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N’a pas commencé à avoir du plaisir, mais a commencé à vivre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je, en tant qu’organe individuel de l’âme générale, sentir le mal que je provoque sur l’ensemble du corps par ma corruption? Comment puis-je ressentir les souffrances de l’âme en général?

Réponse: Vous le sentez en fonction de combien vous sentez la douleur de l’âme en général. Vous devriez sentir le mal; essayer d’être incorporés dans la société et de vous y connecter. Ensuite, vous sentirez ce qu’elle souffre, sa maladie, et vous vous attribuerez tout ce mal.

Le sentiment de la coopération est tout le résultat de la connexion: l’un et l’autre, la joie collective et la tristesse collective, l’engagement envers la société et la liberté à partir d’elle. Tout dépend de la personne, et de combien elle s’ exerce en vue d’atteindre son état et son ressenti.

Il est dit que l’on devrait se sentir désolé pour la douleur de la Shekhina. Nous voyons comment l’humanité souffre. Peut-on l’aider?

Les kabbalistes disent que le Créateur veut se révéler aux êtres créés, c’est ainsi. Il semble trop souffrir parce que d’autres souffrent. Sa souffrance est complètement différente de la nôtre.

Imaginez une famille qui a un enfant mentalement retardé. Combien souffre l’enfant? Parfois, il ne sent même pas qu’il est malade et qu’il est différent en tout point de vue des autres enfants. Nous aussi, nous vivons une vie paisible en ce moment, sans se soucier de rien. Nous pensons que tout va bien, et nous sommes surpris quand on nous parle d’une crise et des différents problèmes.

Les gens protestent: «Quel est tout se tapage à propos de es déclarations comme quoi les gens souffrent? Personne ne souffre; tout va bien. Ne nous déranger et laisser nous profiter de la vie! » Mais ce genre de vie, c’est comme la vie d’un enfant attardé qui n’est pas conscient de son état. Il joue avec quelque chose et il est heureux. Pour d’autres, son état est physiquement apparent, mais l’enfant est heureux, il ne souffre pas. Ceux qui sont près de lui en souffrent.

C’est parce qu’ils connaissent son état de santé, combien l’enfant est malade, et combien il manque de vie. Quiconque le voit en souffre. Il s’agit de la « douleur de la Shekhina», qui nous voit comme cet enfant retardé.

Mais s’il commence à s’améliorer, à aller mieux, à comprendre et à ressentir davantage, puis il ajoute la connaissance, il ajoute la douleur. Il commence à sentir les problèmes et les pressions, il voit que tout le monde veut être ami avec lui. Au début il sentait le monde entier comme bon et tout allait bien, il vivait comme dans un rêve.

Or, plus il se réveille, plus il sent fortement les différents états et sa dépendance envers les autres. Seulement maintenant, il comprend vraiment où il se trouve réellement. Il s’avère que ce monde est plein de soucis et de problèmes et que vous devez vous entendre avec les gens et être attentif aux différents dangers.

Mais les parents sont heureux! Pourquoi sont-ils heureux? Après tout, l’enfant n’est pas heureux. Certes, il n’est pas heureux encore, mais il a commencé à vivre!

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 22/01/12, Shamati # 1

Rencontrez le maître du serpent

Dr. Michael LaitmanPendant des milliers d’années, nous avons continué à construire divers systèmes de connexion entre nous, qui sont censés nous survivre sans que nous nous entre-tuions et qui sont censés nous amener à un compromis : je vous donne, vous me donner, ceci est à moi, et cela est à vous. Voilà comment nous essayons de nous aider les uns les autres.

Selon les diverses formes de connexion et de détachement entre nous, nous considérons que certaines nations et civilisations sont plus proches ou plus loin les unes des autres. Il y a de nombreuses conditions, qui soit nous connectent, soit nous isolent. C’est ainsi que la force, qui créa la brisure, nous divisa. Elle travailla comme une centrifugeuse qui nous sépara et nous chassa loin l’un de l’autre.

Mais il est écrit : « Allez et gagnez de l’argent les uns des autres ! » Ainsi, nous pensons que nous gagnerons plus, si nous nous unissons. Nous nous réunissons dans des villes et construisons différents systèmes, afin de fournir à tout le monde de l’eau, de l’électricité, et afin de créer une infrastructure appropriée ; nous avons aussi construit des usines et industries. Tout cela est pour notre bien commun.

La maléfique force égoïste, qui prévaut parmi nous, fait plus que simplement nous séparer les uns des autres ; elle travaille habilement et fait semblant d’être bénéfique et utile.

Nous continuons à nous développer de cette façon, jusqu’à ce qu’éventuellement nous atteignons un point, où nous devons prendre la décision de ne pas utiliser ce pouvoir plus longtemps, en vue de nous satisfaire, car cela nous conduirait inévitablement à l’effondrement et déclencherait des crises dans toutes les sphères de notre l’existence : l’éducation, la famille, les finances, etc.

La question est : Comment pouvons-nous corriger le pouvoir maléfique, qui émergea de l’intérieur de nous, alors que nous étions encore connectés en une seule âme, et qui brisa notre connexion ? Comment puis-je réparer cela ?

Les Sages, kabbalistes, expliquent que nous ne pouvons pas conquérir cette force directement en saisissant la queue du serpent. Il rampa entre nous et répandit son poison dans notre âme unie et pénétra dans nos désirs de toutes les manières possibles. Il n’y a pas le moindre désir ou un ensemble de désirs au sein de notre entité égoïste, qui n’ait pas été empoisonné par le mal.

Le venin du serpent pénétra tout et continue d’agir sous une variété de formes. Tout désir est toujours nuisible. C’est comme s’il y avait un seau plein de lait blanc et que soudainement quelqu’un y éclaboussait de la peinture noire et que celle-ci teignait tout en noir.

Est-il possible d’en extraire la peinture noire et de blanchir à nouveau le lait ?

Les sages disent que c’est possible. La force même, qui envoya un serpent parmi nous, peut l’en extraire. Même s’il a pénétré partout et a métastasé tout l’organisme, il est encore possible de se débarrasser de lui !

Tout ce que nous avons à faire est de découvrir ce que le serpent nous a fait exactement et de voir si nous pouvons encore continuer à vivre avec lui ou non. Si vous décidez de vous débarrasser de lui, parce que vous valorisez la puissance de blancheur (attribut du don), vous pouvez demander qu’il disparaisse ! Dans ce cas, vous vous adresserez à la source, qui vous a envoyé le serpent, et vous saurez que la source vous souhaite du bien et qu’en agissant ainsi, elle vous a aidé à connaître la source et à découvrir sa nature. Vous atteindrez la compréhension et la connaissance de l’essence de la création et découvrirez ses racines, plutôt que de simplement continuer à jouer, comme un jeune enfant, à l’intérieur de la structure appelée « le premier homme». Vous vous serez élevés au niveau du Créateur : le niveau de maîtrise du serpent.

La correction survient lorsque vous devenez reconnaissant. Cela signifie que la personne a atteint le niveau du maître du serpent.

Nous avons besoin de la Lumière, la lumière de l’intelligence et de la clarté, afin de nous rapprocher de la connaissance, des sensations et de la compréhension que nous devons devenir humains. En ce moment, il nous manque tout ce qui précède.

Pour fournir une connexion alternative au Maître du serpent, il y eut plusieurs personnes à travers l’histoire de l’humanité qui ont reçu de l’En-haut cette union et qui nous donnent aussi l’opportunité de nous y engager, pour nous protéger.

Quand nous lisons leurs livres avec l’intention de révéler la principale force du Créateur, nous commençons à comprendre et à ressentir l’univers tout entier, y compris son programme et son objectif. C’est la façon dont nous devrions commencer à lire le Livre du Zohar, avec l’intention de révéler l’action de la Force supérieure, que «Par Tes actes nous Te connaîtrons. » Tout comme nous voyons les gens à travers leurs actions, ce qui nous permet de nous faire une opinion à leur sujet.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 13/01/12, Le Zohar

Racontez-moi des mensonges, de sorte que je ne puisse m’empêcher de croire

Dr. Michael LaitmanSelon votre attitude envers votre corps, vos désirs, vous pouvez évaluer vos progrès. Vous ne pouvez mesurer votre ascension vers les degrés spirituels que par rapport à ce travail. Mais nous savons que le corps ne peut pas faire le moindre mouvement, s’il ne reçoit pas de plaisir compensant l’énergie dépensée, justifiant les coûts, et fournissant le carburant. Comment est-il possible de forcer le corps sans  plaisir ? L’esprit ne commencerait même pas à penser dans cette direction et à calculer. Aucun mouvement interne n’apparaît dans les désirs du cœur.

Le corps humain lui-même ne peut bouger parce que tout est déterminé par le désir qui doit voir une satisfaction future. Comment pouvons-nous faire des mouvements qui n’apportent aucune satisfaction à notre égoïsme, ce qu’on appelle «donner» (Lishma)? C’est impossible!

Comment pouvons-nous au moins nous en approcher ? Il est impossible de s’en approcher, sauf en trichant ! Pour ce faire, nous pouvons utiliser l’influence de l’environnement ou d’autres influences extérieures, ce qui suscite en nous «l’envie, la luxure, et l’honneur tirent une personne hors monde matériel » et apporte une satisfaction égoïste pour le corps. Ainsi, il n’a pas d’autre choix que de se mouvoir.

Toutefois, tout changement n’est possible que par la Lumière environnante. Cette lumière vient à nous, même lorsque nous agissons pour des motifs égoïstes. Il est clair que nous ne pourrions pas faire un seul mouvement autrement. Mais si néanmoins, je veux agir soi-disant pour le bien de mon plaisir, alors la Lumière environnante vient et me rapproche de cela.

De la 1ère partie du cours quotidien Kabbale du 18/01/12, Shamati # 108

Réjouissez-vous de travailler deux fois plus dur

Dr. Michael LaitmanIl y a une règle : «Si vous Me quittez un jour je vous quitterai deux jours. » Celle-ci est similaire à la règle  « parlez à mots couverts » … c’est une condition préalable à la création du récipient.

Une personne a volontairement la possibilité d’échouer, ce qui est appelé « si vous me quittez un jour», elle devra alors travailler à se corriger pendant deux jours. Cela signifie qu’elle quitte le niveau sur lequel elle était, elle chute, et pèche. Mais elle tombe à un niveau encore plus bas : non pas au niveau égoïste, qui est l’inverse du niveau de don qu’elle avait atteint, mais à un niveau encore plus bas. Non à moins un (-1), mais à moins deux (-2), et elle doit alors monter au deuxième niveau, au plus deux (2).

Quand il arrive enfin à deux, elle tombe à -3 et doit alors s’élever à +3. Nous progressons ainsi ; toutes ces actions sont bénéfiques pour notre avancement. Quand nous tombons, nous devons travailler deux fois plus durement.

La chose principale est de rester persistante, de ne pas rester immobile, lorsque vous voyez que vous n’obtenez aucune récompense. Chaque fois, nous devons trouver une plus grande récompense, qui est de plus en plus détachée de la vie corporelle. Nous devrions apprendre à mesurer la récompense par rapport au bien commun : dans quelle mesure puis-je travailler et les autres recevoir ?

Je dois faire des efforts pour que la Lumière qui corrige me rapproche de cette attitude, dans laquelle je recevrai de plus en plus de carburant, qui me permettra de travailler pour le bénéfice de tous les autres et non du mien. Voilà comment mon avancement se mesure.

De la 1ère partie du cours quotidien Kabbale du 18/01/12, Shamati N°108

Le tuyau d’oxygène pour sauver le monde

Dr. Michael LaitmanLes  récipients spirituels, les désirs, peuvent  être «directs» ou «ronds». Il y a aussi une division similaire dans notre monde. Le désir du groupe est «droit», parce que nous travaillons avec lui, l’apprécions et l’évaluons pour atteindre l’équivalence avec la Lumière Supérieure.

Tous les autres désirs dans le monde, qui sont représentés par les autres personnes, sont «ronds», parce qu’ils ne sont pas reliés à la «ligne», (la limitation par le Massakh, l’écran, et le travail qui est dirigé par la Lumière), et elles recherchent tout simplement la satisfaction.

Maintenant un vide grandissant va se révéler en elles. Si nous ne faisons pas de notre mieux pour  nous connecter à une ligne, et si d’autre part, nous nous joignons au monde comme à un cercle, alors les gens ressentiront combien ils reçoivent un remplissage du «tuyau » qui est formé par nous. Ensuite, ils seront attirés vers nous, adhérerons à nous comme des sangsues, car ils estimeront que c’est là la source de vie.

Mais afin d’éviter une situation dans laquelle nous aurions la satisfaction qu’ils n’auraient pas pu avoir, ce qui aboutirait à ce qu’ils soient remplis de haine, le système d’éducation intégrale doit leur être ouvert immédiatement afin d’expliquer à une personne comment atteindre la satisfaction.

La lumière ne peut pas passer de nous à d’autres comme ça. Nous devons construire un réseau de connexions adaptées, et un système d’éducation est nécessaire pour cela. Il n’y aura pas de contact entre nous d’aucune autre façon.

C’est comme si l’éducation intégrale était destinée à simplement connecter les gens les uns aux autres. À l’intérieur, cependant, il y a le raccordement au «tuyau » qui passe la Lumière dans le «cercle».

Dans notre groupe, nous sommes tous égaux, il n’y a pas de différences entre nous, et nous formons le même récipient dans lequel vient la Lumière Supérieure. Mais notre récipient est sous la forme d’un tuyau, nous travaillons avec le Massakh et la Lumière qui ramène vers le bien. Nous essayons de nous adapter à la Lumière, pour ressembler à la Lumière, et le désir, et l’intention de donner sans réserve est une sorte de canal pour la Lumière, une sorte de tuyau, que nous devenons quand nous nous connectons aux amis.

Le monde extérieur est un «cercle». Afin de créer une connexion entre nous à travers laquelle le monde extérieur commencera à recevoir de nous la satisfaction intérieure , il doit y avoir un certain degré d’équivalence et nous avons besoin d’un adaptateur, d’un connecteur entre nous et eux, de sorte que nous puissions nous relier.

Cela n’est possible que par l’éducation que nous allons offrir au monde afin que les gens sachent comment connecter le « cercle » et la « ligne droite » dans ce monde. Ensuite, à travers ce tuyau, la méthode de la réalisation va commencer à s’infiltrer, et le monde va commencer à s’organiser pour recevoir cette satisfaction.

 De la 1ere partie du cours quotidien de Kabbale du 08/01/2012, Shamati # 36

Travailler en cercles

Dr. Michael LaitmanPour moi le groupe fait partie du monde extérieur, mais je ne peux pas travailler avec tout le monde à la fois pour obtenir une réponse de tout le monde et me mesurer par rapport au monde. Le monde ne peut pas me soutenir  le long de mon chemin, car il n’a pas le même objectif que moi. Il a toutes sortes d’objectifs différents et ne sait pas vers où il est dirigé.

Donc, je trouve un groupe, une partie de ce monde extérieur avec qui je peux me connecter et travailler pour clarifier les choses. En effet, d’une part il est étranger, une partie est extérieure à moi, mais il est proche de moi en fonction de son objectif, de sa perception, et des études. Donc, il est intéressant pour moi de me connecter au groupe afin d’en obtenir le pouvoir et le soutien. Je vois qu’avec eux, il me sera plus facile d’avancer.

Finalement je commence à comprendre que ce n’est pas un groupe de gens, mais que ce sont les parties mêmes de mon âme dont j’ai besoin de recueillir et d’ajouter à moi-même. Ou peut-être au contraire: j’ai besoin de me quitter et de me trouver en leur sein plutôt que dans mon présent « moi ».

Puis, ensemble avec le groupe, nous voulons étendre nos relations avec le monde entier dans un cercle plus large. Ce cercle ne partage pas le même but, il a des aspirations différentes. Ceci est ma partie la plus externe.

Les parties de mon âme s’appellent «racine», «âme», «corps», «vêtements» et «palais». « Racine, âme et corps » sont la partie interne, que je ressens comme étant moi-même, le «vêtement » est une partie externe, mais  est il est collé à une personne, et le « palais » est la partie la plus externe.

Et  c’est pourquoi je joue avec le groupe comme étant la partie extérieure qui est la plus proche de moi, qui est prête à rejoindre le même but. Je ne vois pas cela comme un groupe de personnes, mais plutôt comme mes désirs qui ne sont revêtus dans ces masques qui me font face. Mais je comprends que je dois me connecter à eux parce que c’est là que j’atteins le but. Si je quitte mon ego et m’inclus en eux, c’est là que je vais trouver l’attribut du don sans réserve.

Mais nous ne pouvons pas seulement travailler entre nous sur notre connexion. Nous avons besoin de travailler ensemble sur quelque chose d’extérieur. Cette chose extérieure, c’est le monde. Mais là aussi, mes désirs semblent s’opposer à moi ; ce sont mes 7000000000 différents désirs qui me montrent qu’ils ne m’appartiennent pas. Mon ego me sépare d’eux et me rend aveugle, me déconcerte, et m’oblige à les percevoir comme étrangers et opposés à moi.

Je dois travailler avec le monde, mais c’est beaucoup plus difficile que de travailler avec le groupe. Après tout, j’ai au moins quelque chose en commun avec le groupe: un objectif, des études et des processus communs. Dans le groupe, c’est comme si j’étais à l’école maternelle, dans des conditions confortables qui ne cessent de m’aider à sortir de moi-même.

Mais le monde extérieur n’a aucune des conditions qui m’aident: là, tout le monde est contre moi. La seule chose qui nous relie ensemble est un problème collectif, mais il nous semble que nous nous dirigeons vers des objectifs différents. Le monde en fuyant la douleur n’a finalement pas d’autre choix, il va atteindre le même objectif que je considère comme bon et souhaitable. Donc, je devrais me rapporter à tous les cercles autour de moi- le groupe et le reste du monde, comme à moi-même. Ils me sont seulement présentés par le Créateur dans la présente forme opposée de sorte qu’à chaque fois  je vais apprendre à travailler avec un cercle plus externe. Je perçois le cercle intérieur, et avec lui, je commence à travailler sur des cercles plus externes.

Nous ne  pouvons pas nous inquiéter seulement l’un de l’autre. Comme un jeune couple: Combien de temps pouvez-vous  vous regarder l’un l’autre avant d’arriver à vous connaître mutuellement et de vous habituer à l’autre? Puis ils ont besoin d’avoir un enfant, afin que tous les deux prennent  soin de lui!

 De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 08/01/2012, Shamati # 36

Équilibrez, ne détruisez pas !

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous parlons de la nécessité de l’équilibre. Comment devons-nous exactement parvenir à l’équilibre ?

Réponse : Qu’y a-t-il en moi qui ne soit pas que des pensées, des désirs, et des obstacles? Puis-je enlever de moi tout cela ? Non. Puis-je supprimer tout cela ? Ce n’est pas une bonne idée ; il faudrait beaucoup d’efforts et de temps pour voir finalement que mes attributs innés ne disparaîtront pas, même après cinquante ans.

Alors, de quel genre d’éducation parlons-nous ? Que signifie «être humain ? » Comment puis-je me transcender ?

Nous devons prendre tous nos attributs et ne devons que les équilibrer. Je n’ai pas besoin de regretter quelque chose de mauvais en moi, j’ai juste besoin de l’équilibrer avec quelque chose de bien.

Je n’ai pas besoin d’effacer quoi que ce soit ; ce qui apaise m’a déjà : Après tout, je ne dois pas me sentir coupable, parce que je suis comme ça. Si j’efface quelque chose en moi, que me restera-t-il ? Tout ce qui me restera sera de mettre un terme à ma vie. C’est ce qui pousse les gens au suicide : Ils découvrent qu’il n’y a rien de bon en eux. Il peut y avoir diverses raisons externes, mais la conclusion est la même.

Nous abordons la questio d’une manière totalement différente. Une personne doit préserver tout ce qui est en elle, et avancer par ses propriétés, en ajoutant aux attributs négatifs, des discernements positifs, de bons attributs. Équilibrez, ne détruisez pas ! En détruisant, vous devenez un «réformateur du monde», ce qui, en fait, est doublement mauvais, car vous devenez une personne, qui provoque des dommages au monde.

Nous devons équilibrer chaque phénomène nous concernant, mais pas l’effacer. Sinon, nous perturbons l’équilibre général. De même, nous essayons d’équilibrer la pression artérielle et d’autres problèmes physiologiques, ainsi que les problèmes sociaux et familiaux.

Nous ne devons rien opprimer. Après tout, ce n’est pas par un hasard se le désir de recevoir fut créé sous cette forme. Cela découle de l’intérieur et se révèle dans nos Reshimot (gènes informationnels), que nous ne pouvons pas effacer. Leur chaîne continue d’évoluer, et la seule chose que nous pouvons faire est de les équilibrer, de corriger le phénomène en les utilisant correctement et de révéler leur côté positif.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 13/01/12, « La paix »

L’univers de la sagesse infinie

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je comprends comment un enfant se développe. Mais qui connaît les gènes existant dans la société humaine? Personne n’a jamais vu comment elle se développe, ni quiconque n’est en mesure de collecter des données et d’affirmer comment elle va évoluer à l’avenir. L’humanité est notre seul enfant, et voilà comment il grandit.

Réponse: Nous pouvons analyser et examiner le passé, étudier les évolutions dans la philosophie, la sociologie et la psychologie, et cela nous permet de détecter un processus cohérent et les causes qui la dirige. Nous ne voyons pas les perspectives d’avenir très clairement, mais à en juger par notre état ​​actuel, nous pouvons encore  en déduire où cela va nous mener. Comme avec toutes les choses, nous sommes toujours en train d’extrapoler le passé dans le futur.

La nature exige que l’on observe ses lois. La nature est l’organisme général, qui englobe les degrés minéral, végétal, animal et humain du développement. Tout le monde passe par ce développement. Ce fut d’abord la Terre, suivi par le règne végétal, suivis par les animaux, et enfin les humains.

Ce développement a commencé avec le Big Bang et a continué à travers une union de plus en plus grande. Dans tous les cas, l’union des différentes parties conduit à la création d’organismes plus complexes et uniques, tant en termes qualitatifs que quantitatifs.

Au début, il n’y avait que la matière inanimée, mais ensuite ses parties ont soudainement commencé à grandir pour acquérir un genre de vie, leur propre développement individuel. Le développement atteint ensuite le degré animé au cours duquel les animaux se développent encore plus individuellement. Le degré animé a été suivi par l’homme. Ce sont les résultats du développement de la Nature.

Évidemment, ce développement a ses propres lois, que nous pouvons voir en regardant le passé. La question est de savoir si nous les comprenons ? Il semble que non, mais cela ne signifie pas qu’elles n’existent pas.

En tant que scientifique, j’étudie la nature et la façon dont elle se développe, en me développant de ce fait  en tant que composant. En effet, même avec toutes nos réalisations scientifiques, l’homme ne peut jamais être au-dessus de la nature.

Nous existons dans une certaine sphère fermée que nous appelons «l’Univers», nous étudions là où nous sommes et la nature des lois qui agissent ici dans cette sphère. Cette sphère est infinie, sans bornes, et remplie de sagesse illimitée. Et tout ce que nous faisons c’est de gratter les miettes dérisoires de cette sagesse: c’est ce sur quoi notre science est entièrement basée.

Nous n’étudions pas autre chose que la nature, et dans cette sphère, nous apprenons aussi quelque chose sur nous-mêmes. Nous voyons que nous ne pouvons pas prendre le contrôle de nos vies, et pour cela, clairement, nous devons étudier les lois de la nature. Il est bon que des problèmes désagréables nous poussent vers l’atteinte de la nature; au moins, la motivation est d’améliorer nos vies

 De KabTV : « Une nouvelle vie » Episode 1, le 17/12/11

Avant une ascension critique

Dr. Michael LaitmanToutes les corrections sont faites selon le principe des «plus faciles aux plus difficiles. » Et ceci est logique: au début la Lumière corrige les récipients les plus purs, qui sont plus proches d’Elle, puis avec leur aide, Elle se déplace vers les récipients plus grossiers et plus compliqués.

Chaque récipient compte cinq catégories, ou dix Sefirot -la structure de HaVaYaH en d’autres mots. Cette structure se divise en cinq parties selon l’Aviout (épaisseur) du récipient : du stade zéro au stade quatre.

Le récipient est brisé d’une manière spéciale: plus ses parties sont élevées plus il tombe bas, tandis que les parties inférieures, au contraire, subissent moins de modifications. Maintenant l’ordre inverse des Lumières et des récipients détermine le chemin de la correction. Les récipients  sont corrigés par la Lumière, qui retourne à la source ou à la Lumière environnante (Ohr Makif). Il est activé en fonction de la loi stable et invariable de la similitude des qualités.

Les récipients sont corrigés une étape à la fois. Les récipients, qui s’éveillent vers la correction d’eux-mêmes – les récipients « lumière » du don sans réserve -n’ont pas besoin de système spécial. Ils n’ont pas besoin d’instructions spéciales, ils sont naturellement attirés vers l’unité sur laquelle la correction est entièrement construite. Ces récipients du degré zéro, et du premier degré d’Aviout sont appelés «ancêtres».

Les récipients du deuxième et troisième degré d’Aviout nécessitent une correction plus méthodique dans le travail de la réalisation spirituelle. Ils sont appelés «fils».

Et enfin, les récipients du quatrième degré d’Aviout, qui ne peuvent pas encore être corrigés, sont appelés «les nations du monde ».

Comme le Baal HaSoulam l’écrit, les ancêtres avaient besoin d’un «consentement préalable de la nation toute entière ». Leurs âmes n’étaient ni grossières ni séparées entre elles, et c’est pourquoi cela leur fut suffisant pour comprendre la nécessité de l’unité sans avoir à faire un travail difficile sur l’auto correction avec les Lumières.

Mais les fils sont des récipients plus grossiers, qui travaillent avec l’égoïsme. Ils ont reçu la méthode appelée la «Torah», ce qui leur permet de se corriger eux-mêmes d’abord dans les récipients  du don sans réserve («quarante ans d’errance dans le désert»), puis dans les récipients  de la réception (de la «terre d’Israël»). Puis, alors qu’ils étaient  en train de maîtriser la «terre d’Israël», ils se sont brisés deux fois, en tombant des degrés du Premier et du Deuxième Temple. En d’autres termes, ils ont créé des récipients avec une intention altruiste, mais ils n’étaient pas en mesure de les tenir.

Puis les fils se sont mélangés avec les nations du monde qui n’ont pas participé à ce processus.

Et aujourd’hui le temps est venu d’une correction commune. En conséquence, tout les gens qui se réveillent vers l’ascension sont appelés «Israël», selon son aspiration vers le Créateur (Yashar-El). Dans le passé, les ancêtres s’appelaient entre eux les «Israël», car ils sont sortis de Babylone et ont fuit la terre de Canaan –  en d’autres termes, ils se sont élevés  à partir du degré d’égoïsme vers le degré du don sans réserve. Puis ils sont tombés dans l’état de l’Egypte et une fois encore se sont  élevés au don sans réserve, après avoir passé le mont Sinaï et ayant poursuivi des corrections dans le désert et en terre d’Israël.

Cependant, après la rupture définitive, la notion de « Israël » a disparu, parce que personne n’avait l’intention pour l’amour du don sans réserve, à l’exception de kabbalistes séparés qui vivaient dans chaque génération, les dernières îles dans l’océan de l’égoïsme.

De nos jours, chaque personne, qui se réveille vers la correction, est appelée «Israël»-selon le désir, que le Créateur a enflammé en elle, son rôle futur. Et le reste pour l’instant demeure dans la catégorie des «nations du monde ». Pour l’instant ils ne veulent ni ne sont capables d’entendre le message au sujet de l’unité. Cependant, après des milliers d’années de mélange, tout le monde est fondamentalement capable de l’ascension spirituelle.

En bref, c’est ce à quoi ressemble le processus. D’abord  l’humanité était dans l’état commun de «Babylone», et ensuite l’état s’est divisé en deux parties: « Israël » et « les nations du monde ». Alors Israël est descendu en Egypte à partir de là, ce qui signifie qu’il a acquis le mauvais penchant, et quatre cents ans plus tard, il a réussi à monter au degré de la Torah, à construire un temple au niveau de la réparation finale personnelle.

Puis une rupture a eu lieu, et les fils d’Israël sont tombés, dans deux mille ans d’exil à la fin duquel chacun d’entre nous viendra à la réparation finale générale.

Notre compte à rebours simple commence au point du début de la correction lorsque les qualités tombées de Bina se sont combinées et mélangées avec les qualités de Malkhout : celui qui s’éveille est prêt pour la voie spirituelle. La correction arrive selon le principe de «du  léger au  lourd »,-mais pas par les moyens de la Torah, qui était la méthode des générations passées, mais avec l’aide de la sagesse de la Kabbale, qui est en mesure de nous apporter la Lumière, qui ramène vers le bien (Ohr Makif), à partir de la fin de la correction. C’est pourquoi cela se révèle  de nos jours.

 De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 22/11/2011, «Arvout (La garantie mutuelle) »

De l’argile reconnaissante entre les bonnes mains du potier

Dr. Michael LaitmanNous partons de la brisure. Sans elle, nous serions tous comme les niveaux minéral, végétal, et animal de  la nature qui agissent en obéissant à la seule force qui  les motive et les fait fonctionner de l’intérieur. Mais en raison de la brisure, les attributs spirituels ont pénétré dans le désir de recevoir pour soi-même dans leur forme opposée.

Toute la création avance sous l’influence directe de la Lumière, mais l’homme avance sous son influence opposée. Il en est ainsi pour qu’il puisse comprendre qu’il a besoin de s’adapter à la force qui le motive par lui-même.

Plus il avance, plus il sent la pression sur lui. Finalement, il doit complètement se « formater » lui-même, afin d’obtenir la forme correcte. En attendant, il se développe graduellement dans son désir,  en sens inverse à celui de la forme désirée.

Cela prend beaucoup de temps jusqu’à ce qu’une personne commence enfin à sentir la pression à l’intérieur d’elle-même  dans différentes directions, qui la modèle comme une matière première. Si elle  essaie d’augmenter sa sensibilité, elle ressent combien le Créateur travaille sur elle. Peu importe quelles sont ses activités, il y a une vie intérieure dans laquelle elle essaie constamment de ressentir comment le Créateur la presse dans toutes les directions par des sentiments différents.

Il est comme une mère qui est constamment aux côtés de son fils, lui disant ce qu’il devrait ou ne devrait pas faire, en corrigeant chacune de ses actions. De la même manière, une personne ressent constamment intérieurement comment le Créateur opère sur elle, comme si elle était de l’argile dans les mains d’un potier qui la pousse doucement, mais fermement  en lui faisant sentir sa pression. Mais elle doit vouloir cette pression.

C’est assez difficile et désagréable, mais d’autre part, une personne comprend que le travail qui est fait sur elle ne peut pas être arrêté et elle veut que cela continue. C’est le sentiment initial d’une personne qui commence à sentir à l’intérieur d’elle-même le travail réel du Créateur sur elle.

Nous pouvons sentir ce don sans réserve à l’intérieur de nous, car après la brisure il y a différentes forces et influences en nous, comme une copie de l’action spirituelle. Ce sont des actions potentielles qui existent dans l’âme générale qui voulait les exécuter, afin de  donner sans réserve. Mais après lla brisure tout est devenu « en vue de recevoir», et maintenant il existe en nous une forme opposée, égoïste. Mais c’est grâce à cela que nous pouvons identifier l’œuvre du Créateur sur nous.

C’est pourquoi le comportement d’une personne devient opposé aux actions du Créateur. Il y a un conflit: une résistance du côté d’une personne,  du côté de son argile, et la pression du côté du Créateur. Ainsi ils  se combattent l’un et l’autre et une personne ressent la pression et les coups tandis que le Créateur essaye de lui montrer ce qui ne va pas en elle.

Finalement, elle commence à justifier la pression interne et va de pair avec les actions du Créateur, en les voulant, comme un cheval qui obéit à son cavalier. Elle ressent la gouvernance comme la révélation de l’amour et la justifie. Ainsi, elle acquiert la foi et se connecte au Créateur. Elle s’installe à côté du potier. Bien qu’elle ressente toujours des souffrances, elles se font sentir dans l’argile, alors qu’elle s’identifie déjà avec l’intention, avec le Un qui crée toutes les formes en elle.

Elle se connecte à la main de l’artisan qui le crée et le sculpte. Elle veut réellement que l’artisan l’influence ainsi, et aspire de plus en plus à lui, jusqu’à ce qu’elle adhère à l’action du Supérieur.  Ils adhèrent dans le même mouvement, la même intention, et la souffrance devient un plaisir.

Toutes les souffrances que l’argile a senties disparaissent et une personne se trouve au-dessus, dans son intention, et voit que l’argile est sans signification.  Elle  est d’accord avec l’œuvre du Créateur sur elle et comprend que « seul le bien et la grâce me poursuivront. » Elle s’élève au-dessus de ses sentiments et adhère à l’intention du Créateur, à l’attitude du Créateur, et atteint l’adhésion complète avec Lui.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 02/01/2012, Écrits du Rabash