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Un rayon d’avenir dans l’obscurité du présent

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible d’avoir une théorie économique universelle pour tout le monde d’aujourd’hui?

Réponse: L’économie est un reflet de nos interconnexions. La science de la Kabbale nous explique essentiellement l’économie, ou comment nous donner les uns aux autres. Lorsque vous prenez soin des autres, je fais un calcul: combien dois-je recevoir d’eux afin de leur donner sans réserve ?

C’est exactement ce que Baal HaSoulam écrit dans les « Écrits de la dernière génération »et de «La Nation »: comment mettre en place les interconnexions correctes , ce que la répartition équitable devrait être, ce qu’est une  consommation équilibrée et comment ne recevoir que les nécessités et mettre tout le reste de vos efforts uniquement à aider les autres.

C’est l’économie. Certes, nous n’avons pas encore appris à le décrire en utilisant des formules comme celle-ci, qui soient claires pour les économistes modernes. Nous manquons nous-mêmes encore de la compréhension et du ressenti des niveaux les plus proches, les plus petits que nous allons monter en faisant la transition de l’économie actuelle capitaliste à l’économie de l’équilibre.

Nous comprenons que le « carburant » spirituel est nécessaire pour cela, car dans le sens matériel chaque personne recevra les nécessités selon sa nature et personne n’aura rien en  excès. Alors qu’est-ce qui motivera les gens? Après tout, le désir égoïste ne disparaît pas, il ne fait que s’accroître, surtout dans le monde spirituel où il est des milliards de fois plus fort. C’est pourquoi c’est là où nous recevons la Lumière supérieure, et pas seulement les «miettes» que nous obtenons ici.

Ainsi, notre problème est la période de transition quand on passe de l’aide des autres pour notre propre intérêt, à notre utilisation pour le bien des autres. Comment puis-je consommer le minimum et avoir du plaisir en donnant sans réserve ? Pour cela j’ai besoin que la Lumière supérieure change ma nature « à l’envers ». Comment puis-je vouloir ceci, comment puis-je demander cette avance, en évitant la souffrance?

Évidemment, la souffrance va nous rendre prêts à faire n’importe quoi. Mais je dois imaginer indépendamment l’image du don sans réserve afin que  l’état actuel me semble pire que la mort. L’avenir doit briller si fort que je veuille désespérément échapper au présent. Là, droit devant, une vie si merveilleuse m’attend que l’existence actuelle perd toute signification. Cela ne dérange que moi et je dois mettre un terme à cela.

Comment pouvons-nous décrire cette image ? D’une part, elle détient une grande souffrance, mais d’un autre côté, c’est la souffrance de l’amour, de l’aspiration à quelque chose de grand. Dans notre monde souvent les gens donnent leur vie entière en vue d’atteindre l’image qu’ils ont peinte pour  eux-mêmes. Une personne peut passer toute sa vie à travailler comme plombier ou électricien. Alors pourquoi les gens courent-ils après quelque chose d’autre? C’est afin de recevoir un supplément, même si au niveau animé, ils n’en ont pas besoin du tout. Ce n’est plus simplement passer des vacances inoubliables, mais une somme dans votre compte bancaire, ce qui vous fait plaisir en soi.

Ainsi, nous ne sommes pas encore en mesure d’expliquer la transition de la souffrance à l’aspiration. Nous n’avons pas une idée de la mesure économique réelle qui sera utilisée parallèlement à l’éducation de la société. C’est ce que nous avons à faire à l’avenir.  

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 18/10/2011, «La paix dans le monde »

Comment faire pour apporter la Lumière à tout le monde

Dr. Michael LaitmanLa structure du monde peut être décrite comme une pyramide avec plusieurs couches. Au-dessus, il y a les gens avec un point dans le cœur. Ces personnes vivaient à travers tous les temps  en aspirant au don sans réserve  car il y a «un point» (un désir spirituel) à l’intérieur de leur «cœur», qui signifie dans le désir de recevoir. Avec l’aide de ces deux « rênes », elles peuvent aller de l’avant en utilisant l’environnement pour invoquer sur eux  l’influence de la force du don sans réserve.

Toutes les autres n’ont aucun point dans le cœur; leurs désirs sont dirigés vers l’auto-plaisir normal. Cependant, après que ceux avec un point dans le cœur sont remplis par  la Lumière, la couche suivante est traversée aussi.

Cette couche est constituée de personnes différentes, incluant des scientifiques qui ne peuvent accepter le message au sujet du monde intégral. Ils voient que nous sommes en droit de leur recherche. Une personne bien informée voit ce qui se passe et comprend la nécessité de maintenir une approche intégrale parce que la nature nous offre cette réalité incontournable. Et il y a des milliers de gens comme ça: scientifiques, économistes, sociologues, politologues, etc. Nous devons coopérer avec eux par tous les moyens.

En dehors de cela, il y a «les riches et les puissants de ce monde», tels que les politiciens et les magnats. Nous ne pouvons que les atteindre indirectement avec l’aide de scientifiques qui confirment le dilemme auquel est confronté le monde: les guerres et les combats mortels d’ un côté et l’unité, par nécessité, de l’autre. C’est de cette façon que nous obtiendrons un autre public qui peut  être abordé: l’élite financière et politique qui a quelque chose à perdre.

En outre, les politiciens et les riches ont un nouveau problème: les gens commencent à les haïr. Après tout, la crise dans  les rues se passe pendant qu’ils sont au volant. Il n’y a pas si longtemps avoir  de la richesse était cause de respect, mais maintenant, la richesse est devenue détestable. Ce phénomène va s’intensifier jusqu’à la brutalité, et ils ressentiront sa lourde  pression.

En collaboration avec des scientifiques, nous pouvons leur proposer une solution : parce qu’il n’y a pas d’autre choix, il est nécessaire de commencer par des changements graduels dans la société. Ne pas faire de mouvements brusques, seulement introduire l’éducation mondiale. C’est essentiel aujourd’hui.

De cette façon, nous pouvons atteindre la couche principale de la pyramide: le public, les masses, qui ont besoin de « s’assoir à des pupitres scolaires », ce qui signifie qu’on leur a  présenté un système d’éducation au sujet des lois du nouveau monde. Cela pourrait être fait facilement parce que le chômage atteindra des niveaux sans précédent très bientôt, et l’économie va s’arrêter, à l’exception des mécanismes pour subvenir aux besoins fondamentaux. Beaucoup de gens ont déjà arrêté de dépenser de l’argent pour  le luxe. Un grand nombre de gens seront laissés sans rien faire, et ils devront être envoyés  en étude. Pour eux, ce sera un travail aussi bien. Une personne travaillant dans la sphère des besoins de base ne sera pas différente de toute personne recevant une éducation globale.

Peu à peu, un nouveau système sera construit. Supposons que tout le monde travaillera  une demi-journée, et l’autre moitié de la journée sera consacrée aux études, et de cela, un salaire sera comptabilisé. Une telle pyramide sera en phase avec les exigences du réseau global en pleine évolution dans le monde. 

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 07/10/2011, « un commandement ».

Exiger du pain et l’éducation


Notre objectif principal est maintenant de ne pas effacer les différences entre les couches riches et les plus pauvres de la population. C’est l’objectif pour l’avenir.

En ce moment, nous faisons  face à deux problèmes urgents: la première consiste à élever le niveau de vie de chacun au-dessus du seuil de pauvreté, et la seconde est d’obliger tout le monde à apprendre sur la garantie mutuelle, le nouveau monde, la nouvelle économie, les nouvelles relations entre les gens, et les changements que la nature nous oblige à faire. Il faut construire une université qui enseigne ces choses, et y étudier doit être obligatoire, comme c’est obligatoire pour les enfants d’obtenir un diplôme d’études secondaires.

Je considère que ces deux conditions sont essentielles. Après tout, il est écrit: «S’il n’y a pas de farine, il n’y a pas de Torah. » Mais d’un autre côté, s’il n’y a pas de Torah (la connaissance du nouveau monde), il n’y a pas de farine. Pour cette raison, les gens doivent être éduqués et recevoir de la farine, ce qui signifie des revenus nécessaires. Pour l’instant, c’est tout ce qui doit être fait.

Je me suis souvent demandé quels conseils pratiques peuvent être donnés à une personne qui a suffisamment souffert et est prête à accepter la garantie mutuelle. Comment une telle personne entre-t-elle dans un nouveau monde? Ceci n’est possible que par l’éducation progressive d’une personne. Nous ne pouvons pas nous réveiller demain et, par miracle, être dans un nouveau monde. Tout commence avec la correction intérieure d’une personne. Elle  doit apprendre à changer grâce à l’étude et à son environnement. Si de nombreuses personnes étudient, elles viendront à cet état par elles-mêmes en se corrigeant et en s’influençant mutuellement.

C’est le devoir du gouvernement, d’abord et avant tout, de  fournir à la nation la farine et l’éducation. La nation doit exiger que le gouvernement rehausse tous les revenus au-dessus du niveau de pauvreté et éduque tout le monde dans l’esprit de la garantie mutuelle. Sans ces deux choses, nous ne serons pas en mesure d’aller de l’avant.

Je ne sais pas où le gouvernement va trouver le financement nécessaire. Le gouvernement pourrait prendre aux riches ou commencer à épargner pour cela en réduisant les dépenses des  représentants du gouvernement, c’est à eux de décider. Voyons le calcul de la somme d’argent nécessaire. Ce n’est peut être pas une si grande somme. D’une façon ou d’une autre, le gouvernement doit fournir à la nation les nécessités. Il ne sera pas en mesure de jouer avec des gens comme cela a été fait dans le passé, donc il serait préférable de commencer à planifier à l’avance.

Je ne pense pas que cela pourrait être un montant d’argent irréaliste. Ils devraient le calculer et comprendre quels  impôts doivent être augmentés  et lesquels  devraient être abaissés. Il peut y avoir besoin d’une nouvelle taxe pour tout le monde, sauf pour ceux en dessous du seuil de pauvreté. Cela doit être fait. Comment cela pourrait-il être que des  gens n’aient pas assez de nourriture?

Il est également nécessaire d’enseigner aux gens comment gérer un ménage à travers des programmes de télévision ou des ateliers. Peu importe leur revenu, les gens ne peuvent pas vivre sans réfléchir et faire ce qu’ils veulent. Les gens doivent apprendre à gérer leurs budgets. Assez souvent, les gens ne savent pas comment faire cela.

Il y a des spécialistes, des scientifiques, des économistes et des psychologues qui peuvent expliquer la façon de bien gérer l’argent. Si on a une certaine somme d’argent pour une famille pour vivre pendant un mois, ces spécialistes peuvent calculer combien pourrait être dépensé et sur quoi. Il s’agit d’une discipline scolaire entière appelée la science de la famille et du consommateur.

Les gens vont écouter et devenir progressivement inspirés, ils vont soudain avoir une attitude différente envers la vie. Après tout, les gens ne pensent pas trop sur ce qui va leur arriver demain. Nous ne le sentons pas, et on ne nous l’enseigne pas. Nos écoles sont si éloignés de la vraie vie qu’ils n’enseignent pas les choses nécessaires, comme la façon de traiter les gens, votre futur mari, femme et enfants ou comment gérer un ménage de sorte qu’il y ait assez d’argent pour le mois. Toutes ces choses doivent être apprises.

Du cours quotidien de Kabbale du 02/10/2011,  Shamati # 219

Les 125 degrés de notre garantie mutuelle

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment la garantie mutuelle peut elle être utilisée comme un coefficient dans une formule? Est-il vraiment possible de mesurer les relations humaines: 50% ou 75% de garantie mutuelle?

Réponse: Bien sûr que oui, les relations peuvent être mesurées: Il y a 125 degrés de  garantie mutuelle (les mêmes 125 degrés spirituels dont vous avez probablement déjà entendu parler). Tout peut être mesuré précisément parce que selon la façon dont une personne se rapporte à d’autres, chaque  âme se compose de Rosh – Tokh – Sof (la tête, la partie intérieure du corps, et les membres), et voici les pièces qu’il restreint et les pièces qu’il utilise partiellement, à moitié, ou  au tiers.

Il n’y a pas de problème avec la mesure de la garantie mutuelle dans la spiritualité- elle correspond à votre degré. Et vous demandez comment nous devrions évaluer la garantie mutuelle dans l’économie de notre monde? La garantie mutuelle ne fonctionne pas et ne peut pas exister dans notre monde. Le premier degré de la garantie mutuelle est un degré spirituel.

En ce moment nous sommes dans une période de transition appelé «le temps de la préparation» pour l’entrée dans le monde spirituel. Quand je dis que la garantie mutuelle doit être saisie comme coefficient dans la formule économique, je veux dire que tout le problème avec la rupture et la crise que nous vivons actuellement est le fait que nous manquons d’un paramètre à partir d’un degré plus élevé. Et quand nous l’acquerrons, nous atteindrons  la paix, l’épanouissement et l’équilibre pour un certain temps.

Et à chaque fois  nous nous sentirons comme si nous avions perdu cet équilibre-le manque de garantie mutuelle et l’instabilité économique. Cela continuera de se passer à chaque nouveau degré, jusqu’à atteindre un état où chaque personne se suffira avec les nécessités dont il a besoin pour vivre, qu’il  déterminera lui-même.

Dans le même temps, chaque personne aura donné le maximum dans la mesure de ses capacités, et il lui sera permis également de déterminer ce maximum lui-même. Voici comment corriger tout sera.

Mais si une personne n’a pas encore atteint cet état, les désirs  avec lesquels il n’est pas encore capable de travailler sont gardés. Et cette protection n’est pas imposée par ses forces car il n’en est pas encore capable; elle est faite à travers l’environnement, qui le presse. Le Baal HaSoulam explique que la société du futur évaluera de combien chaque personne a besoin, et encouragera  les gens en leur donnant des médailles, influencera  les gens avec l’encouragement ou le jugement. 

Du cours  quotidien de  Kabbale du  02/10/2011,  Shamati # 219

A propos du capitalisme d’aujourd’hui

Dr. Michael LaitmanAvis: (Chandran Nair , fondateur et directeur du thinktank de  l’ « Institut global pour demain » basé à Hong-Kong : «Il est important de comprendre que les principes fondamentaux du capitalisme – c’est-à-dire que les êtres humains sont rationnels, que les marchés se comportent rationnellement, et que les marchés attribueront les prix – sont faux. Il est également important de comprendre les racines du capitalisme moderne.

« On pourrait dire que l’esclavage a été la première tentative pour sous-estimer le prix des ressources. Lorsque l’esclavage a pris fin il y a eu la colonisation, qui a de nouveau été une tentative du modèle capitaliste pour utiliser les ressources à bon marché. Avec la fin des colonies, nous avons eu l’argument de la mondialisation de la croissance économique et la mondialisation de la finance.

«Ce que nous devons reconnaître aujourd’hui c’est que le monde est un endroit très différent de ce qu’il était il y a 100 ans quand nous avions un milliard de personnes.

« Ce ljeu est terminé et nous avons besoin d’une restructuration fondamentale – essentiellement sur la façon dont les gens vivent, et nous devons aller au-delà des notions simples sur la croissance, vers des notions plus sophistiquées, des discussions nuancées au sujet du progrès humain.

« C’est impossible et c’est là que le capitalisme s’est  essentiellement cogné à un mur et une conversation très différente doit avoir lieu. »

Mon commentaire: Le manque de ressources dans le monde, d’une part, et l’aspiration naturelle à croître, d’autre part, nous laisse avec la seule possibilité d’épanouissement illimité: la satisfaction à l’égard des acquisitions non matérielles. Il est possible d’en susciter le désir à travers la bonne éducation des citoyens. Le rêve de tout le monde va se réaliser grâce à une satisfaction non matérielle.

La crise économique est comme une porte vers le nouveau monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: L’économie moderne mesure la prospérité économique en utilisant des indicateurs réels et des index. L’économie de la période de transition a-t-elle sa propre norme, un «indice de garantie mutuelle? » Comment allons-nous la mesurer?

Réponse: Ce sera également mesurée par l’argent. L’argent (Kessef en hébreu) ​​signifie ce qui recouvre (Kissiuf), l’écran.

Question: Qui va déterminer cet indice?

Réponse: Un organisme de réglementation unique qui fonctionne selon les besoins et aussi selon le niveau auquel  tout le monde est capable de se connecter dans l’équivalence de forme. Il se peut très bien qu’il soit déjà possible d’en écrire maintenant la formule. Ces choses ne sont pas farfelues.

Premièrement, nous devons trouver les bons mots et écrire plusieurs articles sur l’essence de l’économie actuelle, sur son histoire et sa base, et sur la fondation sur laquelle la connexion mutuelle entre les peuples est construite. Après tout, l’économie est l’expression de nos connexions, de notre égoïsme. Mais avec elle, sont également liés la politique et les sentiments, la publicité et les mensonges du monde moderne. L’économie n’est pas une science exacte car elle englobe les sentiments humains et les connexions entre les gens.

Si l’économie ne comprenait pas nos sensations, si elle ne reflétait que des revenus et des dépenses, nous n’aurions pas eu à faire face à des crises ni à aucun problème. Cependant, comme le Baal HaSoulam  l’écrit dans l’article «La paix dans le monde », nous ne pouvons pas mesurer les efforts, le succès, la satisfaction, et les relations humaines par l’argent seulement. Par exemple, je ne veux pas travailler avec quelqu’un, même pour un millier de dollars par jour, et je suis prêt à travailler avec quelqu’un d’autre pour cinquante dollars.

Nous ne sommes pas des machines, et donc l’économie n’est pas une science exacte, mais plutôt quelque chose entre les deux. Nous mesurons ce que nous pouvons, mais assez souvent notre ego gâche les calculs «rigides», et nous ne pouvons pas faire face à cela.

Ceci est fait à dessein. Le Créateur « nous fait trébucher » dès le tout début: nous sommes créés différents, et nous ne pouvons pas  nous mesurer les uns les autres par un étalon. C’est de  là que proviennent nos problèmes économiques.

Quand serons-nous capables de bâtir l’économie idéale? Quand nous serons capables de mesurer nos désirs et nos passions, tous les aspects de notre monde intérieur. C’est pourquoi nous voyons que les économistes ne sont rien sans les kabbalistes. Travaillant seuls, ils ne  font que tout gâcher.

Par conséquent, nous devons leur montrer qu’il est possible de créer un nouveau système de mesure. Premièrement, nous devons écrire une série d’articles sur l’économie comme le reflet de nos relations, y compris émotionnelles. Cette justification psychologique nous permettra d’amener en douceur le lecteur à la Kabbale.

Ce n’est pas par hasard si  la crise économique est devenue une sorte de «porte» vers le nouveau monde.  Elle reflète l’image de notre monde de la manière la plus complète, et par là nous ressentirons ce qui nous manque pour survivre et nous sauver nous-mêmes.

Et ce qui nous manque, c’est la garantie mutuelle. Qu’est-ce que c’est? La garantie mutuelle compense les facteurs humains que l’économie ne parvient pas à prendre en compte. Il est impossible de les mesurer avec de l’argent, mais nous pouvons combler cette lacune à l’avance. Il n’est pas clair pourquoi une personne doit recevoir deux kilos d’épanouissement, l’autre un kilo, tandis que le troisième un kilo et demi. L’économie ne peut pas fournir une réponse à cette question, mais nous compensons ses déficiences à l’aide de la puissance spirituelle. Lorsque nous nous élevons au-dessus de tous nos désirs, qui sont si différents, nous les remplissons avec un calcul plus élevé, qui va devenir une caractéristique déterminante de la future économie.

Ainsi, nous complétons l’économie financière avec l’économie de la Gematria. Selon elle, si une personne s’exerce un maximum en fonction des attributs qu’elle a reçus  du Créateur, elle est dans un système avec tous les autres, aux fins de correction. Que vous le vouliez ou non, vous ne serez pas en mesure de calculer  correctement quoi que ce soit de toute autre manière. La crise se fera sentir jusqu’à la fin de la correction, jusqu’à ce que la compensation affective basée sur la connexion mutuelle compense à 100% toutes les différences économiques.

Un de mes voisins reçoit plus que moi, une autre reçoit moins, et un tiers reçoit quelque chose de totalement différent. En les regardant, je dois compenser toutes ces différences par mon attitude. Ainsi, l’économie matérielle et l’économie des écrans vont se compléter mutuellement. Les deux comptes-le corporel et le spirituel-deviendront unique et se compléteront totalement l’un par l’autre.

C’est pourquoi l’humanité ne sera pas en mesure de supporter la crise économique. Et ce n’est pas sur le fait qu’elle concerne une pénurie alimentaire, c’est parce que les différences entre les gens sont révélées ici. Nous voyons cela comme l’écart entre les riches et les pauvres, mais essentiellement, c’est la manifestation de la nécessité de compenser, pour réconcilier les gens. Nous sommes à la recherche d’une opportunité pour compenser nos différences innées afin que chacun puisse être debout égalitairement aux autres. C’est ce que la crise économique  nous révèle. 

 Du cours quotidien de Kabbale du  02/10/2011, Shamati # 219

Jusqu’à la fin de l’intermède

Dr. Michael LaitmanAlors que des crises économiques graves ont lieu, nous diffusons cette connaissance sans prétention, nous nous préparons, nous construisons une organisation avec tous ses départements, et travaillons sur le matériel. Pour l’instant, nous allons essayer d’agir comme nous pouvons à travers nos groupes et les personnes qui nous rejoignent.

Mais les possibilités de diffusion réelle seront ouvertes lorsque l’économie s’effondra, lorsque le monde sera vraiment dans le besoin. Il est inutile de sortir avant que le signal du Créateur, parce que nous ne serons pas entendus de toute façon.

Tout d’abord, le style de vie ancien doit s’effondrer pour que les gens comprennent que nous ne serons pas capables de survivre dans ce système égoïste, selon la méthode actuelle, avec nos relations économiques et humaines actuelles. Troubles et émeutes populaires se déroulent dans le monde entier, les gouvernements perdent le contrôle de la situation, et la Banque mondiale va perdre le contrôle sur les finances. Les banques, les prêts, le crédit, et tout le reste vont cesser de fonctionner et peineront à nous fournir l’occasion d’acheter de la nourriture et gagner le minimum. Il y aura une stagnation économique, ce qui rendra tout le monde égal et poussera tout le monde en dessous du seuil de pauvreté.

À ce moment, il sera possible de parler au peuple, ou peut-être un peu avant cette date. Mais sans la crise, il n’y aura aucune possibilité de sortir dans la rue et annoncer l’idée de garantie mutuelle. Nous savons que le Baal HaSoulam tenta de le faire aussi dans les conditions d’une guerre imminente et tous les problèmes qui y sont associés. Mais les gens ne le sentaient pas encore dans leurs poches, et c’est pourquoi rien ne les dérangeait.

La même chose se passe aujourd’hui: les gens sont disposés à écouter seulement à l’ampleur des problèmes qu’ils rencontrent dans leurs poches. Jusqu’à présent, les manifestations viennent originalement de Wall Street et d’autres endroits, mais sans aucun doute, ils gagneront leur force entière au cours de cette année.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 02/10/2011, Shamati # 219

Notre avenir: consumérisme ou humanisme

Opinion : (Jagdish Kapur, 1920-2010, co-président et fondateur de la WPF «Dialogue des civilisations», extrait de wpfdc.com) : «L’erreur fondamentale de la civilisation industriellement développée est qu’elle traite toute personne avec la même mesure, ainsi la personne se transforme en une entité économique abstraite, un élément du troupeau … et le mouvement de la machine s’inverse – on dessert ici la consommation. Mais cela est une violation des lois de la nature. Restant dans les mains de cette économie malheureuse et illusoires, ils ne réalisent pas combien ils sont proches de l’effondrement de tout le système … Nous nous rapprochons rapidement d’un complète indifférence à tout dans le monde, à l’exception des billets de banque » (Source: archives Wpfdc.com)

«Le système de pouvoir unipolaire, résultant de la mauvaise orientation de sa force physique illimitée en dehors des contraintes éthiques et morales correctives, arrive rapidement en fin de course … De nombreux pays sont entraînés dans une force de diversion dangereuse vers une voie de développement sans rapport avec leur ressources vitales et leur contraintes culturelles. Cela crée de vastes différences, au sein de la société et du système mondial, entre les diverses strates et divers groupes ethniques, religieux et culturels. 

« Il continue : « Nous devons reconnaître que le monde n’est pas seulement un refuge de brigands globalisé, mais une famille de nations au sens véritable du terme, où tous les membres de la famille ont le droit de prier, de travailler et de créer des styles de vie de leur choix. Un état ou un groupe d’états, au nom de la liberté, de la démocratie et du droit de la personne ou de tout autres projections artificielles ou médiatiques, n’ont pas le droit d’imposer aux autres, leurs conceptions néo-impériale, leur volonté, leur morale brisée et  leur éthique consumériste. Ils ont déjà fait suffisamment de dégâts à l’organisme humain. Il est temps d’arrêter » (Source: Archives wpfdc.com).

La solution à la crise est dans la similitude avec la Nature

Dr. Michael LaitmanOpinion : (Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne) : «La crise de la dette souveraine de la zone euro est devenue systémique et les risques pour l’économie augmentent rapidement avec les banques européenne vers une zone dangereuse, déclara mardi, le Président du Comité européen du risque systémique (CERS), Jean-Claude Trichet.

 «La forte interconnexion dans le système financier européen a conduit à une augmentation rapide d’un risque significatif de contagion. Elle menace, dans son ensemble, la stabilité financière dans l’UE et nuit à l’économie réelle en Europe et au-delà.  »

« Jean-Claude Trichet a appelé les gouvernements et les autorités européennes à agir ensemble pour résoudre la crise, ajoutant qu’un retard serait désastreux.

«Il est urgent que toutes les autorités agissent à l’unisson, avec un engagement total dans la sauvegarde de la stabilité financière », a-t-il dit.  »

Mon commentaire : Ce n’est pas seulement une crise financière, mais systématique, mondiale, et générale dans toutes les sphères de l’activité humaine, résultant de la crise de l’homme et de la société. Seule une union progressive de toutes les personnes en un seul tout, tel que requis par la nature intégrale, nous amènera à l’équilibre avec elle et nous libérera de toutes les crises, qui ne sont que les signes de notre écart avec la nature.

La solution ne se trouve pas où les manifestants la recherchent

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « La paix dans le monde : « Mais il est naturel que dans ces conditions, les faibles et les exploités se multiplient, jusqu’à ce qu’ils soient assez nombreux pour protester contre ceux qui ont réussi et pour se quereller et se battre. De là, l’attribut de «paix» naîtra dans le monde. Ainsi, tous ces attributs – la miséricorde, la charité et la paix – sont sortis et sont nés de la faiblesse de la vérité.

C’est exactement ce que nous observons aujourd’hui. Les révolutionnaires provoquent des troubles en recherchant un changement total. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de vérité dans le monde. Ils disent : «Nous établirons notre propre vérité. »

Toutefois, leur subconscient contient d’autres catégories, qu’ils voudraient « traiter » Autrefois, cette attitude permit vraiment un changement au sein de la société et réalisa certains compromis, suivis d’une période de paix. Mais aujourd’hui, cela n’est plus possible, et c’est pourquoi les manifestations et les agitations ne seront plus bénéfiques. Elles peuvent conduire à des effusions de sang et des révolutions, comme en Egypte et dans d’autres pays, mais l’objectif ne sera pas atteint.

Nous devons former un cercle et nous unir, et nous devons vraiment atteindre la vérité au lieu d’utiliser des palliatifs pour cela. La Commission de l’Etat israélien cherche à  » protéger leur ventre pour couvrir leur dos, » il cherche à remanier le budget pour trouver d’autres solutions, mais toutes ces choses sont des mesures préliminaires qui ne font que refroidir un peu les passions. Autrefois, des mesures similaires pouvaient réellement apporter le résultat escompté, parce que la nature n’exigeait pas encore notre union. Maintenant, ces actions ne nous donneront même aucun résultat à court terme, nous ne serons même pas capables de les réaliser. Elles ne feront que causer de la souffrance et de la colère en nous, et conduiront même à des conflits encore plus graves.

Aujourd’hui, la correction ne pourra être réalisée que si nous nous dirigeons nous-mêmes vers la vérité. Et ce chemin passe par l’union, la garantie mutuelle.

Le gouvernement ne trouvera pas la solution dans leur vieil arsenal. Le gouvernement devrait essentiellement s’occuper de la sûreté extérieure de son pays et d’une vie normale en son sein. Bien sûr, il ne s’oublie pas non plus lui-même. Mais compte tenu des conditions problématiques que le gouvernement et le peuple ont rencontré, nous devons expliquer qu’aucune demi-mesure ne pourra nous aider à avancer. Il est inutile de s’attendre à un quelconque effet de leur part, parce que cela ne fait que prolonger le problème, empêchera de corriger la situation, et pour finir, la réaction des masses sera encore plus forte.

C’est pourquoi nous devons utiliser toute occasion pour expliquer ces choses. Même si les gens ne nous comprennent pas aujourd’hui, un autre échec leur fera comprendre que les vieilles méthodes ne fonctionnent plus, et ils se rappelleront alors ce que nous avons dit. Il n’est pas facile d’élever des enfants, on ne peut donc pas en dire beaucoup plus à ce sujet. L’humanité devra aussi apprendre un peu en traversant des coups, car elle descend un «sentier battu», qui se trouve entre la bonne voie et la voie des catastrophes.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 11.10.2011, «La paix dans le monde »