Être silencieux pour laisser parler le cœur

414Question : Vous dites souvent qu’une conversation peut se dérouler en silence, de cœur à cœur. Pouvez-vous expliquer ce que signifie « parler avec le cœur » ?

Réponse : À travers les sentiments. Lorsque vous voulez exprimer vos sentiments à quelqu’un, mais qu’il est très difficile de trouver les mots justes, le mieux est de garder le silence.

Ainsi, personne ne se sent mal à l’aise. Vous restez simplement silencieux. Et de cette façon, graduellement, petit à petit, vous commencez à vous comprendre les uns les autres sans mots. C’est ce qu’on appelle « une conversation entre les cœurs ».

Question : Vous avez dit que vous vous asseyiez souvent en silence avec votre professeur. Avez-vous déjà ressenti le besoin de dire quelque chose ?

Réponse : Non, absolument pas. On s’assoit et on réfléchit à côté de lui, et il fait de même.

Question : Et il ne vous incitait pas à parler ? Rien de tel ?

Réponse : Non, ce n’était pas nécessaire. Rien n’était nécessaire. Il y a des sentiments, des moments, où tout est compris. Et une connexion intérieure s’établit, un flux d’émotions s’échange mutuellement, sans un mot.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/10/2023

Dépêchez-vous de demander

284.01Imaginez que vous êtes un parent (peut-être strict, peut-être bienveillant, peu importe, mais aimant) tout comme un parent se comporte avec ses enfants, vous devriez traiter les autres.

Question : Et au moment où je lis ceci chaque jour et que je comprends que je ne peux pas le faire, est-ce là la prière : « Je ne peux pas ! » ?

Réponse : Il ne s’agit pas encore d’une prière, mais d’un état dans lequel vous vous examinez et voyez à quel point vous avez besoin d’être corrigé. Et alors, vous avez déjà une sorte de demande ou de requête de correction. Et vous l’exprimez.

Vous vous jugez ; vous venez exiger du Créateur qu’Il vous corrige, car vous ne pouvez pas vous corriger vous-même. Le seul qui le puisse, c’est Lui. Mais seulement en accord avec vos demandes, vos requêtes et vos exigences. Alors dépêchez-vous !

Commentaire : Vous avez commencé par l’instruction d’aimer tout le monde.

Ma Réponse : Oui.

Question : Donc je souhaite atteindre cela, mais je n’y parviens pas, et je le demande ?

Réponse : Exactement !

Commentaire : Merci. Super !

Ma Réponse : Alors préparez-vous.

Extrait de KabTV, « Conversation avec Michael Laitman » du 26/02/2026

Évaluez votre état

294.2Question : Comment une personne peut-elle déterminer par elle-même que ce n’est pas le groupe qui a besoin d’être corrigé, mais elle-même ?

Réponse : Ce sentiment se révèle à une personne comme une évaluation de son état lorsqu’elle le perçoit soudainement sous cet angle.

Elle voit que, malgré ses actions, tout découle de son intention d’être remplie, de recevoir. Et même si d’autres peuvent se trouver dans un état similaire, cela n’a pas d’importance. La personne s’évalue par rapport à la Lumière qui descend sur elle et détermine alors qu’elle est dans l’intention de recevoir.

On peut sombrer dans le désespoir, ou bien se dire : « Ce qui m’est révélé est le signe de la révélation de quelque chose de nouveau, de réel. Et maintenant, je dois trouver la force. Celui qui me révèle cet état me révélera aussi comment en sortir. »

Tout dépend de la préparation de la personne et du groupe, de la manière dont celui-ci la soutient et de sa disposition à recevoir ce soutien.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Le saboteur était dans le déluge et mettait à mort” ? » du 26/02/2026

Révéler les actions du Créateur

939.02Question : Quand s’opère le changement d’intention de Lo Lishma (Pas en Son Nom) à Lishma (En Son Nom) ? Mon « carburant » change-t-il après le Machsom (barrière) ou est-ce que j’agis toujours selon l’intention « pour mon propre bien » ?

Réponse : Après le Machsom, le « carburant » d’une personne change. Elle émerge des doubles et simples dissimulations dans lesquelles elle se trouvait avant le Machsom et parvient à la révélation du Créateur. Quelle est la différence entre la rédemption et l’exil ?

La rédemption est la sensation de la présence du Créateur, de la gouvernance supérieure sur toute la réalité. Mais si vous ne la ressentez pas, alors vous êtes en exil (ce qui est d’ailleurs votre situation actuelle). Vous pouvez L’écouter, penser à Lui et L’imaginer, mais vous ne Le ressentez pas véritablement. Par conséquent, cette sensation ne détermine pas le cours de votre vie.

Mais lorsque vous commencez à ressentir le Créateur, vous ressentez qu’aucune autre force n’agit en dehors de Lui. Pharaon et tous les autres « personnages » sont des facteurs par lesquels le Créateur détermine et arrange tout ce qui vous arrive, intérieurement et extérieurement. Tout ceci afin que, par le discernement de ces changements, votre unique point dans le cœur puisse se développer. Ce point dans le cœur est le commencement de l’âme (Nefesh).

Concernant la manière de révéler que tout ce qui vous arrive, intérieurement et extérieurement, n’est que Ses actions, il est dit : « Deux Lumières, l’intérieure et l’environnante, polissent le Kli (récipient) comme l’eau. Ainsi, le Kli se construit. »

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie qu’avant la chute du ministre égyptien, leurs cris étaient restés sans réponse, dans le travail ? » du 09/02/2026

Qui est un ami ?

232.01Question : Que se passe-t-il si j’ai trop investi dans un ami ?

Réponse : Vous parlez comme si vous aviez acquis un ami, comme si vous aviez investi des efforts en lui, et que maintenant il vous traitait bien. « Je lui ai donné un bonbon, et maintenant c’est mon ami. »

Or, selon notre compréhension, un ami est quelqu’un qui m’aide à me connecter au Créateur. Un ami est une force supplémentaire grâce à laquelle je me rapproche du Créateur, qui est essentiellement mon ami. Et j’investis mes efforts dans le groupe précisément pour y puiser la force de me connecter au supérieur.

Ainsi, je n’ai pas besoin d’entretenir constamment de bonnes relations avec tout le monde pour que tous soient mes amis au sens matériel du terme, où l’on me traite bien et où je traite bien les autres.

Au sein du groupe, des états très difficiles sont possibles, des états envoyés par le Créateur. Nous ne pouvons pas mesurer notre véritable état à l’aune de ce qui s’y passe. Nous pouvons traverser des périodes de troubles et de bouleversements où règnent l’incompréhension et la haine, où l’on ne se comprend plus les uns les autres, etc. Pourtant, ces situations sont encore bénéfiques, et nous parlons bien d’un groupe d’amis.

On les appelle « amis » parce que chacun souhaite se donner à soi-même et aux autres pour se rapprocher du Créateur, et tous comprennent que tel est le système.

La question de savoir si nous sommes amis ou non ne se vérifie pas à travers les sens humains : je regarde et ne vois personne ici qui soit un ami au sens physique du terme ; la seule chose réelle est le but commun.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Procure-toi un Rav et achète-toi un ami – 1 » du 16/02/2026

Là où la mort n’existe pas

939.02Question : Vous avez dit qu’une personne doit comprendre ce système dans lequel nous existons. Alors, tout commence à s’éclaircir pour elle ?

Réponse : Oui, bien sûr.

Question : On peut dire que le monde est interconnecté, mais on a du mal à se le représenter. Est-ce vraiment le cas ?

Réponse : Oui, c’est exactement ça.

Commentaire : Et ces connexions sont, comme vous l’avez dit, bienveillantes.

Ma Réponse : Ces connexions sont bienveillantes et elles ne s’arrêtent pas à ce monde. Elles se poursuivent également dans l’autre. Par conséquent, nous devons aussi comprendre où nous sommes, comment nous sommes inclus les uns dans les autres, comment cette interaction se produit entre nous, de sorte qu’il nous est impossible d’y échapper. Nous devons être en bons termes les uns envers les autres en permanence.

Question : Cela signifie-t-il que je pars et que je reviens, que je pars et que je reviens, et que tout se déroule au sein de ce système ?

Réponse : Oui, tout est inclus dans ce système. C’est ce que signifie l’idée qu’il n’y a pas de mort, pour ainsi dire, et que tout est infini.

Commentaire : C’est magnifique ! Comment peut-on saisir cela ?

Ma Réponse : Ce n’est pas nécessaire, c’est très difficile.

Question : Mais parviendra-t-on à cette compréhension ?

Réponse : Oui, nous devons nous y préparer, mais d’un autre côté, nous devons être prêts à l’accepter et comprendre que ce sera mieux ainsi pour nous. Nous ne devons pas le percevoir comme une obligation immense.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 26/01/2026

La Torah de la vie

563La foi est un moyen d’atteindre la Lumière intérieure de la Torah. La foi est un récipient de don sans réserve, la qualité de Bina. Elle devrait être le fondement, et c’est pourquoi il est dit : « Le juste vivra par sa foi. »

La foi au-dessus de la raison est un moyen de se tourner vers le Créateur pour acquérir des qualités semblables aux Siennes. Mais ce n’est pas le but ultime. En effet, la foi au-dessus de la raison est le but de l’étude car nous voulons atteindre la correction, les qualités du don sans réserve. Mais en réalité, ce n’est qu’un moyen.

Après tout, la Torah est appelée la Torah de la vie, et il faut l’étudier avec l’intention de Lishma (En Son Nom), pour la Torah, et non Lishma, pour le Créateur. Autrement dit, je ne souhaite pas seulement ressembler au Créateur en construisant un Kli (récipient), mais aussi remplir ce Kli avec du contenu qui correspond précisément au Créateur, afin que ce contenu devienne « ma vie et ma longévité ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 18/01/2026

Corriger l’intention

234Dans le travail spirituel, on atteint un stade où l’on souhaite enterrer son désir. Non pas le désir lui-même, mais l’intention. Il est essentiel de comprendre qu’il est impossible d’enterrer un désir sans savoir précisément ce que l’on enterre.

Qu’est-ce que « l’enterrement » ? C’est lorsque quelque chose est mort en moi et que j’opère une correction supplémentaire dessus.

Je ne veux pas utiliser l’intention afin de recevoir, c’est-à-dire mon désir tel qu’il existe actuellement en moi. Pour moi, il est comme mort, inutilisable de mon côté. La mort est un Tsimtsoum, une restriction, sur le désir que je ne souhaite pas utiliser. Il est mort à mes yeux en termes d’utilisation.

Mais ensuite, je découvre progressivement que ce désir pourrait être utile s’il était inversé. Je commence à percevoir sa décomposition, sa dégradation, et comment, dans son essence, il est opposé au Créateur. Finalement, j’arrive à la conclusion que si le désir était véritablement l’opposé de son état actuel, je pourrais l’utiliser différemment. Dans sa décomposition, je vois que l’état opposé pourrait être bon, car dans cette décomposition, je discerne des propriétés du « vivant », des propriétés de la vie qui pourraient y exister.

Ainsi, lorsque le désir parvient à sa décomposition complète, les conditions sont réunies en moi pour demander la résurrection. Je suis prêt à ce qu’il se transforme en « pour donner sans réserve ». Je le demande, et alors la « résurrection des morts » se produit.

Le désir demeure le même, mais je suis prêt à ce que l’intention commence à renaître « d’entre les morts ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les deux actions lors d’une descente ? » du 10/02/2026

Quand une véritable prière apparaît-elle ?

209Il existe une prière qui précède la prière, une demande pour que j’aie les bons besoins et que je puisse voir mon état sous son vrai jour. Ce n’est qu’après cela qu’une véritable prière apparaît.

Une personne a préparé son Kli (récipient) pour la correction, et alors la correction se produit, ce qui signifie que la Lumière (Ohr) influence véritablement la personne et qu’elle reçoit l’intention en vue du don sans réserve.

Ce n’est pas que le Créateur ait besoin de nos prières, supplications, louanges ou bénédictions. C’est plutôt par elles que nous définissons notre état, pour chaque type de désir, par rapport à un état corrigé.

Et si nous voulons vraiment atteindre la correction de chaque qualité, c’est le signe que nous avons préparé notre Kli afin que pour chaque désir, une intention en vue du don sans réserve puisse apparaître.

Mais si mon désir n’a toujours pas besoin de la bonne intention, alors je ne peux pas agir en conséquence. Ce n’est que dans la mesure où l’on prend conscience de la nécessité de cette intention que l’on peut commencer à travailler avec le désir ; autrement, il s’agira de contrainte, et dans le domaine spirituel, il n’y a pas de contrainte.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Le Créateur ne tolère pas les orgueilleux’ dans le travail ? » du 14/02/2026

Basé sur le niveau de l’auditoire

234Question : Souvent, la personne qui pose une question le fait en réalité pour les autres. Elle se rend donc compte qu’elle aussi se pose cette question. Comment pouvons-nous obtenir des informations plus approfondies de votre part ? Comment devrions-nous adapter notre discours lorsque nous posons une question ?

Réponse : Cela ne dépend ni de moi ni de la personne qui pose la question, mais du niveau général des personnes présentes, même celles qui nous suivent à distance sur Internet. Lorsque je ressens l’auditoire, je m’adapte à lui ; cela détermine mon niveau de langage et même la manière dont je présente le contenu.

S’il y a plus de femmes assises devant moi, je m’adresse à elles différemment qu’aux hommes. Si l’auditoire est composé de nouveaux étudiants, je fais naturellement un exposé comme si je m’adressais à de jeunes enfants, en utilisant un langage doux et accessible. Pour un public plus averti comme mes étudiants de longue date, la conversation sera brève, claire et précise.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Réponse à toutes vos questions » du 12/09/2010