Category Archives: Egoïsme

Le monde est rond

Dr. Michael LaitmanQuestion du Japon: Quelles sont les raisons de la catastrophe qui nous arrive? Selon les prévisions il y a encore des tremblements de terre devant nous. Pouvons-nous tous prévenir ces événements, ici et dans le monde entier?
Réponse: Pour répondre à cette question, nous devons d’abord comprendre où nous en sommes. Nous sommes dans un monde « rond ». C’est ce que la science de la Kabbale nous explique dans son article sur «la perception de la réalité ».
N’attendons pas que des épreuves douloureuses de ce type viennent à s’exprimer dans notre monde. C’est par une expérience douloureuse que nous découvrons que nous sommes tous interconnectés, que le monde est global et intégré, avec un effet papillon, et ainsi de suite. Il ne faut pas avoir à tirer les leçons des catastrophes qui se produisent constamment dans le but de nous en convaincre. A la place apprenons la science de la Kabbale.
Au moment où notre expérience de la vie commence à fonctionner, il peut être trop tard. Combien encore de tsunamis, de séismes et autres catastrophes doivent se produire pour que nous devenions plus intelligents? Tournons- nous plutôt vers la science et la sagesse. Il est écrit: « Celui qui apprend est sage ». Alors, qu’apprend le sage ?

Nous savons par la science de la Kabbale que toute la réalité se fait sentir à l’intérieur de nous, car elle est à l’intérieur de nous. Ma perception se divise en cinq niveaux. Trois de ces niveaux sont mes sensations intérieures: la racine, l’âme et le corps. Ils se «revêtent » en moi de l’intérieur. En outre, il y a des détails extérieurs de la perception que je perçois à l’extérieur, en dehors de moi: les vêtements et le palais. C’est le monde entier en dehors de moi. Les vêtements ce sont tout ce qui est à l’intérieur de la zone que mon corps ou mes sens peuvent atteindre, tandis que le palais ce sont les choses éloignées, inaccessibles, ou en d’autres termes, les choses non soumises à mon contrôle.
C’est ainsi que la réalité est divisée. Sa partie interne est appelée Galgalta ve Einaym tandis que la partie externe est appelée AHP. Cette division a été provoquée par la destruction spirituelle, qui est la raison pour laquelle nous ressentons à peine Galgalta ve Eyneim à l’intérieur de nous et que nous n’avons pas de sensation du tout que AHP est également une partie de nous. C’est ainsi que nous allons diviser notre réalité jusqu’à la fin de la correction lorsque Galgalta ve Einaym s’uniront avec AHP dans toutes les dix Sefirot.
De là, nous devons tirer la conclusion suivante: nous ressentons tout à l’intérieur de nos Kelim. Il peut s’agir d’un tsunami, la terre, ou de l’univers avec toutes ses étoiles et des galaxies. Tout est à l’intérieur de moi, dans mon désir égoïste. C’est ainsi que mon désir est construit de manière à ce que je perçoive la réalité divisée en deux: « moi » et « en dehors de moi ». « Moi » est Galgalta ve Einaym, la racine, l’âme et le corps, tandis que « en dehors de moi» est AHP, les vêtements et le palais, les deux catégories de la perception externe.
Divers changements ont lieu dans mes Kelim intérieur et extérieur. En regardant les catastrophes naturelles, il est très difficile de comprendre pourquoi ces événements douloureux sont en cours dans les Kelim extérieures plutôt que les Kelim intérieurs. Pourquoi ces changements influent-ils aujourd’hui sur ​​une partie spécifique de mon âme, appelée « le peuple japonais »? Pourquoi la catastrophe s’abat-elle sur eux parmi tous les peuples ?

Mon âme comprend également d’autres pièces que je perçois comme mes amis. En réalité, elles n’existent pas par elles-mêmes, mais comme faisant partie de moi à mes yeux. Il en sera ainsi jusqu’à ce que je complète ma perception et alors tout ira s’unir en un tout, en un seul désir, soudé et entièrement destiné au don sans réserve. Il s’agit de la forme corrigée.
Sans voir la réalité à partir de ces positions, nous ne serions jamais en mesure de percevoir correctement ce qui se passe, y compris les guerres, les catastrophes, la corruption, ou toute autre chose. Nous ne serions jamais en mesure de justifier le Créateur ou de comprendre comment tout va dans le sens de la correction.
Cependant, nous ne serons pas en mesure de gérer sans avoir la bonne perspective des choses, sans avoir une idée du monde « rond » qui est à l’intérieur d’une personne et dépend de sa correction. Il n’y a rien en dehors de moi. Tout est moi. C’est ma terre, mon tremblement de terre, mon Japon, ma Libye, mon Israël, ma planète, et mon univers. Et tout cela reflète mes qualités, qui ne sont pas encore corrigées.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 13/03/2011

La femme est là où les changements ont lieu

Dr. Michael LaitmanPour influencer les hommes d’une manière saine et puissante, les femmes doivent aussi s’unir, mais elles doivent s’unir avec une compréhension des principes de notre travail et savoir quoi demander exactement aux hommes. Pour ce faire, elles doivent savoir ce qu’est la Lumière que les hommes ont besoin de tirer et de ce qui est à engendrer.Une femme dans la spiritualité est une force encore plus grande qu’un homme. Un homme est juste une force, un écran, alors que la femme est le lieu où toutes sortes de changements se produisent. Elle engendre un nouvel échelon et le nourrit. La conception, le nourrissage, et la maturation vers l’âge adulte, tout cela se situe dans le cadre de la partie féminine de l’âme collective ou individuelle.
En ce qui concerne un homme, il ne délivre que la Lumière. Il est dit qu’il «fournit le blanchiment», et cela complète son rôle, pour ainsi dire. Après cela, il réside au sein de la mère et à travers elle, fournit les efforts pour développer les âmes.

En ce qui concerne la descendance, tout vient de la mère, la partie femelle. Toute la croissance spirituelle passe par une femme, et c’est la partie femelle qui engendre les âmes. La même chose est mentionnée dans la Torah. Par exemple, « Abraham » et « Sarah » sont deux parties de l’âme qui engendrent une nouvelle âme, et leur état plus avancé est considéré comme « Isaac ». Qui lui donne naissance ? De toute évidence, c’est Sarah.

Nous devons fonctionner comme la nature le dicte. Après nous être aligné avec la nature matérielle, nous allons passer à la nature spirituelle, grâce à laquelle nous allons accomplir ce que nous avons décidé de faire sans nous nuire.

Vice versa, le plus nous nous infligeons de mal en nous livrant à notre égoïsme, plus on va crier sur l’«égalité» qui en réalité ruine les familles et la société, et plus nos chances vont diminuer. Certains politiciens peuvent en bénéficier, mais ce ne sera pas nous.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 6/3/2011sur les femmes.

Apprendre de la nature

Dr. Michael LaitmanÉcrits du Rabash, article 535 « Sur le partenariat » : le mari travaille et apporte de l’argent à la maison, tandis que la femme prend l’argent et son travail consiste à aller acheter la nourriture et la préparer, faire en sorte que le repas soit délicieux. Ensuite, ils sont à la fois heureux et satisfaits. Si la femme est une bonne cuisinière, alors le mari a de l’appétit, puis il a la force d’aller travailler et de rapporter de l’argent à la maison.De manière analogue, si les pieds sortent dans la rue et les mains achètent de la nourriture pour donner des substances nutritives au cerveau, le cerveau a l’énergie pour penser.

C’est ainsi que la nature elle-même a arrangé les choses, bien que de nos jours beaucoup de choses se déroulent différemment. En fin de compte, nous devons devenir semblables à la nature. Peu importe combien nous essayons de la fuir, nous aurons à y revenir. De toute évidence, nous ne serons pas de retour à la vie primitive dans les grottes, et d’ailleurs, aujourd’hui, il n’y aurait pas assez de grottes pour tout le monde.

L’essence de la question, c’est qu’on doit fournir à chaque sexe dans le domaine d’activité pour lequel il est destiné – à la fois dans le sens spirituel et dans sa projection matérielle. Tout vient du monde spirituel et nous avons donc à étudier ses lois pour ensuite nous tourner vers le monde matériel, selon elles. Dans la spiritualité, il y a deux Partsoufim : mâle et femelle. La partie femelle est le transporteur du désir, la «maison» et le «récipient» qui doit être commandé de façon correcte. Mais ce faisant, cela exige la force que la partie mâle apporte.

Où cette force doit-elle résider? En quoi doit-elle s’incarner ? Comment devrait-elle être exprimée? La réponse est: dans la qualité des femmes. La révélation de la qualité des hommes dans celle de la femme c’est la maison, les enfants, et tout ce qui est lié à la famille.

Par conséquent, si l’on divise les fonctions mâles et femelles même dans chaque individu, et si nous organisons habilement toutes les choses à leur place, alors nous gagnons du temps et de la vitesse de développement, en réduisant les peines et en aspirant à l’objectif par le bon chemin.

Il est utile pour nous d’apprendre de la nature. Après tout, nous ne pouvons pas lui échapper. Nous sommes juste des petites parties du grand tout. Si nous le savons et que nous le gardons à l’esprit sans essayer de sauter par-dessus nos têtes, si nous agissons en fonction précisément de la nature, alors nous allons atteindre l’état parfait.

À cet égard, nous devons comprendre que notre mauvais fonctionnement est le résultat de l’égoïsme. Nous sommes délibérément confus afin d’avoir la possibilité de chercher la bonne forme de notre activité dans la vie sans mettre des airs, comme si nous avions dépassé la nature. Sinon, nous sommes au pouvoir de la nature et en plus nous sommes également fiers d’être esclaves de l’égoïsme.

Notre travail est d’abord et avant tout, de faire une analyse: Qui sommes-nous et que sommes-nous, où sommes-nous, où allons-nous, qu’est-ce qui nous contrôle et nous motive, et qu’avons-nous à atteindre? Une fois que nous discernons l’ensemble de ces fondations, nous pouvons alors établir le bon ordre pour nous contrôler, à la fois de dessus et de notre propre fin. Ensuite, nous atteindrons similaire à l’image du haut. Nous devons utiliser précisément cette image pour apprendre à construire notre vie ici, ici -bas.

La question ici n’est pas la mode ou les coutumes de l’époque. La nature a ses propres lois et il est vraiment intéressant pour nous de les suivre.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 7/3/2011 sur les femmes

La fausse égalité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que l’actuelle égalité moderne des sexes met à mal les relations entre les hommes et les femmes?

Réponse: L’«égalité» que nous établissons, conformément à notre raisonnement égoïste n’est pas vraiment l’égalité, mais une distorsion de lois de la nature. Dans la nature, les inclinations mâles et femelles ne sont pas identiques, mais au contraire, elles sont différentes, en opposition, et éloignées les unes des autres par toutes les qualités possibles internes et externes de la personnalité, l’activité de la vie, la physiologie, et tout le reste. En dessinant le signe égal entre eux, on écrase la nature et on crée une fissure géante qui ne profitera à personne au final.

Je n’ai pas à expliquer ce que signifie aller contre les lois de la nature. Nous essayons de faire tout ce qui nous vient en tête à un tel haut niveau, au lieu d’apprendre de la nature et en donnant à chacun des sexes la forme qui lui est appropriée, que cela nous apportera beaucoup plus de problèmes . En fin de compte personne ne sera heureux de cette «égalité».

Par nature, je dois être un homme avec des qualités spécifiques et réaliser une fonction spécifique. J’ai un créneau que je dois prendre. C’est le lieu de mon apaisement, de ma correction, de l’accomplissement et de la perfection. Par conséquent, je ne peux pas me livrer à l’égoïsme qui règne sur moi et me fait agir comme il veut, selon les ordres des forces égoïstes. Il ne fait aucun doute que tout cela nuit gravement aux choses.

Espérons que nous allons en quelque sorte passer de la corruption à la correction. Cependant, il y a beaucoup de problèmes qui nous attendent sur ce chemin.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 7/3/2011 sur les femmes

Trois degrés de sécurité

Dr. Michael LaitmanIl y a trois niveaux de sentiment de sécurité au sujet de son avenir:

1. La sécurité matérielle, quand tout le monde souhaite s’assurer une vie normale pour soi-même pour le présent et l’avenir. (La sagesse de la Kabbale établit qu’une personne doit s’assurer non seulement de son quotidien, mais aussi de son avenir: pour avoir une retraite, une assurance médicale et ne pas devenir un fardeau pour la société).

2. La sécurité offerte par la société, quand une personne est entourée par un environnement où chacun se soucie de tous les autres.

3. Le troisième niveau de sécurité n’est pas fourni par l’argent ni des biens matériels obtenus par la richesse ou même la société, mais vient du Créateur.

Ce sont les étapes que nous devons monter. Cela n’implique pas une attitude insouciante ou l’annulation des craintes et des problèmes. Il y aura certainement des problèmes matériels, tout comme aujourd’hui, nous sommes confrontés à des problèmes d’approvisionnement alimentaire et même à la famine, qui est là pour nous pousser vers la recherche du bon type de sécurité.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 02/03/2011, Leçon sur l’argent

Comment construire un passage vers le Monde Supérieur

Dr. Michael LaitmanToutes nos prières ne peuvent être que pour le désir de donner. Mais quand le désir ne se réalise pas pendant une longue période, une personne atteint le désespoir parce qu’elle existe encore avec des désirs de plaisir.Si j’avais des désirs de don sans réserve, je ne désespèrerais pas. Je serais satisfait par mon anticipation. Mais puisque mes désirs sont égoïstes, mon aspiration au don sans réserve ne me satisfait pas.

C’est quand une personne tombe. Elle dit: Malheur à celui qui abandonne ses efforts avant de les avoir achevés. C’est alors que le groupe doit aider une personne à supporter de sorte qu’elle soit en mesure d’ajouter une autre goutte au-dessus de cette limite de désespoir qu’elle a atteint, peu importe à quel point elle ne serait plus en mesure de le faire. C’est exactement là où elle doit ajouter un peu plus d’efforts – au même endroit où il semblait qu’elle avait atteint le désespoir total, en utilisant la force supplémentaire qu’elle a reçue de l’environnement.

Ce sont ces ajouts qui construisent le passage vers le monde spirituel. Après tout, ils nous éveillent à une prière supplémentaire, à laquelle répond la Lumière qui vient et transforme le désir en un désir de donner sans réserve.

Puis nous commençons à avoir du plaisir du don sans réserve, dans lequel il ne peut jamais y avoir de désillusion! Il n’existe aucune restriction dans le monde du don sans réserve. Le monde entier est en face de vous -allez-y, soyez comblés sans aucune limite, infiniment! Faites tout ce que vous voulez!

Après tout, si votre intention est de donner sans réserve à autrui, alors il n’y a pas de restrictions pour vous.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 6/3/2011, Écrits du Rabash

S’élever à la brisure

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il y a des états que tous les groupes traversent, y compris les groupes d’enfants. Nous estimons que nous avons atteint un certain niveau d’unité, puis notre égoïsme se développe et tout s’effondre, et donc nous perdons confiance. Comment peut-on l’acquérir à nouveau?

Réponse: Il s’agit d’un bon état. Nous avançons sur le chemin spirituel et de l’union afin d’acquérir le monde spirituel ensemble. En d’autres termes, nous unissons nos forces égoïstes dans l’intention de percer dans la spiritualité et d’atteindre le Créateur. Nous pensons que c’est notre initiative, que nous menons.

Mais alors nous commençons à révéler la haine, la répulsion, et les problèmes entre nous. C’est parce que nous devons réaliser que nous sommes incapables de donner sans réserve, que nous sommes des égoïstes qui ne voulons pas nous unir sauf s’il existe un objectif permanent devant nous qui est clair pour notre égoïsme.

Lorsque nous cherchons l’union, nous avons parlé et pensé au sujet de la spiritualité, et nous l’avons étudié en cours. C’est ainsi que nous nous sommes «ruinés» nous-mêmes car nous avons attiré la Lumière d’en-bas dans la brisure égoïste, et en raison du déséquilibre, et de la différence de qualités entre les deux, la rupture s’est naturellement développée. Nous l’avons révélée.

C’est alors que nous devons comprendre que nous avons découvert la vérité et que nous nous sommes élevés du niveau matériel vers le niveau de la rupture. Si maintenant, à ce niveau, nous commençons à nous unir les uns aux autres au moyen de la même Lumière, nous allons appliquer la méthode de la correction et révéler la réalité spirituelle dans les Kelim corrigés. C’est là où on commence à faire des corrections, alors que jusqu’à présent il n’y avait tout simplement rien pour nous corriger, parce que nous nous unissions avec notre égoïsme, en étant heureux de voir combien c’était amusant

Toute personne qui atteint la rupture et agit contre son égoïsme doit s’unir avec les amis, malgré sa répulsion. C’est uniquement possible d’y arriver avec l’aide de la Lumière Supérieure. Cela me séparait des autres et maintenant je dois sentir que cela me réunit avec eux. Dès que cela arrive au plus petit degré, je vais commencer à ressentir le monde spirituel. Après tout, le lien entre nous est déjà la spiritualité.
De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 3/3/11 sur la confiance.

Un moment de faiblesse pour le grand conquérant

Dr. Michael LaitmanDans notre monde nous sommes habitués à agir en toute indépendance. J’utilise toutes mes forces, mes connaissances, mon énergie, le potentiel d’être connecté avec mon environnement, mes capacités innées, ainsi que des habitudes profondément enracinées par l’éducation. Je suis la source; je suis le centre. Venant de moi, j’agis et je fais mon chemin dans le monde.A chaque étape de notre chemin, nous voyons comme cette approche est efficace. Après tout, nous sommes nés par la puissance de l’égoïsme, le désir de plaisir. Et puisque nous utilisons déjà ce désir de «réussir» pour atteindre l’auto- satisfaction, nous utilisons donc tout ce que nous avons, à la fois nos capacités internes et les moyens externes.

J’ai la force, la raison, le comportement, et l’audace – toutes les choses qui me sont inhérentes, et je les utilise en dehors, dans le sens d’aller de l’intérieur de moi-même vers l’extérieur. Mais ce n’est pas ce qui se passe lors de la correction de l’âme. Si mon objectif fixé est de ne pas réussir dans ce monde, mais dans le monde spirituel, si je veux percer dans ce monde et l’acquérir, alors je découvre que je ne suis pas digne de lui dès le début. Je n’ai pas les forces, la compréhension, ou les qualités qui me permettent de me rapprocher par moi-même et d’attaquer, briser, et conquérir le Monde Supérieur.

Il faut du temps pour s’en rendre compte. Mais ensuite, voyant que mes « instruments » réguliers sont impuissants, je ressens une faiblesse, j’abandonne, et ne sais pas quoi faire. Habituellement, cela amène une personne à une grande descente. Après tout, elle ne dispose d’aucun moyen pour atteindre ce qu’elle désire. Alors, que doit-elle faire?

Il y a deux choses cachées ici que l’on doit comprendre:
1. Je n’appartiens pas ou ne corresponds pas le monde spirituel en aucune manière, ni en façon ni en forme. Maintenant, c’est tout à fait clair pour moi. Et ce moment de faiblesse, c’est un bon début. Après tout, en substance, c’est parler de la réalisation de ma propre nature, qui est détachée de la nature spirituelle et ne m’aidera d’aucune manière. Je n’ai pas de penchants, de moyens, d’outils, ou de possibilités de trouver mon chemin vers l’endroit où je veux être. Je ne peux pas jouer à pile ou face pour cela. Je suis spirituellement immobile et inaccessible.

2. Je suis en mesure d’obtenir une force qui va m’aider et un esprit qui me dirigera vers l’acquisition du Monde Supérieur à travers l’environnement. Après tout, l’environnement est le moyen d’atteindre le Monde Supérieur, et il est présent à côté de moi. Il est le groupe vers lequel je suis amené d’En Haut et à travers lequel je peux recevoir des forces supérieures afin qu’elles m’influencent.

Je n’acquière pas le monde spirituel en aspirant à aller de l’intérieur de moi-même vers l’extérieur, vers lui. Je ne l’achète pas, ne l’absorbe pas, ni ne le met en échec. Au contraire, dans le but de conquérir le Monde Supérieur, je dois seulement m’y adapter. Ensuite, je vais découvrir que je suis dedans.

De cette façon, l’approche du travail et de son résultat, ainsi que la réconciliation de moi-même avec le Monde Supérieur sont complètement opposés à ce avec quoi nous travaillons dans notre monde. Ici, je dois réaliser, acquérir, ou conquérir ce que je désire, alors que le monde spirituel est au contraire initialement prêt pour moi. Je suis déjà dedans et tout ce que j’ai à faire est de changer pour que cela devienne apparent.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 28/02/11, Écrits du Rabash

Méditer sur l’arbre du bien et du mal

Dr. Michael LaitmanSi nous ne cultivons pas nous-mêmes une sensibilité du bien et du mal, nous ne saurons pas comment les employer correctement. Tout dépend de la subtilité de la perception.

En outre, la manière dont nous déterminons ce qui est bien et ce qui est mal est important car, habituellement, tout ce qui est bon pour l’égoïsme d’une personne, est considéré comme bien, alors que tout ce qui fait souffrir, est mal. Alors, quel est le point de référence permettant de définir le bien et le mal? Est-ce par rapport à moi, à la société, ou au Créateur? Qu’est ce que le « bien » et « mal » de toute façon?

Aujourd’hui, nous nous trouvons face à un gros problème. Pendant toute notre histoire, nous avons fait ce qui était le mieux pour nous-mêmes, en prenant la liberté de distribuer de pétrole brut et du gaz, polluer notre habitat, sans se soucier de quoi que ce soit, jusqu’à ce que nous ayons eu la chance de voir, avec horreur, ce que nous avons fait. Cependant, il est impossible de revenir en arrière. Les scientifiques disent que le sort de la planète est décidé: Nous avons passé le point de non retour et nous ne pouvons pas restaurer ses ruines.

Donc, ce que nous avions l’habitude de voir comme étant bien, s’est transformé en mal. Si nous avions été plus sensible dans le passé et en mesure de voir les choses de façon correcte, nous n’aurions pas fait ce que nous avons fait. À ce stade, notre capacité à prendre des décisions dépend fortement de nos sentiments. Après tout, le désir est la principale force, et l’esprit se développe à côté de lui afin de réaliser ce que veut le désir. L’Intelligence croît uniquement pour aider à accomplir la chose désirée.

Je pense à ce que je veux atteindre et plus je le désire, plus j’y pense. Conformément à cela, mon esprit se développe dans mes tentatives pour obtenir ce que je désire. Par conséquent, à côté d’un grand désir, il y a toujours un grand esprit, alors qu’à côté d’un petit désir, il y a un petit esprit. C’est ainsi que nous sommes faits. Cette évolution a également lieu dans les cellules vivantes ainsi qu’à l’intérieur de la personne tout entière.

Ainsi, comme nous développons une plus grande sensibilité intérieure du bien et du mal, notre esprit grandira avec elle au même degré, et nous serons plus sage. La seule question est quels critères peut-on utiliser pour déterminer le moment, où nous avons affaire au bien ou au mal?

Mauvaises nouvelles pour l’égoïsme

Dr. Michael LaitmanLes kabbalistes nous enseignent le chemin vers la racine pour que chacun de nous atteigne la racine de son âme. Ils nous disent que la chose la plus importante est l’intention. Il y a une force au-dessus destinée à nous corriger et à nous conduire à travers toutes les phases jusqu’à l’état d’exaltation final. Toutefois, nous devons précéder l’ascension par nos propres actions en anticipant celle-ci avec notre demande ou désir.

En fin de compte nous devons ressentir quelque chose que nous ne sommes pas en mesure de percevoir actuellement. Nous n’avons rien à quoi nous agripper, aucune possibilité. Ce «quelque chose» apparaît insignifiant et dépourvu de sens. Pourquoi est-ce ainsi? La raison est que le phénomène que nous devons ressentir est l’attribut du don et l’amour du prochain. C’est la force du Créateur, la qualité appelée «le Créateur» qui enveloppe et remplit tout de la réalité.

Nous ne le comprennons pas ni le ressentons, et sommes incapables de nous rapprocher de cet attribut. Nous avons été délibérément créé opposé, afin de voir la lumière face à l’obscurité, et ainsi la comprendre, la ressentir, et la dévoiler.

La simple lumière en tant que telle nous aveuglerait. Par conséquent, nous existons et nous nous développons dans l’attribut du don, acquérant progressivement une perception de plus en plus détaillée. Puis vient un moment où nous désespérons de recevoir et nous acquérons un nouvel élan vers l’attribut du don. Cette étincelle qui s’éveille en nous est appelée « le point dans le cœur. »

Alors, nous nous rapprochons de la réalisation. Nous sommes amenés à un professeur, à des livres, et à un environnement. Maintenant, nous pouvons développer cette étincelle en véritable attribut du don et amour du prochain. Notre travail consiste à faire toutes les actions possibles pouvant nous aider à augmenter notre valeur du professeur, des sources originelles, et de l’environnement. Quand nous les élevons au-dessus de notre égoïsme, au-dessus du désir de recevoir, le désir de donner devient plus important pour nous et nous commençons à ressentir un plus grand respect pour la lumière que pour les ténèbres, ou un plus grand respect pour le Créateur que pour la création.

J’ai lu cela dans les sources originelles, ce qui signifie que je dois faire des efforts à cette fin. Cependant, quand je suis face à face à cela, quand je fais le plan de me mettre à respecter et d’élever le don au-dessus de la réception, ce que je découvre à l’intérieur est la futilité et l’absence de tout intérêt pour le sujet. Je sens que je ne fais pas attention au professeur, au groupe, ou aux livres. Tout perd de sa saveur.

Pourquoi? C’est parce que mon égoïsme, mon désir pour le plaisir n’y voit aucun intérêt. Au contraire, à partir de ce moment, il estime que ce qui l’attend sont des pertes.

Comment puis-je me faire du mal à moi-même, si je ne suis que désir de recevoir du plaisir? J’en suis tout simplement incapable. La possibilité de me nuire ne m’est pas inhérente. 

Alors, que dois-je faire? Il s’avère que mon avancement vers le Créateur réside dans la séparation constante de ce qui m’apparaît maintenant comme m’étant bénéfique. En outre, c’est même se rapprocher du «mal». Est-ce seulement possible?

La réponse à cette question ne peut être reçue que par la science de la Kabbale.