Tout est déterminé par l’importance du but

congrès, groupeQuestion : Comment peut-on construire correctement  le désir « de recevoir en vue de donner sans réserve » ?

Réponse : Recevoir pour donner sans réserve est une chose incroyablement difficile et ne vaut pas la peine d’y penser pour le moment. Notre première tâche est de nous élever au-dessus de notre ego. Et nous devons utiliser notre ego et d’avantage « en vue de donner sans réserve », cela est une lourde tâche.

Commentaire : Mais quitter sa propre nature n’est pas moins qu’une « lourde tâche ».

Réponse : Non, c’est beaucoup plus faible. Tout commence par une personne qui s’annule elle-même à l’égard du groupe. La croissance et l’accumulation de l’importance de l’objectif, le niveau appelé Lo Lishma (pas en Son nom) arrive alors qu’elle est encore dans l’ego, mais progressivement elle progresse vers le départ de celui-ci.

Quitter l’ego est appelé traverser la Makhsom (barrière), une limite conditionnelle entre deux mondes, physique et spirituel. En outre, une personne commence à monter aux niveaux de « don sans réserve en vue du don », atteint le cinquième niveau maximal et seulement plus tard, le niveau de « recevoir en vue de donner sans réserve ».

Question : Et si je n’ai pas de désir d’être intégré aux autres, que se passe-t-il alors ?

Réponse : Personne n’a ce désir. Mais la nécessité l’oblige. Si vous voulez atteindre le but de la vie, vous avez besoin de passer par tout cela, et si non, alors vous aurez besoin de passer par cela contre votre volonté. Au départ, vous n’avez pas envie de travailler contre l’ego, vous êtes une personne en parfaite santé. Mais l’importance du but vous oblige à commencer à travailler contre lui.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Troisième Jour », Leçon n°5 du 21/09/14

Consolider les coeurs

congrès, groupeQuestion: Lorsque nous essayons de mesurer le désir d’un ami par nous-mêmes, à entrer en lui, une force d’opposition commence à fonctionner à l’intérieur de nous. D’où vient la seconde force équilibrante qui nous aidera à « entrer dans l’ami » ? Que manquons-nous?

Réponse: Une force étrangère externe est nécessaire pour frapper notre ego. Nous voyons que nous ne sommes pas consolidé dans nos cœurs. Il est impossible de gratter la membrane du cœur. Ce sac plein de sang bout et bat en nous, mesurant à chaque seconde de la vie qui nous reste et nous ne pouvons rien y faire. Ce qui est requis est une force extérieure qui reliera nos cœurs.

Il est possible d’avoir cela que par une bonne intention tout en étudiant les sources réelles de la Kabbale du Baal HaSoulam et du Rabash. Donc, nous devons constamment essayer, essayer, et essayer de le faire. Il n’y a pas d’autres moyens.

Vous devez tous ensemble essayer d’annuler le mur de fer qui existe entre vous. Vous sentez à quel point il sépare vos cœurs. Donc, essayez de le percer!

Du congrès de Saint-Pétersbourg « troisième jour » 21/09/14, Leçon 5

Où trouvons-nous la connexion entre nous ?

congrès, groupeQuestion : Durant les ateliers nous avons atteint un tel lien dans nos dizaines qu’une question se pose : que peut-on faire ? Que pouvons-nous ajouter ?

Réponse : Je pense qu’il nous est impossible d’être plus proches de notre propre gré. Nous avons connu la limite du rapprochement de notre propre chef et maintenant nous avons besoin d’y attirer le Créateur.

Nous sommes passés par une étape de sensations et avons compris ce que cela signifie que d’être un tout à un certain degré, et maintenant nous avons besoin d’apprendre ce qu’est la force supérieure, nous devons essayer de ressentir, d’entrer et de nous fondre dans toute la dizaine de sorte qu’elle régnera sur nous. Lorsque nous y plongeons totalement, nous allons y trouver la connexion entre nous.

Question : Qu’est-ce que cela signifie d’attirer la force supérieure ? Est-ce en pensée ou en action ?

Réponse : Nous, collectivement, devons nous imaginer comme existant dans la propriété du don complet qui nous dirige, nous enveloppe et nous régit. En me rapprochant de mon ami et en désirant m’inclure en lui, je me prépare pour que le Créateur vienne à moi. Cela doit être clair dans la sensation, pas dans les actions.

Extrait du congrès de Saint-Pétersbourg, Leçon n°5, le 21/09/2014

Quand le cœur est silencieux

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il y a un sentiment de très forte unité dans notre « dix », mais en même temps, il y a une sensation comme si le cœur était recouvert d’une croûte, et rien ne peut la secouer. Que faisons-nous avec cela ?

Réponse : Embrassez cet état de la façon dont on embrasse le bâton qui nous frappe.

En fait, c’est une merveilleuse révélation, mais une personne la perçoit comme un état désagréable car, avec elle, vous tombez dans un désespoir morne et silencieux.

En outre, le concept du Créateur est flou d’une certaine manière. Vous semblez entendre ce qui se dit à propos de Lui, mais vous ne ressentez rien. À l’heure actuelle, c’est une certaine notion abstraite pour vous, mais non pas des propriétés et des forces. Vous ne pouvez pas L’attacher à quoi que ce soit parce que le Pharaon (ego) remplit votre cœur commun.

Néanmoins, il y a un petit point à partir duquel vous déterminez que vous êtes sous l’influence de Pharaon, et il s’agit en fait de l’état de désespoir dont, apparemment, il n’y a aucun moyen de sortir. Il vaut mieux oublier, tout effacer, appuyer sur une certaine touche à l’intérieur de vous-même, et se retrouver dans un pays lointain, très lointain.

De tels états vont continuer à s’emparer de vous encore et encore. Cela continue au-delà de l’exode d’Égypte parce que vous devez attacher tous ces désirs égoïstes à vous pendant les quarante années d’errance dans le désert et l’ascension vers Bina, et en conquérant la terre d’Israël, qui est le travail avec les récipients (Kélim) de réception. Vous aurez toujours ces descentes, et à chaque fois elles seront de plus en plus profondes.

Que pouvons-nous faire ? Dans de tels cas, nous commençons immédiatement à lire nos sources. Si possible, on devrait immédiatement se ruer vers le groupe. C’est la chose la plus efficace possible. On peut se livrer à toute forme de diffusion, mais la meilleure de toutes est le contact physique. Si vous êtes seul et qu’il n’y a pas d’autres options, alors essayez d’écouter ou de lire, mais faites-le très clairement et intensément. Nous avons besoin de labourer notre égoïsme.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Deuxième Jour », Leçon n°3 du 20/09/14

Le point dans le cœur commun

Dr. Michael LaitmanQuestion : Qu’est-ce que cela signifie d’être Moïse à l’égard des amis à l’intérieur des dix ?

Réponse : Moïse (Moshé en hébreu) est le seul point commun de l’ensemble des dix. Vous collectez vos points ensemble et les ressentez comme un seul point. Ceci est votre Moïse qui vous tire hors de l’égoïsme. Le concept de Machia’h, qui est celui qui tire, qui arrache, vient du verbe « Limshokh« , tirer, extraire.

Question : Si l’un des amis est dans une descente, est-ce que cela veut dire que les autres sont des Moïses pour lui ?

Réponse : Ils le tirent, oui. Mais cette action ne s’appelle pas Moïse.

Moïse est précisément la somme de toutes les aspirations des points dans le cœur visant à atteindre le Créateur. En d’autres termes, ils visent de ce fait la propriété du don sans réserve et l’amour commencera à se développer à l’intérieur de ce point. Mais il s’agit simplement d’un point, et uniquement dans la mesure où vous commencez à attacher l’égoïsme à vous-même, comme AHP à Galgalta ve Eynaïm, alors vous commencerez à grandir.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Deuxième Jour », Leçon n°3 du 20/09/14

Tout est dans le groupe de dix

congrès, groupeQuestion: Un étrange sentiment de fierté pour le groupe de dix se dessine en moi. Auparavant, je pensais que j’étais meilleur que quiconque. Et maintenant, quelque chose apparaît en moi qui m’a permis de sentir ce groupe de dix. Cela m’a étonné. Qu’est-ce que c’est ?

Réponse: Nous commençons à sentir que le groupe de dix, c’est comme un corps dans lequel nous sentons vraiment le monde supérieur, en particulier une nouvelle vie apparait, de nouvelles caractéristiques et les connexions qui seront appelées le monde de l’Infini.

Tout est à l’état latent dans le groupe de dix dans sa structure au sein de ses caractéristiques révélées. Nous n’avons pas besoin de courir à un endroit ni de chercher quelque chose, quelque part plus. Tout est en lui ! En lui il y a le bien et le mal, nous et le Créateur. En lui, nous découvrons le monde entier; par lui, nous pouvons voir correctement le monde. Tout est dans le groupe de dix.

Du congrès de Saint-Pétersbourg « 2ème Jour » le 20/09/14, Leçon 3

Ne jouez pas avec l’ego, concentrez-vous sur votre âme

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment doit-on travailler correctement avec les désirs étrangers car plus vous avancez, plus ils apparaissent ?

Qu’est-il préférable de faire : interdire mes points faibles afin de ne pas tomber dans satisfactions égoïstes, ou calmer ma « bête » quand elle dit: «donne moi ça », pensant que je fais cela pour me rapprocher de la spiritualité?

Réponse: Vous ne pouvez jamais calmer votre bête! Vous ne pouvez pas la satisfaire sous quelque forme que ce soit! Peu importe combien de liberté vous lui donnez, peu importe combien vous la remplissez avec toutes sortes de plaisirs, elle ne calmera pas. D’autre part, la limiter ne va pas l’aider.

Nourrissez-la, et elle voudra doubler. Limitez la, et elle voudra toujours deux fois plus. Il vous semble qu’il existe des possibilités inépuisables de plaisir qui existe.

Comment est-il possible de surmonter cela? Vous n’avez pas besoin d’être impliqué dans votre bête. Ne la frappez pas, et ne l’apaiser pas. A la place, concentrez-vous sur votre l’âme. Fermez les yeux, comme si la bête n’existait pas, et impliquez vous dans le travail spirituel. Rejoignez un groupe pour prendre des fonctions et des responsabilités et accomplissez-les sans dévier vers la bête, parce que jouer avec l’ego n’apporte rien de bon.

Du congrès de Saint-Pétersbourg « 1er jour » 19/09/14, Leçon 2

A propos de la connexion mutuelle et de l’amour

congrès, groupeQuestion: Vous avez parlé d’une connexion mutuelle entre les groupes de dix et chacun d’entre nous. Quelle est cette connexion?

Réponse: Une connexion est quand je pense à vous et que vous pensez à moi. Je remplis vos désirs, et vous remplissez les miens parce que chacun ne peut pas satisfaire ses propres désirs. Dans le monde spirituel, nous pouvons nourrir l’autre, mais chacun ne peut pas se nourrir.

C’est exactement pareil avec l’amour. Il doit y avoir une coopération mutuelle, un partenariat, une connexion mutuelle, un sentiment commun, et comment vous procurez de la joie et du plaisir aux autres.

Un sentiment de la mutualité et de connexion apparaît uniquement lorsque vous connaissez les besoins de l’autre et vous les satisfaisez. Il connaît vos besoins et les remplit, et quand chacun d’entre vous a du plaisir à donner à l’autre, alors ce sentiment partagé s’appelle l’«amour».

Certes, il n’y a aucune chance de trouver cela dans notre monde, mais dans le monde spirituel, tout n’existe que sous cette forme.

Du congrès de Saint-Pétersbourg  » 1er jour » 19/09/14, Leçon 2

L’exil : A la limite de la lumière et des ténèbres, Partie 3

laitman_749_01Question : Les Juifs sont-ils restés en tant que peuple d’Israël dans le sens spirituel du mot après la destruction du Premier Temple ?

Réponse : Ils étaient conscients de leur incapacité à résister à l’égoïsme qui les contrôlait. Ce fait est documenté dans les livres et les chroniques historiques.

Il y a beaucoup de matériaux qui couvrent ce sujet. Ils ont été écrits dans un passé lointain par les participants proches des événements, pas par des chercheurs contemporains.

Les Juifs étaient une nation très instruite. Ils ont transmis leurs connaissances de génération en génération. Leurs écrits ont été conservés, systématisés et classés. Ainsi, ils ont été bien entretenus pendant des siècles.

Par conséquent, les gens ont clairement réalisé : « Il n’y a pas de Créateur parmi nous ! »

Question : Mais, qu’est-ce qu’ils ont emmené en exil ? Qu’est-ce qu’ils transportaient avec eux ? Auparavant, ils respectaient les principes d’Abraham, mais qu’est-ce qu’ils possédaient après que l’effondrement ait eu lieu ?

Réponse : Ils se souvenaient de leur histoire tout à fait bien. Ce n’est pas qu’ils l’ignoraient totalement, comme si on les avait frappés sur la tête. En outre, la chute ne se produit jamais immédiatement ; elle se déploie progressivement, les gens refroidissent lentement, laissent leurs états antérieurs derrière eux, et continuent de faire des tentatives infructueuses de retour à leurs états antérieurs.
Nous nous exerçons à nous accrocher à notre passé, mais nous sommes incapables de le faire. En même temps, en faisant des tentatives pour revenir à lui, même si nous ne parvenons pas à des résultats, nous continuons à explorer et à réviser nos états antérieurs, en les conservant ainsi dans notre mémoire.

Cela est similaire à la répartition de la Lumière dans un Partsouf et sa sortie tardive hors de lui (TANTA – Taamim, Nekoudot, Taguin et Otiyot, ndt). A la dernière étape, quand tout le reste est déjà parti, tout ce qui reste ce sont des souvenirs (Reshimot). Toutefois, à ce stade, ils sont plutôt frais et sont appelés récipients (Kélim). Ces types de récipients sont corrects. Ils reflètent les bonnes sensations, les définitions de ce qui se passe à l’intérieur de nous ;  c’est uniquement à ce moment-là que l’on se rend compte dans quel état on était avant. Au moment où nous étions dans cet état, nous ne comprenions pas ce qu’il signifiait en réalité pour nous.

Cela arrive également dans la vie de tous les jours. Souvent, on dit à quelqu’un : « Vous vous souviendrez de cette situation et vous la comprendrez différemment plus tard. » Ainsi, quelque chose reste toujours lorsque nous perdons nos situations passées et quand il n’est pas en notre pouvoir d’interrompre la tendance des pertes.

De KabTV, « Babylone d’hier à aujourd’hui », 03/09/2014

Une longueur d’onde commune

Dr. Michael LaitmanDans L’Étude des dix Sefirot, il est expliqué d’où vient la Shevira (brisure) du désir collectif et sa correction, c’est-à-dire l’union et la connexion, pourquoi elles sont ainsi, même si en principe, ces lois sont très logiques, et en général nous les comprenons avec notre nature physique. Nous devons essayer de les réaliser dans nos ateliers en s’immergeant et en étant inclus l’un dans l’autre, et en étant d’accord avec ce que dit un ami. Être d’accord signifie avancer avec ce qu’il dit. Je navigue sur sa longueur d’onde et pense comme lui. Je ne cherche pas à justifier ou à juger ses paroles, non !

Je suis avec lui dans ses désirs et ses pensées. Il dit une phrase et je suis dans cette phrase, comme si c’était la mienne. C’est tellement important que j’essaie de deviner sa pensée et son désir de telle sorte que s’il devait s’arrêter, je pourrais continuer et déclarer exactement ce qu’il allait dire. Et il en est ainsi de chacun de nous.

Nous nous ressentons comme étant complètement égaux, pas plus haut ni plus bas que les autres. Car seuls ceux qui sont égaux se connectent les uns aux autres et se trouvent dans la communication mutuelle. De ce fait, c’est comme cela que nous nous orientons nous-mêmes.

Nous essayons de nous entraider à tel point que depuis le début de l’atelier jusqu’à sa fin, je me surveille à chaque instant afin qu’aucune de mes pensées et qu’aucun de mes désirs ne soient en contradiction avec la discussion, de sorte qu’ils ne soient pas superflus ou étrangers à ce dont nous participons maintenant. Il est nécessaire d’essayer de se détacher du monde entier, autant que possible, de bouillonner uniquement entre nous, de discuter de tout ce qui se passe parmi nous et de ce que nous pouvons ajouter pour inviter la révélation de la Lumière Supérieure sur nous-mêmes.

Dès le moment où je vois que quelqu’un n’est pas engagé dans le sujet, est déconnecté, s’écarte de la direction (peut-être qu’il a des problèmes personnels), je fais des efforts pour l’aider à revenir à notre flux. Chaque personne qui s’écarte de la longueur d’onde commune devient une perturbation pour tout le monde. Cela affecte à la fois les femmes et les hommes.

Quelqu’un qui s’écarte du cadre de l’atelier d’une certaine manière et qui est à l’extérieur de nos désirs et nos pensées dérange tout le monde. Mais il se dérange beaucoup plus lui-même. C’est parce qu’il est dans un système unifié et qu’il crée une perturbation en son sein ; il est un organe qui ne fonctionne pas correctement et il attire sur lui une influence négative de l’ensemble du système. Nous devons donc essayer d’être des composants positifs du seul Kli de l’âme collective.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, Leçon préparatoire n°2 du 18/09/14