Category Archives: Questions & Réponses

Devenir un canal du Créateur

031Question : Le Créateur est-il une énergie infinie, inconcevable pour notre imagination ?

Réponse : On peut le formuler ainsi. Mais par principe, le Créateur est la qualité du don sans réserve, de l’émanation. Si une personne acquiert une telle qualité, alors le Créateur canalise Sa force dans le monde à travers elle, et la personne devient une extension du Créateur.

Question : Que signifie « donner sans réserve au Créateur » ?

Réponse : On ne peut rien donner sans réserve au Créateur. Cette catégorie est la perfection absolue.

Question : Et que signifie « être un canal du Créateur dans ce monde » ?

Réponse : Cela signifie s’efforcer de transmettre cette méthode aux autres. En la maîtrisant progressivement, ils deviendront eux aussi des canaux du Créateur, la Lumière Supérieure les traversera, et ils en viendront à se percevoir comme le Créateur. En devenant semblable au Créateur, une personne devient un canal de Son énergie pour autrui.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 21/01/2018

Dépêchez-vous de demander

284.01Imaginez que vous êtes un parent (peut-être strict, peut-être bienveillant, peu importe, mais aimant) tout comme un parent se comporte avec ses enfants, vous devriez traiter les autres.

Question : Et au moment où je lis ceci chaque jour et que je comprends que je ne peux pas le faire, est-ce là la prière : « Je ne peux pas ! » ?

Réponse : Il ne s’agit pas encore d’une prière, mais d’un état dans lequel vous vous examinez et voyez à quel point vous avez besoin d’être corrigé. Et alors, vous avez déjà une sorte de demande ou de requête de correction. Et vous l’exprimez.

Vous vous jugez ; vous venez exiger du Créateur qu’Il vous corrige, car vous ne pouvez pas vous corriger vous-même. Le seul qui le puisse, c’est Lui. Mais seulement en accord avec vos demandes, vos requêtes et vos exigences. Alors dépêchez-vous !

Commentaire : Vous avez commencé par l’instruction d’aimer tout le monde.

Ma Réponse : Oui.

Question : Donc je souhaite atteindre cela, mais je n’y parviens pas, et je le demande ?

Réponse : Exactement !

Commentaire : Merci. Super !

Ma Réponse : Alors préparez-vous.

Extrait de KabTV, « Conversation avec Michael Laitman » du 26/02/2026

Basé sur le niveau de l’auditoire

234Question : Souvent, la personne qui pose une question le fait en réalité pour les autres. Elle se rend donc compte qu’elle aussi se pose cette question. Comment pouvons-nous obtenir des informations plus approfondies de votre part ? Comment devrions-nous adapter notre discours lorsque nous posons une question ?

Réponse : Cela ne dépend ni de moi ni de la personne qui pose la question, mais du niveau général des personnes présentes, même celles qui nous suivent à distance sur Internet. Lorsque je ressens l’auditoire, je m’adapte à lui ; cela détermine mon niveau de langage et même la manière dont je présente le contenu.

S’il y a plus de femmes assises devant moi, je m’adresse à elles différemment qu’aux hommes. Si l’auditoire est composé de nouveaux étudiants, je fais naturellement un exposé comme si je m’adressais à de jeunes enfants, en utilisant un langage doux et accessible. Pour un public plus averti comme mes étudiants de longue date, la conversation sera brève, claire et précise.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Réponse à toutes vos questions » du 12/09/2010

Là où commence le vrai pouvoir

214Question : Nous devons encore comprendre qu’au niveau terrestre, dans ce monde, nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes, ni avec nos mains ni avec notre tête. N’est-ce pas ?

Réponse : Nous ne le pouvons pas.

Commentaire : Et toutes nos tentatives actuelles pour améliorer la société, pour rendre le monde meilleur…

Ma Réponse : Encore les mêmes vieilles rengaines.

Commentaire : Les mêmes rengaines qui ne mènent nulle part. Et l’humanité continue de chercher un leader terrestre qui…

Ma Réponse : Elle ne sait tout simplement pas comment utiliser les forces de la nature ! C’est ce que la Kabbale nous offre, ce qu’elle nous explique. La Kabbale nous apprend à accéder à cette force positive de la nature, à la puiser constamment en nous et ainsi changer le monde.

Que signifie « monde » ? C’est ce que je vois et ressens autour de moi, que ce soit avec mon mauvais œil ou le bon ; c’est ce j’appelle le monde.

Alors, comment changer mon attitude négative envers le monde en une attitude positive ? C’est là tout l’enjeu de la Kabbale, la science de la réception, de la perception juste de l’endroit où l’on se trouve, ce monde.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 05/02/2026

Matière du passé, Lumière du futur

760.2Commentaire : J’ai l’impression que vous vous reprochez un peu le passé.

Ma réponse : Non, je ne me reproche pas le passé. Absolument pas. Au contraire, le passé refait surface quand il le faut et vous le corrigez ; cela vous aide à accéder à une plus grande conscience. Tout cela est nécessaire.

Question : Le passé peut-il vraiment être corrigé ou ajusté ?

Réponse : Bien sûr. Qu’est-ce qu’une correction après tout ? C’est le fait que quelque chose s’est déjà produit, même il y a une minute, et que l’on peut le corriger maintenant, l’élever.

Tout notre chemin est la correction, de bas en haut, de ce que le Créateur a produit de haut en bas avant notre apparition. Il a préparé pour nous un désir terriblement égoïste, et nous devons le corriger. C’est pourquoi nous prenons toujours la matière du passé, la Lumière du futur, et nous nous mettons au travail.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La destruction de Laitman » du 18/09/2010

Pour satisfaire le maître

249.02Les obstacles placés devant le désir de recevoir provoquent le développement de la raison. Une personne peut alors faire un choix libre. Si le désir de recevoir ne peut être satisfait immédiatement et qu’elle ne voit pas cette opportunité, mais qu’elle essaie d’apprendre comment le faire, elle construit un certain système pour elle-même.

En particulier, lorsqu’une personne n’est pas sous la pression du plaisir qui se présente à elle, elle peut développer une attitude envers le plaisir qui ne dépend pas de son désir de recevoir, mais de la grandeur de celui qui procure ce plaisir.

C’est ce qu’on appelle la transition de Lo Lishma (pas pour le Créateur) à Lishma (pour le Créateur). Autrement dit, une personne ne travaille pas pour le plaisir ou dans l’espoir de se remplir, mais pour satisfaire le maître qui donne le plaisir. Parce que le maître veut que la personne reçoive, cela Lui fait plaisir.

Lorsqu’une personne reçoit afin de satisfaire le maître, on dit que tout son plaisir et toutes ses actions ne consistent plus à recevoir, mais à donner. Autrement dit, deux actions doivent être accomplies ici : la première consiste à se protéger de la réception du plaisir, à s’imposer une restriction (Tsimtsoum), et la seconde consiste à utiliser le désir de recevoir et d’avoir du plaisir uniquement dans la mesure où cela peut satisfaire le maître. C’est-à-dire vérifier à quel point je ressens la grandeur du maître.

Le degré auquel je L’apprécie, déconnecté de mes propres plaisirs, détermine mon action ultérieure. Il s’ensuit que cette action est entièrement accomplie dans Lishma (pour le bien du Créateur), pour le bien du maître.

Il n’y a pas besoin de nombreuses actions, juste une seule : déplacer le point de basculement crucial de la sensation à l’intérieur de mon désir de recevoir vers le sentiment de l’importance du maître.

Lorsque le Créateur devient plus important à mes yeux que la sensation à l’intérieur de mon désir de recevoir, on dit que j’ai franchi le Makhsom (Barrière). Selon qu’Il est plus important à mes yeux que ma sensation de plaisir, mon degré spirituel est plus élevé.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Le plaisir éternel

260.01Question : Comment imaginer le plaisir éternel ?

Réponse : Du Créateur, nous recevons des désirs et des satisfactions. Les désirs se ressentent par la faim et la souffrance, tandis que les plaisirs se ressentent comme l’atteinte de la perfection, précisément selon la mesure du désir pour cela.

Dans notre vie quotidienne, nous ne pouvons recevoir une satisfaction continue car les désirs et les satisfactions ne se révèlent pas en nous simultanément. Mais si une personne se prépare adéquatement à recevoir la satisfaction avec l’intention de donner sans réserve, elle reçoit du Créateur le désir et sa satisfaction en même temps. C’est comme celui qui mange et ressent une faim persistante, ainsi qu’une satiété ininterrompue. Il en va de même pour tous nos désirs.

(non sourcé)

Le travail du Créateur avec les êtres créés

232.01Lorsqu’une personne franchit la Makhsom (Barrière) et possède déjà des récipients de don sans réserve, le Créateur recommence à lui révéler la récompense et le châtiment. Et malgré cela, la personne doit toujours préférer la connexion avec le Créateur car elle désire fusionner avec la vie véritable, avec sa racine.

Si auparavant elle jugeait le Créateur selon la récompense et le châtiment dans les récipients de réception, elle Le juge désormais selon la récompense et la punition dans les récipients de don sans réserve. Ainsi, les récipients de réception sont unis aux récipients de don sans réserve, et l’on dit qu’il corrige d’abord la double dissimulation, puis la simple. Le Créateur œuvre donc constamment avec l’être créé. Dans Son « jeu » avec le désir de recevoir, Il peut élever l’être créé au-dessus de ce désir à chaque fois.

Lorsqu’Il donne un plus grand désir de recevoir, la récompense et la punition apparaissent à l’individu comme plus importants, et c’est sur cette base qu’il s’attache à la racine. C’est ce qu’on appelle la foi au-dessus de la raison. Ainsi, il se connecte de plus en plus au Créateur jusqu’à ce que tout son désir de recevoir se mette en action ; la récompense et la punition deviennent alors immenses et emplissent tout le volume de son âme.

Il s’avère qu’il a pleinement réalisé la récompense et la punition afin d’adhérer pleinement au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que Sa providence est cachée et révélée ? » du 25/01/2026

La méthode d’unification de la société

600.02Question : À partir de quel moment la méthode d’Abraham peut-elle être considérée comme une véritable religion ?

Réponse : Dès l’instant où elle est devenue une force unificatrice, une force motrice pour bâtir une société imprégnée de cette idée, l’adoptant et l’acceptant comme mode de vie.

Cela s’est produit lorsque le groupe d’Abraham, après avoir quitté Babylone, a commencé à se rassembler au mont Sinaï. Il est clair que dans la Torah, ce récit est présenté de manière purement allégorique. En réalité, le peuple ne se trouvait pas physiquement sur la montagne ; il s’agissait plutôt d’états intérieurs vécus.

À partir de ce moment, on peut déjà affirmer qu’ils avaient une religion, c’est-à-dire la mise en place, au sein du peuple, d’une structure organisée en dizaines, centaines et milliers de personnes, et l’établissement d’interactions correctes entre elles, au sein desquelles le Créateur se révèle comme la qualité de l’amour, du don sans réserve et de la garantie mutuelle (Arvout).

C’est de là que naît le mouvement social de ceux qui ont quitté Babylone et qui, peu à peu, deviennent une nation.

Autrement dit, le tournant décisif fut le moment où le besoin d’une instruction émergea afin de s’élever au-dessus de la haine mutuelle. Dès lors, la religion apparaît comme un moyen d’unir le peuple en un seul tout, en harmonie avec la force supérieure.

Nous appelons cette méthode « religion » car le peuple, dans sa structure, tend constamment vers l’équivalence avec la force supérieure, s’efforçant de tout faire pour que cette force se révèle parmi eux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 03/07/2017

En quoi pouvons-nous être égaux ?

232.06Question : Le principe fondamental de l’Union soviétique était que tout le monde devait être pareil. Quel est l’intérêt de cette uniformité ? Qu’apporte-t-elle ?

Réponse : La Kabbale ne parle pas de cela. Elle affirme que chacun doit être égal, mais chacun à sa manière, dans la pleine réalisation de son âme, et les âmes sont fondamentalement différentes.

Si l’on considère les 613 désirs et qu’on les représente linéairement, on constate qu’ils forment ensemble une sorte de spectre. Or, une fois ces 613 désirs alignés selon leur niveau, chacun décrit une courbe différente.

Autrement dit, chaque personne a ses propres désirs. Mais lorsque chacun s’exprime pleinement, ils le font dans le don sans réserve envers l’ensemble du système, envers autrui. Et en cela, tous sont égaux. En d’autres termes, nul n’est semblable à un autre, ni par la quantité ni par la qualité du don sans réserve, et pourtant tous sont égaux en ce que chacun agit au maximum de ses capacités, selon sa propre singularité.

Par conséquent, l’interprétation erronée de l’égalité consiste à rendre tout le monde identique, de sorte qu’on ne puisse pas distinguer une personne d’une autre. Au contraire, en réalisant nos âmes autant que possible, nous différerons les uns des autres autant que possible.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Tout le monde devrait être pareil » du 01/10/2010