Seul avec ses pensées
Commentaire : Supposons qu’une personne moderne se retrouve sans ordinateur et sans tout ce à quoi elle est habituée ; elle aurait peur, mais en même temps, elle réaliserait à quel point elle en est dépendante.
Ma Réponse : Non, ce n’est pas encore l’existence la plus terrifiante. On a parlé un jour de mon envie d’aller dans les montagnes dorées de l’Altaï. Et un ordinateur ? Peut-être avec un ordinateur, si je veux m’y installer et écrire un livre. Franchement, que faut-il de plus ? Un petit bateau, une canne à pêche, des bottes en caoutchouc et un seau pour aller cueillir des champignons. Pendant un mois ? Merveilleux !
Vous n’imaginez même pas ! Seul avec soi-même, sans personne d’autre. Rien. Quel bonheur ! Vous êtes seul avec vos pensées, il n’y a personne autour de vous, rien ne vous affecte, et vous pouvez consacrer vos pensées à ce que vous avez de plus précieux, de plus beau et de plus pur, déconnecté de tout le monde environnant. C’est formidable !
J’ai vu mon professeur comme cela lorsqu’il se déconnectait. Il se rendait à Tibériade spécialement pour être seul. Et lorsque je suis allé le voir, j’ai vu un homme qui me regardait sans comprendre qui était venu, pourquoi on était venu, ou qu’est-ce qu’on attendait de lui.
En d’autres termes, il ne pouvait pas ressentir dans quel monde il était revenu. Il vous regardait comme s’il était déconnecté, et lentement, très lentement, il revenait à lui-même.
Question : Mais un kabbaliste ne peut-il tout de même pas exister complètement seul ?
Réponse : Parfois, c’est nécessaire.
Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Expérience scandaleuse » du 06/08/2010
Question :
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