À propos de la souffrance, grande et petite

Dr. Michael LaitmanQuestion: Notre diffusion est comme un médicament contre une maladie. Mais les pilules sont généralement amères, et si une personne ne sent pas qu’elle est malade, elle ne les prendra pas. Peut-on diffuser la sagesse de la Kabbale comme un médicament doux à boire ?

Réponse: Si les gens ne souffrent pas du tout, il faut leur donner quelque chose de doux pour l’égoïsme, ce qui est impossible. C’est parce qu’alors ils percevront votre message dans une lumière religieuse: « Ajouter un peu et vous allez gagner pour vous-même le monde à venir. Tout va bien pour vous, même maintenant, mais si vous vous exercez un peu, ce sera tout simplement génial ….. »Ces promesses ont été développées par les religions et elles sont adaptées pour traiter tout le monde – comme un additif agréable et sucré.

Cependant, nous parlons de corrections, et elles ne sont possibles qu’après la reconnaissance du mal. Après tout, leur signification, c’est que je suis corrompu et que je dois me corriger. Comment peut-on le faire comprendre aux gens? En fait, nous ne réalisons pas qu’aujourd’hui seuls les plus petits défauts sont révélés  à  l’humanité. En comparaison de la spiritualité, ils sont tout simplement maigres. C’est parce que nous sommes au plus bas, dans l’étape la plus sale de l’échelle, dans ce monde. Il y a ainsi 125 marches au total, et elles nous conduisent vers le monde de l’Infini (∞).

La particularité de notre degré, c’est que la souffrance ici est imaginaire, comme le monde entier. En vérité, ce n’est pas la souffrance, mais des petites «piqûres», même si elles nous apparaissent  comme d’énormes problèmes qui, souvent, déterminent notre vie et notre mort. Tous sont minuscules en comparaison de ce qui se passe dans les cinq mondes spirituels. De grands désirs et de grandes souffrances résident là en particulier. La négativité (-) est énorme il y a aussi la douleur liée à celle-ci. Et maintenant nous recevons des « injections », qui font toute la souffrance de ce monde.

About Suffering, Great and Small

L’objectif est pour nous d’acquérir un écran et d’entrer dans le monde spirituel où nous serons en mesure de supporter les carences spirituelles et les problèmes qui sont un million de fois supérieures à ce qui se passe ici. Là nous serons en mesure de les évaluer dans la Lumière réfléchie, la restriction, le rejet, en les sentant en face de nous et pas à l’intérieur.

Les récipients spirituels et les désirs non comblés sont affreusement grands, et il est impossible de les supporter. Et pour cette raison, je les tiens devant moi, en les sentant dans le «rejet»,  je les évalue dans mon esprit et le sentiment d’une distance. Ensuite, je suis capable de reconnaître la grandeur de cette souffrance provoquée par mon irresponsabilité, mon impuissance et ma culpabilité devant le monde entier. Et cela me permet de faire la transition de la ligne gauche à celle de droite.

Peut-être, cela vous aidera-t-il  à comprendre pourquoi nous avons besoin des récipients du don sans réserve pour tout. Le fait est qu’il est tout simplement impossible de passer par de tels degrés, de telles fluctuations de la négativité et de la positivité dans les récipients de la réception. C’est bien au-delà de nos idées sur la vie et la mort. Ce sont les ténèbres qui ne peuvent être gérées que si j’apprends à me distancier et  à acquérir un écran, le don sans réserve, l’amour. C’est alors seulement que je serai capable de le supporter et de transformer le mal en bien.

Chacun d’entre nous doit se sentir une responsabilité beaucoup plus grande que celle à la maison ou en général, dans sa vie personnelle. C’est alors seulement que la personne avance sur le chemin spirituel. Une personne doit réaliser correctement son état actuel en particulier. Le don sans réserve commence maintenant: bien qu’étant dans son désir égoïste, une personne ne ressent pas de mal envers soi-même, cependant, elle doit le sentir dans le désir de donner sans réserve. Laissez-la travailler là-dessus, qu’elle s’en soucie, qu’elle la mette en œuvre artificiellement, en mettant en cela tous ses efforts. Ceux qui ne font  pas cela créent un problème pour eux-mêmes et aussi pour nous tous.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale, 02/09/2012, «Une servante qui hérite de sa maîtresse »

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