Category Archives: Travail en groupe

De la séparation à l’unité

Dr. Michael LaitmanLa société humaine est divisée en deux parties. Les personnes, dont le point dans le cœur s’est éveillé, et qui comprend une petite partie de l’humanité, c’est nous. Le reste de la population, qui n’a pas le point dans le cœur, mais un puissant désir égoïste se concentrant notamment en elle.

Deux forces, positives et négatives, agissent en nous. Nous avançons en créant un lien entre notre ego et le désir d’atteindre le monde spirituel, que nous développons à travers l’étude et les forces reçues de l’environnement. La connexion construite en combinant ces deux forces est appelée la ligne médiane.

Le reste de la population, comme la science de la Kabbale l’explique, se joindra progressivement à nous, sentant qu’il n’y a pas d’autre alternative : leur égoïsme, exigeant sans cesse satisfaction, va en souffrir. Au cours du développement humain, l’égoïsme de l’homme s’est constamment renforcé et travaillait dur pour se satsifaire autant que possible. Aujourd’hui, alors que l’ego de l’homme a perdu l’espoir d’obtenir satisfaction, il est confronté à une crise.

Cela encourage les gens à se rapprocher de nous, mais ils ne savent pas vers qui et comment ? Pour faciliter leur chemin, nous devons faire circuler la sagesse de la Kabbale et expliquer qu’il existe une méthode pour corriger la crise. Quand ils se joindront à nous, ensemble, nous commencerons alors à travailler sur la ligne médiane, et ainsi nous atteindrons le monde de l’Infini.

Quel résultat obtiendrons-nous ? Nous atteindrons l’éternité et la perfection. Nous nous éléverons au-dessus de notre réalité, au-dessus du point de la création de notre univers et de tout notre monde – vers la réalité supérieure.

Aujourd’hui, le point dans le cœur s’éveille chez beaucoup de personnes : elles sont déjà des millions. Et les personnes, dont le point dans le cœur n’a pas encore été révélé, ressentent la crise, en plus de l’égoïsme. Ils sentent qu’il leur manque la force positive, sans laquelle ils ne peuvent vivre. Ils savent qu’ils doivent corriger la crise, ils estiment que la solution se cache dans l’unité, mais ne comprennent pas comment la réaliser.

Dans un monde global et intégré, tout doit être unifiée ; ainsi que nous le montre la nature. Aujourd’hui, elle nous montre que nous devons atteindre le monde de l’infini, que nous sommes un tout. C’est précisément ce vers quoi la crise pointe secrètement et ce vers quoi elle nous oriente.

Dans les personnes devant conduire l’humanité vers cet objectif, la crise révèle le point dans le cœur, une force positive, qu’elles peuvent obtenir dans un groupe et par l’étude. Avec son aide, elles peuvent se déplacer vers le monde de l’infini de façon indépendante. Et ceux, à qui la crise ne donne pas la force de s’unir, mais qui sentent qu’il leur manque cette force, vont progressivement obtenir des explications de ceux, qui ont le point dans le cœur éveillé, et ils se joindront à eux, pour ensemble viser le même objectif.

De la leçon 2, Convention en Espagne, 04/06/2011

L’unité du monde réside dans l’harmonie entre hommes et femmes

Dr. Michael LaitmanNous ne devrions jamais percevoir la relation entre les hommes et les femmes comme antagonistes. Au contraire, nous devons nous voir les uns les autres comme des aides. Si nous parlons de l’unité du monde, alors nous parlons tout d’abord du soutien mutuel de ses deux parties- masculine et féminine.

Ces parties proviennent de la racine commune de création : le Créateur ou la Lumière, et le désir ou le récipient rempli de Lumière. En outre, ce récipient passe par toutes sortes de formes de changement. Et à l’intérieur de ce récipient, chacun de nous – la partie mâle et femelle – doivent travailler ensemble solidairement, comme dans une famille idéale.

L’image collective commune de l’homme doit collaborer avec l’image collective commune de la femme. Ils doivent travailler ensemble, conjointement, mutuellement, et clairement, chacun comprenant la nature de chacun de nous. Un homme se comprend lui-même et la nature des femmes, tandis qu’une femme se comprend elle-même et la nature des hommes, et ensemble nous agissons judicieusement et à bon escient, comme des adultes instruits et sérieux aspirant à un but commun.

L’objectif est atteint grâce à la connexion entre nous. Il est écrit : «L’homme et la femme, et la Shekhina [présence Divine] entre eux. » C’est-à-dire, la révélation du Créateur a lieu précisément dans la bonne connexion entre eux, sur l’écran qui apparaît entre la Lumière et le désir. C’est ainsi que nous devons nous compléter les uns les autres, mutuellement et en permanence. Il n’y a aucun élément, aucun petit détail, pas un phénomène dans la nature, dans nos relations, dans notre monde et dans les mondes spirituels, qui n’ait pas de connexion mutuelle, d’union, et d’adhésion des parties mâle et femelle.

Dans notre monde, ce n’est pas du tout évident. Nous n’imaginons même pas cette connexion mutuelle, cette union, et cette adhésion. Mais dans le monde spirituel, il s’agit d’une condition nécessaire. Et selon le niveau auquel nous nous trouvons, ces niveaux sont précisément déterminés par la connexion mutuelle et l’union, jusqu’à ce que nous nous unissions.

Par conséquent, la bonne compréhension de notre travail commun est la condition la plus importante de notre succès. Je dirais qu’aucun problème ne peut être résolu séparément par les hommes ou par les femmes. Les problèmes sont toujours résolus l’un par l’autre, ce qui signifie que les problèmes des femmes sont résolus par les hommes, et les problèmes des hommes sont résolus par les femmes. Ce manque de compréhension, la conviction qu’il est possible d’exister séparément, «Pourquoi devrais-je m’occuper d’elles ! » (Généralement, c’est la façon dont les hommes perçoivent les femmes), et « Nous résoudrons tout par nous-mêmes et ferons tout nous-mêmes ! « Cette attitude que les hommes ont tendance à avoir est complètement erronée. Et, naturellement, de la part des femmes, il est également faux de croire que «les hommes feront quelque chose, ils vont tout régler, et tout sera en ordre, et nous recevrons quelque chose en étant à côté d’eux. »

Initialement, depuis la toute première étape, le contact doit être clairement interne. Il ne doit pas être extérieur, physique, visuel, ou même verbal, mais précisément un contact intérieur, qui se produit par la force supérieure, par le niveau suivant, au lieu d’être directement entre nous. Alors ce degré supérieur sera exprimé à l’intérieur de cette unité. C’est comme un moins et un plus, et une sorte de résistance ou de dispositif entre les deux, qui commence à travailler précisément de cette manière, en vertu des pôles qui sont connectés à lui.

De la 2ème leçon à la Convention de Moscou 10/06/11

L’écran révélant le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Dans les conventions à venir, que devons-nous demander, si nous voulons que le Créateur se révèle ?

Réponse : La révélation du Créateur est l’amour et le don, qui se dévoilent entre les êtres humains. Dans cet attribut, nous trouvons notre source, la force supérieure qui nous a créés, et nous le percevons à l’intérieur de nous-mêmes.

 

Ainsi, le nom du Créateur est « Boré, signifiant « Bo ou Ré » ou « viens et vois »,  découvre. Vous découvrez le Créateur en vous-mêmes, dans vos attributs corrigés. Ils servent d’écran, de moniteur, où vous pouvez trouver votre monde.

De la leçon virtuelle sur les fondements de la Kabbale 29/05/2011

 

Le récipient de connaissance

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, «la paix» : Le prophète conditionne la paix dans le monde  à l’étendue de la connaissance de Dieu sur toute la terre.

Ainsi, la solution aux problèmes dans le monde est « la connaissance du Créateur. » Jusqu’à ce que le monde entier, du plus petit au plus grand, selon le niveau de révélation de leurs désirs, soit rempli de la connaissance du Créateur, il n’atteindra pas la perfection, la paix et la satisfaction. Jusque-là, il y aura toujours des forces qui agitent, secouent, et poussent le monde à être empli de la connaissance du Créateur, état où le Créateur comble sa création.

Nos yeux peuvent voir comment le malheureux patient se tord et se tortille de douleurs humaines insupportables. Après tout, l’humanité s’est déjà lancée à l’extrême droite, comme en Allemagne, ou à l’extrême gauche, comme en Russie, non seulement ces deux pays n’ont pas facilité leur situation, mais ils ont aggravé la maladie et l’agonie, et les voix s’élevèrent vers le ciel, comme nous le savons tous.

Ce que notre esprit suggère ne va pas nous aider à ce stade, car nous avons toujours dévié à droite ou à gauche. Parfois, nous nous trouvons sur la ligne médiane, mais en général seulement en nous déplaçant d’un extrême à l’autre. Par conséquent, nous passons d’un problème à l’autre, et tant que nous ne connaissons pas le Créateur, il n’y a pas moyen d’en sortir.

La «connaissance du Créateur » montre où nos désirs doivent être corrigés, pour qu’ils puissent devenir les récipients de la connaissance (Daat), c’est-à-dire pour qu’ils soient remplis de la Lumière de Hassadim (la Miséricorde) avec l’illumination de Hokhma (la Sagesse), comme les Sefirot de Hokhma (la «sagesse»), de Bina («compréhension»), et de Daat («connaissance»), HDB.

Question : Comment le monde sera-t-il rempli de la connaissance du Créateur?

Réponse : Les gens vont commencer à apprendre comment donner à chacun, tout en existant ensemble avec tout le monde dans un système global, intégral et analogue, où nous donnons l’un à l’autre, où nous sommes tous liés et intégrés les uns dans les autres, où le don mutuel et même l’amour règne.

Jusqu’à ce que nous nous unissions dans ce genre de système, où chacun ressent le désir collectif de tous et s’efforce de le satisfaire et de le servir, comme une cellule dans le corps, nous ne parviendrons pas à la perfection. Jusque-là, les malheurs ne cesseront d’augmenter et nous pousseront vers cette perfection.

C’est ce que nous appelons «la connaissance du Créateur »: Chacun de nous devient un récipient de connaissance. Zeir Anpin et Noukva montent vers Hokhma et Bina et reçoivent de ces derniers la satisfaction du désir qu’ils ont élevés. Par conséquent, ils sont considérés comme «le récipient de la connaissance. » Ils atteignent le niveau de « maturité » et, de concert avec le Partsouf parental d’Aba ve Ima, se transforment en HBD.

De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 30/05/2011, «la paix»

Un laboratoire à la recherche du secret de la vie

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la différence entre Malkhout du monde de l’Infini avant la restriction et après la correction?

Réponse: Malkhout du monde de l’Infini avant la restriction est l’état initial créé par la force supérieure. Il s’agit de la créature qui a été formée par la Lumière supérieure agissant sur le désir de recevoir qui a été créé «ex nehilo». La Lumière développa ce désir en quatre phases et l’amena à un état appelé Malkhout du monde de l’Infini.

A cet instant, Elle termina sa tâche, c’est tout ! A partir de ce moment, une prise de conscience se développe à l’intérieur de Malkhout, elle-même. Elle commence lentement à réaliser en plus de la volonté de recevoir, qu’une volonté de donner sans réserve, existe également. Cette volonté de donner sans réserve a été introduite dans la première phase comme la sensation de la racine, ce qui signifie une sensation de celui qui donne. Ceci commence à se développer à l’intérieur de Malkhout, ce qui amène à la deuxième phase dans laquelle elle veut devenir comme celui qui donne, en résistant à son don sans réserve et en surmontant son propre désir de recevoir.

C’est pourquoi elle commence à se restreindre en construisant des écrans au-dessus d’elle-même, et puis il se produit une brisure. Un travail sérieux commence à partir de cette rupture, lorsque le désir de donner sans réserve pénètre tout désir de recevoir.

Les qualités de réception et du don sans réserve ne sont plus côte à côte, ce qui signifie l’un sur l’autre, séparés par un écran, en travaillant comme vous et moi, le Créateur et la créature. Après la rupture, les qualités de l’hôte pénètre les qualités de l’invité, les qualités du don sans réserve pénètrent les qualités de réception et s’interpénètrent.

Et puis, en travaillant de bas en haut et montant l’échelle spirituelle, nous réalisons spécifiquement ces éclaircissements car chaque détail contient maintenant ces deux forces, le don sans réserve et la réception. Nous les avons séparé l’un de l’autre en deux lignes, tandis que nous restons dans la ligne médiane. Et maintenant, nous voulons les diriger, et les connecter l’une avec l’autre dans la forme correcte, la ligne médiane.

C’est de cette façon que nous commençons à travailler, essayer de devenir comme le Créateur. Mais comment puis-je faire si je ne le connais pas? C’est ce que l’environnement est, par rapport à la relation avec laquelle je commence à travailler sur cette question.

Maintenant, j’ai à la fois le désir de recevoir et le désir de donner sans réserve, les qualités du Créateur et de la créature. J’ai la lumière qui corrige et un état avec lequel je peux étudier en analysant ma relation avec l’environnement et en connectant toutes ces forces. C’est le champ de mon travail, mon «laboratoire». Tout est en face de moi!

 
De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 30/05/2011, Talmud Esser Sefirot

Qu’est-ce que l’unité nous donne?

Dr. Michael LaitmanLes personnes chez qui le point dans le cœur s’est réveillé, font tous les efforts vers l’union. Certes, quand elles commencent seulement à étudier, elles ne pensent pas à la connexion, elles n’ont pas encore ce besoin. Mais la science de la Kabbale enseigne que la connexion entre chacun d’entre nous, permet de nous élever spirituellement et traverser Makhsom, la barrière spirituelle, vers la renaissance de l’attribut de don sans réserve en nous.

Nous devons nous unir au-dessus de Makhsom. De Makhsom elle-même jusqu’à ce que l’état dans lequel nous parviendrons tous ensemble à l’unité complète, de 0% à 100% nous devons gravir 125 degrés spirituels de l’unité.

Le chemin tout entier à partir du moment où nous arrivons dans le groupe, nous commençons à étudier, et nous essayons de nous connecter, est appelée la période de préparation. Les kabbalistes disent que cette période peut durer de trois à cinq ans et peut être plus longue car la préparation est très importante: Sans elle, les gens ne comprennent pas du tout où ils vont.

Une personne doit se préparer elle-même pour ressentir le monde spirituel, elle doit créer l’environnement correct pour elle-même, commencer à le ressentir, et de le faire progresser avec elle. En d’autres termes, elle doit comprendre la nécessité de l’unité avec les autres.

Nous devons nous unir à nouveau, retourner à l’état ​​dans lequel nous avons l’habitude d’être dans le monde de l’Infini, où nous étions unis et rempli de la Lumière supérieure. Mais pour ce faire, nous devons apprivoiser notre désir égoïste, et ce n’est pas facile et cela peut prendre des années ….

 
De la leçon N°2, Convention de Madrid, 03/06/2011

Reshimot: les souvenirs du futur

Dr. Michael LaitmanLe but de la création est de devenir semblable au Créateur. Tel est le sens des mots «faire du bien à Ses créatures ». Comment la créature peut-elle devenir semblable au Créateur? Qu’est-ce que cette similitude implique? 
Tout d’abord, vous devez le vouloir. Comment pouvez-vous commencer à vouloir? Vous devez être face au Créateur et souhaiter devenir semblable à Lui. Il s’agit d’un désir: je n’ai pas ce que je veux, mais je désire fermement obtenir ce que je n’ai pas.
Le Créateur est bon et fait du bien aux méchants et aux bons; Il est amour et don sans réserve, la propriété de Hessed, Guevoura, Tifferet, Netsah, Hod, Yessod …. Il y a beaucoup de qualités que je ne comprends pas, mais j’ai l’occasion, la nécessité et la volonté qui correspond à chacune d’elles, de les vouloir.
Le Créateur a 613 propriétés du don sans réserve. J’ai (bien que je ne l’ai pas encore découvert) 613 désirs qui me permettent de vouloir les mêmes propriétés que les 613 attributs ou Lumières du Créateur. Je dois atteindre ces désirs, je veux devenir semblable au Créateur dans chacun d’eux. Il est dit à ce sujet: «Comme Il est miséricordieux, alors vous êtes miséricordieux. »
Toutefois, pour vouloir cela, je dois savoir de quoi je manque. Mais comment puis-je connaître ce que je n’ai pas? Pour comprendre ce que c’est qu’être adulte, je dois le devenir. Pour comprendre la façon d’être fort, riche, ou sage, je dois en avoir des connaissances de première main. Pourrais-je souhaiter ce qui m’est inconnu ?
Dans notre monde, un enfant veut grandir instinctivement, sans savoir pourquoi, c’est parce que la nature l’oblige à se développer, sans passer par sa compréhension. Cette évolution a lieu au niveau animé, mais, dans la spiritualité, je dois moi-même savoir pourquoi je veux et dans quel but. Il s’agit d’un réel désir.
Comment puis-je commencer à désirer la similitude avec le Créateur? Pour ce faire, je dois atteindre le statut du Créateur, afin de vérifier ce que c’est, si cela vaut la peine ou non, et puis le désirer. Comment puis-je obtenir le statut du Créateur, afin que de vouloir devenir semblable à Lui?
A cet effet, la brisure des récipients a eu lieu. Grâce à elle, nous nous efforçons d’être semblables au Créateur, de plus en plus, et devenir comme Lui par le biais de Sa force. C’est pourquoi la destruction du premier et du second Temple ont été nécessaires, que la science de la Kabbale étudie dans le contexte spirituel de la brisure des récipients. Nous parlons de la chute du niveau de la réception pour l’amour du don sans réserve (le Premier Temple)au niveau du don sans réserve pour l’amour du don sans réserve (Second Temple), puis au niveau de la réception pour le bien de la réception, dans ce monde.
En conséquence, nous avons un enregistrement de tous les états que nous avons vécus, en commençant par le niveau du premier Temple, de la hauteur de l’amour, et notamment du Second Temple, qui est beaucoup plus faible que le premier Temple, mais il est encore grand. Toutes les impressions qui ont été acquises dans cette voie sont ancrées en nous et sont appelées «Reshimot ».
Quand ils se réveillent en moi, je dois les réaliser. En d’autres termes, un Reshimo ne suffit pas; à travers lui, je dois imaginer ce que cela signifie d’être un donneur. Pour ce faire, j’ai le groupe et l’étude: en eux, je réalise mon Reshimo et de là, dans la mesure de mes forces, je forme une réalité.
Les relations avec les amis, avec l’environnement, avec la Lumière qui ramène vers le Bien deviennent un «chantier de construction ». J’ai du « matériel », ce qui signifie le désir ainsi qu’un Reshimo, et maintenant je veux inclure ce Reshimo dans le matériel de sorte qu’il se réalise ui-même et acquière une forme matérielle. Ensuite, j’ai besoin de la force d’En-Haut, la force de la Lumière, qui m’aidera et réalisera cette opération.
Le Rabash écrit à ce sujet dans l’article n° 940 de la collection Dargot HaSoulam (Les barreaux de l’échelle): Il est dit sur la destruction du Temple: « Ils me feront un sanctuaire, et je résiderai parmi eux » Cela signifie : construisez -moi un temple à partir de votre désir, construisez une telle maison qui deviendra la maison de la sainteté, du don sans réserve et de l’amour. Si vous avez un tel récipient du don sans réserve et d’amour, « je pourrais résider parmi eux » ce qui signifie que la Lumière supérieure va venir s’installer en lui.
« Nous parlons du point dans le cœur qui doit devenir le lieu du Temple afin que la Lumière du Créateur y fasse Sa demeure. C’est pourquoi une personne doit essayer de construire sa maison de sainteté ». De tous mes désirs qui sont originaires de l’Infinité avec l’aide des Reshimot intégrés en moi lors de la brisure, je dois construire la forme adéquate, à chaque fois en réalisant mon Reshimo à partir de matériel plus lourd.
Cela va me donner tous les détails nécessaires de la perception parce que j’ai toujours la forme opposée au Créateur. Ainsi, connaissant ma forme, je suis en mesure de percevoir Sa forme, opposée à la mienne, et aller de l’avant.
De cette façon, dans notre monde une personne a déjà des formes qui correspondent et s’opposent au Créateur. Dans cet écart entre les états souhaités et réels, une personne a toujours la possibilité de construire son désir, sachant ce qu’elle veut. C’est possible car une fois, avant la brisure des récipients, nous avons existé en un parfait état à partir duquel les Reshimot furent laissés en nous.
C’est la réponse à l’éternelle question: « Comment puis-je devenir semblable au Créateur? Comment puis-je savoir ce que cela signifie? » Nous pouvons le deviner à cause des enregistrements gardés en nous dès les premières étapes que nous avons traversées.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 07/06/2011, Écrits du Rabash

Avec quoi peut-on faire appel à la Lumière?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible de ressentir au moins une infime partie du monde spirituel par le point dans le cœur?

Réponse: Comment est-il possible de ressentir quoi que ce soit dans un point sans volume? Pour ce faire, vous devez y ajouter le désir et l’intention. Le point en lui -même est sans forme, il n’a ni intention ni désirs. C’est juste un point.
Quel désir puis-je lui adjoindre ? Les kabbalistes répondent ceci: en plus du point, vous avez des désirs corporels (nourriture, sexe, et famille) et les désirs humains (l’argent, l’honneur et la connaissance). Pouvez-vous les combinez avec le point dans le cœur? Faites un essai, mais sachez que tous appartiennent à ce monde.
Où pouvez-vous obtenir les désirs, les aspirations pour le monde spirituel? Vous pouvez seulement les obtenir de l’environnement si vous le valorisez et le louez. Vous n’avez pas d’autre possibilité. Vous ne serez pas en mesure d’atteindre le point dans le cœur et d’entrer dans le monde spirituel avec vos désirs matériels. Votre seule chance est d’adhérer à un bon environnement et d’obtenir des amis leur désir, leur aspiration à cet objectif important.
Ensuite, vous allez commencer à avancer vers lui, pour former un récipient spirituel. Le point devient la base, et le désir que vous avez reçu devient le récipient. Vous demandez à la Lumière de venir. Cela vous influencera et vous donnera un écran. Ensuite, vous aurez la Lumière Réfléchie. De cette façon, vous aurez tous les éléments nécessaires.
La Lumière est en attente, l’environnement est présent, le point s’est réveillé, et les désirs du corps et de l’homme sont inhérents. Tout est prêt. Allez-y!
Question: Y a t-il des étapes sur ce chemin? Est-il possible de vérifier la direction ? Comment puis-je appuyer seulement sur ce point, pour le stimuler lui et non pas des désirs égoïstes?
Réponse: Pour ce faire, vous vous tournez vers l’environnement qui vous influence. Cet appel augmente votre point dans le cœur, et en réponse, vous recevez un nouveau désir, le seul désir avec lequel vous pouvez faire une demande vers le Haut.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 07/06/2011, Écrits du Rabash

Le moteur alimenté par la honte dévorante

Dr. Michael LaitmanLe pire état et le plus douloureux expérimenté par Malkhout est l’état d’accomplissement total de la Lumière dans le monde de l’Infini, car elle n’a rien avec quoi se couvrir. Tout cela force Malkhout à subir de multiples transformations que nous appelons mouvements, actions.Cette chaîne de réactions par laquelle doit passer Malkhout est considérée comme un mouvement de sa part. Par conséquent, tout se rapporte aux sensations internes, à la sagesse intérieure, au mouvement interne, et au fait que tout est fait uniquement par le désir et l’intention qui l’accompagne. Rien d’autre n’est vrai, sauf cela !

Notre monde que nous observons tout autour est imaginaire. Tout se déroule à l’intérieur de Malkhout du monde de l’Infini, jusqu’à ce qu’elle se complète et commence à recevoir dans le but de donner sans réserve, ce qui signifie abandonner le sentiment de recevoir de l’autosatisfaction comme c’était l’habitude avant la première restriction. C’est ainsi, même si cette première sensation n’est pas considérée comme égoïste puisque Malkhout n’a pas commis cela consciemment et ne savait pas dans quel état elle entrait.

Ainsi, le mouvement spirituel n’est pas mesuré et évalué par le nombre d’actions corporelles, mais seulement par les états intérieurs qu’une personne traverse. C’est pourquoi c’est si difficile à mesurer. Tout le monde ne cesse de demander: comment puis-je savoir jusqu’où j’ai avancé? En fait, cela peut seulement être mesuré lorsque vous êtes entré dans le monde spirituel et que vous pouvez compter précisément le nombre d’actions spirituelles que vous avez effectuées.

Regarder un petit enfant, on voit qu’il n’a aucune idée de là où il se trouve et de ce qu’il fait. Seulement, comme il ne cesse de grandir, il perfectionne la qualité de son esprit et commence à compter ce qui s’est passé hier, aujourd’hui, et ce qui sera pour demain. Il apprend la perception du temps et plus tard, le mouvement. On l’enseigne: fais ceci et ne fais pas cela. En d’autres termes, il commence à atteindre certaines choses et la connexion entre elles, il apprend comment faire la transition d’un état à l’autre consciemment, à écouter et à suivre ce que les adultes peuvent recommander.

C’est pareil dans le monde spirituel, et nous en venons à accomplir les actes spirituels. Mais tous ont lieu uniquement à l’intérieur d’une personne. A l’extérieur, rien ne se passe, et rien ne dépend de l’action extérieure. Et pourtant, nos actes extérieurs peuvent influencer notre état intérieur, car cela est en rapport avec la psychologie humaine.

Nous nous impliquons dans la société environnante par le biais de notre participation personnelle, certaines actions corporelles, et grâce à cela, nous nous unissons avec cela intérieurement. Et ce lien interne nous impacte et est compté comme notre travail spirituel.

Par conséquent, tout dépend de notre conscience du mal-c’est pourquoi nous étudions et travaillons spirituellement. L’instant où une personne ressent son égoïsme, elle est prête à prendre des mesures spirituelles, ce qui signifie se changer intérieurement, afin de se débarrasser de ce mal. Et puis la question est de savoir de quel mal il s’agit : quelle est sa taille en qualité et en quantité par rapport au don sans réserve ou à la réception.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 6/6/201, Talmud des dix Sefirot Dictionnaire

Attention au chien !

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je ressens de la haine envers les autres, je sens comme si un «animal» était caché en moi, plus fort que moi. Comment puis-je prendre le pouvoir sur cet «animal»?

Réponse: Il impossible de prendre le pouvoir sur son ego sauf à une seule condition : si nous voyons combien nous perdons à cause de cet «animal» qui nous contrôle. Nous sommes gouvernés par notre ego, et il ne nous permet pas de parvenir à une vie éternelle et parfaite dans un monde bon et gentil.

Si je voyais à quel point mon ego me vole, combien il a m’a pris et qu’il ne me donne pas, alors je le détesterais. Mais je ne le déteste pas et même je l’aime, je m’identifie avec lui parce que ma vie entière est, en fait, pour le combler. Comment puis-je ressentir que mon ego est en fait ma mort?

La chose la plus importante que je puisse faire est d’entrer dans le groupe, l’environnement, de sorte que s’élève pour moi l’importance de la spiritualité, l’importance du don sans réserve et de l’unité avec les autres parce que c’est grâce à ceci en particulier que je dévoile la vie sur le plan humain. Si je suis impressionné par l’environnement et qu’il peut m’influencer, alors je vais atteindre assez de force pour surmonter mon ego.

Tous nos travaux et nos efforts sont nécessaires pour parvenir à la réalisation du mal, notre désir égoïste. Aujourd’hui, ce qui me semble utile c’est : plus je désire et plus je gagne, je gagne le pouvoir, je vole. Plus, plus, plus … Dans notre société, ceux qui ont un grand ego semblent avoir plus de succès.

Je dois me convaincre que l’obtention d’une bonne vie dans ce monde me prive d’une belle vie spirituelle, et me trompe en me présentant une belle vie ici, dans ce monde. Cela n’est possible que dans un environnement qui peut « me laver le cerveau», m’influencer, me persuader. L’avis de l’environnement peut tellement travailler sur moi que je veuille aller au-delà du pouvoir de mon égoïsme.

Ensuite, je vais commencer à expérimenter la vie à un niveau différent que je ne ressentais pas avant. Cela se produit instantanément, il n’y a pas de transition. Je ressens immédiatement qu’il y a une vie en dehors de moi, pas à l’intérieur de moi quand je ne cessais d’avoir envie de profiter autant que possible. Au contraire, je sens la vie quand je sors de cet «animal» qui ne peut rien absorber du tout.

En faisant le premier pas, je dévoile le monde Supérieur d’un coup. Qu’est-ce que «le monde Supérieur ? » La réalité dans laquelle je vis maintenant est appelée «ce monde ». Mais la réalité que je ressens hors de moi, dans la connexion avec mon ami, avec un autre être humain, est appelé «le monde Supérieur » parce que c’est le niveau de l’homme qui est plus élevé que le niveau animal.
Du cours n°1 de la Convention en Espagne du 03/06/2011