Category Archives: Spiritualité

Comment le monde supérieur est révélé

La correction ne peut être faite qu’avec l’aide de la Torah, la Lumière supérieure, qui remplit initialement l’âme commune puis s’en échappe et reste à l’extérieur en tant que Lumière environnante. La Lumière attend que les désirs soient prêts pour pouvoir y rentrer selon la loi de la similarité des attributs. Par conséquent, toutes les corrections ne sont possibles que par le biais de notre connexion : physique et mentale. Nous devons essayer de nous connecter jusqu’à ce que nous ne ressentions plus que nous sommes séparés par des corps.

Si nous voyons des corps, cela montre à quel point nous sommes différents les uns des autres. Et dès que nous commençons à nous élever au-dessus de nos corps matériels, au-dessus de la division interne, le monde matériel fond et s’efface.

Ce monde ne reste pas : il n’y a que des désirs connectés les uns aux autres et luttant pour une unité et une connexion toujours plus grandes. C’est ainsi que nous révélons le monde supérieur au lieu du monde qui est devant nous maintenant ; nous commençons à voir la matière de l’intérieur.

Extrait du congrès international de Kabbale, Troisième Jour, Leçon n°9, « L’Alliance du Sel », le 21/02/2019

Le Créateur n’est pas une personne

Question : Bien que vous ayez déjà dit que le Créateur, en tant que personnalité, n’existe pas, vous continuez vous-même à communiquer sur Lui comme étant une personne physique qui pense, désire, expérimente, se réjouit, se plaint, etc.

Comment pouvons-nous comprendre vos déclarations ? Y a-t-il une sorte de personnalité ? Ou le Créateur est-il une sorte de force ? Les forces n’ont pas de composantes émotionnelles, de sorte qu’elles ne peuvent pas être utilisées pour décrire aucune de leurs manifestations.

Réponse : Une fois, j’ai eu une vieille voiture qui m’a causé beaucoup de problèmes. J’ai essayé de la réparer moi-même et, plus d’une fois, je l’ai apporté au garage. Le mécanicien qui réparait la voiture, et que j’ai grondé avec des mots cruels, s’en référait comme à un être vivant.

Lorsque nous abordons quelque chose, nous imposons souvent un objet, une force, un phénomène, nos propriétés, nos sensations qui, bien sûr, n’existent pas dans cet objet ou cette propriété. Il en va de même pour le Créateur.

Dans la mesure où je peux créer en moi la propriété du don sans réserve, de l’amour et de la connexion, j’appelle cette propriété « le Créateur » et rien de plus que cela. Mais en fait, en dehors de cette propriété que j’ai créée, le Créateur n’existe pas.

Ici, nous devons nous positionner correctement et comprendre que c’est la raison pour laquelle le Créateur s’appelle Boreh, soit Bo (viens) et (vois). Vous devez venir voir, c’est-à-dire atteindre le même état afin de découvrir cette propriété. Nous appelons aussi cette propriété Elohim. Elle consiste en deux parties de l’âme. Une partie s’appelle AHP, l’autre Galgalta ve Eynaim.

Si nous parlons de l’âme, qu’est-ce que le Créateur a à voir avec cela ? Fait-elle aussi référence à une personne ? Nous ne parlons même pas de ce qui existe en dehors d’une personne.

Nous parlons de l’atteinte à l’intérieur d’une personne lorsqu’elle atteint la qualité du don sans réserve, la propriété de l’amour.

Cette propriété est au-dessus de l’égoïsme, elle n’est pas facile à construire et à développer en soi. Lorsque nous l’acquérons, nous l’appelons le Créateur. Ensuite, nous pouvons parler de la perception du Créateur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

Avons-nous besoin d’approfondir la signification du texte ?

Question : Lorsque nous lisons les sources originales avec un ami ou en groupe, devons-nous animer des ateliers afin de mieux comprendre le sens du texte ?

Réponse : Oui et non. Le fait est que parfois, nous plonger dans la signification du texte nous induit en erreur et au lieu d’entrer dans des sensations et la connexion entre nous, nous commençons à disséquer le texte en éléments et propriétés phonétiques, orthographiques ou linguistiques. Je pense que c’est inutile.

Il est possible de l’analyser uniquement du point de vue de nos atteintes spécifiques dans ce texte : ce qu’il devrait donner à notre connexion pour révéler le Créateur. Cela suffit. Le reste viendra.

Dès que nous commencerons à découvrir la manifestation du Créateur entre nous, nous entrerons dans la Kabbale pratique, et ensuite tout ce qui est écrit dans le livre deviendra clair. Nous commencerons à comprendre ce qui est écrit dans le Talmud des Dix Sefirot et dans d’autres sources.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 11/02/2019

Les moyens d’atteindre le Créateur

Question : Les kabbalistes disent que la sensation du Créateur n’est rien de plus que la sensation de notre connexion les uns aux autres. Cela signifie-t-il que le Créateur ne se révèle pas à l’intérieur de moi, mais dans la connexion entre moi et d’autres personnes ?

Réponse : C’est juste un outil auxiliaire pour la révélation du Créateur. Le fait est que le Créateur est une force donnant sans réserve, qui remplit et développe. Elle agit d’elle-même.

Pour Le ressentir, nous devons développer une force similaire, adéquate, qui donnera sans réserve et remplira. Il n’y a pas une telle force en nous. Nous n’avons que la force de recevoir.

Par conséquent, la chose la plus importante pour atteindre le Créateur est de créer en nous la force du don sans réserve, en plus de la force de recevoir. En même temps, nous ne changeons rien en nous-mêmes, nous restons tels que nous sommes, nous ne faisons qu’ajouter d’autres forces.

En développant la force du don sans réserve, nous commençons à tout ressentir conformément à la loi de similarité avec le Créateur. Conformément à la loi de similitude, nous ressentons ce qui existe autour de nous dans nos propriétés de réception, de la même manière que nous pouvons ressentir le Créateur dans les propriétés du don sans réserve que nous développons.

Il est possible de former ces propriétés uniquement sous certaines conditions de connexion entre nous, lorsque nous nous réunissons en groupes et étudions la Kabbale, ce qui nous explique comment nous pouvons être interconnectés. C’est à l’intérieur de cette connexion que nous commençons à construire un système appelé le don sans réserve. Il est le seul à pouvoir attraper la propriété du Créateur, et en lui, en tant que notre nouvel organe sensoriel, nous commençons à Le ressentir.

Extrait de KabTV, « L’Essence de la Science de la Kabbale, Partie 4 » du 12/11/2018

Tout dépend de la racine de l’âme

Question : Partout et toujours je me détache de mon « moi ». Le sentiment d’isolement par rapport aux autres m’empêche de me connecter à eux. Je les repousse. Que devrais-je faire ?

Réponse : Je vous comprends parfaitement. Mais vous n’êtes pas le seul. C’est pratiquement le cas de tout le monde.

Il y a des gens qui sont très sociables. Pour certains, c’est difficile et il y a ceux qui ne ressentent pas du tout les autres. Ils vivent seuls, comme s’il y avait des plantes, pas des gens, autour d’eux. C’est ainsi que le Créateur nous a créés.

Par conséquent, vous ne devriez pas vous comparer aux autres et être offensé. Cela dépend de la racine de votre âme. En se développant de manière kabbalistique, vous découvrirez que tout émerge de cette racine. L’âme a son Reshimo (gène spirituel) qui détermine absolument tout en vous.

Chacun de nous a son propre gène spirituel, qui ne ressemble en rien aux autres. C’est notre place dans le système général d’Adam à l’intérieur de l’âme commune. C’est uniquement le mien, le vôtre, le sien, et ainsi de suite.

Cet endroit définit toutes nos propriétés : physique, biologique, génétique, spirituelle, quelle que soit leur origine. Le même endroit définit notre destin.

Si nous connaissions notre gène spirituel, sa place et ses coordonnées dans l’âme commune, nous pourrions calculer tout ce qui nous concerne. Il n’y aurait alors rien d’incompréhensible ni en nous ni dans nos vies, ni en ce qui s’est passé, se passe ou se passera.

Mais cela nous est verrouillé pour le moment. Vous atteindrez tout lorsque cette révélation ne vous gênera pas dans votre développement spirituel, mais vous aidera uniquement.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/12/2018

Je viendrai et j’enseignerai

Question : Comment des étudiants « aveugles » peuvent-il travailler sans un enseignant s’ils n’ont pas le temps d’atteindre la vision spirituelle de leur vivant ?

Réponse : Cela n’a pas d’importance. Le Ari a écrit à ce sujet de manière très intéressante. Alors qu’il mourait, un de ses élèves lui a demandé : « Qu’adviendra t-il ? » Le Ari répondit : « Vous devez continuer à apprendre, et ensuite je viendrai vous enseigner. »

« Comment allez-vous nous enseigner si vous mourez maintenant ? »

« Cela ne vous regarde pas, vous ne comprenez rien. » Et il est mort.

De ce fait, je peux dire que cela ne vous regarde pas. Ne soyez pas inquiet. Je viendrai vous enseigner.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/12/2018

Le concept de foi dans la Kabbale

Question : Lorsque nous parlons de foi au-dessus de la raison dans la Kabbale, cela signifie-t-il la même chose que le mot « foi » comme il est généralement accepté dans notre monde ?

Réponse : Non, la foi dans la sagesse de la Kabbale n’a rien à voir avec la compréhension terrestre de ce mot. La catégorie de la foi ne fait pas partie de la philosophie, de la psychologie ni de la vie quotidienne.

La foi est la propriété du don sans réserve, qui se forme en nous sous l’influence de la force supérieure. Lorsque je dis que je crois en quelque chose, cela signifie que j’ai simplement une certaine relation avec un phénomène. Mais cela n’a aucun lien avec la foi que la Kabbale implique.

Dans la Kabbale, le concept de foi est une propriété particulière qui apparaît chez une personne sous l’influence de la force supérieure, la Lumière supérieure. Ce n’est qu’alors qu’elle peut faire des actions absolument altruistes sans aucun lien avec elle-même. C’est comme si elle avait un corps supplémentaire (un corps spirituel) et avec son aide, cela fonctionne.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

Comment un kabbaliste échappe-t-il aux mauvaises pensées ?

Question : Comment un kabbaliste échappe-t-il aux mauvaises pensées ? Quelles méthodes avons-nous pour travailler avec elles ?

Réponse : Un kabbaliste ne fuit jamais rien. Il doit tout utiliser pour l’équilibre et le meilleur. Tout ce qui vient d’en haut est donné pour une raison ; par conséquent, rien ne devrait être écarté d’emblée. Nous devons juste savoir comment l’équilibrer. C’est le sens commun de la vie.

Question : Quelles sont mes actions si j’ai une mauvaise pensée ?

Réponse : Ce n’est pas une mauvaise pensée, mais plutôt une pensée que vous devez traiter correctement. Cela peut être dégoûtant, désagréable ou grossier. Quoi qu’il en soit, dans chaque cas cela provient de la même source, du Créateur, d’où émanent à la fois notre égoïsme et notre altruisme. Nous devons comprendre que notre objectif n’est que l’équilibre entre eux.

Par conséquent, ne repoussez jamais une quelconque pensée ni aucun des désirs les plus immondes qui vous gêne. Dans un premier temps, vous voudrez instinctivement vous en débarrasser, mais à l’instant suivant, vous vous direz : « Non, cela vient du Créateur. » Si je rejette ce désir, je ne m’élèverai pas au-dessus de lui. Je dois le prendre, même si je suis dégoûté, et en s’élevant au-dessus, je dois l’équilibrer correctement.

Tout vient de la racine de mon âme, qui est un mal absolu puisque nous sommes tous le résultat de la brisure de l’âme commune. De ce fait, toute la brisure est révélée en nous progressivement. La raison pour laquelle les désirs les plus fous et les pensées et les pires inclinations apparaissent en moi maintenant se trouve à la racine de mon âme à la suite de la brisure.

Si je ne corrige pas ce désir, plus tard, après quelques degrés, il me reviendra sous une forme différente. Ainsi, nous ne devrions rien fuir ; nous devrions plutôt tout accepter consciemment et agir en conséquence.

Ainsi, un kabbaliste apprend progressivement à ne pas se prendre personnellement à tout ce qui le dépasse. Ce n’est pas moi. Cela vient des qualités opposées dans ma racine. Au début, j’étais en état d’adhésion au Créateur. Puis c’est devenu l’inverse, complètement opposé au Créateur. C’est ce que je vis maintenant.

Pourquoi devrais-je rejeter cela ? Le Créateur éveille spécifiquement le niveau suivant de ma corruption en moi afin que je puisse la corriger et m’élever au degré suivant.

Extrait de la leçon hebdomadaire de kabbale en russe, le 16/12/2018

Luttez pour l’équilibre

Question : Si je suis entièrement égoïsme, en quoi puis-je ressembler à la force supérieure ?

Réponse : Il est possible de ressembler à la force supérieure seulement si vous recherchez ardemment un équilibre entre deux forces : l’égoïsme et l’altruisme. La force qui surgit naturellement en vous est votre égoïsme et il vous semble que c’est vous. Mais ce n’est pas vous, c’est aussi le Créateur.

Vous êtes quelque chose d’absolument neutre, comme de la pâte à modeler légèrement glacée, dans laquelle, sans interruption, le pouvoir égoïste est agité de la naissance à la mort, et il semble à une personne que c’est elle.

Cependant, elle a la possibilité d’équilibrer cette force négative avec une force positive, qu’elle doit indépendamment demander au Créateur. C’est exactement comme cela qu’elle se rapproche du Créateur et s’unit à Lui. Elle demande au Créateur de lui apprendre à être en équilibre avec la force positive afin que deux forces opposées apparaissent et que l’équilibre, appelé la ligne médiane, émerge entre elles.

Cette ligne médiane, qui se crée dans l’équilibre entre les lignes droite (altruiste) et gauche (égoïste), s’appelle Adam (homme) parce qu’elle devient exactement comme le Créateur.

En ayant une bonne maîtrise de l’égoïsme et de l’altruisme, une personne peut interagir correctement avec eux, en s’équilibrant constamment en haut et en bas, et en montant sur cet équilibre. L’essentiel est qu’elle apprenne à maintenir l’équilibre. Ceci est notre travail.

Extrait de la leçon quotidienne de kabbale en russe, le 16/12/2018

Maîtriser l’état spirituel

Question : Quels sont les degrés de contrôle du cœur et des états spirituels ?

Réponse : Maîtriser l’état spirituel réside dans le fait de dominer l’égoïsme, car il nous sépare du spirituel. Il est possible de maîtriser l’égoïsme uniquement à l’aide de la Lumière supérieure. Cela ne dépend pas de notre volonté, de la force de notre caractère ni des serments stricts que nous faisons avec nous-mêmes.

Tout dépend de la mesure selon laquelle une personne s’inclut dans le groupe et peut s’y dissoudre. Dans cette mesure, elle correspondra davantage à la Lumière supérieure, la propriété du Créateur, et elle se rapprochera progressivement de Lui.

Le Créateur ne se cache pas toujours. Je peux Le découvrir à un moment donné et Il disparaîtra immédiatement pour que je puisse aller plus loin et me concentrer davantage sur Lui. Supposons que je L’attrape avec mes nouvelles propriétés plus corrigées et qu’Il disparaisse encore, pour que je me concentre à nouveau sur Lui avec mes propriétés plus généreuses que je développe encore plus en harmonie avec le groupe, et ainsi de suite.

Si je fais partie d’une dizaine, nous devrions faire de telles intersections mutuelles les uns avec les autres afin qu’un champ uniforme apparaisse entre nous.

Lorsque nous nous efforçons de créer ce champ, le Créateur apparaît à l’intérieur de celui-ci. En d’autres termes, le Créateur est le résultat du désir de la dizaine d’être un tout. C’est la condition principale.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, 09/12/2018