Category Archives: Correction

Ressentir l’existence du supérieur

929Et s’il y a quelque dysfonctionnement dans la roue, le dysfonctionnement n’est pas évalué par rapport à la roue elle-même, mais en fonction de son service et de son rôle par rapport à l’ensemble de la machine. (Baal HaSoulam, « La Paix dans le Monde »)

Si n’importe lequel d’entre nous commet un acte immoral, inapproprié, s’il cause un préjudice à la société ou à la nature, il nuit au système général.

Nous devons ressentir toute la nature. Supposons que je déracine un buisson dans mon jardin, je cause par cela un préjudice à l’écologie du monde. On peut donc venir me demander « Pourquoi avez-vous agi de la sorte ? », ou peut-être que je peux me le demander.

Cela signifie que chacun d’entre nous devrait ressentir le bénéfice ou le préjudice qu’il cause à la société environnante, au monde, à l’univers, à tous les mondes. Cette sensation se développe progressivement chez une personne. Lorsqu’elle commence à ressentir le monde qui l’entoure et la coopération mutuelle en son sein, elle devient plus élevée que la vie et la mort corporelles. Elle ressent l’existence du supérieur éternel. La sensation du corps matériel naturel diminue parce qu’elle s’élève au-dessus de lui.

Nous devons atteindre ce niveau. La sagesse de la Kabbale exige de nous une attitude très sérieuse envers toute la réalité.

Extrait de « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 21/07/2019

Découvrir une nouvelle vie

232.05« Lorsqu’une personne va mourir et que sa sentence a été rendue, l’esprit élevé lui est ajouté. » (Le Livre du Zohar)

Nous ne parlons pas de la mort physique. « Mourir » signifie s’élever d’un état à un autre.

Toutes les vies et les morts dont parle le Livre du Zohar, nous devons les endurer durant notre vie animale. Une personne doit mourir à l’étape précédente et s’élever à la suivante.

Le stade précédent semble mourir pour elle, comme on le dit parfois : « Tu es mort pour moi. Je ne te sens plus, je ne te ressens plus, je ne te perçois plus. » Il faut traiter cet état de la même manière : attendre et agir de telle sorte qu’il s’éteigne, devienne un stade obsolète, abouti.

La personne a l’impression d’acquérir une nouvelle vie. « Celui qui veut vivre (s’élever au niveau supérieur), qu’il se mortifie » à ce niveau.

Le Haut Esprit lui est ajouté dans une mesure qu’elle n’a jamais eue auparavant. L’esprit de l’étape suivante, sa Lumière, descend sur une personne afin de l’élever spirituellement, moralement et intérieurement à l’étape suivante. Cet esprit est au-dessus d’elle, semblable à la Lumière environnante (Ohr Makif).

Et puisqu’il est sur elle et s’attache à elle, elle voit ce qu’elle n’a jamais été récompensée de voir, car l’étape suivante s’ouvre à elle, une Lumière plus élevée entre en elle.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°20 sur KabTV

Preuve indiscutable

276.02Question : Le terme « Créateur » (« Bo-ré ») signifie en hébreu « viens et vois ». Pourquoi dit-on « voir » et non « goûter » ou « entendre » ?

Réponse : La vision est l’organe le plus élevé qui nous transmet une énorme quantité d’informations et qui est incomparable avec tous les autres organes de perception. Elle caractérise l’atteinte complète.

Par conséquent, si je dis « j’ai vu », cela est considéré comme une preuve indiscutable. Et « j’ai entendu », « j’ai senti » ou autre chose, ce n’est pas fiable.

Dans de nombreuses sources, il est écrit « goûtez le Créateur ». Le goût est aussi une sorte d’atteinte, mais ce n’est pas la vision.

Question : Quelle est la racine spirituelle de la vision ? Qu’y a-t-il de spécial lorsque, dans le spirituel, nous recevons des informations par la vision ?

Réponse : La vision symbolise la Lumière de Hokhma, la plus haute Lumière que nous pouvons atteindre.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV, le 10/09/2021

Les impressions de l’exposition à la Lumière

629.3Tout dans la spiritualité est initialement construit sur l’équivalence de deux forces : la force du don sans réserve, d’amour, d’atteinte et de création, qui est appelée le Créateur, et le désir opposé sur lequel cette force travaille, le désir de recevoir, d’accumuler et d’absorber tout ce qui est à l’intérieur.

L’influence de la force du Créateur génère tous les états que la création traverse jusqu’à ce qu’elle atteigne sa pleine similitude avec le Créateur. Dans cette métamorphose, la création se sent constamment sous l’influence de la Lumière supérieure. Elle est obligée de passer par ces états : le meilleur, le pire, et toutes sortes de descentes et de montées afin d’imprimer en elle diverses impressions de l’influence de la Lumière.

Par conséquent, ces impressions suscitent diverses formes de désir. Le désir lui-même, créé par le Créateur, est comme de l’argile informe à partir de laquelle toutes sortes de formes, d’états et d’impressions doivent être créés : proche-lointain, bas-haut, large-étroit, clair-obscur, rouge-vert, sons musicaux, etc. C’est-à-dire toutes les catégories qui distinguent un lieu, un temps, un espace, un mouvement.

Ainsi, la Lumière agit sur ce désir amorphe, ce morceau d’argile, ce morceau informe de terre, de poussière, et en fait quelque chose de semblable au Créateur.

Imaginez à quel niveau vous devez élever cette création ! Et elle doit être consciente de son ascension, être impressionnée par elle afin qu’elle atteigne l’indépendance tout en ressemblant au Créateur.

Le Créateur travaille sur ce désir initial, qui n’est même pas un embryon et qui n’est pas encore né. C’est ce que nous étudions dans la science de la Kabbale et ce que nous traversons pratiquement nous-mêmes.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°19 sur KabTV

Vous ne pouvez pas fuir le Créateur !

610.2Commentaire : A Yom Kippour, la tradition veut que nous lisions l’histoire du prophète Jonas, qui clarifie la responsabilité de tout le peuple d’Israël, en particulier de ceux qui aspirent à l’atteinte spirituelle, pour se corriger et transmettre cela aux autres.

Ma Réponse : Cette histoire raconte comment le Créateur a demandé au prophète Jonas de se rendre dans la ville de Ninive pour sauver les gens, c’est-à-dire pour les sauver de l’égoïsme. Jonas ne voulait pas y aller, il est monté sur un bateau et a pris la mer.

Le Créateur a causé une tempête de mer, et pour sauver le navire, les marins ont commencé à chercher le responsable. Dans la cale du navire, ils trouvèrent Jonas qui dormait paisiblement et lui demandèrent : « Comment peux-tu dormir tranquillement ? Nous sommes en train de couler ! Que devons-nous faire ? » Il a répondu : « C’est à cause de moi. Si vous voulez que la tempête se calme, jetez-moi à la mer. »

Les marins n’eurent d’autre choix que de le faire, et la mer se calma immédiatement. Jonas a été avalé par un gros poisson qui l’a amené sur le rivage près de la ville de Ninive.

Il se rendit dans cette ville et accomplit ce que le Créateur lui avait ordonné, à savoir rendre justes tous les habitants de Ninive, c’est-à-dire transformer leurs mauvaises relations en bonnes.

Question : Cela signifie-t-il qu’il ne pouvait pas échapper à son devoir ?

Réponse : L’homme ne pourra jamais fuir le Créateur ! C’est évident.

Chaque personne a sa propre mission pour faire de bonnes actions dans le monde. Elle doit l’accomplir et ne pas fuir ses devoirs. C’est ce que symbolise pour nous Yom Kippour (le Jour du grand pardon), à savoir la partie de la Torah appelée « Le Livre de Jonas ».

Il existe un programme de la création, et si un désir de correction a été éveillé chez une personne et qu’elle a entamé ce processus, alors il est impossible de fuir.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV

Pouvons-nous imaginer le plaisir supérieur ?

276.02Commentaire : Décrivez s’il vous plaît le plaisir que nous recevons le long du chemin de la Lumière.

Ma Réponse : Vous comprenez que je ne peux pas le décrire. Comment puis-je décrire un plaisir qu’une personne n’a jamais ressenti et ne comprend pas ?

A quoi peut-on le comparer ? Nous pouvons seulement comparer quelque chose que nous avons expérimenté et lui donner une certaine ressemblance, et pas d’une autre manière. Nous ne pouvons percevoir aucun plaisir ou descente spirituelle ou quoi que ce soit du chemin spirituel, sauf à partir des récits des autres. C’est la raison pour laquelle la sagesse de la Kabbale ne le décrit qu’en termes physiques.

La sensation qui résulte de ce qui arrive à une personne dans la spiritualité est ressentie lorsqu’elle accomplit réellement ce chemin par elle-même. C’est uniquement à ce moment-là qu’elle comprend ce que disent les kabbalistes.

Si vous relisez chacun des articles du Rabash ou du Baal HaSoulam que vous avez lus il y a un an ou deux, vous verrez que maintenant vous percevez chaque chose d’une manière totalement différente. Cela signifie que de nouveaux attributs, de nouvelles capacités et de nouvelles sensations apparaissent en vous. C’est un système qui fonctionne. C’est la raison pour laquelle le monde spirituel est appelé un monde secret, car il n’est révélé qu’à ceux qui peuvent le ressentir. Cette personne commence à ressentir de nouvelles sensations et de nouveaux sens, alors que les autres non, et il n’y a aucun moyen pour vous de changer cela.

Extrait de « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 14/07/2019

Empêcher les guerres mondiales

963.6Question : Un kabbaliste doit-il justifier les actions du Créateur comme les guerres mondiales et les catastrophes ou devrait-il essayer de les empêcher ?

Réponse : Les prévenir ou les justifier sont des choses différentes. Un kabbaliste doit en tout cas essayer de prévenir ces actions et aussi de les justifier.

Question : Bnei Baruch peut-il empêcher une troisième guerre mondiale ? Ou devons-nous justifier cette action du Créateur ?

Réponse : Cela dépend de nous : de la mesure selon laquelle notre unité sera révélée dans le monde entier, de la mesure selon laquelle elle deviendra une sauvegarde pour le monde, le protégeant de son égoïsme. Le problème est que l’égoïsme ne cesse de croître et qu’il déclenche et provoque des problèmes tels que les guerres mondiales. Il n’y a plus rien à faire ici. Vous voyez que le Baal HaSoulam a écrit à propos de la possibilité d’une troisième guerre mondiale et même d’une quatrième. Nous espérons que nos actions empêcheront néanmoins cela et nous permettront de diffuser la méthode de l’unité dans le monde entier. Agissez ! Agissez parmi vous et autour de vous.

Extrait de « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 14/07/2019

Créer l’écran

232.09Question : Où se situe l’écran, dans l’esprit ou dans les sensations ?

Réponse : L’écran se situe au même endroit que le désir. Dès qu’un désir se manifeste chez une personne, on peut obtenir l’intention d’utiliser ce désir pour s’élever au-dessus de lui. C’est la création de l’écran.

Question : Est-il possible de créer un écran sans un groupe, par soi-même, uniquement en lisant des livres ?

Réponse : En principe, c’est possible, et pas seulement en lisant des livres. Mais c’est beaucoup plus difficile qu’en groupe.

Le groupe aide en attirant la Lumière supérieure, l’influence du Créateur, de telle sorte qu’une personne reçoit une force supérieure et crée un écran.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV, le 20/08/2021

Les états menant à la naissance spirituelle

537Question : Quelles sont les trois composantes : NefeshRouakhNeshama ?

Réponse : Ce sont les trois étapes du développement spirituel lorsque nous nous élevons de notre monde, de notre état actuel de recherche, d’obscurité, d’incompréhension, de confusion, de détachement et de vide que l’humanité connaît aujourd’hui. En ce moment, quasiment chacun dans le monde passe par des états qui nous conduisent à la naissance spirituelle.

Il s’agit d’une sensation de fin, une sensation de limitation, d’un manque de perspective, d’un désir de quelque chose à développer parce que nous sommes déçus de notre développement puisqu’il nous apporte uniquement des déceptions continuelles et un vide encore plus grand.

Tous ces états sont très utiles et représentent exactement ces forces par lesquelles nous nous élevons de notre monde jusqu’au premier monde spirituel, le monde de Assiya, et entrons dans le véritable développement intra-utérin et commençons à ressentir dans une certaine mesure la présence du supérieur.

Nous commençons à ressentir que nous sommes à l’intérieur d’une nature globale, qui est un organisme unique englobant toute l’humanité, le monde entier, et même quelque chose de plus : une sorte de pensée, de plan, de début, de fin, de but et de processus à l’intérieur duquel nous existons.

Atteindre cela, c’est atteindre le niveau de Nefesh et le monde de Assiya.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°19 sur KabTV

Désirs et calculs

549.01Question : L’écran est une force qui me permet de faire des calculs non dans mon propre intérêt. Une personne fait-elle de tels calculs pour n’importe quels désirs qui surgissent en elle ou pour des désirs particuliers ?

Réponse : Fondamentalement, sur n’importe lesquels mais seulement dans la mesure où j’ai la force d’y faire face.

Question : Il existe des désirs fondamentaux liés au corps humain. Devons-nous faire ces calculs pour eux aussi ?

Réponse : Une personne devrait faire une restriction (Tsimtsoum) sur tous les désirs qu’elle ressent comme une source de plaisir. Ainsi, elle cesse de recevoir ce plaisir et s’élève au-dessus de celui-ci.

Les désirs essentiels sont les désirs ordinaires de nourriture, de sexe, de famille et de sécurité. Il n’est pas difficile de travailler avec eux. Il est beaucoup plus difficile de travailler avec les désirs spirituels.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV, le 20/08/2021