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Attention au chien !

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je ressens de la haine envers les autres, je sens comme si un «animal» était caché en moi, plus fort que moi. Comment puis-je prendre le pouvoir sur cet «animal»?

Réponse: Il impossible de prendre le pouvoir sur son ego sauf à une seule condition : si nous voyons combien nous perdons à cause de cet «animal» qui nous contrôle. Nous sommes gouvernés par notre ego, et il ne nous permet pas de parvenir à une vie éternelle et parfaite dans un monde bon et gentil.

Si je voyais à quel point mon ego me vole, combien il a m’a pris et qu’il ne me donne pas, alors je le détesterais. Mais je ne le déteste pas et même je l’aime, je m’identifie avec lui parce que ma vie entière est, en fait, pour le combler. Comment puis-je ressentir que mon ego est en fait ma mort?

La chose la plus importante que je puisse faire est d’entrer dans le groupe, l’environnement, de sorte que s’élève pour moi l’importance de la spiritualité, l’importance du don sans réserve et de l’unité avec les autres parce que c’est grâce à ceci en particulier que je dévoile la vie sur le plan humain. Si je suis impressionné par l’environnement et qu’il peut m’influencer, alors je vais atteindre assez de force pour surmonter mon ego.

Tous nos travaux et nos efforts sont nécessaires pour parvenir à la réalisation du mal, notre désir égoïste. Aujourd’hui, ce qui me semble utile c’est : plus je désire et plus je gagne, je gagne le pouvoir, je vole. Plus, plus, plus … Dans notre société, ceux qui ont un grand ego semblent avoir plus de succès.

Je dois me convaincre que l’obtention d’une bonne vie dans ce monde me prive d’une belle vie spirituelle, et me trompe en me présentant une belle vie ici, dans ce monde. Cela n’est possible que dans un environnement qui peut « me laver le cerveau», m’influencer, me persuader. L’avis de l’environnement peut tellement travailler sur moi que je veuille aller au-delà du pouvoir de mon égoïsme.

Ensuite, je vais commencer à expérimenter la vie à un niveau différent que je ne ressentais pas avant. Cela se produit instantanément, il n’y a pas de transition. Je ressens immédiatement qu’il y a une vie en dehors de moi, pas à l’intérieur de moi quand je ne cessais d’avoir envie de profiter autant que possible. Au contraire, je sens la vie quand je sors de cet «animal» qui ne peut rien absorber du tout.

En faisant le premier pas, je dévoile le monde Supérieur d’un coup. Qu’est-ce que «le monde Supérieur ? » La réalité dans laquelle je vis maintenant est appelée «ce monde ». Mais la réalité que je ressens hors de moi, dans la connexion avec mon ami, avec un autre être humain, est appelé «le monde Supérieur » parce que c’est le niveau de l’homme qui est plus élevé que le niveau animal.
Du cours n°1 de la Convention en Espagne du 03/06/2011

Vivre selon des règles différentes

Dr. Michael LaitmanLa sagesse de la Kabbale explique que si nous voulons revenir à notre racine (ce qui est exactement ce à quoi nous aspirons, ce qui est important pour nous), nous devons nous élever au dessus de notre univers à la dimension supérieure, au-dessus du Makhsom (la barrière qui nous sépare de la spiritualité). En d’autres termes, nous devons effectuer une action opposée à la brisure de ce seul désir créé : nous avons à nouveau besoin de nous connecter les uns avec les autres. 

Notre égoïsme ne disparaît pas dans notre connexion, mais plutôt, nous obtenons la force de le surmonter. Ainsi, la force de notre unité est 620 fois supérieure à ce qu’elle était initialement, au moment de notre création, et c’est pourquoi nous ressentons et nous comprenons : nous-mêmes, la réalité, et le Créateur comme ils sont. C’est pourquoi nous grandissons dans notre monde et nous nous développons du niveau minéral, au végétal, animal et humain, où le niveau de l’homme implique la similitude avec le Créateur.

Nous nous sommes développés depuis de nombreuses années sur le plan humain, jusqu’à ce que notre ego soit devenu si énorme que nous n’ayons pas pu nous entendre les uns avec les autres comme avant. Dans les générations précédentes, nous étions connectés les uns avec les autres. Chacun se ressentait comme s’il appartenait à une famille, avait une maison, des parents, enfants et petits-enfants. Il savait qu’il avait des parents et amis qui pourraient l’aider dans les moments difficiles. Les gens étaient attachés à leur famille, et ils vivaient dans de grandes familles, clans, et tribus.

Aujourd’hui, nous nous sommes rapidement déconnectés de nos proches et nos enfants grandissent loin de nous encore plus rapidement. La connexion entre nous est perdue, et nous n’en ressentons aucun besoin. La famille ne semble pas une chose obligatoire. Cela n’a pas d’importance si nous sommes seuls; nous nous sentons libres de cette façon. Notre désir égoïste a tellement grandi que nous ne se soucions pas de nos parents, et nous ne sommes guère intéressés par nos amis.

Avant, nous avions l’habitude d’avoir beaucoup d’amis. Nous étions membres de divers clubs et rencontrions des gens qui avaient des intérêts similaires. Aujourd’hui, on a à peine un ami. Les gens préfèrent se tenir de leur côté. Ils sont indifférents à leur pays et peuvent se déplacer à différents endroits d’un cœur léger. Le monde est devenu rond et sans frontières.

En outre, le développement de l’ego nous a amené à un point où nous avons perdu entre nous la connexion égoïste naturelle. L’ego nous a préparés à un état où nous pouvons nous unir par les liens d’une nouvelle connexion que nous réalisons et complétons, afin que disparaissent toutes les frontières et les différences naturelles entre nous qui ont été causées par l’égoïsme, et que nous puissions remonter au niveau de «l’homme», organisée non pas par le degré de parenté, mais en fonction de l’affinité spirituelle.

Du cours n°2 de la Convention de Madrid, du 03/06/2011

Le déclin de développement égoïste

Dr. Michael LaitmanNous vivons dans la première génération de personnes qui se réveillent pour découvrir le sens de la vie et pour comprendre pourquoi ils vivent. Dans les générations précédentes, nous avions l’habitude de vivre comme des animaux. Nous n’avions que l’égoïsme, le désir de profiter, qui ne cessait de nous pousser vers l’avant, et à travers lui, nous avons essayé de nous satisfaire par une course sans fin d’un plaisir à l’autre. Cependant, nous n’avons jamais été satisfaits parce que le plaisir est opposé au désir de recevoir, comme les deux pôles dans un circuit électrique, qui sont opposés l’un à l’autre.

Dès que la Lumière touche le récipient en désirant y entrer, se produit immédiatement un anéantissement, un «court-circuit », et ils s’annulent l’un l’autre. Chaque fois que nous voulons profiter de quelque chose, il suffit de toucher juste le plaisir, et il disparaît. On sent le goût des aliments, mais il s’en va. Nous voyons quelque chose de beau, mais le charme se dissipe. Les sentiments positifs ne restent pas avec nous, et nous ne sommes pas en mesure de les accumuler ou de les ajouter de jour en jour à notre « tirelire ».

En fin de compte, nous voyons que notre génération est au désespoir. Les gens n’ont rien avec quoi se satisfaire ; ils ne ressentent pas la saveur ni le plaisir. Ils utilisent des drogues pour échapper et ils se calment avec des médicaments et des antidépresseurs. Pourquoi?

Notre désir égoïste qui a été de plus en plus important à travers l’histoire a cessé son développement. Depuis des milliers d’années, il gagnait de la force, et il nous a semblé que nous allions continuer à trouver de plus grands plaisirs dans de nouveaux désirs. Le sentiment de plaisir est le sentiment de la vie. Mais aujourd’hui, notre désir de recevoir est devenu complètement rassasié, et nous sommes tombés dans le désespoir de l’impuissance, ne voyant aucune possibilité de nous déplacer ailleurs.

C’est un moment particulier, une condition spéciale, et c’est pourquoi le Baal HaSoulam a écrit qu’il était heureux d’être né à l’époque où il est possible de diffuser la sagesse de la Kabbale. Pourquoi est-ce possible? «Kabbalah» signifie réception en hébreu. Elle nous enseigne comment atteindre la sagesse, à nous remplir avec un plaisir infini, ne ressentant pas le plaisir disparaître ni notre mort lorsque les plaisirs disparaissent. La sagesse de la Kabbale nous conduit au plaisir sans fin ce qui signifie la vie éternelle.

En outre, la Kabbale nous amène à un degré où nous devenons maîtres de nos vies. En même temps que le désir de recevoir est devenu trop rassasié, le «point dans le cœur» (•) s’est révélé dans une personne, qui est une propriété supplémentaire, le désir de donner sans réserve.

Le plus et le moins, le désir de donner sans réserve et le désir pour les plaisirs existent dans la même personne, et elle acquiert la liberté de choix. Aujourd’hui il a deux forces, et en les développant l’une contre l’autre, on commence à les contrôler, c’est-à dire à se contrôler. On décide quel chemin prendre et quelle mesure de désir utiliser.

Ainsi, on évolue en trois lignes: on fait la ligne médiane à partir des lignes droite et gauche. En fait, cette ligne du milieu est appelé «l’homme» (Adam), car il l’a faite, il a formé son essence intérieure, et, par conséquent, elle lui appartient. Avant cela, dans toutes nos réincarnations nous nous sommes développés de la même façon que les animaux, poussés par notre désir égoïste, et avons reçu d’avantage de plaisirs en fonction de ses ordres.

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas encore contrôler nos désirs parce que nous avons seulement un petit point dans le cœur. Nous nous réunissons et étudions la sagesse de la Kabbale qui explique la façon de développer ce point pour avoir deux grands désirs. Ensuite, nous ne serons plus régis par En-Haut par la force de l’égoïsme; au contraire, nous tiendrons deux forces dans nos mains et seront en mesure de nous élever au-dessus de cette vie.

Du cours n°1 de la Convention en Espagne du 03/06/2011

Aspirer à un point d’équilibre

Dr. Michael LaitmanNous existons dans le champ de la Lumière (la qualité de l’amour et du don sans réserve appelé le Créateur), qui remplit tout l’espace que nous occupons, seulement nous ne pouvons pas ressentir cette Lumière. Dans son influence sur moi, c’est comme un champ physique, gravitationnel, électromagnétique ou électrostatique. Si j’ai un potentiel spirituel (une charge), je commence à bouger à l’intérieur du champ jusqu’à un point d’équilibre avec lui.

 

Tout comme un électron se comporte dans un champ électromagnétique, une personne se comporte dans un lieu donné: il ou elle aspire à un état d’équilibre, en vivant dans le champ de ses sensations. Mais les sensations sont des forces aussi! Nous les étudions dans la sagesse de la Kabbale de la même façon qu’on étudie l’influence des forces physiques. Sauf que nous ne percevons pas leur existence dans notre monde.

Lorsque le point dans le cœur apparaît chez quelqu’un, il commence à se déplacer à un endroit où il peut recevoir la satisfaction que ce point exige. Ces gens-là « entrent » dans nos groupes ou «tout à coup nous découvrent » sur Internet. Tout cela semble très inattendu pour eux …. Et c’est ainsi qu’ils commencent à étudier la sagesse de la Kabbale.

Du cours n°2 de la Convention de Madrid du 03/06/2011

Il est temps de commencer à prendre soin du monde

Dr. Michael LaitmanLorsqu’une personne commence à s’exercer dans le groupe, en essayant de sortir d’elle-même et à s’unir avec les désirs d’autrui dans l’amour et le don sans réserve, opérant au-dessus de son égoïsme, elle découvre une distance qui la séparait d’eux: la pleine mesure de sa haine et de sa résistance égoïste. Peu à peu, elle commence à voir combien cette distance est infinie : c’est à dire la distance à laquelle elle se trouve par rapport aux autres. 

Cependant, lorsque quelqu’un travaille sur lui-même et réalise une certaine proximité, il découvre que la distance, ainsi que la Lumière supérieure, la force supérieure, sont cachées. Il s’avère que la distance entre lui et les autres est divisé en 125 étapes ou échelons. Dans l’ensemble, cette voie est subdivisée en cinq mondes, dont chacun se compose de cinq Partsoufim, tandis que chaque Partsouf est composé de cinq Sefirot, qui en comportent également dix chacune.
Avec chaque nouvelle étape, une personne se règle plus précisément sur la forme considérée comme un Partsouf spirituel qui comprend dix Sefirot. Nous avançons en nous revêtant en eux et en nous structurant intérieurement pour les faire correspondre. Peu à peu, nous nous rapprochons de leur forme idéale, jusqu’à ce que toute la structure de l’Arbre de Vie se soit revêtue dans une personne. C’est pourquoi il est dit que l’homme est l’Arbre de Vie.

Aujourd’hui, dans la phase finale de l’évolution de l’humanité, notre égoïsme est rassasié. Il n’a pas de développement en vue. Par conséquent, nous nous sentons déprimés, épuisés, et nous nous tournons vers la drogue et la terreur, insatisfaits de la façon dont nous vivons.

Essentiellement, notre satiété égoïste est l’impulsion pour sortir vers une réalité plus exaltée, enrichie par l’amour. En effet, nous n’avons pas d’autre choix. Nous pensons que nous sommes limités par le monde intégral qui se verrouille sur nous, mais c’est au-delà de cela. C’est juste que le moment est venu pour l’humanité de s’élever à un autre niveau d’existence, à une dimension supérieure. C’est pourquoi le monde change si rapidement sous nos yeux.
Espérons que nous parviendrons à éduquer le public quant à la façon d’atteindre l’amour et l’unité de sorte qu’ils puissent entrer dans la nouvelle dimension en prenant un raccourci agréable, sans bouleversements spectaculaires. C’est la seule raison pour laquelle nous travaillons dans le monde et disons à tout le monde notre expérience.

Notre perception du monde exige que nous expliquions aux gens aussi vite que nous le pouvons que le monde est entré dans un nouvel état, que la nature est totalement globale. Nous devons expliquer que la nature nous a mis dans une sorte de «bulle» où une seule force est à l’œuvre, et si nous ne nous harmonisons pas avec cette force, nous serons confrontés à d’énormes problèmes.

Mais comment pouvons-nous nous harmoniser avec la nouvelle force unifiée? Pour ce faire, nous devons être connectés de la même manière que sont liés instinctivement les niveaux minéral, végétal et animé de la nature. Toute l’écologie n’est rien d’autre qu’un réseau intégré de liens, où l’homme seul dans son égoïsme détruit cet équilibre. Si nous ne sommes pas en harmonie avec la nature, nous ne survivrons pas.

Par conséquent, nous faisons circuler la Kabbale et expliquons à l’humanité la nécessité de s’unir, de s’élever au-dessus de l’égoïsme et de nous aligner du mieux que nous pouvons pour correspondre à la nature. Sinon, nous sommes une tumeur cancéreuse sur son corps, qui consomme l’environnement et meurt.

De toute évidence, il ya une différence entre le progrès intérieur, personnel, individuel et notre travail à l’échelle mondiale qui offre une qualité moindre. Néanmoins, nous avons entrepris cette tâche parce que c’est simplement le temps de commencer à prendre soin du monde entier. C’est ce à quoi la sagesse de la Kabbale est destinée.

De la conférence de Rome du 20/05/2011

La convention de Moscou: une lutte pour l’unité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment peut-on aller plus vite avant la convention de Moscou et ne pas se contenter de l’inertie des conventions précédentes?
Réponse: Cette convention se déroule dans une région très importante. Beaucoup de gens méprisent Europe de l’Est, mais c’est exactement là où la méthode de la correction a reçu un nouvel élan pour se développer. Des conditions particulières de temps et de lieu qui s’y sont matérialisées ont donné lieu à la forme moderne de la méthode que nous nous efforçons de réaliser maintenant.
Au moins la moitié des personnes qui ont activement étudié avec nous viennent de là. Et ce n’est pas un hasard: en secret et ouvertement, les kabbalistes y ont agi au cours des siècles, en fournissant à la nation une éducation solide et l’attirant plus près de la spiritualité.
Et c’est pourquoi il est vital de nous préparer à la prochaine convention. Une grande force y est cachée, ainsi que dans le monde russophone dans son ensemble. Espérons que nous serons en mesure de nous unir fortement et ferons tourner la convention en un événement puissant.
Nous aurons trois jours intensifs, sept conférences, divers événements, des réunions d’amis, et ainsi de suite. Nous devons essayer d’être ensemble avec toutes nos forces. Si quelqu’un se connecte virtuellement à nous, essayez de vous connecter en direct autant que possible.
Les conventions accélèrent grandement notre progrès. Hier, par exemple, nous avons passé une excellente soirée dédiée à la fête de Chavouot. Nous avons pensé que cela ne s’est pas passé en vain, que les gens sont de plus en plus imbus de notre message. Et cela n’a pas de rapport avec le fait que nous ayons investi beaucoup d’efforts et de moyens, cela en valait la peine. Il y avait un sentiment d’unité, de cohésion, un désir de se lier, de changer vers la spiritualité. Nous avons écouté des extraits des œuvres du Baal HaSoulam et du Rabash, et leurs mélodies. Tout cela a eu un grand impact sur les gens.

Dans notre monde, il n’y pas d’autres moyens plus puissants et plus efficaces que cela. Maintenant, on parle plus ouvertement aussi ; nous utilisons un langage plus simple. De nouveaux mots viennent à la surface, alors que précédemment les conditions n’étaient pas réunies encore. Ils apparaissent comme une réponse à la nécessité intérieure des gens.
Tout cela réjouit le cœur. J’espère que cela apportera de grands et réels changements dans notre monde, et que nous verrons la crise comme un tremplin pour l’avenir de l’humanité. Aujourd’hui, nous sommes au seuil du nouveau paradigme de toute notre vie. Le Baal HaSoulam écrit que cela est déjà évident et la recherche le soutient.
Alors faisons de notre mieux.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 07/06/2011, Écrits du Rabash

La Russie est-elle une partie de l’Europe?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous êtes sur le point de vous rendre en Russie. Quelle est votre attitude à l’égard de ce pays? La voyez-vous de la même façon que l’Amérique, l’Europe ou l’Asie?

Réponse: la Russie a sans aucun doute un esprit particulier, un esprit de Byzance. Ce n’est en aucun cas une civilisation européenne. Cela se manifeste également par l’attitude de l’Europe envers la Russie comme envers quelque chose de différent par essence. Même si cette Russie apparaît comme une nation chrétienne, elle n’en est pas moins orthodoxe, ce qui signifie qu’il y a un élément de concurrence avec l’Europe pour savoir qui a la plus grande vérité chrétienne. Et en plus, il y a une grande influence asiatique.

La Russie aime la culture européenne. Elle aime la France comme on aime une maîtresse, mais les principes de la France du libéralisme et de liberté sont étrangers à la Russie. Ce sont les principes de l’Europe – les principes d’une nouvelle civilisation technocratique. Mais pour la Russie la devise «liberté, égalité, fraternité » sont de vaines tentatives pour créer une modernisation nue. Certes, cela lui ressemble, comme si des machines intelligentes avaient été placées à côté d’esclaves ….

Mais c’est peut-être exactement pourquoi la Russie, l’endroit où les commandements de la Révolution française n’ont pas pris, en dépit de toute l’Europe, est le lieu où la question sur le sens de la vie se manifeste dans chaque personne: dans quel but vivons-nous ! ? C’est pourquoi je vais là-bas avec l’espoir que je serai compris!

L’embryon de l’âme et sa croissance

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pouvez-vous expliquer le lien entre une personne, son âme, et le Créateur? Dites-vous qu’une personne n’a pas d’âme tant qu’elle ne la développe pas?

Réponse: Chaque personne a un point de l’âme, semblable à une goutte de sperme. Nous avons besoin de force pour le développer. Tout comme une goutte de sperme se fixe à l’utérus, reçoit la nutrition de la mère, et commence à grandir, nous devons également nous attacher à la société et nous annuler par rapport à un groupe approprié, comme s’il était l’utérus de la mère.

Si je devais moi-même m’annuler, je ne serais pas un corps étranger au sein du groupe, tout comme une goutte de sperme n’est pas perçu comme quelque chose d’étranger. C’est pourquoi le corps ne le rejette pas, et l’embryon peut se développer.

De même, je m’annule devant le groupe et je reçois sa force. Alors, mon point spirituel, le début de mon âme, commence à se développer. Dans sa croissance, elle suit exactement les mêmes étapes que l’embryon à l’intérieur de la mère. Ceci est expliqué à travers des milliers de pages dans les livres de la Kabbale. Ces étapes de notre âme sont nommées en conséquence, comme «la conception, l’allaitement, et la croissance » (Ibour, Yenika, et Mokhin).

Si un homme ne commence pas par ce processus, en d’autres termes, s’il ne révèle pas la dimension supérieure qui existe en dehors de lui d’une façon ou d’une autre grâce à sa connexion avec d’autres, ensuite son corps meurt, et ce point de l’âme ne reste qu’un point. Une fois de plus, il va se revêtir dans un corps et l’accompagner, en lui donnant la possibilité de grandir.

Cependant, quand une personne atteint même le plus petit, le premier degré spirituel, elle sent déjà qu’elle appartient à une autre dimension, spirituelle et éternelle. Elle est éternelle, car elle existe au-dessus de notre égoïsme corporel et bestial qui se rapporte à notre corps. Puis, le corps peut mourir et se décomposer, la personne cesse de s’associer elle -même avec lui, mais s’associe plutôt avec l’état spirituel qu’elle a atteint.

Nous devons au moins atteindre le tout premier niveau. Puis il devient beaucoup plus facile d’avancer parce que la personne commence à voir les mesures qu’elle doit prendre.

De la conférence de Rome du 20/05/2011

Quand la crise devient insupportable

Dr. Michael LaitmanLa crise que nous vivons aujourd’hui est un indicateur de notre manque d’unité entre nous. En essence, la crise nous fait voir que nous sommes des gens totalement égoïstes et individualistes qui vivons dans un monde global. Et c’est tout le problème. La Nature nous révèle la globalité du monde, mais notre nature égoïste y est complètement opposée.
Nous ressentons cette différence ou abîme entre les deux comme une crise. C’est pourquoi nous sentons la douleur et la confusion dans tout ce que nous faisons, et c’est la raison pour laquelle nous sommes en proie à des maladies et à des malheurs. Cela vient de l’absence de similitude entre notre désir égoïste et la Lumière supérieure.

Par conséquent, nous devons voir la crise actuelle comme un point de départ de l’ascension de l’humanité vers l’état spécial à partir duquel elle est une fois descendue, selon le programme figurant dans la particule d’information qui est née de la Lumière. Nous sommes nés ici, dans notre univers et nous sommes maintenant de retour à cet état parfait.

La partie de l’humanité dans laquelle le point dans le cœur a fait surface est en développement avec l’aide de deux forces. Tout ce dont nous avons besoin ce sont de bonnes conditions: le groupe, les études et l’enseignant. La deuxième partie de l’humanité passe par un processus de développement et atteint un état de crise qui devient insupportable. C’est alors que se pose une question : que veut dire « insupportable » ?
La sensation d’horribles souffrances peut amener l’humanité à la guerre, l’anéantissement, et toutes sortes de problèmes. C’est exactement ce qui se passe: une partie de la population oublie tout au moyen de la drogue, d’autres s’engagent dans le terrorisme, et d’autres encore ne sont inquiets de rien, ils ont complètement sombré dans le vol. L’égoïsme est en éruption dans toutes les directions. En raison de l’absence d’épanouissement intérieur que les gens ressentent, ils ne savent pas quoi faire d’eux-mêmes.

Ces phénomènes négatifs exposent toute l’étendue de la désillusion et du désespoir que l’humanité ressent aujourd’hui. Et les gens n’en sont pas coupables. Ils ressentent une énorme pression intérieure, qui est à l’origine d’explosions de violence. Donc, que peut-on faire pour soulager leur situation?

Nous avons déjà parlé de la diffusion de la science de la Kabbale. C’est le salut. Si nous répandons la connaissance de la science de la Kabbale avant que l’égo des gens n’éclate à la surface, alors nous sauverons le monde de grands troubles. Par conséquent, tout dépend des personnes avec un point dans le cœur.

Rien ne dépend du monde et nous ne devrions pas attendre que toutes les actions soient faites par d’autres personnes qui n’ont pas un point dans le cœur. Ils n’ont pas la force positive qui est en mesure de compléter leur ego. Ils sont seulement porteurs d’un immense désir égoïste, et ne nous donne qu’une addition de leur mécontentement et de leur douleur.

Nous devons traiter cet énorme désir, nous mettre au même diapason, et avec lui, aspirer à l’unité. Nous devons continuer à étudier et, en réponse, augmenter la diffusion avec un accent particulier sur la nécessité de nous unir entre nous. Nous sommes ceux qui devons unir notre volonté commune brisée en une seule – notre récipient spirituel commun. Même si elle est brisée, elle contient des pièces qui sont reliées entre elles, malgré qu’elles soient des caractéristiques totalement différentes du désir. Par conséquent, si tous les autres se joignent à ces désirs interconnectés, ils viendront également s’inclure dans cette connexion.
Voilà comment une partie de l’humanité construit activement une connexion les uns avec les autres, tandis que l’autre partie de l’humanité participe à ce processus de manière passive.

Du 2ème cours de la Convention de Madrid, du 04/06/2011

Le degré de l’homme ne se fane pas

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam a dit qu’il était heureux d’être né dans la génération où il a été possible de révéler la sagesse de la Kabbale. La Kabbale nous enseigne la manière de combiner les deux forces du don sans réserve et celle de la réception en une seule, comment les ajouter l’une à l’autre de sorte que leur somme (Σ) devienne un «Homme».

C’est vraiment une science, une sagesse. Ce n’est pas facile; c’est difficile. Nous avons l’habitude d’aller avec le courant, et tout à coup apparaît une autre force, qui nous emmène quelque part. Où?

L’intégration des deux forces conduit à un résultat unique. Dans notre monde que nous voyons et ressentons, il y a les formes minérales, végétales, et de la nature animale. Nous appartenons au niveau animal et n’avons pas encore atteint quelque chose de plus. Le niveau de l’homme que nous commençons à découvrir en nous-mêmes est un degré spirituel qui nous ouvre un nouveau monde.

Dans la nature, un niveau donne la vie à un autre. Les animaux se nourrissent de plantes, et les plantes absorbent les forces minérales de la nature. Cependant, le niveau minéral ne sait pas ce que signifie grandir, se développer, vivre, consommer et excréter, et sentir l’environnement. Le niveau végétal, à son tour, ne comprend pas ce que signifie être un animal, bouger, porter des petits, et rester dans le peloton, sans parler des subtilités de l’existence pour les « animaux développés » les gens qui ont une vie très compliquée.

Un degré inférieur n’est pas en mesure de comprendre un autre plus élevé, c’est un monde complètement différent. Pour le moment, nous existons au degré animal et sommes régis par nos désirs. Nous ne comprenons pas ce qu’est le degré humain. Il est impossible de le montrer ou de le démontrer, tout comme un animal ne peut pas démontrer son point de vue du monde à une plante.

En outre, une personne qui a intégré les deux forces, le point dans le cœur et le cœur, le désir pour le plaisir et le désir de donner sans réserve, et s’est élevée au degré humain du développement ne peut pas transmettre ses sensations à ceux qui ne l’ont pas encore atteint. Il est possible de dire une chose: elle se sent au-delà de toutes les limites du corps physique, car elle est passée à un niveau différent. Elle existe dans le cadre de tous les niveaux antérieurs, et est nourrie par eux; cependant, elle est elle-même sur son degré.

Nous devons donc, après être montés au niveau de l’homme (espérons-le, dès que possible), préserver le lien avec ce monde, avec toutes les formes de vie en lui. Cependant, en plus, nous allons avoir des sensations et des intentions complètement différentes. Nous ressentirons l’éternité et la perfection sur le premier degré spirituel.

Notre problème dans son ensemble est que nous voulons recevoir le plaisir, la partie supérieure de la Lumière, alors qu’il ne peut exister en nous, et il disparaît immédiatement en raison d’un « court-circuit » lorsque le plus et le moins s’annulent. Ainsi, nous devons travailler correctement dans la troisième ligne entre ces deux forces.

Nous créons une bonne combinaison: nous avons mis une sorte de « résistance » (R) au milieu, par laquelle le plus et le moins fonctionnement correctement. Cela nous donne les résultats de leur travail, et nous obtenons de la force de leur part. Dans le langage de la Kabbale, la résistance entre le point dans le cœur et l’égoïsme est appelé un « écran » (Massakh). C’est notamment en ce lieu que nous recevons et que nous ressentons le sens d’une vie nouvelle à la mesure de l’homme, Adam.

Alors, nous nous libérons de la mort. Chaque fois que je veux recevoir la Lumière, je ne peux pas m’y adapter. Le plaisir disparaît avec le désir, et je goûte un peu de la mort. Je ne profite de rien d’autre et je tombe dans le désespoir. Je ne veux rien et bats en retraite. En fin de compte, une personne est «asséchée» à cause de ce travail, et elle voit qu’elle n’a pas réussi. Elle commence à « disparaître ». Les natures animale, végétale, et minérale diminuent progressivement en elle jusqu’à ce que la personne meure.

Cependant, si nous comprenons comment unir la force du don sans réserve et la force de la réception correctement en nous-mêmes, le plus et le moins, nous allons atteindre un sens de la vie au degré humain, une vie éternelle et parfaite.

Du 1er cours de la Convention en Espagne, du 03/06/2011