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L’égoïsme dans l’impasse

115.06Question : Vous avez mentionné à plusieurs reprises que la période de correction avait maintenant commencé, alors qu’elle était auparavant une période de préparation. Que signifie la période de correction, et pourquoi la période précédente n’était-elle pas considérée comme une correction ?

Réponse : Il était nécessaire de préparer l’égoïsme afin qu’il prenne pleinement conscience de son inutilité, de sa fugacité, de son désespoir, de sa vacuité et de son incapacité à s’épanouir ou à mener une personne vers quoi que ce soit de bon ou de positif.

En fin de compte, l’égoïsme devait être préparé afin de comprendre qu’il existe uniquement pour sa propre transformation, non pour être détruit par quelque moyen que ce soit, mais pour se transformer en don sans réserve et en amour.

Ainsi, tant que cette qualité égoïste ne se discrédite pas complètement dans tous les aspects nécessaires, il est impossible de commencer à la corriger.

À notre époque, nous avons atteint un stade où nous voyons clairement que le temps est venu, il n’y a pas d’issue. Soit nous sommes confrontés à de graves problèmes écologiques, militaires et à d’autres formes d’autodestruction, soit nous avons encore une chance de survivre.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Une chance de survivre » du 19/08/2010

« Le Jour du Créateur »

293.1« Le Jour du Créateur » est un état où l’on ne ressent aucun manque et où l’on est prêt à demeurer dans cet état toute sa vie et au-delà à une seule condition : avoir constamment le désir de donner sans réserve au Créateur.

Et cela sans aucune réponse, connaissance ou compensation ; c’est simplement pour faire quelque chose de bien pour le Créateur, même sans que personne, pas même le Créateur Lui-même, ne sache que l’on fait des efforts pour Lui.

La preuve en est la joie et la sensation de perfection. Cela signifie que l’on est déjà à la fin de la correction (Gmar Tikoun), car on ne désire rien d’autre que cela. Un tel état est appelé le Jour du Créateur. N’importe qui, où qu’il puisse se trouver, peut l’imaginer et s’efforcer constamment d’y parvenir. Sinon, on ne parlerait pas de jour ni de perfection.

Extrait d’une conversation sur le thème « La foi au-dessus de la raison », non daté

Le Rabash est toujours avec moi

961.2Question : Lorsque vous étudiiez avec le Rabash, vous ne saviez pas ce qu’était un groupe en tant que tel ?

Réponse : J’avais une préparation différente. Le Rabash pensait qu’il y aurait un groupe, il était convaincu qu’il devait le faire. Je lui ai amené des étudiants. On peut voir le genre d’articles qu’il a écrits.

Mais le groupe ne s’est pas formé grâce à ces articles. C’est moi qui en suis sorti. Non, les autres en sont sortis aussi ; je ne les rabaisse en aucun cas. Ce sont tous mes anciens amis, et j’aime et j’apprécie chacun d’eux car ils sont aussi des élèves de mon professeur. Mais le groupe ne s’est pas formé à partir de nous.

Maintenant, chacun œuvre de son côté. Je ne juge personne. Chacun fait simplement ce qu’il peut et comme il peut. Je suis pareil, l’un d’entre eux. Mais j’étais l’étudiant le plus proche du Rabash, son assistant. Il a passé de nombreuses heures avec moi, à étudier ensemble, à tout faire.

C’est pourquoi j’ai développé un sentiment interne de connexion avec lui, qui me pousse à aller de l’avant. Je ressens qu’il est avec moi. J’ai le sentiment clair et net que dans tous mes efforts, il se tient derrière moi, et que je réalise tout en trouvant mon maître en moi.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Vous ou le groupe » du 01/08/2010

Adaptez la Kabbale

912Question : Vous êtes un professeur. Qui pourrait vous remplacer dans l’enseignement ?

Réponse : Je ne pense même pas que ce soit nécessaire. Il existe environ 20 000 leçons enregistrées. La Kabbale offre un volume considérable de connaissances, de conseils et d’exercices pratiques, plus qu’il n’en faut pour une étude approfondie et une application concrète.

Tant que je le pourrai, je continuerai à avancer. Une fois que j’aurai arrêté, rien de plus ne sera nécessaire. On peut prendre ces leçons archivées et les étudier systématiquement. Il y a au moins dix ans de matériel ; c’est largement suffisant pour atteindre tout ce qui est nécessaire. C’est plus que suffisant.

Néanmoins, j’essaie chaque jour d’offrir quelque chose de nouveau. Je continue à trouver des exemples plus clairs, un langage plus simple et des moyens plus accessibles d’exprimer la matière.

Dans la Kabbale, la simplicité est la clé. Contrairement à la philosophie ou à d’autres sciences où la complexité est souvent valorisée, la Kabbale exige le contraire : transmettre des concepts nobles, abstraits et intangibles de manière accessible et compréhensible, notamment pour le commun des mortels. Aujourd’hui, la Kabbale est destinée à une diffusion généralisée.

Je m’efforce de la rendre accessible à tous. Le grand kabbaliste du XIIe siècle, le Rambam (Maïmonide), a écrit que nous devons développer cette méthode et la simplifier afin qu’elle soit accessible aux femmes, aux enfants et aux personnes sans éducation formelle, bref, à tout le monde. Pas seulement aux intellectuels ou à une petite élite, mais à chaque individu dans le monde.

En fin de compte, chaque personne doit corriger sa nature et atteindre le niveau du Créateur. C’est l’essence même de la mission de notre génération, ou peut-être de la suivante, mais nous devons y parvenir dans les décennies à venir.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – 20 000 leçons… » du 03/08/2010

Nous atteindrons le bonheur

427.02La force qui nous transforme aujourd’hui et bouleverse toute l’humanité : qu’est-ce que c’est ? Quel est ce petit programme ?

La force interne de ce programme est la force supérieure de la nature. Elle se manifeste spécifiquement dans l’être humain, et l’humain représente le stade le plus élevé du développement de la nature. Elle le transforme ; elle est orientée précisément vers lui.

Plus vite nous parviendrons à l’interaction intégrale de toutes les parties de la nature, plus vite nous comprendrons qu’elle représente un système intégral d’interaction, de soutien mutuel, et ainsi de suite, et plus vite nous atteindrons un état de bonheur, d’épanouissement et d’éternité ! Non pas vers la mort, comme c’est le cas aujourd’hui, mais vers l’éternité et la perfection.

Tout cela deviendra visible entre nous. Nous le verrons sous nos yeux.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 17/04/2025

La racine de tous les exils

214Question : Lorsque nous parlons de la fête de Pessakh (Pâque), pourquoi dit-on : « Vous souvenez-vous de la sortie d’Égypte ? » Après tout, il y a eu d’autres exils, de Babylone, de Grèce et de Rome, mais on ne nous rappelle que l’exode d’Égypte. Pourquoi en est-il ainsi ?

Réponse : L’exil égyptien est la racine de tous les exils. Tous les autres exils lui sont comme superposés. Cet exil est le plus difficile et le plus fondamental. Une personne s’élève au-dessus de son égoïsme, et pour la première fois réalise ce qu’est le monde spirituel et ce que signifie ressentir la propriété du don sans réserve, au lieu de la propriété de la réception dans laquelle nous naissons et existons.

Nous percevons le monde à travers nos sens qui cherchent constamment à avoir du plaisir et à bénéficier de tout. La révolution des organes sensoriels, lorsque je commence à « sortir de moi-même », à m’identifier au monde, à donner aux autres, à me ressentir hors de mon corps pour que mon cœur y reste, s’appelle l’exode d’Égypte. Tous les autres exils se produisent déjà en dehors de moi.

Extrait de KabTV, « Les kabbalistes écrivent : la nuit du Seder de Pessakh » du 04/03/2013

Seul avec ses pensées

720Commentaire : Supposons qu’une personne moderne se retrouve sans ordinateur et sans tout ce à quoi elle est habituée ; elle aurait peur, mais en même temps, elle réaliserait à quel point elle en est dépendante.

Ma Réponse : Non, ce n’est pas encore l’existence la plus terrifiante. On a parlé un jour de mon envie d’aller dans les montagnes dorées de l’Altaï. Et un ordinateur ? Peut-être avec un ordinateur, si je veux m’y installer et écrire un livre. Franchement, que faut-il de plus ? Un petit bateau, une canne à pêche, des bottes en caoutchouc et un seau pour aller cueillir des champignons. Pendant un mois ? Merveilleux !

Vous n’imaginez même pas ! Seul avec soi-même, sans personne d’autre. Rien. Quel bonheur ! Vous êtes seul avec vos pensées, il n’y a personne autour de vous, rien ne vous affecte, et vous pouvez consacrer vos pensées à ce que vous avez de plus précieux, de plus beau et de plus pur, déconnecté de tout le monde environnant. C’est formidable !

J’ai vu mon professeur comme cela lorsqu’il se déconnectait. Il se rendait à Tibériade spécialement pour être seul. Et lorsque je suis allé le voir, j’ai vu un homme qui me regardait sans comprendre qui était venu, pourquoi on était venu, ou qu’est-ce qu’on attendait de lui.

En d’autres termes, il ne pouvait pas ressentir dans quel monde il était revenu. Il vous regardait comme s’il était déconnecté, et lentement, très lentement, il revenait à lui-même.

Question : Mais un kabbaliste ne peut-il tout de même pas exister complètement seul ?

Réponse : Parfois, c’est nécessaire.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Expérience scandaleuse » du 06/08/2010

Changeons nos vies

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il existe une certaine similitude entre Moïse et la situation actuelle du peuple d’Israël. Moïse n’a pas confiance en Israël ni en Pharaon, bien qu’il soit en contact avec le Créateur. La condition actuelle de la nation israélienne est également assez précaire.

Réponse : Peu importe. S’il existe une direction précise, si nous comprenons que nous n’avons pas le choix, alors malgré les conditions qui nous obligent à fuir l’Égypte et à nous jeter dans la mer Rouge, nous faisons ce que nous devons faire.

Question : Mais vous dites que la nation israélienne moderne ne ressent pas qu’elle est en Égypte. Peut-être qu’une force particulière devrait apparaître ou quelqu’un qui puisse expliquer et amorcer ce processus ?

Réponse : C’est exactement ce que nous essayons de faire. Notre groupe, notre organisation, veut montrer à toute la nation d’Israël qu’il existe un moyen d’être sauvé. Changeons nos vies ! Après tout, la situation ne cesse d’empirer ; le monde devient de plus en plus hostile et la société israélienne est désintégrée et divisée. Notre sécurité est de plus en plus menacée.

Les coups que nous subissons ne frappent pas la « nation d’Israël », mais « l’Égypte », notre ego, car nous ne voulons pas en sortir. L’Israël en nous, le désir de donner sans réserve qui veut sortir de l’exil et s’élever, ne ressent pas les coups. Lorsque nous sommes à l’intérieur de l’ego, il ressent la douleur, mais dès que nous le quittons, nous nous déconnectons des « fléaux ».

Question : Que devrions-nous faire pour cesser de tomber dans l’ego ?

Réponse : La seule chose que nous devrions faire est de nous unir. Nous avons la méthode pour connecter tout le peuple d’Israël, et c’est le moyen de nous libérer de tous nos problèmes.

Extrait de KabTV, « Les kabbalistes écrivent : La nuit du Seder de Pessakh » du 04/03/2013

La signification spirituelle de la traversée de la mer Rouge

236.01Question : N’y a-t-il jamais eu un miracle dans le fait que la mer Rouge se soit ouverte et que le peuple d’Israël l’ait traversée pour fuir Pharaon ?

Réponse : La Torah ne parle pas d’événements de notre monde matériel. Elle parle uniquement de ce qui se passe entre nos âmes. En ce sens, nous traversons un état spirituel intérieur appelé « la traversée de la mer Rouge ».

La sortie d’Égypte et la libération de l’esclavage égyptien sont la libération de l’emprise de notre ego, de « l’Ange de la Mort ». En principe, sur le chemin de cette liberté, nous empruntons une sorte de passage appelé la traversée de la mer Rouge. Elle symbolise la fin de l’Égypte, la fin de notre ego, après quoi nous pouvons devenir un peuple libre.

Une unique force d’unité est cachée dans la nature qui est appelée le Créateur. Lorsque nous nous investissons dans des efforts pour nous unir, pour nous rapprocher les uns des autres contre notre désir, la force supérieure crée alors un état où la « séparation de la mer Rouge » sera découverte. Cela nous fait passer d’une nature égoïste à une nature de don sans réserve et d’amour.

Extrait d’une émission de la radio israélienne 103FM, le 15/03/2015

Apporter la Lumière de la foi dans les récipients d’Égypte

281.02Question : Comment une personne peut-elle regretter le fait de ne pas avoir la force de la foi lorsqu’elle est submergée par des pensées et des désirs mauvais ?

Réponse : C’est pourquoi nous avons besoin de la Lumière provenant de l’environnement que l’on appelle la solidarité (Arvout). La solidarité est la force de la foi qui se révèle au sein du groupe.

Bien que le groupe lui-même n’ait pas encore atteint la force de la foi, il y est enclin. Cela suffit à impressionner chaque ami et à illuminer la force du don sans réserve reçue de la Lumière Environnante (Ohr Makif), attirée par nos efforts collectifs.

C’est ce qu’on appelle la solidarité. Tout se résume à la coopération entre deux forces, il n’y a rien d’autre que ces deux forces.

Nous ne luttons pas contre la dissimulation réelle, nous attirons simplement la Lumière de la foi sur elle. Nous ne pouvons rien faire de plus pour la combattre. La dissimulation continuera de croître comme en Égypte où l’obscurité a continué de croître jusqu’à devenir totale.

Il n’y a pas de plus grande obscurité que l’instant précédant la rédemption, la sortie des 49 portes d’impureté. C’est pourquoi nous devons avoir une juste perception du pouvoir de la dissimulation et respecter Pharaon, car nous comprenons que tout l’endurcissement du cœur et la confusion que nous ressentons nous ont été donnés pour progresser.

Nous ne voulons pas contredire Pharaon, la dissimulation et la confusion, mais seulement nous élever au-dessus d’eux. Cela signifie que nous travaillons avec les récipients de l’Égypte pour leur apporter la Lumière de la foi.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, du 22/04/2014