Category Archives: Société

Celui qui nous gêne nous aidera

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si nous devons nous élever au dessus de notre égoïsme, alors plus on le renforcera, plus ce sera difficile de s’élever au-dessus de lui. Ainsi, paradoxalement, l’épanouissement de la culture nous prive de la possibilité de surmonter notre ego, n’est-ce pas?
Réponse: Oui, c’est vrai. Mais pourquoi nous développons-nous dans la forme égoïste et, qui plus est, de façon exponentielle? Il s’agit pour nous de voir l’intérieur de notre ego, combien il finit par nous détruire et qu’il est encore à surmonter.
Nous n’avons pas d’autre chose que notre désir! Ainsi, la sagesse de la Kabbale est appelée « la sagesse de la réception» («Kabbale» en hébreu signifie «réception»). Cette sagesse explique comment réaliser son désir plutôt que de le détruire. De notre question égoïste, nous construisons la forme d’un homme (Adam), «semblable» (Domeh) au Supérieur, le Créateur.
Ainsi, d’une part, l’ego doit se développer jusqu’au point où nous sommes déçus de notre véritable forme égoïste qui veut toujours saisir pour elle-même. Ensuite, je vais commencer à utiliser mon ego dans sa forme inverse et à chaque fois le transformer en don sans réserve. Dans la mesure où je peux faire cela, je vais acquérir les forces de mon âme.
Aujourd’hui, nous avons atteint un certain «plafond», une «satiété», qui signifie l’égoïsme maximum possible qui reçoit pour soi-même, jusqu’à ce que nous consommions le dernier fruit de la Terre. Ceci nous conduira à la réalisation de notre mal. De toutes les manières, soit bonne soit mauvaise, nous comprendrons que nous devons agir dans le sens inverse et utiliser notre égoïsme pour le don sans réserve.

De la conférence de Rome du 20/05/2011

Définir les besoins vitaux

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez dit que pour résoudre la crise mondiale, il est nécessaire de réduire la consommation. En quoi la consommation minimale diffère-t-elle de la consommation vitale? Par exemple, est-ce qu’une montre coûtant mille Euros peut être considérée comme une nécessité vitale?
Réponse: Cette question n’est pas simple. Je dirais même il y a un hic avec elle. Permettez-moi de l’expliquer au moyen d’une parabole kabbalistique vieille de 2000 ans.
Il était une fois deux amis. L’un était riche et l’autre l’était moyennement, mais ils étaient tous deux sur le même plan spirituel. Un jour, l’homme riche a fait faillite et son ami a commencé à le servir comme serviteur, en souhaitant lui fournir le niveau nécessaire de l’existence auquel il avait été habitué. C’est parce que précédemment son ami avait déjà des serviteurs, alors quand il les a perdus, il s’est senti comme s’il avait perdu quelque chose de nécessaire.
Ceci est un exemple intéressant, mais ne convient pas de nos jours parce que la nature nous oblige autrement. Nous n’avons pas d’autre choix que de restreindre notre consommation car sinon nous dévastons la planète terre. Ce n’est pas seulement que nous devons réduire nos besoins, mais nous devons atteindre un état où nous serions heureux de nous débarrasser de nos besoins, mais nous sommes tenus de les recevoir parce que nous devons exister dans notre corps dans ce monde.
J’ai un grand désir, qui comprend le niveau de ma vie ordinaire où j’ai des besoins physiques ainsi que des nécessités sociales, comme l’éducation, la culture, les vacances et les voyages. Personne ne dit que vous ayez à y renoncer. Vous avez besoin d’un appartement, tout le nécessaire pour cela, une femme, des enfants, et ainsi de suite.
Le problème est notre consommation supérieure à la norme. Si vous étudiez la science de la Kabbale, vous allez involontairement ne consommer que ce qui est nécessaire parce que la chose la plus importante pour vous est l’épanouissement spirituel. Par conséquent, vous êtes heureux que vous n’ayez pas révélé ces désirs excessifs à l’intérieur de vous et vous seriez même heureux de vous débarrasser des désirs normaux, mais vous en avez besoin afin de soutenir votre existence. Ceci s’appelle la nécessité.

Du 1er cours à la Convention de Madrid du 04/06/11

Echapper au rouleau compresseur du développement

Dr. Michael LaitmanQuestion: Les gens peuvent comprendre la nécessité de faire des concessions les uns aux autres, mais comment pouvez-vous expliquer la Lumière de la correction à une personne ordinaire?

Réponse: La Lumière est la qualité du don sans réserve, la force supérieure qui est présente dans la nature, qui nous fait progresser, nous donne la vie, nous corrige, et nous fait bouger en avant. Tout au long des millénaires d’existence de l’homme sur la terre (sans tenir compte des millions d’années de développement du minéral, du végétal, et des animaux de la nature), nous nous sommes développés par la contrainte, au moyen de la force cachée dans la nature. Il y a un certain programme à l’intérieur de celle-ci, un moteur qui fonctionne grâce à ce programme, qui règle tous les mouvements de la création et provoque son développement.

Les scientifiques révèlent qu’il y a 15 milliards d’années notre univers a commencé à se développer à la suite du Big Bang. C’est-à-dire, l’univers contient une force de développement. Et maintenant, cette force continue de nous développer, ce qui est appelé «le cours naturel de l’histoire» (Beito).

Toutefois, nous avons la possibilité de nous développer « plus vite que le temps » (Akhishéna), non pas au moyen de la force brutale de la nature qui nous pousse au développement avec un « bras de fer » à travers « le jugement et la restriction », mais en éveillant sur nous la « miséricorde », comme il est écrit:« Comme Il est miséricordieux, ainsi vous deviendrez miséricordieux. »

Cela signifie que je réveille les bonnes forces de développement dans la nature. Si je suis d’accord avec le développement, que je le désire, et que j’aspire moi-même au même but en éveillant le désir en moi avant même que la nature commence à mettre la pression sur moi, alors je me sens bien et à l’aise! Je mériterai la compréhension et je raccourcirai mon chemin. En deux mots, c’est tout ce que nous avons à faire!

Nous avons à courir de l’avant par nous mêmes, comme une souris fuit un chat. Quand une personne devient plus sage, elle comprend que le rouleau compresseur du développement se meut sur elle. D’autre part, il y a des gens qui n’ont toujours pas remarqué ou ressenti cette presse qui va les rattraper. Cela signifie qu’elle ne s’est toujours pas suffisamment rapprochée d’eux et ne provoque pas de grandes souffrances.

Imaginez que vous êtes en train de courir sur une route et qu’une presse énorme est à vos trousses, sur le point de vous écraser. Si vous vous ressentez déjà cela, alors vous cherchez vraiment un moyen d’être sauvé. Vous n’avez nulle part où aller. Sur vos deux côtés il y a des bâtiments qui s’étendent sur de nombreux kilomètres, et vous courrez entre eux sur une route étroite, tandis que la presse avance en roulant juste derrière vous. C’est une image surprenante …. Vous ne voulez pas que la presse vous écrabouille sur l’asphalte, n’est-ce pas ?

 

Certaines personnes sentent déjà qu’elles sont dans cet état, tandis que d’autres ne le sentent pas encore. Néanmoins, tout est une question de temps. Peut-être que vous vous sentez bien pour l’instant, comme une personne tombant du 10ème étage, et en passant devant le 8ème étage, elle dit à son voisin qui la regardait par la fenêtre, « Comment allez-vous ? Tout est OK pour l’instant ». Voilà comment le monde est «OK »aujourd’hui, mais elle ne le comprend pas encore.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 30/05/11,Talmud des dix Sefirot

Connaître le monde dans lequel vous vivez

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous atteindre les personnes en situation d’autorité? Après tout, nous voulons abattre les murs de la boîte où ils vivent.

 

Réponse: Pas du tout. Nous ne combattons pas le gouvernement, ne détruisons pas la politique ni l’économie, et nous ne brisons pas les modes de vie coutumiers. Nous nous battons seulement pour l’éducation des gens et pas plus. Je suis favorable à  tout laisser dans le monde tel qu’il est,  en n’ajoutant seulement  le principe de  « tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
Ce ne sont pas mes affaires ce qui a été construit à ce jour. Qu’ils construisent plus. Une seule chose est importante pour moi: les gens devraient savoir dans quel monde ils vivent, ce qu’ils vivent, et comment ils peuvent vraiment se réaliser de manière à atteindre l’objectif sans tomber dans l’auto-tromperie en se  divertissant eux-mêmes avec toutes sortes de jeux qui ne donnent qu’une satisfaction  passagère,  insuffisante, et se terminant par la mort.
Je n’annule rien qui soit, ne m’oppose pas à des programmes gouvernementaux, aux banques, mairies, etc. Je ne m’en soucie pas. Faites ce que vous voulez: si vous voulez voler, volez, faites d’autres bêtises, ce n’est pas important, je ne regarde pas du tout. Tout ce que je veux, c’est ajouter l’éducation.
Le but de l’éducation est de donner la connaissance du monde dans lequel nous vivons, comment il fonctionne, ce qui le fait bouger, ce qu’est son objectif, ce qui se passerait si nous marchions avec ce programme, et ce qui arriverait si nous nous écartions de lui ou si nous le conduisions dans la direction opposée. Combien de souffrances cela nous apporterait-t-il ?  Quel genre de souffrances? Est-ce que ça vaut le coup ou pas? Je veux que les gens sachent, pour voir à quoi ils sont confrontés,  qu’ils soient  capables de lire la carte et rien de plus.
Toutes les autres questions sont sur un autre plan, et je ne les chevauche pas du tout : mon bureau est à l’étage supérieur. Nous parlons seulement de là où nous sommes destinés à venir de toute façon. Nous épuisons les ressources naturelles et polluons la Terre. Ainsi, nous devons passer d’une société de consommation à une société équilibrée, en d’autres termes, cesser d’agir bêtement.
Les gens ont besoin les choses simples de tous les jours: un logement, du travail, de la nourriture, des vêtements, etc. Cela devrait être assuré à tout le monde, et tout le reste doit cesser. Nous devons cesser de produire des biens inutiles, arrêter de mesurer la réussite par le rendement.  Ces marchandises vident la planète et polluent l’environnement.
Ainsi, vous allez travailler une demi-journée afin de pourvoir aux besoins et étudier le reste de la journée, passer des examens de temps à autre. Vous serez payés pour cela et uniquement pour cela.
Les gens ne connaissent pas le monde où ils vivent. Ils ont des diplômes scolaires, ne correspondant pas à la réalité où ils existent.  Ils vivent dans leurs illusions, isolés du monde, surpris par les difficultés qu’ils attirent à eux. Ces troubles viennent parce que, comme les enfants, nous agissons pour nous nuire.
Et donc, je ne veux qu’une chose pour vous: ajouter l’enseignement et, surtout, l’éducation et la formation, dont l’essence est la correction de la relation entre les gens. Ensuite, vous serez en harmonie, en équilibre, avec le monde; vous deviendrez un tout indissociable, qui est l’impératif de l’époque. Tous les éléments doivent être correctement reliés au mécanisme principal, avec les réseaux naturels de l’interconnexion, et vous ne savez rien  à ce sujet.
C’est ce dont je parle.  Certes, cet enseignement va changer une personne, mais cela se fera progressivement, comme par soi-même. Je ne lutte pas avec la nature des choses, je viens vous expliquer le monde, vous montrer où vous habitez, et en conséquence, vous changez. Vous voyez les faits en face de vous, et que pouvez-vous faire? Nous ne pouvons rien faire: après avoir vu des lois immuables, nous les prendrons en compte.
Rien ne peut être modifié d’un seul coup. Les gens agissent selon leur nature. Cela peut-il être corrigé? La destruction est inhérente à la nature humaine, et jusqu’à ce que vous donniez une bonne éducation aux hommes, jusqu’à ce qu’ils voient véritablement  par eux-mêmes qu’ils risquent de perdre leur vie, ils ne s’arrêteront pas. Et ils doivent le voir de la façon la plus claire, comme si la mort était debout à leur seuil. C’est la pédagogie, l’éducation dont nous avons besoin.
Sinon, nous ne survivrons pas sur la Terre. Ceci est confirmé par la recherche. Il n’y a pas d’autres moyens, sauf l’éducation. Nous n’avons pas à moraliser et à dire aux gens qu’ils sont bons ou mauvais. Ils sont comme la nature qui les a créés. Ils ne peuvent pas voler moins, mentir moins, ils en sont incapables. On dit: « Allez vers le Créateur Qui vous a faits ». Le Créateur vous dit dès le début: «J’ai créé le mauvais penchant ». Vous n’allez pas vous plaindre à Lui de Ses actes, n’est-ce pas ?
Vous n’avez qu’un seul médicament: « La Torah comme  épice », en d’autres termes, l’éducation selon la méthode de la Kabbale.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du  27/05/2011, « La Liberté »

Le silence comme un signe d’impuissance

Dr. Michael LaitmanLes gens avec le point dans le cœur ont reçu une compréhension, des moyens, la capacité d’aider le monde. Nous avons à mettre en pratique ce que nous avons reçu, à nous réaliser à cent pour cent.
Nous avons encore le temps: les gens sont toujours à la recherche de la cause de tous les ennuis, de la possibilité d’améliorer la situation. Mais finalement, les gens vont comprendre qu’il n’y a pas de solution particulière pour leur pays, car il dépend du monde entier. « Quel est l’objet du rassemblement sur la place? Comment peut-il nous aider? J’ai donc besoin de faire appel au monde entier? » « Oui, vous le faites. Voyons ensemble ce que nous avons négligé ici, il faut bien comprendre d’où l’aide peut venir ».
Et puis les nations se tourneront vers nous. Les prophètes écrivent à ce sujet, en parlant de grandes souffrances sur le monde entier. Ce ne sont plus des calamités locales, mais des épidémies, des catastrophes naturelles, et ainsi de suite. Tout cela pour faire pression sur Israël, malgré sa taille en apparence minime à l’échelle mondiale.
Un drame mondial se déroule sous nos yeux. En Israël, nous ne sommes pas encore en position de personnes qui ont perdu leur emploi ou les services sociaux nécessaires, tels que la santé et l’assurance nationale. Aux États-Unis, par exemple, un grand nombre de débiteurs ne peuvent pas payer leur hypothèque, pendant que leurs maisons se sont dépréciées et coûtent moins cher que le crédit qu’ils ont négocié avec leur banque.
La situation est sombre. Les gens verront mieux ceci quand la crise sera plus intégrale et indéniablement mondiale. Ce n’est pas une coïncidence si les participants du G8 réunis à Deauville ont tenu une réunion dénuée de sens.
Je ne me moque pas d’eux, il n’y a vraiment rien à faire. Un grand désastre est arrivé, tout le monde comprend cela, et tout le monde se tait. Et ils ne peuvent pas arrêter les réunions parce qu’ils doivent faire quelque chose au moins pour le spectacle.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 30/05/2011, « La Paix »

Atteindre les élites

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment les changements se produiront dans le système éducatif – par l’initiative du gouvernement supérieur, ou par la pression du peuple d’en bas?

Réponse: Les dirigeants n’ont peur que pour leur «fauteuil» et rien d’autre. Si le peuple sortait dans la rue et commençait à ébranler ces fauteuils, et qu’il ne mettrait pas seulement les voitures en feu, mais commencerait à faire des actions plus sérieuses, les dirigeants commenceraient à écouter leurs revendications. De toute façon, ils devront les accepter. La question est : Serons-nous capables de leur offrir notre explication concernant les mesures nécessaires ? Nous devons essayer de le faire autant que nous le pouvons.

D’une façon ou une autre, nous devons atteindre les dirigeants, mais des deux côtés : depuis le bas, à travers les masses qui sortiront dans la rue, et directement en haut. Après tout, nous parlons d’une étude globale du monde, de changements dans l’éducation, et de construire un système mondial d’éducation, dans lequel chacun étudiera tout en recevant un salaire fixe pour cela, les moyens de subsistance.

Cet apprentissage prendra la place du travail, mais en réalité, il deviendra le travail des gens au sens spirituel. Toute personne attirera la lumière dans la mesure de ses forces et de ses capacités, et celle-ci sera sa récompense. Après tout, la lumière contient toute l’abondance possible.

Combien de personnes sont nécessaires pour subvenir aux besoins vitaux de tous les habitants de la terre ? Vêtements, nourriture, construction, services – tout ce qui est nécessaire dans le cadre d’une existence normale ? Par exemple, les gens travailleront une demi-journée et étudieront une demi-journée. Et tout le monde fera ainsi.

Toutefois, cela ne peut être atteint qu’à travers les dirigeants, ou plus précisément, à travers l’opinion publique, par le biais des gens qui pensent, y compris les scientifiques, sociologues, politologues, et tous ceux qui s’élèvent au-dessus de la masse, mais pas trop haut. Après tout, le sommet est occupé par les « destructeurs », alors que nous parlons surtout des milieux universitaires.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 26/5/11, «Préface à la sagesse de la Kabbale »

Le monde matériel a ses propres lois

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que devrait être mon attitude à l’égard des problèmes corporels ?

Réponse: Les problèmes aussi bien corporels et spirituels proviennent de la même source, puisque « Il n’y a rien hormis Lui » . Nous devons tout voir en tant que parties d’un tout unique.

Cependant, le monde corporel a ses propres lois supplémentaires. Si nous voyons encore la matérialité, nous devons surmonter ces obstacles et les combattre en suivant les lois acceptées dans ce monde et dans la société humaine. Après tout, ces lois sont aussi le résultat de notre corruption, et, par conséquent, nous sommes obligés de les suivre.

Si je vis dans une société humaine, indépendamment de ce que je puisse être un grand kabbaliste, je vais me comporter dans cette société conformément à ses lois. Nous avons tous respecter ces lois et ne pouvons pas les ignorer, même si elles n’ont pas de relation à la spiritualité. Par exemple, si quelqu’un est sur le point de me tuer, je dois me protéger et me battre contre lui.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 16/05/2011, Shamati # 8

Un accord social pour cesser les hostilités

Dr. Michael LaitmanNous sommes tous égoïstes. Alors, comment pouvons-nous organiser la vie courante dans la société humaine de manière à ne pas se dévorer les uns les autres?

C’est pourquoi des individus ont décidé que nous ne pouvons pas nous gérer seuls. Après tout. des personnes me servent d’une façon, et je les sers d’une autre manière. Sans cela,  nous ne pouvons pas gérer. Une fois que nous comprenons cela, nous arriverons à un accord: Faisons-le sans attendre une situation désastreuse. Faisons-le par pitié: je vous donne un peu, et vous me donnez un peu.

Supposons que je suis au volant d’une voiture et que quelqu’un en face de moi s’arrête brusquement. Je dois alors aussi m’arrêter. S’il y a quelqu’un devant moi dans une file, je dois attendre, je dois perdre du temps, de l’essence, et de l’argent pour les autres, parce que, par compassion mutuelle, nous nous sommes tous mis d’accord et nous devons payer pour cela.

Nous créons des fonds pour nous aider les uns les autres, tels que les assurances médicales et la retraite. Une personne comprend que cela vaut la peine qu’elle paie ses assurances médicales, même si elle est en bonne santé, parce que son égoïsme sait qu’elle en profitera. C’est ainsi que nous faisons des concessions à l’avance car nous avons besoin des uns des autres. C’est la « miséricorde »: Nous sommes prêts à donner à d’autres de manière spécifique, car nous ne pourrions pas survivre sans eux.

En conséquence, les individus se divisent en deux catégories: Certains promeuvent la «miséricorde», souhaitant que tout soit «bien/joli», tandis que d’autres  soutiennent la catégorie de la «vérité», qui dit: « . Ce qui est à moi est à moi et ce qui est à vous et à vous » donc, de quel côté se trouve la vérité? La réponse est: dans aucun des deux.

Cependant, si chaque personne s’accroche à ce qui est à elle, alors la société sera déchirée en morceaux, alors que si l’on ajoute la miséricorde, nous pourrons ainsi atténuer ou adoucir quelque peu la situation. En conséquence, les sociétés humaines à travers l’histoire se sont distinguées les unes des autres selon leur corrélation avec ces deux approches.

La société peut être plus souple ou plus sévère. Dans sa forme pure, le capitalisme n’aime pas jouer: Si vous l’avez gagné, recevez ce qui vous appartient, mais si vous ne l’avez pas gagné, alors vous pouvez mourir de faim. D’autres comprennent que ce n’est pas une solution, parce que les gens souffrant de la faim viendront vous voler, et peut-être même vous assassiner. Donc, il vaut mieux leur donner quelque chose « de la miséricorde. »

C’est ainsi que l’humanité se développe, mais elle ne pourra rien atteindre dans cette voie. Certes, la vérité est le lot du plus fort, et la miséricorde est le lot des faibles, mais la justice se trouve au milieu, comme la basede l’échelle, de sorte que nos récipients puissent se balancer d’un côté à l’autre.

C’est ainsi que la société se garde de l’auto-destruction, mais cela ne va pas l’amener plus près de la paix réelle – de la conciliation et de l’accomplissement mutuel.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale 15/5/11, « la Paix dans le Monde»

Une petite flamme qui allume des milliers de bougies

Dr. Michael LaitmanNous devons savoir que, à part le « point dans le cœur » – le côté opposé de l’âme Sainte, nous ne recevrons rien d’autre d’En Haut. Pas un désir spirituel supplémentaire ne s’éveillera en moi.Je dois tout recevoir d’autre de l’environnement, qui est là où se trouve mon Kli spirituel, ce qui signifie tous les désirs dans lesquels je révélerai la vie spirituelle du Monde Supérieur, le Créateur. Ce désir est appelé « la grandeur du but » parce que c’est comme cela qu’il s’exprime dans ma sensation.

Il me semble que l’importance n’appartient pas à au but et que le but est quelque chose d’autre, mais en fait, l’importance elle-même est le Kli spirituel. Ce n’est pas en vertu de cette importance que j’ateindrai le but, comme s’il s’agissait d’un compas déterminant la direction dans laquelle je dois courir. L’objectif est plutôt précisément à l’intérieur de ce désir que je reçois de l’environnement.

Ressentez comme le désir spirituel diffère de celui de la matière – il s’étend à tout le monde, comme l’air. Ce n’est pas une satisfaction égoïste qu’une personne reçoit et dont manque l’autre en conséquence. La spiritualité ne diminue pas en raison d’être divisée, lorsque je la transmets à quelqu’un d’autre. Il y en a assez pour tout le monde ! C’est comme vous pouvez allumer des milliers de bougies à partir d’une bougie et la première flamme ne va pas se diminuer.

Donc, une fois que je commence mon avancement spirituel avec juste le point dans le coeur, je me trouve bientôt à la croisée des chemins et je ne sais pas où aller. Je ne trouve plus toutes les forces à l’intérieur de moi ou l’aspiration à continuer. A ce moment, où puis-je trouver la motivation, la stimulation et la direction pour venir vers le groupe et exiger de lui la grandeur du but ?

Si j’avais eu ce désir interne, alors je l’aurais déjà réalisé en quelque sorte. Mais, que dois-je faire si je ne l’ai pas ? Est-ce que le groupe doit être vigilant pour que j’ai l’impression de la grandeur du but, du don sans réserve, ou dois-je continuer continuellement à chercher pour moi-même ?

C’est à ce moment là que nous venons à la notion de la garantie mutuelle. En général, nous devons nous occuper de tout afin de devenir un « environnement spirituel » qui réveille quiconque entre en lui. Il donne un exemple et stimule nos ésirs, montrant que d’autres ont quelque chose que je n’ai pas. Il enflamme l’envie de la réalisation spirituelle, tout comme dans ce monde, je vois les voitures et les maisons d’autrui et cela augmente mon désir.

La société doit prendre la bonne forme grâce à laquelle elle ira plus loin dans ses relations pour chacun de ses membres, en s’assurant qu’ils n’auront pas un instant de repos. Mais, une personne doit avoir un point dans le cœur, son propre réveil afin d’être comme une graine spirituelle qui est plantée dans le sol afin d’entrer en contact avec le sol pour la première fois. Et ce « sol », l’environnement, doit être prêt à lui donner tout ce dont elle a besoin selon sa première demande.

À cet égard, nous devons comprendre que toute personne travaillant sur l’élévation du but pour les autres ne les aide pas en faisant cela, mais il construit pour lui-même ce bâtiment de grandeur. Il construit l’environnement commun pour tout le monde. L’environnement ne peut pas être bon pour une personne tout en étant mauvais pour une autre et comme ci comme ça pour une tierce partie. C’est une garantie mutuelle pour tout le monde. Par conséquent, nous sommes tous ensemble dans un bateau et nous devons tous atteindre l’objectif ou, si quelqu’un est loin de donner suffisamment d’efforts conformément à ce qu’il devrait afin d’assurer l’éveil commun, alors personne ne réussira.

C’est à dire, chaque personne ne devrait pas s’inquiéter pour elle-même ou sur la manière dont elle peut être inspirée par la grandeur du but à partir de l’environnement. Si je m’inquiète si chacun de mes amis a la sensation de la grandeur du but, c’est ainsi que je construis mon propre Kli.

Je ne peux prendre soin de moi parce que cela s’avèrera égoïste. Mais si je prends soin d’autrui, alors cette nécessité spirituelle revient à moi comme un Kli prêt et parfait.

Nous nous connectons tous à un système unique où ma partie inférieure (AHP) se connecte avec les parties supérieures (Galgalta Eynaim) de tout le monde. Donc, quand je prends soin de tout le monde avec mon AHP, alors en réponse je reçois d’eux la sensation de leurs Galgalta Eynaim – les sensations des désirs de don sans réserve dont je manque tellement.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 16/3/11

Une liberté irresponsable

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi les femmes énergiques copient-elles l’approche de la force masculine? D’où cela vient-il?Réponse: N’ayant pas d’autre moyen où aller, les femmes sont obligées de résoudre les problèmes de la vie afin de se doter de ce que les hommes ne leur donnent pas. C’est pourquoi elles sont obligées de passer par le système d’éducation et travaillent dur dans le même temps en prenant soin de la maison et en élevant des enfants sans mari. Par conséquent, aujourd’hui, elles vont de plus en plus haut sur l’échelle des carrières, occupant des postes de plus en plus nouveaux.

Tout cela se passe parce que les hommes fuient la responsabilité, celle du rôle qu’ils ont à prendre sur eux-mêmes. Les femmes acceptent le défi de la modernité, mais pas les hommes.

Dans l’ensemble, l’environnement moderne nous conditionne pour que nous soyons libres, en nous disant, « vivez comme vous voulez, personne ne peut vous dire quelque chose ». Les gens ne se sentent pas de responsabilité envers la société, leur pays, leur peuple, ou le monde. Faites tout ce qui vous vient en tête aussi longtemps que vous n’allez pas tuer, voler, ou autres choses de semblables.

Cependant, ceci est opposé à ce que le Baal HaSoulam nous explique: selon la racine spirituelle, chacun de nous est redevable à la société. Le calcul n’est pas seulement avec ce qu’une personne prend, mais aussi avec combien elle omet de donner. Chaque personne doit travailler et apporter sa contribution à la société. Chaque personne doit assumer le fardeau d’une famille, élever des enfants, et ainsi de suite.

Cependant, dans notre société, ce n’est pas considéré comme une transgression si une personne ne contribue pas sa part. Une transgression c’est si elle a pris plus que ce qui est acceptable. Dans cette situation, nous continuerons à souffrir jusqu’à ce que l’humanité se trouve « au bord de la mort», pour ainsi dire. Et c’est peut-être ça qui aidera.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 7/03/2011sur les femmes