Notre tâche

942Question : Nous manque-t-il le développement de l’Aviout (épaisseur) pour progresser ?

Réponse : Nous ne nous soucions pas de l’Aviout, qu’elle soit révélée ou non. Nous devons veiller à la connexion qui nous unit dans les conditions données. Nous recevons le niveau d’Aviout avec toute la lourdeur, la confusion et les obstacles correspondant au niveau, selon sa nature. C’est ainsi que cela devrait se passer, point final ! Nous n’avons aucune raison de nous indigner et nul besoin de chercher pourquoi il en est ainsi et pas autrement.

Nous ne comprenons pas cela. Nous ne comprenons pas la révélation du récipient commun, même dans sa plus infime partie ! Alors, que pouvons-nous en dire ?!

Nous devons accepter cela au-dessus de la connaissance. Bien sûr, nous pouvons l’explorer, mais tous ces examens peuvent nous détourner de l’action elle-même.

Il n’y a qu’une seule direction. Les niveaux de l’Aviout seront révélés, les obstacles seront révélés, toutes sortes de conditions, internes et externes, seront révélées, et nous devons les accepter car chaque révélation est la révélation d’une autre étape, puis d’une autre, où nous devrons établir des connexions et créer un Kli commun.

Aujourd’hui, conformément à ce qui est révélé, nous devons nous unir parmi ceux qui sont prêts, ouvertement, d’un commun accord. Dans le reste du monde qui n’est pas prêt et ne comprend pas ce qui se passe, nous devons diffuser cette connaissance par tous les moyens possibles afin qu’il s’élève. Telle est notre tâche.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, L’Arvout (Solidarité) du 06/05/2025

Les signes du Messie

294.2De nos jours, le peuple juif est obligé de remplir la condition d’atteindre l’Arvout (Solidarité). S’il néglige ce devoir, une force impérieuse s’exercera sur lui, le contraignant à l’accomplir par la souffrance.

Le monde entier attend cela, et cette attente révèle les souffrances et les malheurs à l’échelle mondiale, ce qui le fait souffrir et à travers sa douleur, il commence à en comprendre la raison. En fin de compte, la souffrance vient indiquer où se trouve la solution.

Dans la préface de « L’Introduction au talmud des Dix Sefirot », le Baal HaSoulam écrit que le Créateur guide une personne vers le bien en lui donnant, au sein d’une vie pleine de souffrances, une faible étincelle qui brille au loin à travers les ténèbres.

Il en va de même pour nous et pour les nations du monde. Toutes les relations actuelles entre nous et les nations n’existent que pour nous contraindre à nous engager concrètement afin d’atteindre l’Arvout. La force irrésistible doit nous révéler la nécessité de cette tâche.

Les nations du monde commencent progressivement elles aussi à comprendre, à travers les souffrances qu’elles endurent, où se trouve la véritable solution. Nous constatons qu’elles découvrent peu à peu que la racine du problème se trouve en Israël, la partie considérée comme la pire, celle qui cause le plus de tort au monde entier.

Il s’agit déjà d’une forme de révélation profondément avancée. Ce sont véritablement les signes du Messie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 09/05/2025

Les descendants des kabbalistes

961.2Le peuple d’Israël descend des « pères/patriarches » (Avot), des kabbalistes. Par conséquent, sa structure diffère entièrement de celle des autres nations. Même les rois et les ministres qui régnaient à l’époque n’étaient pas des aristocrates, contrairement à la coutume chez les autres nations.

La nation entière, issue d’un groupe de kabbalistes, possédait à l’origine une loi claire stipulant que tous sont égaux et que nul ne jouit de privilèges qu’il ne mérite pas, mais qu’il reçoit en héritage de son père ou de sa mère, comme c’est la coutume chez les peuples du monde.

Il n’y a jamais eu d’esclavage ni d’oppression d’une partie sur une autre au sein du peuple d’Israël. Depuis l’époque d’Abraham, il n’y a jamais eu de cas où aucun garçon n’ait pas été éduqué à la spiritualité, qui ne sache pas lire et ne sache pas pourquoi il vivait. C’était des centaines d’années avant la destruction du Temple.

Ainsi, dès la fondation du peuple, les conditions, les lois et les tâches nécessaires à la correction furent initialement posées. Mais lorsqu’ils ont été touchés par la force de la destruction, ils adoptèrent les coutimes de leurs voisins et tout s’effondra.

Bien qu’ils se soient mêlés à toutes les nations du monde, cela n’entraîna aucun changement au sein du peuple lui-même, ni l’introduction de lois selon lesquelles l’un est au-dessus ou au-dessous des autres, ni des changements dans le domaine de l’éducation, des fonctions sociales, etc.

En fait, les kabbalistes se trouvaient à la base du peuple, et c’est ainsi que les bases de la correction ont été posées. Ce groupe peut véritablement conduire à la correction de toute l’humanité. Il ne provoque pas ces corrections, mais il éveille chez les nations du monde leur forme correcte.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Arvout (Solidarité) » du 10/05/2025

Abraham : le premier Juif

740.03Question : La Kabbale est un système de correction. Qu’est-ce que la correction de la faible Aviout (épaisseur) d’Abraham a à voir avec nous ?

Réponse : Le système de correction du désir de recevoir ne nous a pas été apporté par Abraham mais par Moïse.

Abraham nous a uniquement apporté la connexion de l’homme au Créateur. C’est pourquoi il est appelé le premier Juif (Yehoudi), car il fut le premier à atteindre l’unité (Yehoud) avec le Créateur, de la dissimulation à la révélation.

Avant lui, il y avait des hommes qui étaient dans la sensation sans dissimulation. Nous les appelons les « générations de pécheurs » : d’Adam à Noé et de Noé à Abraham. Abraham en est la conséquence.

Mais à cette époque, aucune Aviout ne se manifestait qui aurait donné à l’homme la dissimulation et l’envie de commencer à chercher en lui-même. Abraham fut le premier.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Arvout (Solidarité) » du 10/05/2025

Pourquoi nous avions besoin de la Torah

275Nous devons constamment travailler sur un seul principe fondamental : le principe d’Arvout (solidarité). Nos ancêtres y ont également travaillé, mais pour leur niveau d’Aviout (épaisseur), une méthode particulière, la Torah, n’était pas nécessaire.

Leur méthode était simple. Ils comprenaient qu’il en était ainsi et par la pureté de leur âme, ils ressentaient le supérieur comme un Bédouin vivant dans la nature le ressent pleinement et qui perçoit les choses à des milliers de kilomètres. C’était simplement une connexion naturelle avec la création. Mais lorsque l’égoïsme grandit, une méthode et des outils deviennent nécessaires.

Quelle est cette méthode ? De quoi parle vraiment la Torah ? Elle enseigne comment atteindre la même connexion que nos ancêtres, mais à un niveau différent de désir de recevoir. À mesure que ce désir grandit, davantage d’actions sont nécessaires, ainsi que l’effort individuel et le travail collectif de tout le groupe.

Les ancêtres n’avaient pas besoin de travailler sur l’Arvout entre eux. Pour eux, cela venait naturellement, comme l’amour d’une mère pour son enfant. Cette nécessité était évidente grâce à la révélation du Créateur ; il n’y avait pas d’autre moyen d’exister.

Mais une fois que le désir de recevoir s’est révélé, tout change. L’Aviout augmente et chacun s’éloigne des autres. Pour surmonter cette séparation, diverses méthodes, outils, efforts et apprentissages sont nécessaires.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 06/05/2025

Un kabbaliste est un laboratoire ambulant

250Question : Un égoïste qui n’est pas dans l’atteinte spirituelle peut-il se rapporter de manière adéquate à son égoïsme ? Peut-il clairement voir les manifestations de l’égoïsme, ne pas subir son influence et en réguler le processus ?

Réponse : Oui et non. Il connaît des hauts et des bas, et même aux plus hauts niveaux, l’ego peut soudainement prendre le dessus. « Ne vous faites pas confiance avant la mort complète de l’égoïsme », telle est notre devise.

Question : Ceux qui étudient la Kabbale peuvent-ils au moins déterminer où l’égoïsme a joué et où se trouve l’autre partie ? Ou s’agit-il uniquement d’égoïsme pur et dur ?

Réponse : Peu importe. Mais à des niveaux élevés, ils le savent, le comprennent et en sont conscients. Et pourtant, en le sachant et en étant conscient, vous voyez comment l’ego joue avec vous. C’est une étude de la nature, de ce que le Créateur a créé. En fait, un kabbaliste est comme un laboratoire ambulant qui teste tout sur lui-même.

Commentaire : C’est un processus très intéressant.

Ma Réponse : Oui, car vous intégrez le monde entier en vous !

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Un kabbaliste est un laboratoire ambulant » du 05/09/2010

Une époque particulière

294.2Nous sommes à un tournant entre deux époques très importantes. Il n’y en a que deux. Il ne s’agit pas de ce qu’il y avait avant et ce qu’il y aura à l’avenir. Il s’agit d’une transition du monde de la seule règle de l’égoïsme chez tous, dans les groupes, dans les États et dans les civilisations, vers un monde commun, global et unifié, tel qu’il devrait être.

En principe, seul l’homme est un contrevenant à cette globalité. Le reste de la nature est entièrement contrôlé d’en haut ; il n’y a aucun moyen pour elle de changer quoi que ce soit et il n’y a aucun besoin de le faire. L’être humain est la seule création opposée à toutes les autres et représente un objet qui doit se transformer, par lui-même et intelligemment.

Nous traversons donc une époque particulière. Nous avons une tâche particulière. Au fil de nos nombreuses incarnations, nous sommes arrivés à un point où nous devons résoudre ce problème.

Je suis heureux que nous appartenions à une telle génération. Nous disposons réellement de tous les outils pour résoudre ce problème et avancer en toute beauté, simplicité et liberté, non pas avec un bâton vers le bonheur, mais avec la conscience d’une tâche immense, d’un grand rêve et d’une grande chance que nous révélons aujourd’hui.

Il ne s’agit pas d’une sorte d’idée de haut vol, mais d’une idée bien réelle qui aborde la nature dans son ensemble et nous explique, de manière claire et scientifique, ce que nous pouvons faire, pourquoi et comment. Nous devrions nous réjouir de cette opportunité.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Congrès de la Nouvelle Génération » du 22/08/2010

De la réception de la Torah à la construction du Temple

laitman_767.1Lorsque les fils d’Israël décident de ne pas utiliser leur grand ego brûlant, et à travers leurs actions sur leur égoïsme afin de neutraliser ses obstacles, ils commencent à s’unir et à atteindre l’état de solidarité (Arvout). Cette solidarité vient après les actions et s’appelle « nous ferons et nous écouterons ».

C’est à partir de là qu’ils reçoivent une force d’en haut qui les unit et les remplit, appelée la Torah. Avec l’aide de cette force, ils commencent à corriger progressivement le récipient lui-même avec le degré d’Aviout (épaisseur) de un.

C’est ce qu’on appelle aller dans le désert du Sinaï et élever Malkhout à Bina pendant 40 ans, la corrigeant jusqu’à ce que 40 ans plus tard, ils parviennent en Terre d’Israël, c’est-à-dire à Malkhout unie à Bina.

C’est la Terre d’Israël (Eretz Israël), le désir tourné direct vers le Créateur (Yashar El, Israël). C’est à ce moment-là qu’ils sont récompensés de l’état dans lequel ils construisent le Temple.

Cela signifie qu’ils possèdent un Kli (récipient) capable de contenir véritablement la Lumière supérieure, c’est-à-dire un récipient où le Créateur apparaît.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 09/05/2025

La Kabbale est le langage des sensations

527.03Question : Comment devrions-nous faire face à la réticence à étudier la « Préface à la Sagesse de la Kabbale » (« Ptikha ») ?

Réponse : Tout comme dans notre monde il existe des scientifiques et des poètes, des adeptes des humanités ou de la technologie, il en va de même dans la Kabbale. Certaines personnes sont émotionnelles par nature.

Elles viennent à la sagesse de la Kabbale et pour elles, la connexion au Créateur s’exprime à travers des textes et des expressions plus émotionnels, éventuellement des chants, la danse et certaines sensations.

Et puis, il y a ceux qui abordent le monde de manière technique. Ils ont besoin d’un plan : dessinez-le pour eux et ils comprendront. Ou bien ils veulent que tout soit strictement structuré et systématisé, et ainsi de suite.

C’est pourquoi il est si important d’étudier ces deux aspects. Avec le temps, chacun se spécialisera naturellement. Dans chaque groupe, il y aura des personnes plus émotives et d’autres plus pragmatiques, mais nous devons tous suivre un chemin commun.

Ce chemin commun est celui qui nous a été donné par le Ari (Isaac Louria) et le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag). En observant les diagrammes, vous ne verrez pas seulement une représentation graphique, mais une représentation des sensations.

Je peux dessiner un gribouillis, et au lieu d’en parler pendant dix minutes, il suffit de le regarder pour comprendre de quoi il s’agit, tout comme nous exprimons nos sentiments par des mots.

Par essence, toute la Kabbale est un langage des sensations, car le fondement de la création est le désir.

Extrait de la Leçon de Kabbale, « Questions et Réponses avec Michael Laitman » du 04/04/2019

La bonne approche de la vie

275Commentaire : Le plus souvent, une personne veut se sentir bien. Imaginons qu’elle soit malade ou qu’elle ait des problèmes, elle dit inconsciemment : « Oui, je veux recevoir le soutien de la force supérieure pour surmonter cet obstacle », même si au plus profond d’elle-même, elle réfléchit à la façon de se sentir mieux.

Ma Réponse : Au début seulement, cela signifie qu’il s’agit encore d’un désir informe.

Puis peu à peu, du plus profond de la souffrance, elle commence à en comprendre la profondeur et la causalité, qu’il n’est pas destiné à la faire souffrir et que sa satisfaction n’est pas une fin en soi. Après tout, quel est le but de cette vie ? Souffrir et soulager la souffrance ? Est-ce vraiment le sens de l’existence ?!

Le sens de l’existence est de s’élever au-dessus de cette vie et de l’utiliser comme un moyen d’atteindre un niveau supérieur. Sinon, quoi ? Je suis battu, je m’enfuis. Je suis battu, je suis soigné. Et c’est ça la vie ?! C’est une vision du monde totalement erronée.

C’est pourquoi la Kabbale dit que nous devons révéler la source de nos souffrances et la raison pour laquelle le Créateur nous les envoie, afin de nous connecter à Lui. Autrement, nous ne nous éveillerons pas à cette connexion à Lui. Et plus tard, nous en serons reconnaissants.

Est-ce possible sans cela ? Non, c’est impossible.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Comment demander correctement au Créateur » du 27/08/2010