Choisir le meilleur environnement

248.03Question : Comment l’environnement suscite-t-il chez l’individu une aspiration vers le but, vers la qualité du don sans réserve ?

Réponse : L’environnement procure à l’individu de tels manques (Hisronot) sans prononcer un mot, car c’est précisément sa fonction. L’individu est connecté à l’environnement et, s’il s’agit du bon environnement, il en recevra inévitablement un sentiment de préoccupation, le sentiment d’avoir perdu la chose la plus essentielle.

Après tout, la disparition de la Lumière ne suffit pas à engendrer un Hissaron (manque). Il doit ressentir qu’il a perdu l’équivalence de forme avec l’environnement.

Si le Créateur se retire, si la Lumière disparaît, alors l’individu devrait ressentir un Hissaron par rapport au groupe. Le groupe se substitue au Créateur pour compenser Sa dissimulation.

Choisir le meilleur environnement signifie que l’individu doit veiller en permanence à ce que son groupe soit orienté vers le but avec la plus grande force, la plus grande justesse et la plus grande constance, et qu’il maintienne lui-même la connexion la plus étroite possible avec le groupe.

Alors, il peut être certain que même si la Lumière se retire de lui (et la Lumière doit disparaître pour révéler un nouveau Hissaron, un nouveau Reshimo, l’envers d’un nouveau degré), son soutien, le groupe, l’aidera immédiatement à prendre conscience de son état.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, Lettre 59 du 22/05/2026

L’égoïsme comme catalyseur de notre développement

548.01Question : L’égoïsme est-il important pour notre développement ?

Réponse : L’égoïsme n’est pas seulement important pour le développement ; il n’y a rien d’autre que lui. Il ne doit pas être réprimé ; il doit se développer.

Nous devons nous préoccuper de sa correction et de son usage approprié, et non de sa suppression, car l’égoïsme est notre nature, le désir de recevoir. Il est impossible de le détruire.

Le monde entier est un vaste ego opérant à différents niveaux : minéral, végétal, animal et parlant. Et le but du monde est de parvenir à une pleine utilisation de la force de l’égoïsme, et non de le détruire.

Voulez-vous détruire la matière elle-même ? C’est impossible ! Vous pouvez transformer une personne en plante en lui administrant l’injection appropriée. Certes, elle ressentira et souffrira moins, mais combien de temps un tel état peut-il être maintenu, même à l’aide de diverses méthodes ?

Par conséquent, ni les religions ni les diverses méthodologies ne constituent la solution. Cela commence déjà à devenir évident.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce qu’au-dessus de la raison dans le travail ? » du 10/06/2026

L’amour anéantit l’énergie maléfique

630.1Question : Pourquoi ne pouvons-nous pas faire cela aujourd’hui ? Nous le voulons vraiment, et pourtant nous en sommes incapables.

Réponse : Nous n’y sommes pas habitués. Cela doit faire partie de notre éducation.

J’ai vécu un épisode très intéressant dans ma jeunesse. Je taquinais une jeune fille et, une fois, j’ai approché mon poing tout près de son nez. Elle l’a embrassé. Cela m’a totalement sidéré ! Je ne l’ai jamais oublié depuis !

C’était il y a 65 ou 70 ans. Imaginez un peu ! Et même aujourd’hui, quand j’y repense, je me souviens à quel point c’était inattendu pour moi, à quel point cela m’a complètement désarmé ! Je ne savais pas quoi faire. Je suis resté là, décontenancé, comme si on m’avait déversé un seau d’ordures sur la tête ! J’ai soudain pris conscience de qui j’étais vraiment.

C’était terrible !

Un simple geste comme celui-là, sans paroles, sans rien d’autre.

Un état terrible !

Commentaire : Et cela perdure. En vous écoutant raconter cette histoire maintenant, je vois bien que cela reste gravé en une personne pour la vie.

Ma Réponse : Oui, c’est en moi. Je m’en souviens encore.

Commentaire : C’est un bel exemple ! Très précis.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 08/06/2026

S’il y a une connexion avec le Créateur

249.03Lorsque la gouvernance supérieure nous influence d’une manière qui nous est désagréable, mauvaise du point de vue de nos ressentis, nous ne ressentons pas la spiritualité et nous oublions l’existence du Créateur. Nous pensons que cela se produit parce que la douleur obscurcit l’esprit, nous faisant oublier que tout provient du Créateur. Mais cette compréhension est erronée.

Le fait que le Créateur Se dissimule lorsqu’Il semble nous infliger du mal n’a pas pour but de nous amener à Le maudire, à L’oublier et à souffrir inutilement. Pourquoi agit-Il ainsi ?

Il le fait pour que vous corrigiez vos Kelim (récipients) et les ameniez à un état où il importe peu que vous vous sentiez bien ou mal. L’essentiel est qu’Il ne vous quitte pas. Vous ne vous soucierez plus de savoir si vous ressentez de la douceur ou de l’amertume, mais uniquement la vérité et le mensonge, qu’Il vous soit dissimulé ou révélé, que vous ressentiez Sa présence en vous ou non.

Ainsi, vous commencez à juger votre état en fonction de la présence du Créateur en vous. Si vous ressentez une connexion avec Lui, alors la douceur et l’amertume n’ont plus d’importance.

C’est pourquoi nous disons que le Créateur n’apparaît jamais comme celui qui fait le mal, car lorsqu’Il est révélé, il vous est impossible de vous sentir mal. Même si vous éprouvez de la douleur, celle-ci est perçue comme ayant un but précis.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « L’homme est récompensé par la justice et la paix grâce à la Torah » du 09/06/2026

Faites d’abord une introspection!

229Question : Il est écrit à la fin de L’Introduction au Livre du Zohar que tous les malheurs du monde proviennent de ceux qui sont tenus de s’adonner à la partie intrinsèque de la Torah, mais qui s’adonnent au contraire à sa partie extrasinque. Comment devrions-nous interpréter cela ?

Réponse : Avant tout, faites une introspection et constatez que vous aussi, vous vous concentrez sur la dimension extérieure. Il existe encore une dimension intérieure que vous n’avez pas encore atteinte et à laquelle vous ne vous êtes pas encore engagé.

Quel bénéfice retirerai-je du fait de regarder les autres et de les blâmer ? Est-ce que je pointe du doigt quelqu’un du Ministère de l’Éducation, les systèmes éducatifs ultra-orthodoxes ou sionistes religieux ? Quel en sera le résultat ?

Je peux accuser qui je veux, mais à quoi bon ? Comment puis-je agir concrètement, selon mes capacités, en tant que partie de l’ordre, de cette pyramide dont parle le Baal HaSoulam, pour que le système fonctionne correctement ? Blâmer quelqu’un d’autre corrigera-t-il qui que ce soit ou moi-même ? Cela ne fera que m’apporter de l’orgueil et du mépris.

Nous avons reçu des instructions d’en haut, contrairement à ceux qui ignorent où ils sont. Je ne peux rien dire de mal à leur sujet ; ils sont comme des enfants. Quant à moi, je peux dire que si je comprends quelque chose, je suis tenu d’agir en conséquence, autant que faire se peut.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quels sont les moments de prière et de remerciement dans le travail ? » du 07/06/2026

Un obstacle est une chose précieuse

281.01Question : Devons-nous traverser de nombreux obstacles sur le chemin de la spiritualité ?

Réponse : Sur le chemin de la spiritualité, nous ne traversons pas d’obstacles, mais des signes que nous devons intégrer en nous-mêmes sous une forme correcte. Ce sont des fragments de mon Kli (récipient). Ils me semblent opposés, mais si je ne les intègre pas en moi de manière appropriée, opposés à moi, je ne pourrai tout simplement pas poursuivre mon développement spirituel.

Imaginons que je veuille atteindre la Makhsom (barrière) et que, sur le chemin, je doive remplir un panier de baies et de champignons. En chemin, je reçois toutes ces « baies et champignons », mais sous une forme inversée.

En réalité, ce ne sont pas des obstacles ; ils n’apparaissent ainsi que sous l’effet de mon désir de recevoir. Mais s’il m’en manque un seul, je ne pourrai pas atteindre ma destination.

On appelle cela un « défaut dans l’âme » (une âme incomplète). C’est un cas extrêmement particulier. Dans la spiritualité, on parle aussi d’un embryon dont le développement s’est arrêté : une fausse couche, une mort-né, etc.

Il existe de nombreux cas comme dans ce monde. Cela se produit dès qu’un seul obstacle manque. C’est pourquoi un obstacle est précieux.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau » du 20/05/2026

Demandez et vous recevrez une récompense

249.03Les actions d’une personne dans le travail spirituel sont appelées : « Demandez et vous recevrez une récompense. »

En effet, la personne ne participe pas activement à la correction elle-même ; elle ne corrige rien par elle-même. Elle crée plutôt un état dans lequel le Reshimo qu’elle ressent en elle comme venant de naître, et la Lumière destinée à corriger ce Reshimo (gène spirituel), peuvent agir à travers elle, de sorte qu’elle devienne celle qui évoque et initie la correction.

« Demander » signifie s’efforcer d’atteindre la correction afin que la Lumière prévale sur le Reshimo et le corrige en une intention pour le bien du don sans réserve. Et « recevoir une récompense » signifie aspirer uniquement à cet état. Ce qui l’aide, bien sûr, n’est pas l’action elle-même, mais uniquement son intention.

Ainsi, tout ce que nous faisons vise à recevoir la Torah dans un petit état (Katnout), appelé le décompte de l’Omer, dans l’état animal, lorsque nous mangeons de l’« orge », jusqu’à atteindre la « nourriture de l’homme ». Cette nourriture est le « pain », la foi, le degré de Chavouot. « Et ils allèrent tous deux ensemble » fait référence à Bina et Malkhout.

Notre travail commence donc avant même l’état de « demander et recevoir une récompense ». C’est un travail au-dessus de la raison, un travail consistant à attirer la Lumière qui accomplit en nous la merveilleuse propriété de correction.

C’est un travail contre le « ministre de l’oubli » qui, par sa force agissante, nous aide à oublier l’état précédent et à susciter un manque (Hissaron) pour le suivant.

Ce sont là les actions préparatoires à la réception de la Torah, à la fête de Chavouot.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Lettre 59 du 22/05/2026

La force spirituelle des sources authentiques

13.02Le Livre du Zohar et Le Talmud des dix Sefirot (TES) sont deux sources véritablement monumentales de pouvoir spirituel. Le Livre du Zohar, avec son commentaire Soulam (« L’Échelle »), et TES, qui est un commentaire de l’Arbre de vie du Ari, sont deux œuvres fondamentales.

Il convient de préciser qu’il ne s’agit pas de simples livres, mais de sources qui présentent le système spirituel lui-même. Par conséquent, lorsque je les étudie, j’attire la Lumière et son influence sur moi.

Question : Mais vous les étudiez en tant que kabbaliste ayant déjà atteint la perception spirituelle ?

Réponse : Pas nécessairement. Cela n’a pas d’importance.

Même ceux qui ne comprennent rien à ce qu’ils lisent, en lisant ces sources et en étudiant le système interne dans lequel ils existent, reçoivent une illumination de la Lumière qui les rapproche des degrés spirituels.

Dans quelle mesure doivent-ils traverser ces degrés et les comprendre ? Dans la limite des capacités de leur âme, jusqu’à ce qu’ils atteignent le Monde de l’Infini et y prennent leur place, la place d’où ils sont descendus jusqu’au niveau de notre monde.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les propriétés de notre génération » du 30/09/2010

De la haine à l’amour : ce n’est pas de la science-fiction

252Question : Est-il vraiment possible de passer simplement de la haine à l’amour ? Un instant, vous détestez, clairement vous haïssez, et soudain, après un certain temps, disons l’année suivante, vous passez à l’amour. Est-ce possible, ou est-ce de la fantaisie ?

Réponse : Nous pouvons faire cela. Nous sommes dans des états tellement extrêmes, des états opposés à ce sentiment, que nous en sommes capables.

Commentaire : C’est très étrange. Vous dites que puisque nous sommes dans des états opposés, c’est possible.

Ma Réponse : Oui, parce qu’on voit où cela nous mène, où tous nos efforts et nos réussites s’évanouissent, où tout nous glisse entre les doigts et où nous ne pouvons plus rien accomplir. Nous sommes comme des chiots aveugles et stupides. C’est ainsi que nous vivons. C’est terrible ! Je n’ai pas de mots !

Mais si nous demandons à la nature de nous transformer, nous vivrons une transformation de forces, de sensations et de qualités qui dépassera tout ce que nous aurions pu imaginer. Car le Créateur est amour.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 28/04/2026

Définir la nécessité

231.01Dans notre travail, la définition de la « nécessité » change constamment, car une personne doit analyser son attitude envers le Créateur dans chaque désir de l’âme.

Théoriquement, on peut dire que notre âme est composée de 620 désirs (organes) ; pour chacun d’eux, je dois déterminer que le plus important est de remplir ce désir par le Créateur, Sa présence, Sa sensation. Par conséquent, pour chaque désir, je ressens un nouvel obstacle dans différentes situations et circonstances.

Nous ne savons toujours pas comment déterminer de quelle propriété m’appartenant ou de quelle partie de notre âme proviennent ces problèmes et ces questions. Chacun en fait l’expérience à sa manière.

Il existe des obstacles communs à tous et des obstacles individuels propres à chacun. C’est pourquoi les obstacles changent constamment, se transforment et peuvent même réapparaître.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau» du 20/05/2026