pas : en avant, en arrière, en avant, en arrière. On a l’impression qu’elle s’arrête, mais en fait cet arrêt révèle un égoïsme encore plus grand.

Question : Le fait qu’elles s’égarent est-il de leur faute parce qu’elles ne s’aiment pas ?

Réponse : Ce n’est pas de leur faute. Elles doivent simplement découvrir la totalité de l’énorme égoïsme en elles qui a été créé par le Créateur. Cependant, cela apparait progressivement, selon les 125 niveaux de notre ego qui existent en chacun de nous.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » – n°21 sur KabTV