Question : Il y a des concepts tels que l’équité et le don sans réserve. Si je ne sais pas comment donner et donner sans réserve matériellement, puis-je au moins savoir ce qu’est le don sans réserve spirituel ?
Réponse : La spiritualité et la matérialité sont intégrées l’une à l’autre. Si je ne peux pas donner matériellement, je ne serai pas en mesure de donner quoi que ce soit spirituellement. C’est parce que tout est mis en place par le désir. Il supervise les activités matérielles : je tends la main, je retire ma main, et ainsi de suite. C’est la même chose dans la spiritualité. Par conséquent, dans le monde matériel, si je nuis à quelqu’un, il est certain que je n’apporte aucun avantage dans la spiritualité.
Si j’apprends à donner sans réserve sur le plan physique, alors avec cela je fais un pas vers la spiritualité. Toutefois, cela ne signifie pas encore que j’entre dans le monde supérieur car je dois être bien organisé pour cela, surtout entre moi et n’importe qui d’autre. Et c’est ce que nous enseignons à l’humanité.
Les gens peuvent donner et donner l’un à l’autre, nous connaissons l’altruisme des individus et des sociétés utopiques de l’histoire, mais rien n’est sorti de cela. En général, cela s’est clairement terminé dans un bain de sang parce que la Lumière n’est pas venue parmi eux et les déceptions, l’amertume et les récriminations mutuelles sont apparues en réponse à leurs efforts et leurs attentes. Par conséquent, il est nécessaire d’enseigner aux gens comment s’unir correctement et ensuite leur mouvement l’un envers l’autre sera souhaitable et se terminera bien.
Du congrès de Krasnoïarsk du 14/06/13, Leçon n°4
Question: Pourquoi le Créateur a basé toute notre vie sur la souffrance? Il est dit que seuls les héros qui ont eu la patience, ce qui signifie qui ont tenu, ont finalement découvrert le Créateur. Il s’avère qu’une personne souffre encore, même après être venue étudier.
Réponse: Une personne ne souffre pas moins dans la vie ordinaire quand elle doit travailler. Chaque matin, je vois mon voisin, qui est un professionnel et non un homme pauvre, prendre son enfant à la maternelle, à six heures du matin et alors il part travailler. Il rentre tard le soir et puis sort de nouveau, donc passe toute la journée à l’extérieur de son domicile. Combien de temps faut-il pour vivre? Après tout, il doit dormir, manger et prendre une douche, combien restent-ils d’heures ? N’est-ce pas une vie de souffrance?
Mais puisque ce genre de vie est la norme, il ne ressent aucune douleur, il est même fier de lui et sent qu’il réussit. Il paie si cher cette vie dure, mais dans l’ensemble qu’est-ce qu’il obtient? Il travaille toute sa vie pour souffrir moins, et il a sa descendance qui mènera également la même vie, si ce n’est pire, alors quel est le sens d’une telle vie?
Une personne qui commence à étudier la sagesse de la Kabbale ne souffre pas. Elle sait qu’elle corrige son âme. Dans sa vie ordinaire, elle a travaillé pour un certain patron sans même savoir pourquoi. Elle vivait puisque qu’elle avait peur de mourir et sorte qu’ielle a payé avec de la douleur afin de rester en vie. En étudiant la sagesse de la Kabbale, une personne ne paie pas avec de la douleur mais ressent une douleur tout en corrigeant son âme. Cette douleur est le sentiment de la maladie à l’intérieur de son âme qui lui montre exactement où elle doit se corriger. Donc, c’est une bonne douleur, car elle révèle l’endroit de la corruption.
Je dois être content de cette douleur, comme le Baal HaSoulam dit: «Je suis heureux du méchant qui se révèle » puisque maintenant je sais enfin ce qui doit être corrigé. Les gens paient beaucoup d’argent pour obtenir le bon diagnostic de leur maladie: Ils vont chez des experts et sont examinés avec un équipement spécial puisque la chose la plus importante est de savoir de quoi ils souffrent. Parfois, quand vous ne ressentez pas la douleur, c’est encore pire.
Ici cependant, on me montre la raison de mes souffrances! En médecine le bon diagnostic est considéré comme 90% de la réussite du traitement, alors que dans notre cas, il est à 100% car je sais exactement ce que mon mal est et trouve immédiatement un remède.
Dans notre monde vous ne savez pas si vous pouvez trouver le bon remède après un diagnostic, mais dans le monde spirituel, le diagnostic est une garantie immédiate d’un remède. Le même serpent qui se révèle devient à son tour la cure, «l’ange de la mort» devient le «saint ange».
Au moment où nous découvrons la douleur, on trouve le remède pour elle dans la douleur elle-même. Il est dit: «J’ai créé le mauvais penchant, j’ai créé la Torah comme une épice puisque la Lumière qui est en elle ramène vers le bien. » La même Lumière qui révèle le serpent le transforme en un «saint ange ».
Donc, pour nous, la douleur est un signe de maladie, nous voulons que la douleur se révèle afin que ce soit un levier pour monter, un saut au niveau spirituel.
De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 06/06/13, Les écrits du Rabash
Question: Il est très important pour nous de transformer les états intérieurs rapidement. L’état numéro un est: « Il n’y a rien hormis Lui. » Et quel est le deuxième état? Il doit y avoir au moins deux s’il y a un changement d’états.
Réponse: En contraste avec l’état de « Il n’y a rien hormis Lui», son contraire est tout trouvé, mon ego. Quoi d’autre peut-il y avoir?
Vous êtes comme Moïse qui se trouve entre le Créateur et Pharaon et les deux sont tourmentés par cela. Le Créateur lui dit: «Va vers Pharaon. » Et lui, le pauvre homme, est incapable de décider: «Où vais-je? Où m’emenez-vous, jusqu’à ce gigantesque serpent? « Le Créateur pousse intentionnellement Moïse vers l’ego parce que ce n’est que lorsque vous faites face à cela que vous avez besoin du Créateur. Cela signifie que le Créateur nous pousse dans un abîme de sorte que nous serons pris là-bas. C’est tout le travail en exil de la spiritualité puisque nous sommes détachés de l’unicité du Créateur.
L’état de « Il n’y a rien hormis Lui» n’est pas le bonheur, mais une immense tension, afin de ne pas tomber et d’ouvrir cet état plus loin, car au moment où vous Le quittez, ça y est! Il disparaît.
Par conséquent, je vous souhaite d’être que dans un seul état comme ça tout le temps. Il n’y a pas besoin d’un deuxième état parce que vous voyez que c’est contraire au premier, tout est débranché dans son sein, vous ne voyez pas quelqu’un ou quelque chose gérer notre monde, de sorte que vous commencez à inventer quelque chose par vous-même.
Afin de découvrir «Il n’y a rien hormis Lui», il est nécessaire d’utiliser le principe: «Si je ne suis pas pour moi, qui sera pour moi » (Aide-toi et le ciel t’aidera).
Question: En fait, nous passons à travers une multitude de différents états ….
Réponse: Il n’y a pas une multitude d’états. Il y a soit le Créateur ou moi-même. Il n’y a pas d’autres états! Qui établit l’état? Soit je comprends bien, vois clairement, et je sens bien dans chacune de mes cellules que tout autour de moi est le Créateur, soit je pense que tout dépend de moi et quelques autres sources. L’un des deux! Il ne peut y en avoir trois. C’est soit l’ego ou le Créateur.
Question: C’est-à-dire que si je m’accroche au Créateur comme une sangsue, alors rien d’autre ne me préoccupe et je ne remplace pas cet état avec rien?
Réponse: Ce n’est pas que rien ne me concerne. Il y a une tension constante qui ne vous permet pas de vous laisser aller, ne manquez pas, ne manquez pas, et ne manquez pas. Mais si le groupe vous aide, cela devient un voyage agréable parce que, ensemble avec les autres, quand tout le monde contribue, tout le monde agit, tout le monde se réveille, alors vous êtes libérés de la tension.
Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez pas garder une position dans cet état par vous-même. Mais quand le groupe vous entoure, alors votre travail en commun commence. Et le Créateur, au lieu de vous éclairer personnellement avec certains très petits rayons de Lumière, commence à se révéler entre vous dans tout un éventail de sentiments, comme une marée qui déborde sur ses berges.
Et vous commencez à jouer à ce niveau de puissance entre vous. Mais c’est déjà un jeu facile. Il est difficile aussi longtemps que vous êtes tenus individuellement par le Créateur. Mais quand vous Le sentez parmi vous, déjà vous commencez à jouer avec cette caractéristique: comment elle peut être augmentée, comment sa forme peut être modifiée, c’est entre vos mains.
Du Congrès de Krasnoyarsk 14/06/13, 3ème cours