Organisateurs ou éducateurs ?

Dr. Michael LaitmanQuestion : si nous mettons en œuvre l’éducation intégrale et que devons asseoir en même temps dix à vingt mille personnes sur le banc de l’école,  cela signifie-t-il que nous avons besoin d’un nombre énorme d’organisateurs ?

Réponse : je ne pense pas qu’il sera possible de faire assoir la population sur le banc de l’école avec l’aide des organisateurs. Nous devons préparer de très larges matériels d’introduction concernant ce que nous sommes sur le point de faire dans une ville pour éveiller l’intérêt social dans le public, tant financièrement qu’éthiquement. Cela signifie leur montrer l’avantage de prendre des cours dans l’étude intégrale et même en passant des examens.

Nous devons présenter des récompenses tels que des certificats ou des diplômes pour que les gens aient une motivation pour avancer. Les parents devraient être encouragés par leurs enfants, par des enfants fiers de la participation de leurs parents dans l’éducation intégrale et, bien sûr l’inverse, que les parents puissent sentir des dégâts moraux s’ils ne participent pas au processus d’intégration.
 
« D’une conversation sur l’éducation intégrale » n°23, 03/03/2012

Le centre du groupe est l’endroit de la correction

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Introduction à l’Étude des Dix Sefirot », Article 141 : « maintenant vous pouvez comprendre la signification des mots, « quitte Moi et garde Ma loi ». Ils ont interprété « je regrette qu’ils M’aient quitté et aient gardé Ma Torah – la Lumière en elle les ramène vers le bien ».

Il y a un lien entre vous et le Créateur, la Lumière, qui est votre désir corrompu de recevoir. Si vous le corrigez, vous sentirez le même résultat appelé la Lumière ou le Créateur signifiant « Viens et vois » (Boré en hébreu) dans le même matériel. Le Créateur est révélé dans votre désir corrigé selon sa correction.

Dans l’ensemble, la méthode par laquelle vous corrigez progressivement votre désir pour sentir, comprendre et révéler le Créateur est appelée « la Torah ». Avec son aide vous évoquez une force spéciale, la force du don sans réserve, qui est extérieure à vous et qui corrige votre désir. Dans la mesure où vous la demandez, cette force change le désir dressé en elle et vous sentez la Lumière, le Créateur, votre état sublime.

Ceci est la seule voie par laquelle vous pouvez avancer. Si vous ne demandez pas la correction et vous vous tournez vers un «  Créateur » que vous avez inventé, votre travail sera futile, puisqu’il ne correspond pas à la réalité.

Question : Que signifie « garde ma loi » ?

Réponse : Cela signifie que toutes vos actions devraient être dirigées seulement vers  la correction du récipient corrompu selon le principe : « j’ai créé le mauvais penchant, je lui ai créé la Torah comme une épice  ».

Si vous travaillez correctement sur la correction du désir, il commence à prendre la forme du Créateur. Alors vous commencez à Le comprendre, Le connaître et adhérer à Lui. Vous avez « la matière » qui a pris une nouvelle forme, une forme du don sans réserve et d’amour. Ainsi, par la matière du désir vous atteignez l’adhésion avec la forme du Créateur.

Question : si nous parlons du besoin pour trouver le point dans le centre du groupe, en  quoi cela a-t-il un rapport avec « garde ma loi » ?

Réponse : c’est là, au centre du groupe, que vous corrigez votre mauvais penchant. C’est là et seulement là que vous découvrez le Créateur, vos états spirituels avancés. Il n’y a aucun autre endroit  où la mauvaise « matière » du désir peut être révélée à part le centre du groupe qui devrait être révélé comme une montagne de haine, comme  le « Mt. Sinaï. »

Ainsi en se remettant à la garantie mutuelle, à l’alliance et à l’aide mutuelle, nous commençons à découvrir la Lumière qui ramène vers le bien. Ceci est aussi appelé « la réception de la Torah » : Nous la recevons si nous estimons que nous ne pouvons pas corriger notre connexion, mais nous n’essayons pas de fuir le problème en courant. Alors nous recevons la Torah et corrigeons la séparation – et ensuite le Créateur est révélé.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 20/05/2012, « Introduction à l’Étude des Dix Sefirot »

La vie du don sans réserve : facile et belle

Dr. Michael LaitmanAujourd’hui, progressivement, une interconnexion de plus en plus stricte entre les pays, les nations, et les peuples se révèle. Même individuellement, nous sommes reliés par des chaînes avec plusieurs liens. Cependant, il y a un certain problème: nous ne sommes pas encore capables de correctement réaliser cette connexion.

La crise moderne est en pleine expansion et englobe le monde. Elle ne prendra pas fin même si beaucoup promettent que bientôt les choses vont commencer à s’améliorer.

Les problèmes ne finiront pas jusqu’à ce qu’on atteigne l’équilibre. Après tout, la cause de la crise est le déséquilibre, en d’autres termes, l’absence de connexion entre nous.

Voici où l’on découvre la loi de la garantie mutuelle. La Torah nous explique qu’à  la fin, une personne aimera son prochain comme elle-même.

L’« amour » est une propre unité systématique où chaque personne travaille dans l’intérêt de tous, et il y a une harmonie absolue entre nous. En fin de compte, lorsque nous atteignons la correction finale, chacun d’entre nous, une fois de plus, nous tous redeviendront des parties d’une seule âme, comme les organes du corps qui fonctionnent de façons tout à fait différentes, mais vivent en harmonie unifiée, et c’est pourquoi le corps est en vie.

Chaque organe exécute son propre travail, sa fonction propre, mais dans le cadre d’un programme commun qui englobe et oblige tout le monde à travailler ensemble. Au contraire, quand il y a déséquilibre entre les parties du corps, les maladies apparaissent.

Nous devons traiter notre correction selon le même principe. Aujourd’hui, j’existe dans  l’égoïsme absolu et total. Je veux que tout « tourne » sur mon ordre, effectue mes souhaits, et pense comme moi. Nous commençons tous notre voyage dans cet état.

Dans la première étape du travail sur moi-même, je dois en venir au degré de Hafetz Hessed. Je ne suis pas dans la voie des autres. Comme une roue dentée, je fonctionne librement sur mon axe, selon les désirs de mes voisins. Fais ce que tu veux avec moi. Je suis prêt à «tourner» à votre demande, comme si je n’avais pas de désirs à moi, comme si ce n’était pas moi, mais une force de soutien qui nous est destinée.

Nous parlons d’un très haut degré. Après tout, je dois travailler avec mon égoïsme de sorte qu’il ne soit pas impliqué dans ma façon de servir les autres.

Pour ce faire, je dois connaître les désirs des autres et ne jamais aller dans la voie de leur réalisation, être absolument neutre. Nous nous référons à une correction énorme, au cours de laquelle j’ai mis en place des écrans des degrés zéro, d’abord, et des degrés secondaires au dessus de mon désir.

Puis, je m’élève au degré suivant. Je dirige mes désirs, mes aptitudes, mes qualités, et tout le potentiel de ma force et de mon énergie, tout,  dans l’intérêt d’autrui. Maintenant, mon égoïsme n’est pas seulement neutralisé, je ne suis pas juste en train de tourner  librement sur un axe, mais je suis connecté à mon propre moteur qui fonctionne dans leur intérêt. C’est le degré de l’amour. Je te donne tout pour le bien de le faire.
Ce chemin s’étend de notre monde dans le monde de l’Infini (∞) à travers 125 degrés. En partie je me rends compte du degré de Hafetz Hessed, étant neutre, et par une autre partie je m’en rends compte en mettant activement mes efforts dans l’intérêt d’autrui.

Au cours de la première étape, je corrige 248 désirs et au cours de la deuxième étape, j’en corrige 365. Dans l’ensemble, la correction des 613 désirs est appelée l’observation des commandements. De cette manière, la volonté commune est divisée en fonction de ma structure intérieure.

Tout cela a pour but de parvenir à la garantie  mutuelle complète et absolue, un état où j’interagis avec tout le monde en harmonie, exactement comme toute autre personne.

Par conséquent, le type de correction à laquelle l’humanité doit venir est clair : tout le monde va percevoir et inclure en soi toute la réalité au point de s’y identifier pleinement. C’est pourquoi la Kabbale est révélée maintenant, parce que si nous ne savons pas comment réaliser ceci, alors notre chemin sera très difficile et douloureux ; en effet, ce serait vraiment le « chemin de la souffrance ».

Cependant, si nous essayons d’agir dans le groupe, notre chemin ne sera pas facile, mais il sera bon (la flèche rouge sur le graphique). Nous nous réunissons, nous ressentons les uns les autres, évoquons la Lumière, et cela fonctionne sur nous, nous influence, et nous éveille. En nous ressentons mutuellement  les uns les autres, nous permettons à la Lumière de faire son travail.

C’est l’essence même de la méthode. Vous ne savez ni ne comprenez rien, vous n’êtes capable de rien, mais vous voulez « avaler » tout le plaisir, et vous avez seulement besoin d’apprendre à évoquer la Lumière. Si vous apprenez, vous atteindrez le succès tellement facilement et si magnifiquement, avec tout le monde dans la joie.

Du congrès « Un »,  New Jersey le 12/05/2012, cours n°3.

Le système décimal des cercles

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi la prochaine étape du travail est-elle l’unité entre les groupes? Comment est-ce relié à l’unité au sein de chaque groupe et au travail individuel d’une personne?

Réponse: En fait, l’unité commence à partir d’un groupe de dix personnes. Un être humain est construit de telle manière qu’il peut appréhender précisément cette quantité de personnes. Dix est un nombre pratique, « rond », ni trop grand, ni trop petit. Il est appelé le «minyan», ce qui signifie ce qui peut être «compté» (Limnot). Notre perception est structurée de telle manière qu’elle ne comprend que ce genre de système, car elle enrobe complètement notre structure interne (les dix Sefirot).

Toutefois, au cours, quand nous ne parlons pas de nos propres impressions, mais en général quand  nous sommes en train de lire des articles et de discuter le matériel, un très grand groupe peut participer à cela, y compris le monde entier. Par conséquent, lors des ateliers nous sommes assis par groupes de dix, tandis qu’au cours il y a n’importe quel nombre de gens qui est capable d’une telle clarification et de discuter en utilisant le langage kabbalistique.

Nous avons juste besoin de nous inquiéter que cela ne se transforme pas en routine, et pour cela nous avons besoin de faire constamment croître le désir intérieur en nous et l’importance de l’objectif. A chaque fois nous allons parler d’un autre personnage, nouveau, de la révélation du Créateur.

En nous unissant avec le groupe, nous créons « Un », la communauté pour nous tous, n’appartenant à aucun d’entre nous, mais seulement pour nous tous ensemble. C’est l’essence la plus haute, la «fusion». Il ne s’agit pas simplement de notre somme, mais d’une sorte d’ajout à elle. C’est parce que, pour être arrivé à cette somme, chacun doit être sorti de son égoïsme. Le concept de l’Un, étant au dessus de nous, est composé de toutes ces annulations personnelles de l’égoïsme. C’est ainsi que nous construisons notre plus haut niveau.

Si nous devions nous unir simplement comme des égoïstes pour un bénéfice commun afin de construire quelque chose ensemble ou pour gagner, comme une équipe de football, alors le résultat serait une somme vide de nos efforts. Cependant, si nous annulons notre ego, alors nous construisons un nouveau récipient commun au-dessus de nous tous.

Il appartient à chacun d’entre nous ; ces dix qui sont assis dans un cercle en discutant sont eux-mêmes en train de s’annuler eux-mêmes et exaltent le groupe et les amis. La plus haute Sefira, Kéter, est définie par la façon dont j’écoute tous les autres gens, comment je place le groupe, le Créateur, et l’objectif au-dessus de moi-même. Et je m’estime aussi bas et je m’abaisse par rapport à mes amis. C’est la façon dont ma Malkhout est définie.

Après que chacun a clarifié ces deux points, Kéter et Malkhout, nous nous unissons tous ces Kéters et ces Malkhouts ensemble. Et si chacun le fait avec assez de capacité pour le premier niveau de la révélation de la Lumière, cela se révèle dans cet écart entre les Kéters, réunis en un seul, et les Malkhouts unis. Une luminescence interne se produit entre eux, puisque nous nous sommes nous-mêmes annulés.

Bien que ce ne soit pas encore la constriction ou un écran, la Lumière est d’ores et déjà révélée et commence à travailler dans la mesure de notre opposition à notre égoïsme et au désir de nous unir. C’est parce que ces deux principes sont déjà spirituels. Nous exaltons le spirituel, le don sans réserve, et nous ne tenons pas compte du matériel, de la réception ; nous prenons les actions que nous sommes capables de prendre, comme des petits enfants.

Et puis les dix personnes, en se complétant les unes les autres et étant prêtes à s’unir, créent une tension importante, une distance entre le Kéter uni et la Malkhout-unie, en construisant notre récipient commun spirituel de cette manière. Et quand nous l’avons construit parmi les dix d’entre nous, nous comprenons que le reste des amis partout dans le monde entier, exercent les mêmes efforts en ce moment. Tous nos efforts conjoints sont combinés quelle que soit la taille de chaque groupe.

Si, après nos efforts pour  nous unir dans notre cercle nous voulons inclure le reste des groupes à l’intérieur de nous,  alors nous nous unissons tous ensemble. Et puis un récipient véritablement énorme et puissant est formé, capable de révéler le premier niveau de la Lumière, en fonction de la similitude des qualités. Plus grande  est la distance entre Kéter commun et Malkhout commune, plus grand est  le récipient, et, éventuellement, il sera déjà suffisant pour la première révélation de la Lumière.

La lumière se révèle sous une forme discrète, en parties: Néfesh, Rouakh, Néshama, et ainsi de suite. Et si nous la révélons, alors elle sera révélée dans chaque groupe et dans chaque personne en fonction de ses efforts personnels, plus dans certains cas et moins dans d’autres, dans la mesure des efforts investis.

C’est pourquoi nous avons besoin de temps pour relier tous les groupes et les amis séparés de nous, et même le monde entier car il a un énorme récipient. C’est là que réside le vrai désir de profiter, et s’il se joint à nous, même dans une forme passive, alors il va ajouter beaucoup de matériel pour nous. Et si avec notre désir vers le spirituel nous sommes  en train de travailler sur ce matériel, alors nous recevons une énorme capacité supplémentaire.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, le  17/05/2012, « Discussion sur les congrès passés »

Renseignements au sujet du portrait du Créateur

Dr. Michael LaitmanEn étant de ce côté de la Makhsom (barrière), nous ne voyons pas les raisons de nos actions et nous pensons que nous sommes indépendants. Toutefois, le résultat est effectivement prédéterminé et il appelle les actions qui mèneront à lui.

Question: Mais il est dit que même si la récompense est garantie, nous avons encore à faire notre travail. Alors est-ce là notre indépendance, notre libre arbitre?

Réponse: Je voudrais que nous en venions à cela en voyant  que le monde entier d’Ein Sof (Infini) se propage devant nous. Peu importe ce que vous faites, le Créateur vous donne tout ce qui est bon, mais comme un invité assis devant l’hôte, vous êtes prêt à recevoir de Lui seulement à l’aide d’une  « restriction »  et d’un Massakh (écran).

Question: Et à chaque fois une personne doit décider: «Suis-je maintenant en train de faire ce qu’il faut faire? »

Réponse: Bien sûr. Ensuite, vous découvrirez  le don sans réserve de la part du Créateur.

Il veut vous apprendre à recevoir en vue de donner sans réserve. De la part du Créateur il n’y a pas de limites, mais Il le fait dans le but de vous amener à son niveau où vous pourrez acquérir la compréhension et la reconnaissance, et pas seulement la satisfaction, qui n’est que le moyen. Si vous recevez plus ou moins, ce n’est que le moyen, alors que l’objectif est de parvenir à l’adhésion.

L’adhésion n’est pas la satisifaction, mais le plaisir d’être semblable au Créateur. C’est au-dessus du jeu des «Lumières et des récipients » et c’est la réalisation du «point dans le cœur », c’est le plaisir suprême.

D’une part, nous disons que l’objectif de notre développement est l’adhésion .D’autre part, nous disons que l’objectif de la création est le plaisir et la joie. Ainsi, il s’avère que l’adhésion est égale au plaisir.

En fait, c’est toujours aux niveaux du plaisir, puisque le désir, le récipient, ne sent rien sauf cela. Le plaisir est derrière chaque détail de ma perception. Par exemple, je différencie les couleurs dans la mesure où  elles m’apportent du plaisir.

Dans chaque situation, nous mesurons les plaisirs et nous nous connectons généralement en fonction de leurs formes parce que nous avons une forme similaire. Vers le haut et vers le bas,  avec la force et la faiblesse, la chaleur et le froid, nous vérifions tout d’après ce principe, et tout provient de l’impression du désir à partir de la satisfaction ou du manque de plaisir.   

Notre désir est divisé en plusieurs discernements et nuances qui sont déterminés par nos cinq sens selon des gammes et des niveaux parallèles. D’une façon ou d’ une autre, il n’y a rien sauf le désir. Tout est mesuré par mon sentiment, même les choses les plus neutres. Je ne pense pas et n’identifie rien en dehors de ce qui touche à mon ressenti. Chaque discernement que je fais reçoit un « signe affectif» que je mesure. Derrière tous les mots et les noms, il y a les émotions, c’est là où se trouve l’état de mon désir. C’est sur quoi  notre langue est basée.

Question: Je connais les plaisirs qui me comblent. Je sais à quoi j’aspire. Mais qu’est-ce que ça veut dire «ressembler au  Créateur?»Quel genre de satisfaction est-ce? Le sentiment d’appartenance à quelque chose de grand?

Réponse: Si vous prenez l’intériorité de votre cœur, quelque chose qui est très profond et personnel, et que vous essayez de connecter cette étincelle cachée au centre du groupe, vous accomplirez votre « point dans le cœur ».

Question: Et cela signifie ressembler au Créateur?

Réponse: Oui. Parce que le centre du groupe est la représentation du Créateur. C’est l’image qui est représentée dans vos récipients. Vous ne savez pas ce qu’est la Lumière par elle-même. Pour vous, la Lumière est un phénomène que l’on découvre dans le récipient. Lorsque nos récipients sont reliés, lorsque chacun s’annule soi-même et veut atteindre la connexion de tous les points en un seul, c’est la représentation du Créateur. Cela signifie que nous avons adhéré à Lui.

Ainsi, si je suis en adhésion avec le groupe, je suis collé au Créateur. Là, à l’intérieur parmi les amis, c’est là que sont tous les discernements de Son portrait.

De la 4èmepartie du cours quotidien de Kabbale du 17/05/2012, Introduction à l’étude des dix Sefirot

Cause et effet

Dr. Michael LaitmanQuestion: L’île d’Haïti démontre très bien l’irréversibilité des lois de la nature. Pendant de nombreuses années c’était un pays prospère avec un merveilleux climat et une infrastructure relativement développée. Cependant, il y a cinq ans le tremblement de terre a frappé, et la communauté internationale a investi des milliards de dollars dans la restauration de l’île.

L’ONU a organisé l’aide mondiale, et il semblait que tout allait bien se passer et la vie sur l’île serait revenue à la normale. Mais il s’est avéré que même les ressources considérables qui y ont été injectées  ne pouvaient pas éviter le chaos et la destruction.

Ceci est un exemple vivant qu’une fois qu’un certain point est dépassé, la nature humaine devient irréversible.

Réponse: Ceci  confirme encore une fois que tout d’abord il est nécessaire d’éduquer la population. Et alors seulement, en fonction de l’étendue de l’éducation, il est nécessaire de diriger la population plus en avant vers la formation de la nouvelle interaction sociale. Le problème de l’île d’Haïti ne peut pas être résolu uniquement par des injections d’argent. Si ces fonds n’avaient pas été fournis, les habitants de l’île se seraient sortis de la situation par eux-mêmes.

Commentaire: Ce n’est pas toute l’île qui a subi des dommages du tremblement de terre. Mais ceux qui avaient encore des maisons et qui auraient pu se nourrir de la pêche se sont installés dans les villes de tentes de l’ONU où la nourriture a été distribué gratuitement. Les clans de la mafia ont mis l’île entière sous leur pouvoir. Les troupes de l’ONU se déplacent uniquement à la lumière du jour dans des tanks car les gangsters sont tout autour. Et ces gangsters anéantissent toute tentative de l’île de rompre avec la situation existante.

Réponse: C’est ce qui est arrivé une fois en Afrique.

Je répète encore une fois que l’éducation, un système d’éducation universel, doit précéder toutes les transformations. Si nous ne voulons pas que l’humanité avance à travers les crises et des guerres mondiales brutales, nous devons tout d’abord organiser un système d’éducation par nous-mêmes!

Vous dites que la cause de tout, c’est la crise, et donc nous devons changer la société et la nature humaine, les rendre partie intégrante et interconnectée. Je pense ici que nos opinions divergent sur ce qui est la cause et ce qui est l’effet.

De mon point de vue, la cause est le mouvement de la force de la nature qui ne cesse de nous pousser vers le nouvel état de l’évolution. Puisque nous sommes déjà passés par toutes les précédentes étapes de notre évolution, dès maintenant nous nous dirigeons vers la prochaine. La prochaine étape de l’humanité est l’intégralité, la globalité. La nature déplace tout vers l’intégration, vers l’équivalence avec elle-même.

C’est comme tout dans la nature, par exemple des écarts de  pression et de température, se dirigent vers la coordination et l’entropie, le même processus se passe  pour l’humanité. Elle doit se déplacer vers l’intégration parce que la nature nous oblige en provoquant ainsi en nous la crise que nous avons aujourd’hui.

Ce n’est pas nous qui l’avons causée, mais le contraste de notre état ​​social contemporain avec l’état où nous devons arriver. C’est ce que nous ressentons comme  étant la crise.

D’une émission de télévision  « Ville expérimentale: sortir de la crise », le 03/02/2012

Sommes-nous perdus? Nous ne le sommes pas!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Certains gens boivent de l’alcool, certains ont besoin de médicaments, certains sont fanatiques, certains ne voient pas autre chose que leurs idées, certain ressentent de la haine et de la peur, certains ne pensent qu’au sexe, certains sont malades et ne pensent qu’à leur santé, et certains sont totalement conduits par l’argent ou par le pouvoir. Cependant, il y en a quelques-uns, les rares autres, qui se concentrent sur ​​ce qui est en dehors d’eux-mêmes et ont l’intention de faire le bien. La vie est fondée sur ces quelques-uns.

Dites à une personne qui ne se préoccupe  que de son état de santé ou du sexe de réfléchir sur le monde. Savez-vous ce qu’il répondrait ? Essayez.

L’humanité est sur le point de prendre une décision. Soit elle périra ou commencera à corriger la situation progressivement. Dans un court laps de temps elle va arriver au point de non retour. Peut-on transmettre à la terre et à  l’humanité uniquement notre amour et nos vœux de santé et rien d’autre?

Réponse: Vous n’êtes pas en train de tenir compte deux circonstances:

1.    Le monde est gouverné par la force supérieure conformément à son plan et à son  but, et nous ne pouvons influer sur cette force. Cela nous amène à l’objectif, à notre correction, dans l’équivalence de forme avec lui, soit par la souffrance ou consciemment, par le bien, en fonction de notre comportement.

2.    Selon notre comportement, nous, le un pour cent, avons eu une influence à  plusieurs reprises dans le passé par rapport à l’influence négative des masses, le 99 pour cent. Toutefois, c’est à la condition que nous agissions correctement, en coopération.

Apprendre la profession du Créateur

Dr Michaël LaitmanLa grandeur de la sagesse de la Kabbale est qu’elle nous donne une méthode permettant d’éveiller l’énergie spirituelle, qui corrige notre nature et nous unit miraculeusement. On n’a pas besoin de s’inquiéter pour rien, il faut seulement essayer d’assurer la connexion dans un groupe, maintenir l’unité et la garantie mutuelle en faisant des actions communes. C’est suffisant pour éveiller la lumière revenant à la source.

D’une part, nous avons un long chemin devant nous, les changements graves et menaçants, qui exigent des efforts énormes de l’homme. D’autre part, nous ne devons réaliser aucune action de nous-mêmes, il faut seulement éveiller la lumière supérieure, qui fera le travail nécessaire.

Beaucoup de gens essaient de se corriger eux-mêmes et croient que c’est possible. Cependant, cela n’arrivera jamais, désespérés, ils quitteront le groupe. Parce que leurs efforts ne sont pas dirigés vers la lumière, ils veulent tout faire eux-mêmes, au lieu de demander, comme demande un enfant, dans les bras de sa mère.

Je dois sentir que je suis dans les bras du Créateur, sentir ma dépendance de Lui. Et puis, se rendant compte que toute action commence par une demande vers Lui, et je me tiens à côté de Lui, comme un enfant qui ne lâche pas son parent. Je vais l’attirer vers moi pour corriger mes défauts. En trouvant les pensées et les désirs non corrigés à l’intérieur de moi, je vais délibérément, consciemment, L’appeler pour corriger ces défauts.

Ainsi nous grandissons, révélant les défauts parmi nous, et en demandant le Créateur ou la lumière supérieure de les corriger. Au début, ne sachant pas encore parler avec lui, nous lui indiquons le problème: « Corrige-le! ». Ensuite, nous allons lui expliquer ce que nous voulons, comme les parents demandent à l’enfant de parler de son «malheur», comme s’ils ne comprennent pas qu’est ce qu’il veut. Cela nécessite de plus en plus de communication, de réaction, de l’explication, participation de l’enfant. L’enfant fait une partie, l’adulte – une autre.

Ainsi, nous apprenons la profession du Créateur, nous nous mettons à Sa place jusqu’au moment où nous corrigeons tout le système et atteignons Son statut.

Alors, écrivez sur votre cœur: nous n’effectuons aucune action. Qu’on le veuille ou non, qu’on voie de défauts ou pas, qu’on veuille se corriger ou pas – tout d’abord il faut identifier le défaut, ensuit il faut se rendre compte que seulement la lumière peut le corriger. Toutes les actions et les relations dans un groupe, les malentendus les disputes sont provoqués par le Créateur pour que nous l’invitions à Se révéler entre nous. Il est dit: « Celui qui fait la paix  dans Ses hauteurs fera la paix entre nous ». Élever MAN, une prière, une demande pour la correction – c’est tout ce que nous devons faire. Je « prie », c’est-à-dire je me juge, je deviens un juge pour moi-même, alors j’éveille la force qui me corrige.

C’est ainsi que nous devons agir, renforcer la communication entre nous. Les groupes doivent garder ce principe et d’être comme des organes d’un seul corps, se préoccuper les uns des autres. Après tout, chacun qui tombe entraîne les autres avec lui. Parfois, les événements dans un groupe ne sont pas causés par l’égoïsme accru avant l’élévation au niveau suivant, mais par la chute dans un autre groupe. Après tout, quand une partie du corps devient malade, elle transmet son malaise à une autre partie.

Il faut d’abord construire un état correct dans les groupes, puis – entre les groupes. Nous devons prendre soin les uns des autres, nous devons nous unir pour notre santé spirituelle commune. Alors, le monde spirituel se révélera à nous dans quelques mois, et dans quelques années nous terminerons la correction.

Nous n’avons pas encore commencé ce travail, nous n’agissons pas encore délibérément et correctement au sein du groupe et en connexion entre eux. Ces choses s’ouvriront progressivement, il faut les comprendre, et pour cela nous avons besoin d’une exigence interne. Rien ne viendra sans une demande.

Ainsi, il est nécessaire de clarifier pour nous cette règle de la garantie mutuelle à travers de l’association mutuelle. Nous nous unissons seulement par la prière commune, quand nous comprenons tous que seulement la lumière supérieure peut établir la paix entre nous.

De la leçon n°3 du Congrès ONE au New Jersey, 12/05/2012

Le goût des nouvelles sensations

Dr. Michael LaitmanQuestion: Une personne a besoin de s’ouvrir un peu pour sentir le goût de sortir d’elle-même, le goût de l’intégralité. Comment est-ce possible de faire cela? Par où commencer ?

Réponse: Au début, nous utilisons des jeux dans le processus d’enseignement. Ils montrent à quel point nous perdons dans notre interaction entre individualistes et combien nous gagnons si nous participons ensemble.

Lorsque nous participons mutuellement, nous ne connectons pas nos efforts ou nos connaissances, mais plutôt nous donnons naissance à quelque chose de nouveau: une nouvelle force, une nouvelle connaissance, de nouvelles opportunités, et surtout, une nouvelle sensation qui existe entre nous. Et nous y existons tous ensemble.

A partir de cette nouvelle participation, nous ne commençons pas même à sentir le «nous» car c’est le total des individualistes qui se rassemblent ensemble. Quand nous sortons de nous-mêmes, nous les individualistes, nous allons à l’état suivant de l’intégralité qui est appelé Adam (Homme ou Humain). Nous devons essayer de commencer à le ressentir. Mais c’est un réglage fin.

Question: Quelle est la première étape pour commencer à ressentir cela?

Réponse: Je pense qu’il est construit sur ​​la conversation, sur la communication, sur la compréhension et la participation mutuelle. Une sorte de communauté se construit progressivement, une sorte de compréhension mutuelle, profonde, interne et non-verbale quand on commence à sentir ce qui nous regroupe, ce qui est commun entre nous.

Il s’agit d’un objectif commun. Mais ce n’est pas un objectif individuel de chacun de nous; cet objectif est au-dessus de nous: l’harmonie avec la nature que nous devons comprendre, en saisir le sens, ses caractéristiques, sa relation avec nous, et la façon dont nous y entrons et y existons. Cependant, nous n’y existons  que grâce à la connexion entre nous.  C’est spécifiquement le lien entre nous qui crée la « doublure », l’arrière-plan, notre capteur intégré. Avec son aide, nous sentons la nature intégrale qui se révèle dans notre sensation mutuelle, comme si c’était à l’intérieur de nous.

Puis, nous commençons à sentir sa pensée, son intelligence, l’objectif, le plan, et peu à peu, nous commençons à y parvenir. Outre le fait de sentir qu’il existe, je commence à l’atteindre, à le découvrir, mais je le découvre à l’intérieur, grâce à notre sentiment partagé. Ensemble avec tout le monde, je commence à découvrir cela de plus en plus.

Nous commençons à partager nos impressions émotionnelles et d’en discuter à partir d’un point de vue logique: quel est ce plan? Quelle est cette force qui agit sur nous et  sur les autres? Comment notre perception de notre monde change quand nous commençons à sentir la force intérieure de la nature, qui, apparemment, existe ici à l’intérieur, et l’ensemble de notre monde comme s’il reposait sur sa plate-forme, alors qu’il constitue un réseau de forces qui détient le monde entier et qui le gère. Alors, quelle est cette force? Qu’est-ce que cette énergie?

Quand nous commençons à préciser ceci entre nous, parmi les amis, chacun de nous arrive, tout d’abord, à ce partage des connaissances et reçoit de chacun des sentiments et de l’intelligence supplémentaires. Et à travers ces sensations partagées et  cette intelligence, nous commençons à atteindre l’harmonie et la force intégrante de la nature, qui ne peut jamais être découvertes ni atteintes seul.

Cette discussion devrait avoir lieu pendant quelques heures dans un groupe de dix personnes et deux instructeurs, dans un environnement calme, avec des matériaux de lecture spécifiques.

D’une «Discussion sur l’éducation intégrale» N°17, 28/02/2012

Les secrets du cœur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le but de notre travail lors de l’atelier est clair: nous ouvrons notre cœur à l’autre, nous nous rapprochons, nous nous connectons.

Réponse: Vous apprenez à comprendre ce que signifie un groupe. Avant cela, vous aviez seulement entendu ce que c’était. Mais ici, je l’espère, vous avez commencé à sentir que des propriétés spéciales sont intégrées dans le groupe, que vous ne serez pas en mesure de contrôler seul. En écoutant spécifiquement  votre ami et qu’importe ce qu’il dit car il peut ne rien savoir  du tout  (il peut être dans le groupe depuis un ou deux mois), vous entendrez dans ses mots ce que vous avez besoin d’entendre.

Question: Il y a aussi une autre forme de travail en groupe, lorsque le texte est tout simplement lu et qu’aucun commentaire n’est donné. Quelle est la différence? Quand allons-nous appliquer ce genre de travail?

Réponse: Il s’agit d’une question très sérieuse.

En général, comment pouvez-vous discuter de quelque chose entre vous lorsque vous vous situez dans un grand cercle et dire quelque chose? Vous pouvez également parler de vous, de vous-même, sur la grandeur du groupe, la grandeur de l’objectif, du rassemblement, ou pourquoi vous êtes venu au congrès.

Le plus important est de ne pas parler de ce qu’il y a dans votre cœur à un moment donné. Vous ne donnez pas libre cours à ce que vous ressentez en ce moment. Comme dans notre monde, vous ne voulez parler à personne de vos sentiments les plus profonds, des secrets personnels, et c’est la même chose ici. C’est à dire, je ne parle pas de ma relation avec le Créateur qui ne regarde que moi. Pour tout le reste- cela ne fait aucune différence.

Question: Lorsque nous travaillons de façon indépendante dans le groupe, qui nous aidera à temps à nous arrêter et à parler du fond du cœur, non de l’esprit?

Réponse: N’ayez pas peur de vous tromper. Ce n’est pas important. C’est tout à fait sans importance!

Ceux qui étudient pendant un mois ou deux peuvent se réunir dans le groupe et essayer de discuter de quelque chose entre eux, à marmonner comme des enfants-ce n’est pas important. Ils grandiront toutefois, s’ils ne font que ce qui est nécessaire. Aucune connaissance préalable n’est requise d’une personne, rien. Le plus important est d’agir simplement, de grand cœur, et naïvement, et puis tout ira bien.

Du congrès de Vilnius, le 25/03/2012, atelier  n°4