Un diapason pour les cordes désaccordées de l’âme

Dr. Michael LaitmanVous devez vous humilier non pas devant certaines personnes, mais devant les moyens d’atteindre l’objectif spirituel : l’étude, l’enseignant, les amis et le groupe. Cela parce que ce ne sont pas seulement des gens, mais un système, et si vous vous annulez face à lui, vous entrerez dans votre premier état spirituel : Ibour (embryon). Bien sûr, il doit y avoir un autre type d’annulation de soi à l’égard de tous les autres moyens ; en ce qui concerne l’étude, vous devez examiner son essence et pourquoi elle est nécessaire et qu’est-ce que vous étudiez.

Le système se révèle à vous à travers l’image de l’enseignant et des amis. Il s’agit d’un système supérieur qui, par sa révélation à vous, vous montre les images de kabbalistes à travers les générations et les amis. C’est vous qui construisez ces images, et elles sont en vous. Il est dit : « Tu ne feras pas de statues ou d’images », dans le sens où il vous est interdit de les percevoir extérieurement, existant en dehors de vos sensations. Vous êtes en face de la Lumière qui représente tous ces discernements en vous.

Donc, le travail est d’imaginer seulement le don sans réserve du Créateur sur vous au lieu de toutes ces images. Mais dans ce comportement général du Créateur, vous êtes autorisé à discerner toutes les manières individuelles à l’égard desquelles vous pouvez vous concentrer.

C’est comme lorsque vous jouez un accord sur un instrument de musique et vous avez besoin de plusieurs cordes qui sont parfaitement accordées l’une par rapport à l’autre. Pour ce faire, vous disposez d’un enseignant, d’amis, de ce monde, et de l’étude. Si vous accordez toutes les « cordes » correctement en percevant tout comme venant du Créateur, vous serez en mesure de vous rapprocher de Lui.

Si vous considérez l’enseignant, les amis, le groupe, l’étude et le monde comme venant d’une source supérieure, alors tout ce que vous faites pour resserrer la connexion avec eux vous permet de vous ajuster avec plus de précision. C’est comme si vous vérifiiez chacune de vos cordes selon le son de ce diapason et ainsi vous avancez.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 07/02/13, Écrits du Baal HaSoulam

L’embryon est une partie de la mère « Bina »

Dr. Michael LaitmanPeu de temps avant le dernier congrès, nous avons commencé notre préparation pour l’état de « l’embryon » spirituel et nous continuons de façon persistante.

Tel est l’objectif à court terme pour la majeure partie de notre groupe mondial. Dans le groupe il y a des étudiants plus avancés et ceux qui le sont moins, mais pour la majorité ils sont dans un état où ils doivent se préparer aux conditions d’exister sous la forme d’un « embryon » dans le monde spirituel.

Il est dit que l’embryon est une partie de sa mère, ce qui signifie qu’il s’annule totalement et « mange ce que sa mère mange. » La mère clarifie ce qui est mieux pour lui et il reçoit tout avec gratitude comme quelque chose qui vient de « il n’y a rien hormis Lui. » Il est complètement intégré dans le Créateur sans prendre de décisions indépendantes. Tous ses pouvoirs sont concentrés uniquement sur la façon de suivre les yeux fermés.

Cela ne veut pas dire qu’il ne possède pas sa propre opinion et ses propres sentiments, mais il essaie de ressembler à la partie supérieure de chaque manière possible. Il n’a toujours pas de « récipients » intérieurs, non pas dans son esprit et son cœur, qui lui permettent de commencer à travailler avec de tels désirs en lui-même. Il ne peut s’élever qu’au-dessus d’eux.

Cela signifie qu’il n’a pas de « bouche », mais qu’il reçoit tout à travers le « Tabour » (le cordon ombilical), ce qui signifie droit dans ses « récipients » un « Pé – bouche » (La bouche du Partsouf) est la place du Massakh (écran), 32 dents, 32 routes de la sagesse. Quand il a des dents, il est déjà en mesure de mâcher avec elles, d’examiner, de diviser et de décider si ce remplissage est adapté pour lui ou pas, mais en attendant, tout cela n’existe pas dans l’embryon, et il reçoit toute grâce du don de Hassadim de son supérieur, de la mère Bina, bien qu’il soit dans l’obscurité totale.

Si nous pouvions imaginer cet état de Ibour (conception) et que nous considérions comme un « embryon » en ce qui concerne le groupe, ce qui signifie que nous nous annulons devant le groupe, alors de par notre effort collectif, nous entrerons dans le monde spirituel.

Il s’agit d’un très haut niveau. Il est illimité, puisque par l’annulation de ses récipients une personne devient autonome et illimitée. Elle reçoit tout ce qui vient à elle et est prête à n’importe quelle condition. Elle accepte tout ce qui lui vient de la partie supérieure « au-dessus de la raison », et ainsi avance à travers tous les mois de la grossesse.

Tout dépend de nous, de notre effort. Nous n’avons pas à attendre que cela vienne d’En-Haut par lui-même. Rien ne viendra juste comme ça, sauf les souffrances qui accompagnent le chemin de « en son temps » au lieu du chemin « je vais le hâter, » le chemin de la Lumière.

Mais si nous voulons hâter cet état afin de ne pas nous développer en fonction de la vitesse naturelle qui prendra de nombreuses années avant que nous l’atteignons, nous devons nous stimuler l’un et l’autre, comme il est dit: « Chacun doit aider son ami. » Nous avons à donner l’exemple de l’embryon spirituel pour l’autre, ce qui signifie en montrant comment chacun d’entre nous s’annule devant le groupe et accepte tout avec joie, avec enthousiasme, dans l’allégresse, et en éveil. Même si une personne n’a pas le sens interne, elle s’annule devant le supérieur.

Cet état est appelé un embryon puisque tout cela ne correspond pas à son désir, mais est contre, à la différence de ses sentiments et de son esprit. Mais s’il se dépasse lui-même, au-dessus de son esprit et de ses sentiments et commence à recevoir de la partie supérieure qui est entière, il avancera et deviendra progressivement un embryon.

Cet état est construit au-dessus des sentiments corporels et de l’esprit et c’est le premier niveau qui est construit au-dessus. En lui nous avons déjà à clarifier comment accomplir le conseil des kabbalistes par l’entraide, l’éveil, et le sentiment de l’importance du but. C’est l’objectif immédiat auquel nous sommes confrontés.

De la préparation de cours quotidien de Kabbale du 08/02/13

Il y a t-il un « être humain » qui grandit en moi?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce qui est considéré un don à un autre et pourquoi n’y a-t-il pas de punition directe et immédiate de ne pas remplir cette Mitsva du don à la société?

Réponse: Le don envers l’autre signifie que j’aide l’autre à avancer vers le but. Il ne s’agit pas de don si c’est pour la nécessité. Tout le monde a besoin des nécessités de base pour exister, puisque les niveaux de la nature, végétal, et animal doivent exister sur quelque chose, mais dans tous les autres sens, nous n’avons qu’à aider les autres à passer par la phase de développement pour le niveau « parlant. »

Quant à la sanction immédiate de la non observation de la loi du don, ce n’est pas possible. C’est parce que pour la punition immédiate vous fonctionneriez toujours aux niveaux de la nature végétale, et animée – quand vous faites quelque chose de mal, et que vous êtes immédiatement puni, vous faites quelque chose de bien et obtenez immédiatement une récompense. Alors vous êtes tout simplement « programmé » comme un animal.

Quelle est l’utilité si il n’y a pas l' »être humain » qui grandit en vous? Il ne peut que croître à partir de la reconnaissance et de la compréhension, par le développement et l’acquisition de nouveaux attributs, et surtout par l’acquisition de nouvelles valeurs, en s’élevant vers le haut, au-dessus du niveau actuel, et au-dessus des décisions inutiles.

Une personne devient quelque chose qui ressemble au Créateur en elle-même. Mon corps, mon monde, appartient aux niveaux de la nature, végétal, et animal. Maintenant, cependant, je prends le plus élevé et je construis la partie du « parlant » en moi qui ressemble au Créateur (∾).

Il n’y a nullement une telle chose dans notre monde, mais c’est en fait ce qui devient mon « moi. » Je maintiens tout autre que sur le plan de l’existence corporelle nécessaire.

Donc, cela ne fonctionne pas selon le principe du « donner et prendre », et le système d’interdire et autorisé n’entre pas ici. C’est parce que je dois construire quelque chose au-dessus de moi.

Question: Alors, qui rompt effectivement les lois de la nature: c’est la création existante ou le Créateur qui nous permet de le faire?

Réponse: Bien sûr, c’est le Créateur. Il fait cela pour que nous puissions apprendre « l’avantage de la lumière hors de l’obscurité. »

La question ici est à mon goût et à ma tendance. Il est un fait que je vais tomber et me relever encore et encore, comme il est dit: « Le juste tombera et se relèvera mille fois », mais est-ce que je veux? Suis-je attiré par cela? Est-ce que j’estime cette voie et cette direction? Je suis obligé d’avoir une envie pour ce qui suit: « Désirez-vous que cela se produise » Est-ce que je chéris et développe le goût et le désir pour cela  » – « Mais comment puis-je? Ne suis-je pas qu’une ‘partie’ de désir égoïste? » Vous disposez d’un environnement, d’un groupe, d’un enseignant, des livres, la Lumière qui ramène vers le bien, tout ce que vous avez besoin. C’est là pour vous.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 08/02/13, « La paix »

 

Cherchez au bon endroit et vous trouverez

congrès, groupeDe l’article du Rabash «Reviens, Israël, vers ton Créateur»: Pourquoi le Créateur est appelé le guérisseur des cœurs brisés? Parce que la chose principale chez une personne – c’est le «cœur» – un récipient qui reçoit toute la sainteté d’en haut. Mais si ce récipient est brisé, alors tout ce qui le remplit, s’écoule. Donc, si le cœur est brisé, c’est-à-dire sous l’influence des désirs égoïstes, alors aucune lumière ne peut entrer en lui, sinon elle sera toute absorbée par des forces impures. C’est ce qu’on appelle un «cœur brisé».

Avant que le cœur ne se sente brisé – Créateur n’aide pas l’homme. Parce qu’avant il n’y a personne à aider. Le cœur se brise une fois, mais nous le corrigeons par des petits morceaux, et c’est un grand soulagement dans notre travail. Après tout, nous n’avons pas besoin de faire de grands efforts pour corriger tout à la fois: de notre état égoïste actuel jusqu’à le monde de l’Infini directement.

Au lieu de cela, nous pouvons faire des corrections au fur et à mesure, par de petites portions, comme si nous déplacions un trésor royal pièce par pièce d’un lieu vers un autre.

Pourtant, il est très difficile pour nous de faire le premier pas, parce que cela signifie passer à l’intention contraire: de l’égoïsme vers le don sans réserve. Par conséquent cela n’arrivera pas tant qu’on définit nos désirs, intentions, tant qu’on sépare les désirs des intentions, que l’on comprenne ce qui est en notre pouvoir et ce qui ne l’est pas, où nous sommes nous-mêmes et où nous ne sommes pas.

Nous devons faire toutes ces clarifications pour déterminer exactement qu’est-ce que un «cœur brisé», ce qu’il faut corriger exactement? Pour clarifier cette notion pour nous-mêmes on a besoin de temps. Après tout, nous oublions le groupe, oublions les autres, oublions que le désir doit être commun. Chacun commence à penser à soi-même, comment il est à l’intérieur. Mais cela n’a rien à voir avec un cœur brisé.

Le cœur est brisé car il ne peut pas s’unir aux autres. C’est en cela que consiste sa brisure, cependant, nous ne pensons pas dans cette direction. Nous essayons d’imaginer sa partition particulière. Et cela prend beaucoup de temps pour pouvoir le voir correctement. Mais dès que cela arrive, il devient évident qu’il s’agit d’un problème très simple et concret qu’il faut corriger.

Il faut beaucoup travailler pour que le récipient comprenne qu’il ne peut pas avoir quelque chose de personnel, mais seulement en commun: qu’il n’est qu’une partie à l’intérieur du récipient commun et une partie à l’intérieur de la lumière. Mais dès que le diagnostic est fait, pas besoin d’inviter un médecin – on voit immédiatement comment dans un même endroit se produit la correction et le remplissage.

Par conséquent, il est très important d’atteindre une pensée commune, un sentiment commun, pour que chacun se sente dans le champ de la force de la garantie mutuelle. Sinon, toutes nos recherches sont effectuées au mauvais endroit. Nous recherchons à l’intérieur de nous-mêmes, au lieu de chercher entre nous, et donc nous gaspillons toutes nos forces en vain.

De la préparation de la leçon, 13/02/2013

Travaillez pour la connexion !

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment pouvez-vous aider un ami pour qui la diffusion est devenue plus importante que le travail dans le groupe et que cet état a un impact négatif sur le groupe ?

Réponse : Tout d’abord, il faut comprendre que sa connexion avec ses amis est ce qui le conduit dans le monde supérieur. S’il ne peut pas être lié à eux, alors il évite tout simplement le travail spirituel de la connexion spirituelle.

Je comprends que vous vouliez toujours échapper à cela et juste diffuser, car vous vous sentez plus grand et important, etc… Mais vous ne pouvez pas échapper à la connexion dans le groupe et vous devez essayer de toutes vos forces d’être avec vos amis, même s’ils vous semblent être vraiment le mauvais type d’amis !

Le truc, c’est que vous les voyez dans la mesure de votre état non corrigé, donc arrêtez de vous justifier vous-même et eux, et ne faites rien : travaillez uniquement pour la connexion. Ne faites pas attention à leurs défauts, comme si cela était à sens unique, comme si vous ne les voyiez pas. Vous avez besoin de travailler pour la connexion !

De la leçon virtuelle du 03/02/13

Nous voulions le meilleur, mais nous avons obtenu …

Dr. Michael LaitmanLes problèmes d’aujourd’hui découlent de notre attitude. Il ne fait aucun doute que nous construisons tous les systèmes de la société humaine correctement, mais il ne fait aucun doute que nous les utilisons de la mauvaise manière. Et la raison est notre mauvaise attitude envers l’autre.

Apparemment, nous avons créé des systèmes qui sont bons et nécessaires pour tout le monde: la santé, l’éducation, les systèmes de sécurité nationale, etc, mais les résultats ne sont guère réjouissants. Par exemple, plus nous consommons de médicaments, mieux cela est pour le système médical et l’industrie pharmaceutique. Leurs bénéfices croissent et l’état reçoit plus d’impôts. « Nous vous souhaitons d’être malade le plus souvent. »

La même chose se passe dans l’industrie alimentaire: plus on mange, plus c’est rentable pour l’industrie. L’abondance de la nourriture malsaine provoque des maladies. « Alors, soyez gourmand et glouton, vous pouvez acheter des produits alimentaires autant que possible et par là contribuer à l’économie. »

Les systèmes sont bons, mais ils sont utilisés contre le bien-être des gens. Les banques, en effet, ont à faire passer le « sang » par le système, mais au contraire, elles « sucent le sang » du système. Les industries militaires fournissent des emplois et des progrès technologiques et scientifiques, mais tout est mis en œuvre pour armer les différents états et finalement, ils auront à faire usage de ces armes. Donc le résultat est des conflits et des guerres interminables.

Ainsi, il s’avère que nous avons construit des systèmes et des mécanismes nécessaires, mais nous les utilisons d’une manière de plus en plus destructrice. Il y a des cercles qui, en fait, sont intéressés par une personne souffrante, malade, et qui vit une vie de pauvreté et misérable, tout cela est déterminé par le système lui-même.

Les économistes nous effrayent: « Nous devons augmenter la demande et la consommation sinon tout va s’arrêter! » Mais une personne ne veut pas continuer cette chasse, et à l’intérieur elle est désespérée de ce genre de vie et ne voit pas l’intérêt dans les achats, même si elle a de l’argent.

Notre désir de recevoir a été amélioré et est passé à un niveau supérieur et la pelouse du voisin n’est pas plus verte. Le désir a changé, peut-être pas pour tout le monde encore, mais le processus se poursuit, la mode, les tentations, les incitations et les attraits sont tous en train de disparaître.

Alors, quelle est la prochaine étape? Le monde est-il vraiment à sa fin? Non, c’est simplement que le capitalisme touche à sa fin, il ne fonctionne plus et dans les années à venir, nous verrons cela. Il s’agit d’un processus naturel inévitable.

Question: Comment est-ce possible que le système a été construit correctement, mais que nous l’utilisons incorrectement?

Réponse: Il est dit: « Dieu a fait un honnête homme, et ils ont demandé beaucoup de raisonnements » (Ecclésiaste 7:29). La simplicité se transforme en confusion et la discorde dans tous les sens, mais bien sûr, cela fait aussi partie du programme de la nature afin que nous puissions atteindre la reconnaissance du mal en nous et que nous  » le changions. »

 

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale 07/02/13, « Un discours de conclusion du Zohar« 

Travail spirituel et plaisir

Dr. Michael LaitmanQuestion: D’aimer la diffusion est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

Réponse: C’est bon. D’une autre façon c’est pire. Une personne doit jouir de son travail spirituel, même quand elle doit se pousser et se forcer à y participer. Ce n’est pas du masochisme, c’est simplement comprendre que les choses ne peuvent être autrement parce que je travaille sur mon égoïsme.

Question: Est-ce à dire que vous pouvez faire tout ce qui vous donne le plus de plaisir: des études si vous voulez étudier, diffuser, si vous souhaitez diffuser?

Réponse: D’abord, vous devez trouver la partie du travail commun au sein du groupe où vous pouvez être utile.

Il y a des personnes qui ne peuvent pas étudier du tout. Elles passent leur temps avec le groupe, elles aident, elles font des choses, et peu à peu elles commencent à entendre et à participer à des séminaires. elles absorbent la matière pendant le travail et non au cours de l’étude.

Et il y a des personnes qui n’aiment pas le travail en groupe, elles préfèrent étudier et diffuser. Qu’elles le fassent. Finalement, elles commenceront aussi à entendre qu’elles ne réussiront pas sans le groupe parce que la Lumière se gardera de les influencer et elles comprendront qu’elles en ont besoin.

Les personnes ne devraient pas être obligées de faire quelque chose. Une personne doit avoir la possibilité d’être dans le groupe de quelque côté qu’elle veut tant qu’elle ne cause pas de mal. Et tout ce qu’elle a besoin d’ajouter au groupe, elle l’ajoutera plus tard.

 

Depuis la Leçon virtuelle du 03/02/13

Un grand vide et comment y faire face

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment la diffusion externe est-elle connectée à un travail intérieur?

Réponse: Aujourd’hui, le travail interne est impossible sans la diffusion. En fait, la pyramide générale de l’humanité est divisée en deux parties: – « .Les nations du monde » de la partie supérieure appelé « Israël » (Yashar-El droit au Créateur), et la partie inférieure appelée « les nations du monde. »

Les personnes qui appartiennent à « Israël » ont un « point dans le cœur » (•) et par conséquent, elles sont en contact avec le Créateur. Ceux qui appartiennent aux « nations du monde » ont seulement un grand vide (-) et se sentent mal, mais je ne sais pas quoi faire.

Ainsi, « Israël » doit apporter la correction à ceux qui sont appelés « les nations du monde. » C’est pourquoi ils existent, sinon ils n’auraient pas exister du tout.

La « créature » est en fait la partie inférieure du désir de recevoir, tout en « Israël » est « la partie divine d’en haut. » Dans l’ensemble, « Israël » est appelé « point », « une étincelle », dans le désir et non le désir lui-même. D’autre part, « les nations du monde » sont la principale « matière » de la création. C’est pour elles que le monde est créé, tout existe pour elles, et la correction devrait prendre part en elles. C’est ici que le troisième Temple sera construit. « Israël » est le lien, les prêtres et les éducateurs. Toute personne avec un « point dans le cœur » appartient à ce groupe.

Dans l’ensemble, toute la pyramide est appelée « Babylone », car tout y est confus (même racine en hébreu) et mélangé après la brisure.

 De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 07/02/13, « Un discours de conclusion du Zohar« 

Le monde entier pour une tasse de café

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que l’ordre de mes actions internes par rapport au Créateur est le même dans le cas quand je me sens mal, et dans le cas des bons sentiments?

Réponse: Les mauvais sentiments sur le chemin spirituel – ce n’est pas dans le sens habituel de la souffrance, ce sont les souffrances d’amour.

Imaginez que vous passez une commande dans un restaurant. Pourquoi on ne l’apporte pas tout de suite, même si tout est prêt? On vous donne  le temps pour parler avec votre compagnon ou tout simplement rester assis quelque temps – et ce n’est pas par hasard. Un jour, mon ami choisissait une machine à café pour son bureau, il voulait une telle machine qui prendrait 15 minutes pour préparer une seule portion. Il avait besoin du temps pour discuter tranquillement avec ses clients.

C’est ce qu’on appelle la préparation du désir, dont nous avons l’habitude de négliger. Nous voulons «avaler» tout aussi rapidement que possible, mais cette approche n’est pas correcte. Grâce à lui, nous ne sentons pas le goût de la vie, le sens de la vie. La dissimulation  spirituelle est nécessaire pour éveiller en nous un désir fort et solide.

Question: Avec quoi doit être rempli ce délai d’attente avant la rencontre avec le Créateur?

Réponse: Je fais la préparation, je me précipite vers Lui correctement – alors je peux discerner la connexion, trouver un contact. Il est dit: «Je vais manger ce qui est préparé à l’avance. » Je ne découvre pas quelque chose de nouveau, cette révélation est le résultat direct de l’issue de la  préparation.

Même maintenant je suis dans un monde de l’infini, mais je ne le vois pas, je ne vois pas la connexion entre les gens, je ne distingue pas les actions du Créateur, ne ressens pas les vagues de cette force qui change tout. Je ne vois que des petits événements. Donc, tout dépend de la préparation.

Le problème est que je peux choisir une machines à café avec une certain « vieillissement », mais ce n’est pas moi qui définit la période de la préparation, et je ne sais pas quand elle finira. Donc, il faut se dépêcher. La façon dont on réussit la période de préparation est très importante. Elle est déjà en cours, et le sort du monde entier est ici, dans ce point de lui.

Question: Comment faire tous les efforts possibles pour ne pas perdre de temps?

Réponse: Tout d’abord, vous efforcez-vous de donner au Créateur? Ou voulez-vous juste obtenir rapidement votre «café»? A qui consacrez-vous le plaisir après vos efforts? Après tout, vous avez une chance de Lui faire plaisir. Qu’est-ce que c’est pour vous: un fardeau ou un grand honneur? Si c’est un grand honneur, alors vous voulez finir le travail aussi rapidement que possible et Lui préparer tout le meilleur. Et si c’est un fardeau, alors vous essayez d’éluder jusqu’à la dernière minute: « Un délai se termine, il est nécessaire d’agir …  » L’approche détermine tout.

Vous pouvez accélérer le temps de préparation du « café « , sans attendre 15 minutes. Depuis la révélation du livre du Zohar et de la Kabbale dans le monde, vous pouvez compléter rapidement tout le processus et atteindre la fin de la correction. N’attendez pas quand les six mille ans  s’écoulent – faites-le aujourd’hui! Si on vous a donné des moyens, le temps n’est plus une fonction. Si vous attendez, vous avancez selon «votre délai», selon le programme de la nature, sans y ajouter vos propres efforts, pour présenter les résultats à l’avance au Créateur. Donc, dépêchez-vous, unissez-vous aux amis, gardez toujours l’intention, aspirez vers l’objectif de toutes vos forces et comprenez que tous les obstacles sur votre chemin sont bons pour vous, ils vous aident à vous connecter à des amis, à l’étude et à l’intention. Puisque vous avez reçu l’occasion, vous êtes obligé de la réaliser.

Question: Mais tous les amis le font déjà. Quel est le problème?

Réponse: Vous ne demandez pas. Vous avez la possibilité notamment de demander. Alors demandez!

Question: Mais nous pensons à cela et le demandons tout le temps …

Réponse: Si vous demanderiez vraiment, est-il possible que vous n’avez pas reçu de réponse? Donc, vous n’avez pas encore une telle demande. Il vous manque ou la quantité ou la qualité de l’effort. L’essentiel ici c’est la qualité. Le Baal HaSoulam écrit dans le paragraphe 18ème de l’Introduction au Talmud Esser Sefirot (L’Etude des dix Sefirot): Et si quelqu’un s’est engagé dans la Torah et n’a pas réussi à se défaire de son mauvais penchant, ce n’est que parce qu’il a négligé d’y mettre tout le labeur et les efforts exigés pour étudier la Torah.

J’ai reçu un réveil du Créateur, Il a allumé une étincelle en moi, et maintenant je dois m’éveiller moi-même en ajoutant la quantité et aussi travailer avec la qualité: vérifier pourquoi je le fais, vers quoi j’aspire. Dans l’ensemble, j’ai besoin d’un récipient – un désir, un besoin de la bonne quantité et la qualité. Si je prends la juste mesure pour la révélation de la lumière supérieure, elle se révélera immédiatement. Après tout, elle est déjà là, elle est prête.

En physique, il y a la notion de « quantum » – une portion minimale de la lumière. Donc, quand j’aurai besoin d’un quantum de lumière, je le révélerai au premier niveau de Nefesh. Ensuite je formerai un besoin encore plus grand, en souhaitant un « carré quantique » – et je révélerai la lumière de Rouakh. À chaque niveau le récipient s’agrandit de plus en plus quantitativement et qualitativement.

Le désir- c’est ce dont nous avons besoin. Pour cela, nous parlons tout le temps de l’annulation de soi-même, de la réduction, organisons des séminaires – pour révéler, «blanchir» le désir.

Alors pourquoi, après la leçon, je ne me préoccupe pas de mes amis, ne veux pas que le feu du désir les pousse en avant? Pourquoi je ne ressens pas la même préoccupation de leur part, pourquoi je ne m’enflamme pas de leurs éclats? Il n’y a pas d’inquiétude, de responsabilité commune pour nous, pour le monde, et surtout pour le Créateur, qui nous a donné une chance. Parce que, en fait, le souci de nous et du monde sont menus et égoïstes, mais il faut bien commencer quelque part. En fait, nous avons la chance de donner au Créateur, mais nous ne voulons pas demander dans cette direction.

En bref, nous avons encore beaucoup à faire. N’attendez pas quand le café soit prêt…

De la leçon sur “l’Article de conclusion du Zohar”, 11.02.2013

Intention et action

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que peut-on faire quand une personne fait de la diffusion sans la bonne intention ?

Réponse : Ce n’est pas grave ! L’intention arrivera la prochaine fois. Mais maintenant, il suffit de faire l’action, l’intention et l’action coïncideront.

Parfois, une personne diffuse, mais en même temps son esprit est vide : elle est seulement occupée par ce qu’elle fait et est incapable de rien faire à part cela. Elle ne peut pas penser à sa connexion avec le Créateur et le groupe quand elle parle avec d’autres personnes et leur donne des explications. Un autre exemple, c’est quand une personne travaille avec des livres et ne peut penser qu’au texte : elle fait de la relecture, et il est difficile pour elle de penser aussi à l’intention en même temps.

Si une personne n’est pas encore en mesure de combiner l’aspiration spirituelle avec le travail, elle ne peut pas le faire. Elle y arrivera plus tard. Finalement, peu importe ce qu’elle fait, elle dirigera automatiquement tout vers son progrès spirituel.

Question : Qu’est-ce qui est le plus important quand il s’agit de la diffusion : le processus ou le résultat ?

Réponse : Il est difficile de dire ce qui est le plus important. Pour nous, le processus est plus important. Bien sûr, le résultat est également important, mais la chose est qu’il peut se manifester seulement dans un certain nombre de mois, voire quelques années. Donc, nous devons continuer à travailler.

De la leçon virtuelle du 03/02/13