A deux derrière un volant

Dr. Michael LaitmanQuestion : Supposons que j’investisse tous les efforts possibles pour me rapprocher de ma femme, mais je ne trouve pas de réciprocité venant de sa part. Y a-t-il une sorte de limite à cela lorsque je peux dire que, selon la façon dont mon partenaire réagit, cela vaut la peine pour moi d’arrêter et d’attendre ?

Réponse : Je dois aider mon partenaire, et pas seulement arrêter mes tentatives, ayant décidé que j’ai déjà essayé suffisamment et que maintenant je peux me détendre. Je comprends simplement que dans une meilleure relation, je la chérirais trop et l’affaiblirais, elle ne pourrait pas tolérer une bonne relation comme celle-ci de ma part et rester équilibrée.

Même si j’arrête de montrer une gentillesse excessive et de l’amour, je fais cela par amour. Comme pour les enfants, il est impossible d’être trop bon avec eux sans les endommager par trop d’indulgence.

Il est nécessaire de considérer fondamentalement que nous sommes tous des « bêtes » : nous devons tous travailler sur nous-mêmes pour devenir humain. Cela n’est possible que par le travail réciproque dans la famille, puis dans toute la société.

Question : Qu’est-ce qui est considéré comme un bon résultat dans ce cas ?

Réponse : Il est possible d’être satisfait avec le résultat si nous commençons à nous ressentir les uns les autres. Je ne me rapproche pas de ma femme si je voyage en voiture vers une destination lointaine, mais nous nous trouvons plutôt l’un à côté de l’autre et tournons le volant ensemble. Nous avons besoin de sentir que nous avons des désirs communs, les siens et les miens, et nous les gérons ensemble. Nos deux égos, le mien et le sien, restent en dessous, tandis que notre volonté commune de donner sans réserve à l’autre, se trouve au-dessus. Nous sommes comme deux scientifiques, comme deux êtres humains, travaillant ensemble sur notre « bête ».

De KabTV, « Une Nouvelle Vie » n°46 du 08/01/12

Crise : La recherche de la solution

Dr. Michael LaitmanAujourd’hui, nous avons pris progressivement conscience que notre existence est nuisible, et nous appelons cela une «crise». Nous ne pensons toujours pas qu’il s’agit d’une crise générale qui englobe tous les domaines de l’existence humaine. Nous ne comprenons toujours pas et ne connectons pas toutes les crises individuelles au sein de la famille, à l’éducation, à la culture, à la science, dans les relations, et, surtout, la crise menace notre existence financière, économique et écologique. Pourtant, toutes ces crises sont essentiellement la même crise.

En général, le mot «crise» dans sa traduction et sa signification correcte symbolise la naissance. En hébreu ancien et aussi en araméen, le terme indiqué la même chose, un lieu sur lequel une femme donne naissance. Dans les temps anciens, il y avait des pierres spéciales pour accoucher sur lesquelles une femme donnait naissance avec l’aide de sages-femmes. Cet endroit a été appelé un « Mashber. » Ce concept se retrouve pour symboliser la naissance dans de nombreuses langues, traduit par la «naissance de quelque chose de nouveau. »

C’est-à-dire que nous ne devrions pas considérer une crise comme elle est vue par tous ceux qui veulent obtenir de plus en plus de ce monde, et qu’en attendant agissent comme des égoïstes, sans aucune délibération. Vous pouvez voir qu’il y a beaucoup de gens qui pensent que dans cette crise maintenant quelque chose doit être corrigé et alors tout ira bien comme c’était le jour d’avant-hier.

Mais dernièrement, il y a de moins en moins de personnes comme celles-ci et nous voyons toutes ces choses qui se passent très rapidement. Après cinq ans de crise, il est déjà clair qu’elle continue et n’est s’en ira pas simplement progressivement d’elle-même. Ils disent déjà que cela prendra environ vingt ans pour corriger comme si c’était possible de corriger quelque chose en utilisant les anciennes méthodes en dépit de tout. Il est devenu clair déjà que cette crise ne se terminera pas dans un an ou l’année suivante.

Selon la sagesse de la Kabbale, la crise va se poursuivre. Elle va évoluer et s’approfondir. Nous allons encore atteindre des états, qui à l’heure actuelle nous sembleraient comme impossible, quand les gens vont perdre leur visage humain, devenant comme des animaux sauvages, en prenant sur eux-mêmes les lois, les règles générales et les normes de comportement qui ont été considérés comme inhumains, sous la niveau humain tout au long du XXe siècle. Les conventions acceptées seront mises de côté par notre ego en évolution et en général on va progressivement descendre au niveau de la bête.

En chemin, il pourrait même y avoir des guerres. Nous voyons comment cela se passe dans le monde aujourd’hui, quand tout à coup, sans raison claire elles éclatent dans différentes régions et nations et les phénomènes commencent à apparaître, dont les vraies raisons ne sont pas claires à tout le monde. Essentiellement, ces raisons ont toujours existé mais ont été enfouies à l’intérieur et ne sont pas visiblement apparentes, ou du moins pas suffisamment importantes pour susciter des problèmes, comme par exemple en Syrie ou au Liban, et ainsi de suite. Cela parle ici des problèmes sociaux et politiques.

Et en plus de cela, il y a des raisons économiques très profondes, parce que l’ego se révèle d’abord et avant tout dans le domaine économique. C’est parce que l’économie reflète le lien entre nous, qui donne à qui, combien et comment ils reçoivent. Par conséquent, l’économie nous montre d’abord combien le système est devenu incontrôlable. Nous ne comprenons pas du tout quelles lois sont actuellement celles qui nous gouvernent parce que le monde est en hausse à un autre niveau. Selon son niveau de développement, il est déjà passé par le stade égoïste et a atteint une certaine limite. Et comme Baal HaSoulam l’espérait déjà au début du XXe siècle, à partir de maintenant, de plus en plus, nous devrns prendre conscience que nous devons nous connecter.

Essentiellement, l’ensemble de ces conditions existait aussi en Russie à l’époque de la révolution socialiste. Ce sont toutes les révélations de l’évolution intérieure de l’être humain vers un nouvel ordre social. Mais à la fin, il n’en fut rien. Comme vous le savez, le Baal HaSoulam espérait vivement que les révolutions en Russie et en Pologne évolueraient différemment, et pas seulement afin de prendre le pouvoir dans leurs propres mains et établir un nouvel ordre égoïste, un nouveau gouvernement. La Première Guerre mondiale fut un «déclencheur», le premier « coup », la première poussée vers le fait que le monde doit commencer à changer.

Par conséquent, dans la sagesse de la Kabbale, il est dit que si les gens ne parviennent pas à comprendre que l’évolution doit se faire par connexion au-dessus de l’ego, qui actuellement nous conduit vers cette connexion, le monde va continuer à devenir de plus en plus incompréhensible. C’est parce que la nature qui avait déjà été découverte à l’intérieur de chacun de nous et nous tous ensemble, nous a poussé depuis des millénaires sous une forme égoïste. En accord avec notre ego, nous avons développé la science, la technologie, le commerce et les diverses relations sociales, nous avons changé la société, nous sommes passés par un changement de forme …

Mais finalement l’ego a atteint la fin de son développement et a commencé à « s’enrouler » sur lui-même. Pourquoi? C’est parce que la nature a développé et exposé l’ensemble de l’ego, l’étendant à un état de connexion absolue, mutuelle, globale, « ronde ». Par conséquent, nous devons aussi être « ronds », ce qui signifie, reliés en un seul ensemble, et nous ne faisons pas cela.

Révélé ici n’est pas seulement une sorte de désordre, mais plutôt, c’est une différence fondamentale entre notre mécanisme économique, politique, sociale et interne, et tout ce qui existe, ce système, ce programme que la nature apporte pour nous. C’est parce qu’il a commencé à être découvert non seulement sous une forme de plus en plus égoïste, mais dans une forme de communication égoïste. Et pourtant, dans ce système, il y a différentes connexions altruistes entre nous qui commencent à être révélées par lesquelles nous devenons complètement transformés.

Ainsi, un chevauchement entre les deux systèmes est formé. La nature le système interne, est découverte de plus en plus comme étant altruiste, intégrale ou analogique, alors que nous sommes arrivés à exister au sein d’un système de connexion mutuelle égoïste que nous avons développé au fil des millénaires. Et ainsi, la nature qui a suscité cette évolution égoïste en nous a changé et continue de changer de plus en plus. Essentiellement, le Créateur, le système de connexion intégrale, a commencé à se révéler de plus en plus au sein de la société humaine, au sein de la civilisation.

Cet état d’une opposition entre les deux systèmes est dangereux et pas du tout évident pour nous. C’est pourquoi aucun des dirigeants d’aujourd’hui, des scientifiques, des technologues, des politologues, des sociologues, des politiciens, des économistes, des financiers, aucun d’eux ne sait comment gérer ce système.

C’est le plus grand problème. Nous avons toujours gouverné par le développement de l’ego; nous l’avons dirigé vers divers objectifs et des domaines. Quelqu’un qui était plus égoïste, plus intelligent, profitait. Nous avons essayé de le faire aussi sous d’autres formes, comme par la révolution socialiste. Mais il n’y avait aucune méthode pour relier les gens alors, et alors à la fin les égoïstes sont arrivés au pouvoir et ont commencé à gérer, en utilisant seulement des slogans socialistes et altruistes mais essentiellement avec le même système égoïste. C’est pourquoi rien n’est venu de tout cela, au contraire, tout est devenu pire.

Et il n’est pas clair comment le monde va continuer à progresser et à se développer avant qu’il ne soit découvert qu’il y a une méthode de transition de ce système égoïste, dans lequel toute la civilisation humaine se trouve, vers un système altruiste intégral. Donc, c’est à nous de clarifier cela et de le dire aux autres.

De la préparation au Congrès de Krasnoyarsk 13/06/13

Une nouvelle terminologie pour ce qui est important

Dr. Michael LaitmanNous devons comprendre qu’il n’y a aucune différence entre la sagesse de la Kabbale et l’éducation intégrale. C’est simplement la même idée véhiculée dans des mots différents. Selon les articles de Baal HaSoulam, la méthode est basée sur la reconnaissance de l’importance de l’objectif, en sortant de son ego, en s’élevat au-dessus de nous-mêmes, à l’unité où l’on découvre le Créateur, la force supérieure, la force intégrale de la nature. Toutes les conditions dont nous parlons et lisons sont vraies et peuvent également être mises en œuvre dans l’éducation intégrale. Mais ici nous n’utilisons pas des termes comme «Créateur», «être créé», «lumière environnante», «Sefirot», «Partsoufim », etc.

Dans l’ensemble, nous décrivons les mêmes conditions et les mêmes procédés utilisant le langage ordinaire. Nous disons que la force de l’unité intégrale apparaît progressivement dans l’unité et l’adhésion entre nous, ou comme on dit aujourd’hui «la sagesse de la foule ou intelligence collective». C’est le Créateur, c’est la Lumière. Cela n’arrive pas tout à coup, mais peu à peu jusqu’à ce que nous atteignons le niveau réel, mais dans l’ensemble c’est la même chose.

En fait, lorsque nous utilisons la terminologie de l’éducation intégrale, vous commencez à comprendre les termes kabbalistiques mieux, leur signification intérieure. Après tout, nous sommes habitués à certains mots, mais qu’est-ce qui se cache derrière eux? Quel est leur charge? Quel est le message? Nous ne sentons pas exactement cela.

Ainsi, lorsque nous nous approchons de l’éducation intégrale, nous commençons à sentir réellement ce que la méthode kabbalistique est, comment elle unit les gens et les met ensemble, dans la section entre eux, la révélation du réseau de forces des connexions altruistes mutuels. C’est là que le prochain niveau de la nature sera révélé, le vrai plan humain, ou celui du Créateur.

Donc, nous ne sommes pas en train d’échapper à la sagesse de la Kabbale, mais simplement de l’exprimer avec des mots différents. Par ailleurs, une méthode similaire a également été utilisée dans les premières étapes de cette science. Nous savons déjà qu’il y a quatre langues pour décrire l’état supérieur intégral spirituel:

  • La langue de la Torah, qui est le langage le plus simple, par lesquelles tout semble être décrit comme un récit « historique »
  •  La langue du Midrash
  • La langue de la Haggadah
  • La langue de la  Kabbale

Le langage de la Kabbale est le plus précis, c’est un langage technique qui utilise seulement une terminologie précise: des forces opposées, qui opèrent mutuellement par répulsion et attraction, se rapprochant et s’eloignant. En fait, c’est la clarification des vecteurs tout comme dans les mathématiques: La coopération des deux forces opposées par le lien qu’ils atteignent entre eux. Cette connexion est appelée Massakh (écran).

Donc, tout le système est très simple. La force du don est présentée comme descendant de haut en bas, et si la force de réception peut se transformer et travailler avec le Massakh, elle devient alors semblable et égal à la force du don. Elles se connectent, et en plus de la connexion entre les deux, il y a un sentiment de l’état supérieur.

Nous sommes la force du désir. Rien n’a été créé, sauf un désir. Là est la lumière, la force du don, et il y a une volonté, la force de réception. Nous pouvons faire que notre force du désir ressemble à la force du don. Alors ces deux forces ne seront pas en contradiction avec l’autre, mais se connecteront mutuellement, et dans cette connexion nous allons nous découvrir dans l’état de la force supérieure.

Ainsi, la révélation du Créateur, la révélation de la force supérieure, se déroule à l’intérieur de nous. En fait, nous devenons le Créateur. Donc, le Créateur est appelé Bo-Ré (viens et vois), ce qui signifie que vous le découvrez en vous. Vous changez vos qualités personnelles et alors ces attributs corrigés deviennent la révélation du Créateur à l’intérieur de vous.

Bien sûr, c’est un autre lexique, mais tout le reste est exactement le même, rien de nouveau a été inventé et il n’y a rien d’autre ici. C’est la même science qui s’exprime non seulement dans ces quatre langues, mais d’une manière actualisée, en utilisant la terminologie du système social moderne.

De la 1ère préparation au Congrès de Krasnoyarsk 13/06/13

Nous devons nous ressentir les uns les autres

congrès, groupeQuestion: Nous avons un groupe virtuel très sympathique, très soudé. Nous aimerions qu’ils soient présents au congrès. Quelle est la meilleure façon de le faire virtuellement?

Réponse: Du point de vue de la sagesse de la Kabbale, dans l’univers il n’y a rien d’autre que le désir de recevoir et la Lumière qui affecte ce désir. La Lumière, qui agit sur le désir, provoque en lui le développement quadruple qui commence à se manifester dans les quatre étapes des mondes: Atsilout, Bryia, Yetsira, et Assiya.

Toutefois, afin d’être indépendant de cette lumière, il est nécessaire de sortir de sous son pouvoir. C’est pourquoi le désir qui a été brisé au dernier niveau tombe à un état où il ne ressent aucune connexion avec la Lumière. Cet état est appelé «notre monde». Autrement dit, notre monde est le désir dégradé au point où il se sent seulement lui-même, hors de contact avec qui le gouverne, qui l’affecte. C’est l’état que nous appelons notre monde, ce monde.

En fait, il n’y a pas de différence entre notre monde et le monde spirituel. Ce n’est que si vous êtes sur l’un des 125 degrés du monde spirituel que la connexion entre les deux forces se manifeste là plus évidemment, dans le désir. Le désir ressent qui l’affecte et pourquoi, comment et pour quoi faire. Il est en dialogue avec le Créateur. En d’autres termes, la force de réception (la force du désir) et la force du don (la force du Créateur/Lumière) sont dans le désir lui-même sous une forme claire.

Cependant, à notre niveau (le dernier niveau), il n’est pas évident parce que la déconnexion a eu lieu. C’est pourquoi notre monde est construit sur les trois types de désir: minéral, végétal, et animal. Cependant, le niveau humain n’existe pas dans ce monde parce qu’il appartient aux prochains niveaux spirituels, aux 125 degrés.

Notre monde est très important parce que pour commencer à atteindre le monde d’en haut, je dois être absolument indépendant, pas sous son pouvoir. «Indépendant» signifie coupé, détaché d’elle, pas familier avec, ignorant. Si j’existe de cette façon, je peux réaliser mes propres actions complètement séparé, et non sous l’influence de la Lumière supérieure, mais parce que «je décide »

C’est pourquoi notre monde est le plus important. Après tout, tout kabbaliste, peu importe à quel degré de réalisation du monde supérieur il est, doit exercer ses nouveaux progrès, tout en étant dans le corps – c’est-à-dire, dans la sensation du plus faible degré égoïste – et s’élever à partir de lui.

Supposons que je sois au degré spirituel 20. Afin de monter au 21ème, j’ai besoin de perdre le  20ème degré complètement et devenir comme tout le monde dans ce monde, sentant seulement cela et m’élever au degré suivant de là, et pendant la transition au 22ème degré, je dois tomber de nouveau jusqu’au bout, dans ce monde, et encore recommencer mon ascension de celui-ci.

Il est impossible d’atteindre un degré spirituel et la transition entre les deux si vous n’êtes pas dans le sentiment de ce que l’on appelle notre monde. Les gens pensent: «Maintenant, je me déconnecte de ce monde et ne vais pas me préoccuper. Je vais y voler et progresser. Pourquoi ai-je besoin de contact physique avec les amis?  » Ils ont tout à fait tort dans ce domaine. Nous aurons besoin de cette communication. Nous n’allons pas y échapper!

Quelle attention ont donnée les kabbalistes à la description de l’ordre du groupe: Comment il doit interagir, se rencontrer, et de quoi parler. Il est dit que la seule possibilité de monter vers le monde supérieur est de savoir si le groupe vous transmet le pouvoir, l’importance de l’objectif, l’importance de l’unité et l’importance de l’annulation de soi devant le groupe.

Lorsque vous êtes constamment dans le groupe, vous êtes actif et pouvez vous contrôler vous-même, et non pas théoriquement à travers Internet derrière lequel vous pouvez toujours vous cacher, mais pratiquement quand vous pouvez regarder vos amis dans les yeux ou détourner le regard, ou pouvez l’embrasser ou le rejeter. Vous ne pouvez pas le faire virtuellement. C’est impossible sans cela. Si vous voulez parler de la méthode de la Kabbale, vous devez vous sentir les uns les autres.

Que pouvons-nous faire dans une région où les villages sont à 500 ou 1000 kilomètres de distance, pour ne pas mentionner les grandes villes? Vous devez entrer en contact avec l’autre physiquement, au moins occasionnellement.

Je suis venu ici car il est très important de regrouper cette région ensemble, de sorte que vous poussiez vous rencontrer une ou deux fois par an, même en petits groupes de 30 à 50 personnes. Après tout, les gens qui ont cette chance mais ne l’utilisent pas, perdent beaucoup.

De la 1ère préparation au Congrès de Krasnoyarsk 13/06/13

Une montée vers une orbite plus élevée

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la condition préalable à une volonté de s’unir, est-ce mon désir de comprendre et de sentir tout en moi?

Réponse: Pendant le processus de travail spirituel, notre désir de comprendre et de sentir tout en nous ne se contracte pas, bien au contraire, il va en grandissant de plus en plus. Et il doit s’élargir, car il devient de plus en plus intégré. Je commence déjà à comprendre comment mon image de la réalité change et que mon corps, en occupant un volume particulier dans l’espace physique, me donne un sentiment de distance, d’isolement des autres, voire d’opposition et de différence avec les autres.

J’ai besoin de me mettre dans un état où je me sens libéré du corps. Le corps n’existe pas. Au-dessus de mon corps, c’est-à-dire au-delà de l’ego, il existe la connexion entre moi et les autres. Et le corps n’existe pas, c’est un certain genre d’image égoïste dans mon imagination, dans notre conscience. C’est ainsi que j’ai besoin d’apprendre pour me décrire mon état futur. Ce qui m’intéresse c’est seulement l’unité spirituelle entre nous. Le corps n’a aucune signification. Plus tard, nous verrons comment il disparait.

Dans la sagesse de la Kabbale nous apprenons la naissance du Kli spirituel, sa croissance et les changements d’état. La même chose a lieu chez nous, dans notre monde, la naissance et la croissance de notre corps bestial, qui en principe n’est que l’ego. Notre corps est ce qui existe dans notre imagination, en fait, il est formé au sein de notre ego. Après cela, il se fond, disparaît, meurt, et à sa place un autre corps apparaît, et un autre, et ainsi de suite jusqu’à ce que nous sortions au niveau de la correction terminée. Nous retournons dans des corps tout le temps parce qu’ils nous sont impératifs pour notre réalisation indépendante de chaque plan spirituel.

Entre chaque niveau spirituel il y a une déconnexion, une scission. Afin d’atteindre un niveau particulier, vous avez besoin de tomber de son niveau au niveau de ce monde. Au moins pour un moment, vous devez sentir que vous existez seulement dans cet état bestial, et après cela, vous allez commencer à atteindre le niveau spirituel supérieur. Vous tombez à ce niveau tout le temps, et puis de nouveau vous effectuez un saut énergique au niveau supérieur.

Et ce n’est qu’avec l’achèvement de toutes les corrections lorsque vous effectuez une action appelée (Samuel II 23:20) « … un homme vaillant de Kabtziel qui avait fait de nombreux actes» (c’est-à-dire: «Je rassemblerai »), lorsque vous rassemblez tous ces niveaux et les reliez intégralement alors le dernier état de l’achèvement complet de la correction apparaît. Et jusque-là, nous corrigeons chaque valeur dans une forme discrète (isolée), tout comme un électron dans l’atome saute aux niveaux suivants. Mais en général, quand il saute il émet des photons, alors que nous faisons le contraire parce que nous nous élevons spirituellement, par conséquent, nous absorbons apparemment l’énergie du champ énergétique entourant appelé «Créateur» ou «Lumière», et cela oblige notre ascension à une orbite supérieure et plus élevée.

De la 2ème préparation au Congrès de Krasnoyarsk 13/06/13

Le conducteur de mon “âne”

Dr. Michael LaitmanLe Créateur conduit notre « âne » (Hamor – חמור), ce qui signifie qu’il gère notre matière (homer – חומר) (qui a la même racine en hébreu), notre désir, par la Lumière qui ramène vers le Bien.

Depuis le début de la création, Il développe le désir de recevoir comme quelque chose à partir de rien à travers les quatre phases de la lumière directe (la structure du premier HaVaYaH) et ainsi de suite. La Lumière fonctionne toujours partout, comme il est dit, «Je suis le premier», et en même temps, «la fin de l’acte est dans la pensée initiale, » ainsi l’objectif de notre développement est prédéterminé pour rendre la créature indépendante.

Le Créateur a accompli le premier acte, qui est en fait le seul acte appelé « création ». Il a pris quelque chose de lui-même. C’est pourquoi il est appelé Bryia, la création en hébreu, qui signifie Bar – le moi extérieur de quelqu’un. D’autre part, il a apporté le désir de perfection et cela a été fait immédiatement.

Dans la perception de l’être créé, il y a tout un processus qu’il doit découvrir par lui-même: qui il est, ce qu’il est, à l’égard de qui il existe, et pourquoi cela arrive de cette façon. Il doit l’accepter basé sur sa nature.

La chose principale est que, en raison de tous les sentiments et les clarifications qu’il traverse, il atteint un état appelé adhésion; cette adhésion est le résultat de la connaissance, comme il est dit: « Connais ton Seigneur. » Ainsi, la créature atteint le point du milieu, le Séfira de Keter ou la Sefira de la connaissance, qui est l’esprit du Supérieur.

Ainsi, nous effectuons différentes actions afin de découvrir où nous sommes réellement et dans quel état. Les états que nous traversons sont divisés en niveaux des mondes: ce monde, le monde de Assiya, Yetsira, Bryia, Atsilout, et le monde d’Ein Sof (Infini). C’est ce que nous appelons les états qui nous ont été préparés à l’avance lors de la descente de haut en bas jusqu’au moment où nous sentons que nous existons et nous commençons à nous poser la question: «Que faisons-nous maintenant, que pouvons-nous faire? Comment pouvons-nous le réaliser? Quelles sont les attentes? Comment sommes-nous gérés et comment pouvons-nous nous gérer nous-mêmes ».

Là arrive un moment où je me pose la question: «Qui suis-je? » Je vois une sorte de réalité devant moi et mon sentiment est divisé en deux:

  • L’intériorité, qui est le sentiment du moi, mon corps, mon désir, etc.
  • En dehors de moi-même, ce qui est la nature minérale, végétale et animale et parlante, le monde entier et les différents sentiments des autres mondes dont les kabbalistes parlent, qui sont tous à l’intérieur de moi, dans mon récipient spirituel, que j’ai à unir.

Alors, quelle est cette force supérieure? Qui est le pilote « de l’âne »?

Nous ne pouvons pas bien sûr parler abstraitement au sujet du Créateur, à propos de la Lumière supérieure. Nous devons L’«habiller» dans une certaine forme révélée que nous comprenons, et donc dans le Livre du Zohar dans l’article « Le meneur d’ânes (point 74), » Rabbi Shimon veut nous transmettre les points par lesquels nous pouvons percevoir la force supérieure qui guide et gère la matière. Cependant, nous devons essayer de sentir cela autant que possible, à la fois dans notre cœur et notre esprit, autant que nous en expérimentons le besoin.

De  la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/06/13, Le Livre du  Zohar — Introduction, “L’ânier”

La récompense pour l’effort spirituel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Cela revient tout le temps que nous devons travailler au nom de quelque récompense. Comment est-il possible de corriger cette intention? Quelles actions devons-nous traverser et combien? Comment pouvons-nous agir vraiment de façon opposée à cela?

Réponse: Vous allez changer graduellement votre évaluation de la qualité de la récompense. Essentiellement, vous concevez la récompense comme étant – soit l’état dans lequel vous vous sentez vous-même bien, l’état quand d’autres se sentent eux-mêmes bien, ou l’état dans lequel le Créateur lui-même se sent bien en raison de vos actes.

Autrement dit, la récompense doit être constante. Tout dépend de sa qualité: Quelle est ma récompense? Si les amis sont satisfaits en raison de ce que je fais, c’est ça la récompense. Serait-il impossible de profiter de cela?

J’ai seulement besoin de me vérifier moi-même, quelle est la cause et quel est le résultat? Je fais du bien aux amis pour mon propre plaisir, ou je me comporte comme ça parce que ce sera bon pour eux, et c’est à cause de cela que j’aime ça? Autrement dit, mon épanouissement est le détachement du sentiment de joie de mes Kélim (récipients) et sa présence et son sentiment est dans les Kélim des amis.

Question: Est-ce un processus statique ou est-il possible de le faire fonctionner tout le temps?

Réponse: Il s’agit d’un processus de développement progressif de la personne dans un groupe. En réalisant aveuglément tout ce que les kabbalistes disent et écrivent, nous pouvons atteindre cela rapidement.

Après tout, nous ne pouvons jamais voir le prochain niveau de notre développement. Pourtant, les kabbalistes nous donnent des conseils, comment nous pouvons nous rendre semblable à l’étape suivante, être prêts pour cela, tout en étant au niveau où nous trouvons. Comment puis-je être prêt pour cela si je ne le vois pas et je ne sais rien à ce sujet? Par conséquent, ils nous donnent des conseils et des recommandations. Et sans eux, je ne serais pas capable de faire quoi que ce soit.

Il n’y a donc aucune raison d’être seul dans le désert pour s’y asseoir et commencer à essayer d’entrer en contact avec le Créateur. La méthode pour atteindre le monde supérieur a été découvert autrefois et nous savons exactement comment cela a été fait: dix générations, dix enseignants, dix kabbalistes depuis Adam jusqu’à Noé, dix générations de Noé à Abraham, et ainsi de suite, et ainsi de suite dans une chaîne.

Ce n’est pas possible que quelqu’un soudainement le découvre sous une autre forme. Une personne peut en quelque sorte sentir le monde d’en haut, mais pas consciemment, seulement temporairement, puis cela disparaît. J’ai rencontré des gens comme ça. Et afin de se trouver dans le monde spirituel, clairement, de façon réaliste et correctement, et de travailler avec tous nos Kélim, c’est-à-dire avec tous les désirs et les pensées, nous avons besoin de cette méthode. Cela est déjà venu d’Adam, ainsi il est considéré comme l’ancêtre de toutes les personnes, appartenant toutes au niveau d’Adam (l’homme).

Du Congrès de Krasnoyarsk le 14/06/13, 3ème cours

Condamné à cause d’un ego vicieux

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi est-il dit que si un mensonge est petit, nous ne pouvons pas voir notre condition réelle?

Réponse: Supposons que j’étudie un acte criminel et je dois prouver que la personne assise devant moi est une menteuse et tout dépend de la preuve que j’ai contre elle.

Si la preuve n’est pas claire et c’est douteux et je ne suis pas sûr que cette personne est coupable, elle peut tout nier. Le tribunal ne peut rendre une décision quand une affaire est tellement vague. Mais si nous apportons une longue liste des infractions commises par une personne avec des preuves et des témoignages de témoins oculaires devant eux, alors il ne fait aucun doute qu’elle est coupable, elle ne peut plus le nier.

C’est l’état que nous devrions atteindre lorsque nous avons la preuve irréfutable de notre ego. Nous devons découvrir que nos attributs sont tellement mauvais que leur crime et les résultats sont évidents, non seulement pour nous, mais pour le monde entier.

Nous devons avoir la preuve irréfutable de notre mensonge et ce ne serait pas juste des cris tels que « vous mentez! » que je pourrais nier en comptant sur ma nature. Tous mes crimes doivent être effectivement révélés, comme il est dit: «Un juge ne dispose que de ce que ses yeux peuvent voir. »

Je dois atteindre un tel niveau de la révélation du mensonge que j’aurais vraiment envie de quitter les mensonges. Il sera très clair pour moi que l’ego me ment, c’est ce qu’on appelle un vrai témoignage d’un témoin, je dois voir réellement tous ses crimes au niveau le plus profond de Dalet de Dalet (quatrième de la quatrième).

Alors je n’aurai plus d’arguments, et ne serai plus capable de le nier. Je n’aurai pas le pouvoir de rester dans cet état. Je vais lui échapper comme vous échappez à un sentiment de grande honte.

Imaginez qu’une certaine électrode est connectée à votre oreille et tout le monde peut voir vos pensées et vos sentiments. Vous souhaiteriez plutôt mourir que de sentir une telle honte et c’est vrai pour chacun d’entre nous. Donc, nous devons être impressionnés par notre travail de cette façon afin de réellement avoir envie de mourir de honte à cause de mon ego. C’est seulement alors que nous arrivons à la vérité et accepterons de changer. Rester dans l’ego sera pire pour nous que la honte, car nos pensées « criminelles » seront révélées au monde entier.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 11/06/13, Les écrits du Rabash

Les Brésiliens veulent du pain et non des jeux

Dr. Michael LaitmanDans les Nouvelles (à partir de BBC News): « Plus de 200.000 personnes ont défilé dans les rues des grandes villes du Brésil, pour protester contre la hausse des coûts des transports publics et  la charge de l’accueil de la Coupe du Monde 2014.
«Depuis de nombreuses années, le gouvernement se nourrit de la corruption, les gens manifestent contre le système», Graciela Cacador a déclaré à l’agence de nouvelles Reuters .
«D’autres se sont plaints de vastes sommes d’argent consacrées à accueillir la Coupe du Monde 2014 et les Jeux olympiques de 2016 au lieu d’être investi dans la santé et l’éducation.
«C’est un cri communal disant: ‘Nous ne sommes pas satisfaits, a déclaré Maria Claudia Cardoso  à la presse l’agence de nouvelles Associated.
«Nous n’avons pas de bonnes écoles pour nos enfants. Nos hôpitaux sont dans un état lamentable. La corruption est monnaie courante. Ces manifestations feront date et réveilleront nos politiciens car nous ne sommes plus d’accord dit-elle.
«Nous avons besoin d’une meilleure éducation, des hôpitaux et la sécurité, des milliards ont été dépensés pour la Coupe du Monde », a déclaré une mère qui a défilé à la manifestation à Sao Paulo avec sa fille. « 
Mon commentaire: « Sans pain il n’y a pas de Torah. » Lorsque le niveau de revenu des familles tombent en dessous du coût minimum de la vie, le «feu rouge» clignote dans leur tête, et ils veulent survivre, pas s’amuser. Mais la structure de l’État moderne n’est pas en mesure de créer le système de distribution qui garantit le coût minimum de la vie. Sans éducation intégrale, personne n’est prêt: ni les fonctionnaires, les donneurs, ni les citoyens, les récipients.

La véritable gratitude envers le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Vous dites « qu’il est impossible de remercier le Créateur quand je pleure. » Qu’est-ce que cela signifie ?

Réponse : Je ne peux pas pleurer de douleur et remercier en même temps celui qui me provoque cette douleur. La sensation de douleur suggère que vous ne pouvez pas Le remercier, c’est-à-dire, vous pourriez faire cela, mais superficiellement. Vous comprenez et vous êtes conscient de cela dans votre esprit, mais pas dans les sentiments.

Vous devez travailler sur vos sentiments afin que vous puissiez ressentir du plaisir au lieu de la douleur tout en corrigeant l’égoïsme. Si l’obstruction vient du Créateur, alors elle devrait être transformée en bonheur, joie et plaisir. C’est ce en quoi nous sommes engagés. C’est la correction de nos Kélim (récipients).

Mais aussi longtemps que vous sentez au moins une faille dans votre état, on ne peut pas dire que vous remerciez le Créateur. En principe, Il n’a pas besoin d’être remercié. Lorsque vous vous sentez bien, c’est votre gratitude inconsciente envers Lui. Et si vous attribuez également cela à Lui, alors c’est une gratitude complète. C’est très simple.

Du congrès de Krasnoïarsk du 14/06/13, Leçon n°3