Category Archives: travail intérieur

Evadez-vous des ténèbres et de l’ignorance

Dr. Michael LaitmanLa créature a été créée parfaite, mais cette perfection vient du  Créateur, et c’est pourquoi la créature ne sait même pas qu’elle existe. C’est parce que pour ressentir que vous existez, vous avez besoin d’un désir, d’une aspiration, d’un espace vide.

Puisque la création toute entière vient de la perfection du Créateur, elle est totalement dépourvue de sentiments, d’esprit, de sa propre perception,  et de toute sensation. Elle ne sait  rien, ne comprend rien ni  ne ressent quelque chose.

Nous ne pouvons même pas imaginer ce que c’est. Ce n’est même pas  la matière minérale qui existe dans notre monde, dans laquelle il ya le mouvement des atomes et des autres particules. Après tout, ces particules ont un besoin d’exister et de se maintenir dans un certain état ou qualité.

Mais l’état de la création de la créature est telle que la créature est  comme si  elle n’existait pas du tout. C’est  appelé « l’existence de l’absence» ( Yesh Mi Ain ). D’une part, elle existe (Yesh) car elle vient du Créateur, mais elle est absolument «de l’absence» (Mi Ain), car il n’y a absolument rien qu’elle puisse dire à propos d’elle-même, pas même autant qu’un rocher inerte.

Et puis la créature commence à se développer sous l’influence de la Lumière. Le but de la création est de l’amener à un état où elle ressentira le besoin pour le Créateur dans tout, afin de révéler qu’elle est opposée à Lui  et qu’elle comprenne qui est le Créateur à partir de cet état opposé.

De cette façon, la créature atteint le Créateur. En obtenant la forme opposée au Créateur et  en commençant à percevoir le Créateur en elle, un désir de L’atteindre et de devenir comme Lui, se développe progressivement en elle. Puis la créature sera en mesure d’atteindre le Créateur selon la loi de similitude des qualités.

Il s’avère que tous les changements se produisent à l’intérieur de la créature. Au début, elle se développe dans le sens négatif et se distancie du Créateur, en se comprenant mieux alors qu’elle descend les mondes du monde de l’Infini à ce monde et ensuite elle fait de plus en plus grandir son égoïsme dans notre monde.

Mais à partir de nos jours, un processus complètement différent commence. La créature reçoit un réveil d’En-Haut, qui lui permet de commencer à se développer dans une direction opposée à sa nature: la direction du Créateur. En d’autres termes, le développement du Haut vers le bas lorsque la créature a continué d’être séparée du Créateur, le monde de l’Infini, en dévoilant de plus son désir égoïste et en découvrant qu’elle  est isolée et seule, touche à sa fin.

Par ailleurs, la créature expérimente la brisure après laquelle chaque particule commence à comprendre qu’elle  est séparée du reste. Tout le monde se ressent comme une personne qui existe parmi d’autres comme elle. Et elle  peut commencer à développer la forme du don sans réserve à partir de cette obscurité et de l’ignorance, en relation avec le Créateur. Elle le fait contre sa volonté, car la Lumière vient à elle d’une manière qui rend impossible pour elle de recevoir d’elle-même l’accomplissement de la vie, et elle a besoin du reste.

Au début, elle utilise les autres pour son propre épanouissement, mais elle commence progressivement à sentir qu’elle a besoin d’une connexion plus correcte, intérieure, et réciproque avec eux. De cette façon, nous atteignons la compréhension que nous n’avons pas le droit d’exister sans une bonne connexion entre nous.

De cette façon la  nature, c’est-à-dire le Créateur, la Lumière supérieure, nous amène à la nécessité de se connecter. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/12/2011, Ecrits du  Rabash

Une société construite selon les lois du monde de l’infini

Dr. Michael LaitmanLa société que je vois devant moi est un endroit où je peux nouer des relations dans lesquelles je construis le système de Malkhout du monde de l’Infini. Même si le rejet et la connexion sont présents simultanément, je connecte ces deux intentions opposées.

Je rejette tout le monde, comme il est écrit au sujet des élèves de Rabbi Shimon, qui ressentaient une terrible haine envers l’autre et dans le même temps faisaient des efforts pour se connecter. Mais leur relation n’a pas annulé la flamme de la jalousie, de la haine, de la convoitise, et de l’ambition, qui, auparavant, faisaient rage entre eux.

Un grand désir de plaisir et la perception de son indépendance restent aussi en chacun de nous, et la connexion est réalisée au-dessus de tout cela. Ces deux lignes travaillent ensemble, l’une après l’autre. C’est parce que chacun reçoit de la Lumière de l’infini afin de satisfaire les autres, pas soi-même. C’est pourquoi leur désir demeure. De cette façon, nous préservons Malkhout du monde de l’Infini, tout son volume, que chacun d’entre nous acquiert.

Nous percevons cette Malkhout en nous. Imaginez l’énorme volume intérieur que cette créature collective, que nous créons en nous connectant en un tout, perçoit en elle-même. Chacune de ses 600 000 particules se sent comme séparée de toutes les autres, et comme elle monte au-dessus cela, elle se connecte avec elles.

Chacun fait cela! En fin de compte, il y a 600 000 particules, à l’intérieur desquelles chacun acquiert le pouvoir de six cent mille. C’est le type de connexion que nous réalisons.

C’est pourquoi nous devons nous rappeler que les actions que nous faisons par rapport à la société, que nous voyons devant nous, sont toujours réalisées dans deux directions. D’une part, elles visent à accroître l’égoïsme individuel de chacun, ce qui donne lieu au rejet et la haine dans les relations entre nous. Et d’autre part, nous devons nous amener à la plus grande connexion possible au-dessus de cet égoïsme et essayer de grandir de cette façon.

Nous avons besoin de percevoir ces deux états comme nécessaire à notre développement et être prêts à accepter, les expérimenter et à les développer. Nous avons besoin d’établir des règles basées sur ce qui deviendra les lois de l’existence de la société ou notre charte du groupe. Mais toutes les lois et les formes de comportement, les règles que nous établissons, doivent correspondre à la réalisation de l’objectif final de manière à nous guider et à nous diriger vers lui. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/12/2011, Écrits du Rabash

Né pour devenir humain

Dr. Michael LaitmanL’homme (Adam) signifie «semblable» (Domé)  aux neuf premières Sefirot, ce qui signifie la nature, le Créateur. De telles personnes se rassemblent en un groupe pour commencer leur travail.

Au début, ce travail ne nous inspire pas. Nous le ressentons comme une responsabilité obligatoire et inutile. Puis nous commençons à en être inspirés. Toutefois, en même temps, nous essayons toujours de marcher sur deux jambes, comme sur deux rails, la tête et le cœur, l’esprit et le sentiment.

Essentiellement, tout sort du premier et du dernier point de notre voyage. Au premier point, nous sommes dans un état d’adhésion avec le Créateur en raison de sa force, car c’est la manière dont Il nous a créés et nous gouverne. Cependant, au dernier point, nous devons atteindre les mêmes propriétés d’adhésion par nous-mêmes, ce qui signifie devenir égaux à Lui dans toutes nos qualités. Tel est notre objectif.

Le groupe, notre monde, et cette vie  entière ne sont que les moyens pour l’atteindre. Tout ce qui m’arrive à chaque instant, m’est donné afin de révéler que mon moi actuel, mon groupe et tout mon environnement, toutes les causes et les conséquences, sont juste une aide. Ils sont comme les trois phases préliminaires de la Lumière directe, jusqu’à ce que le développement atteigne la quatrième phase, c’est-à-dire nous. Afin d’atteindre l’adhésion à la source, le Créateur, je dois voir tout ce qui constitue la nature inanimée, végétale, et animale comme les moyens qui me sont donnés pour m’aider dans ce but.

Le groupe et toute ma vie, l’univers entier, tout ce qui m’entoure ne m’est uniquement donné qu’à afin que je sois capable d’atteindre l’adhésion au Créateur. Si j’organise de cette façon chaque instant au cours de ma vie, je serai absolument en mesure d’achever la totalité du programme de la création.

Le Rabash écrit dans «Le but de la société » que les gens qui se rassemblent dans un groupe ressentent comment leurs points dans le cœur exigent d’eux de devenir humain (Adam), c’est-à-dire semblable au Créateur. C’est ce pour quoi l’homme a été créé. C’est son but principal, et tout le reste n’est que le moyen de le réaliser.

La seule façon de le réaliser est à travers la peur de perdre inutilement, même un seul instant de votre vie. Pour cela, j’ai besoin de l’influence de l’environnement qui va me montrer combien important et élevé est le but, de sorte que je craigne de ne pas l’atteindre. Alors je vais le réaliser correctement par la jalousie, la luxure, et les honneurs.

Le Créateur m’aide à avancer vers le but à tout moment si je me connecte bien au but et à Lui à l’intérieur du groupe, en m’efforçant de Le révéler. Le but est de Le révéler à travers la similitude de nos qualités de telle sorte que je sois de plus en plus semblable à Lui, c’est à dire devenir plus humain. Etre humain signifie être comme Lui.

Plus je m’entête à le faire, plus Il me révélera les qualités et les désirs les plus corrompus. Je ne dois pas oublier, même un instant, que tout cela m’est révélé seulement aux fins de la correction, pour devenir semblable au Créateur. Il s’avère que c’est même une bonne chose que je sois déconcerté et que j’oublie la connexion avec le groupe et le Créateur.

Je révèle cela dans de nouveaux désirs et je me sens écarté du chemin à chaque fois. De cette façon, le Créateur éveille des désirs et des pensées dans mon cœur et mon esprit qui ne sont pas dirigés directement vers Lui afin que je les dirige sur  moi, en d’autres termes, ce serait de les amener à l’unité. Il n’y a rien d’autre à faire pour moi dans la vie, que cela, c’est ainsi que je me corrige.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Ecrits du Rabash

Le point d’unité est sur la Makhsom

Convention at the Arava DesertQuestion: Quel est le point d’unité que nous avons atteint au congrès ? Pourriez-vous le décrire plus en détail? Où se trouve-t-il par rapport à la Makhsom (la barrière qui nous sépare de la spiritualité)? Comment est-ce ressenti? Comment les gens reconnaissent qu’ils le ressentent ? Comment déterminent-ils qu’ils se tiennent sur ​​elle?

Réponse: Ce point est situé sur la Makhsom elle-même. Ce point est l’unité entre notre groupe mondial composé de milliers de personnes qui sont interconnectées, veulent être attachées ensemble, et essayent de se connecter les unes aux autres dans tous les types possibles de relations. Le but de notre connexion est d’atteindre  le don mutuel sans réserve appelée « garantie mutuelle ».

Nous sommes prêts à soutenir et à penser les uns aux autres et à prendre soin du Kli  commun entre nous. Autrement dit, nous sommes prêts à nous renforcer les uns les autres et voulons que chacun se réveille. Il n’y a pas de concurrence ou de rivalité ici, quand je veux devenir plus fort au détriment des autres et ne pas penser à eux. Au contraire, je veux que nous tous devenions plus forts, et que mes amis, qui dans ce cas deviennent  comme mes enfants, ressentent le résultat de mes premiers efforts.

En ce qui concerne le groupe, je dois me sentir dans les trois états suivants:

1.     Je me soucie d’eux comme s’ils étaient les plus petits, comme une mère prend soin de ses enfants ou le Créateur prend soin des créatures.

2.     Je les considère comme les plus grands, les considérant comme le plus grand peuple de la nouvelle génération. Je suis prêt à les servir et à tout faire pour eux afin d’obtenir d’eux la grandeur de l’objectif et la force.

3.     Je veux être leur ami, leur égal, ni plus ni moins, et que nous tous nous unissions dans une  «étreinte».

Dans cette « étreinte », nous atteignons une fusion de nos désirs. De ces trois relations vers l’autre, chacun de nous et nous tous ensembles atteignons un désir, une seule pensée, et nous voulons que le Créateur nous remplisse.

Mais ici, nous découvrons alors que nous ne sommes pas suffisamment connectés. Il y a encore une chose avec laquelle nous avons besoin de nous connecter. Ensuite, nous demandons  que la Lumière qui ramène vers le bien nous unisse et ensuite nous remplisse. Voilà sur quoi porte notre  travail. 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Le Zohar

Le seul critère

Dr. Michael LaitmanQuestion: J’ai des sentiments différents en étudiant la sagesse de la Kabbale. Comment puis-je savoir qu’ils sont réels, qu’ils ne sont pas  imaginaires?

Réponse: Notre seul critère est le groupe spirituel. Je dois voir l’ensemble de nos désirs. Je veux que chacun soit connecté par la puissance de la garantie mutuelle, au-dessus de la vie corporelle. Laissez couler comme d’habitude, après tout, je suis né, vis et meurs contre ma volonté.

Cependant, ici nous parlons du désir fondamental de l’homme, au sujet du degré supérieur auquel on doit se connecter. Je me vérifie par rapport à cette puissance commune. De cette façon, j’ai une échelle permanente qui détermine ce qu’est la spiritualité. Toutes les autres « images » sont imaginaires et erronées.

D’autre part, si je ne peux pas imaginer la force collective qui réside dans le groupe, cela est une indication précise quant à l’ampleur de l’éloignement de la direction spirituelle dans lequel je me trouve. Les gens s’imaginent la spiritualité dans toutes sortes de formes étranges, tandis que le seul soutien, la seule essence spirituelle pour nous, est la puissance collective du groupe. Sinon, vous ne seriez pas capable d’imaginer quoi que ce soit  correctement.

Cela devrait vous aider à comprendre comment votre approche erronée a été jusqu’ici. Vous imaginez la spiritualité d’une manière complètement différente. Elle vous a attiré dans différentes directions, sauf pour celle-ci. Donc accrochez-vous à la bonne voie et chaque fois que vous la réglez, faites le uniquement dans la direction du groupe. Cela ne fait aucune différence que nous lisions ou que nous étudions, cela est destiné uniquement vers notre unité, et rien que cela.

Même si vous détestez quelqu’un, cela n’a encore rien à voir avec le bien ou le mal comme la Torah le décrit. C’est parce que la Torah ne parle que de l’unité d’amis dans le groupe. Prenez la coquille de l’essence spirituelle, détachez-vous de la maison, de la famille, du travail, et du reste du monde, et ne laissez que les pouvoirs auxquels nous voulons nous connecter dans votre perception.

Vous recherchez uniquement le pouvoir collectif de l’étude et les amis, et vous devriez interpréter chaque mot de la sagesse de la Kabbale à travers le prisme de ce concept. C’est seulement ainsi que vous serez en mesure d’avancer de la meilleure façon possible. Toute autre forme d’avancement vous mènera vers le chemin de la souffrance.

De la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 25/11/2011, « Préface au livre du Zohar»

La psychologie de l’âme

Dr. Michael LaitmanDurant le cours, entre autres choses, nous apprenons la structure et l’interconnexion des mondes spirituels, Partsoufim et Sefirot. Une question se pose: Pourquoi ai-je besoin d’apprendre cela? Après tout, j’ai seulement besoin d’attirer sur moi la lumière qui ramène vers le bien?

Même si aucun des livres kabbalistiques n’ont été publiés dans ma propre langue, je peux m’asseoir durant la leçon et écouter la lecture du livre du Zohar, sans comprendre un mot. C’est vraiment suffisant. Le Baal HaSoulam, par exemple, avait peu d’élèves qui connaissaient le yiddish, la langue dans laquelle il enseignait.

Cependant, quelque chose d’autre est caché ici. Comme nous avançons, nous commençons à sentir, à discerner, différents phénomènes spirituels à l’intérieur de nous-mêmes. Alors, que faisons-nous avec cela? C’est pourquoi une personne étudie la sagesse de la Kabbale, sous la forme de sa psychologie interne et spirituelle. Grâce à la Kabbale, elle peut réunir tout cela en une seule image.

Bien sûr, cela ne se produit pas immédiatement, mais encore, une personne découvre peu à peu en elle-même ce qu’elle a étudié durant les leçons. De la même manière qu’un enfant étudie une langue, il se souvient des mots, les associe à des objets et des événements, puis donne un sens à chaque mot, y compris un large éventail de nuances, les détails, et les perceptions.

C’est pourquoi nous devons connaître le matériel et étudier la langue de la science de la Kabbale qui décrit notre psychologie profonde. Comme le Baal HaSoulam dit, il est très important d’entrer dans la Kabbale du côté de la psychologie matérialiste aussi. C’est notre façon d’étudier, de commencer par le niveau animal et de passer à celui de l’humain.

De toute évidence, nous n’avons pas besoin d’un cours universitaire sur la psychologie. Cela ne ferait qu’ajouter de la confusion. Cependant, lorsque nous arrivons à la sagesse de la Kabbale, cela vaut la peine de chercher en nous-mêmes ces détails de la perception dont elle parle.

De la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale du 25/11/2011, « Préface au livre du Zohar»

Séparé sous un flot de lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand on parle de l’amour des autres, cela semble trivial pour la plupart des gens. Comment pouvons-nous leur transmettre notre message?
Réponse: Ne pas leur parler de l’amour des autres. Au lieu de cela, expliquer leur les lois du système intégral qui demande une plus forte connexion réciproque entre nous. La séparation de l’humanité est en pleine croissance et donc cela est nécessaire pour la connexion. C’est pourquoi nous nous sentons de plus en plus mal.
Ce sont des choses simples qui peuvent être présentées par un diagramme linéaire. Chaque jour, nous avons besoin d’augmenter le lien entre nous. En 6000 ans, nous devons unir tous nos désirs. Aujourd’hui, nous sommes tenus de nous connecter à un certain niveau, disons, X2. En l’an 2012, l’exigence va augmenter vers le niveau de X3. Si nous n’atteignons pas ce niveau, nous ferons l’expérience de souffrances en fonction de l’incompatibilité avec la nature.

Aujourd’hui, nous vivons une crise, une chute, et cela est parfaitement naturel. Cependant, nous pouvons inverser la tendance si nous élevons notre niveau d’unité. Si nous faisons cela, nous sentirons une élévation au lieu d’une chute. Tout dépend de nous.

Nous avons la sagesse de la Kabbale, qui était destinée à développer la reconnaissance du mal en nous. En effet, plus nous prenons du retard, plus nous devenons séparés. La lumière augmente, alors que nous sommes plus détachés et déconnectés, et cela nous fait nous sentir de plus en plus mal.
La lumière nous permet de sentir le monde global et intégral qui est mutuellement connecté dans toutes ses parties. En conséquence, nous sentons progressivement que nous sommes de plus en plus opposés au monde intégral. Donc, nous ne parlons pas de l’amour, mais des lois de la nature, de son développement.
Après le congrès de Décembre, nous allons voir que le monde va se détériorer beaucoup plus rapidement. De notre côté, nous serons capables de hâter le développement d’une manière positive, et nous devons faire tous les efforts pour y parvenir.
De la 4eme partie du cours quotidien de Kabbale, du 29/11/2011 « De l’essence de la religion et son but»

Désolé, mais la fête est finie

Dr. Michael LaitmanIl était usuel que seuls ceux qui voulaient connaître le sens de la vie et son but viendraient à la Kabbale. Ils se demandaient pour quel but nous naissions, pourquoi nous mourons, et pourquoi nous subissons de telles difficultés dans la vie.

Une personne veut savoir, et même si elle est aisée matériellement, elle va continuer à avoir ces questions parce qu’elles viennent du degré parlant, pas de celui  animé. L’homme n’est pas un chien; mettez-le dans un hôtel cinq étoiles, pourtant il sera encore mal à l’aise et voudra quelque chose de plus pour son âme.

Ceci est clairement visible en Europe. Avant que la crise n’éclate, la plupart des pays développés et riches avaient les taux de suicide les plus élevés. Maintenant que ces pays connaissent une crise, le taux de suicide va diminuer. Les gens vont commencer à apprécier la vie et de nouveaux désirs se réveilleront. Même un léger désir d’amélioration donnera aux gens un sens à sa  vie.

Peu importe le degré de richesse d’une personne, le goût est toujours ressenti par contraste. Les gens aiment à se rappeler les souffrances passées de la faim et le goût qu’ils ont trouvé dans un morceau de pain rassis. C’est parce que le goût dépend de la carence.

Aujourd’hui la Kabbale est pour tout le monde, pas seulement pour ceux qui souhaitent atteindre la sagesse sublime, mais aussi pour tous ceux qui  cherchent simplement une vie meilleure. La crise s’est propagée dans le monde entier. Le mal est devenu global, non local ou national comme dans les générations précédentes. Et à cause de cela, les gens cherchent à découvrir la cause de ce mal.

Les générations passées ont également beaucoup souffert, mais elles souffraient aux degrés inanimé, végétal, et animal (corporel). Cependant, les problèmes d’aujourd’hui sont dans le monde et touchent tout le monde, donc cela oblige les gens à chercher des réponses. C’est pourquoi les gens viennent à la Kabbale pour améliorer leur situation. Mais ici, ils sont accueillis avec une explication résumée en une phrase: vous ne pouvez profiter du don sans réserve que par l’amour des autres!

Une personne aimerait profiter de milliers de choses différentes dans ce monde, mais on lui dit : désolé, la fête est finie, et vous ne serez pas en mesure d’en profiter. En effet, avant cela, la satisfaction  était seulement utilisée comme appât, pour vous réveiller, afin d’augmenter votre désir.  Pour ce faire, il vous a été donné  des divertissements, voitures, voyages, et diverses autres tentations de sorte que vous souhaitiez profiter de plus en plus.

Mais maintenant tout est fini. Vous n’aurez pas l’occasion d’en profiter. La crise va vous priver de toutes les acquisitions du matériel, et rien ne sera épargné. Pourtant, d’autre part, vous avez déjà cessé de ressentir un quelconque  plaisir. Même si vous pouviez payer et profiter de tout ce qui est possible, vous ne sentiriez le goût de rien.

C’est le stade du  développement que nous approchons sans même le savoir, et à la fin, il s’avère que nous ne sommes pas en mesure d’en profiter. Ceci est le véritable problème du monde! Tout est dans l’abondance totale, et nous sommes en mesure d’atteindre une telle prospérité matérielle où chacun a tout le nécessaire: les maisons, les vacances, la bonne nourriture, et ainsi de suite. Mais les gens ne trouveront  pas de goût à ce genre de vie.

Nous approchons un état où la satisfaction ne peut être que collective, mondiale. La connexion mutuelle entre nous qui est révélée aujourd’hui n’est pas dans l’argent mais dans le plaisir! Je ne vais pas être en mesure de recevoir du plaisir avant que je ne vous comble.

Mais je vous hais et je suis prêt à vous déchirer! Comment se pourrait-il que je doive vous remplir avant de me combler? Cela signifie que je dois vous aimer en premier?  C’est tout simplement horrible! Pourtant, sans cela  je ne peux profiter de la vie ni  ressentir, au moins un peu, que j’ai quelque chose de plus que la vie d’un chien. Une vie de chien est une vie dans laquelle je ne fais que satisfaire mon désir, mais où je ne ressens aucun goût. J’ai tout, toute la journée, mais j’ai l’impression que je n’ai rien.

Ces états nous sont révélés parce que le niveau  humain du désir se révèle en nous, qui est plus élevé que les niveaux inanimé, végétal, et animal. Ainsi, on peut tout avoir dans le monde matériel et sentir que la mort est préférable à ce genre de vie. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 25/11/2011, Ecrits du Rabash

Un seul don sans réserve pour tous

Dr. Michael LaitmanL’essence de l’homme est le désir d’être rempli. Son esprit se développe à côté de ce désir pour l’aider à atteindre ce qui est désiré. Les grands désirs de l’homme développent un grand esprit, tandis que ses petits désirs limitent son esprit. L’esprit est secondaire, le désir est primaire. C’est pourquoi le désir nous commande, que cela nous plaise ou non.

L’aspiration à expérimenter le monde sur une plus grande échelle qu’il n’est réellement, dans sa matrice complète, dépend du développement de notre désir. C’est pourquoi nous étudions la sagesse de la Kabbale. Elle contribue à développer le désir jusqu’au point où il est possible de percevoir le monde supérieur, la matière la plus élevée, les qualités supérieures.

Puisque notre monde n’existe que dans le désir de recevoir, il est confiné et limité. Combien d’informations, sensations, sentiments, couleurs, sons, etc puis- je absorber? Il s’avère que ce n’est pas beaucoup  du tout puisque que je deviens immédiatement rempli et fatigué. J’ai même essayé de me limiter de la réception extrême et de me suffire avec de petits plaisirs.

Les kabbalistes nous disent qu’il y a un monde énorme au delà des limites de nos sensations, qui existe en dehors de nous, en dehors de nos sensations égoïstes. Nous ne pouvons en faire l’expérience qu’en fonction de la loi de la similitude des propriétés. Si nous acquérons les mêmes qualités, comme dans ce monde, nous allons le voir, l’entendre et le ressentir.

Comment peut-on acquérir les qualités de ce monde extérieur qui est un milliard de fois plus grand que le nôtre? Tout d’abord, ce monde va au-delà des limites de notre corps physique. C’est pourquoi il est éternel, parfait, et infini. Il n’est pas du tout  comme notre univers fini, imparfait et égoïste.

Le monde qui existe dans la qualité du don sans réserve, et que nous ne percevons absolument pas, existe essentiellement autour de nous. Afin de le percevoir, nous devons commencer à nous rapprocher de la qualité du don sans réserve, la fondation du monde supérieur. C’est le but des exercices et des conseils des kabbalistes qui ont déjà achevé cette voie.

Ce sont des exercices de groupe, car on ne développe progressivement la qualité du don que dans un groupe de personnes semblables en esprit. Je commence à sentir combien j’existe dans l’égoïsme, ainsi que mon incapacité à en sortir. Puis, sous l’influence du groupe, j’ai le sentiment que je ne suis tout simplement dans une prison dont  je ne peux m’échapper. Puis je comprends que seul le groupe, seule la force supérieure, peuvent m’aider.

De cette façon, je parviens à la nécessité de la garantie mutuelle. J’ai besoin de l’appui de mes amis qui  me forcent tout simplement à m’élever au-dessus de moi, et de moi-même, j’essaye aussi de les aider en ceci. Nous atteignons la garantie mutuelle quand on s’aider réciproquement à s’élever au-dessus de nous-mêmes et à se connecter sur la qualité commune du don sans réserve.

Ensuite, nous allons percevoir le monde supérieur dans cette nouvelle qualité commune, qui est comme un capteur,  sensorielle. Nous ne pouvons la percevoir que si nous créons quelque chose de commun avec nos désirs et nos aspirations, car la qualité du don sans réserve est nécessairement liée à tout le reste, et c’est pourquoi  elle est une pour tous. Cette qualité dans laquelle nous percevons notre existence supérieure est appelé « l’âme ».

C’est pourquoi la Convention dans le désert d’Arava a été dirigée pour se préparer soi-même à une sensation préliminaire de la qualité du don sans réserve qui est conçue en nous. Nous devons apporter ceci  à tous les participants du grand congrès à venir, où il sera nécessaire pour tout le monde de la renforcer ensemble. Nous devons développer cet embryon au point où nous percevrons la présence du monde supérieur, la présence du Créateur. 

 De la série des cours virtuels du dimanche, le 20/11/2011

Ce n’est pas une question de goût

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment l’amertume et la douceur de la perception se rapportent-elles à l’échelle de la vérité et du mensonge?

Réponse: Elles sont absolument sans rapport, mais nous sommes enclins à établir des parallèles en fonction de notre nature. C’est la même chose pour un enfant. Le sucré est la vérité, et l’amer est le mensonge. Il ne comprend pas autrement. C’est pourquoi il n’acceptera pas de prendre un médicament amer. Nous devons surmonter le goût amer de la vérité pour la révéler au-dessus, au-dessus de la fausseté apparente.

Question: Alors, comment peut-on voir la vérité derrière l’amertume?

Réponse: Pour cela, nous avons besoin de l’influence de l’environnement. L’amertume et la douceur sont des sensations corporelles, et personne ne peut me dire comment je les perçois. Je sais ce qui est doux et ce qui est amer dans ma perception, mais comment puis-je distinguer le vrai du faux? Qui va définir ces critères? Seraient-ce  les médias, les enseignants, l’opinion sociale, ou un groupe particulier?

Quand je rejoins  un groupe et  que j’adopte ses critères du vrai et du faux, c’est  d’une manière claire, saine, et ferme. Ensuite, ces critères commencent à contredire l’amertume et la douceur de mes sensations bestiales. Je rejoins le groupe, me soumets à son importance de l’objectif, l’importance de la vérité, et il acquiert le sens le plus élevé à mes yeux. Ensuite, je suis prêt à travailler, indépendamment de l’amertume. Ce travail au –dessus de l’amertume pour l’amour de la vérité signifie que j’avance par la foi au-dessus de la raison.

Il est seulement possible de cultiver la notion de vérité dans le groupe. C’est parce que la vérité  existe  quand  notre interconnexion est plus importante pour moi que toute l’amertume de mon égoïsme. Laissez cette valeur  être artificielle. Dans le futur, je vais quitter le degré  animé et aller à un autre état où les sensations ne sont pas divisées en amer et doux, mais en vrai ou faux. Puis même une plus  « juteuse » amertume et douceur se révéleront à moi à un  nouveau degré, et encore une fois je m’élèverai au-dessus d’eux vers la vérité et le mensonge.

A chaque fois la vérité, c’est à dire la foi, la puissance du don sans réserve, l’unité du groupe, la garantie mutuelle, doit dépasser l’amertume qui l’accompagne.

Question: En général, toutes mes sensations sont distribuées sur  l’échelle de l’amer et du  doux. Comment puis-je distinguer le vrai et le faux dans mon désir?

Réponse: Je perçois la vérité et le mensonge dans un autre endroit. Ce n’est pas là où se manifestent la douceur et l’amertume, mais au-dessus, au degré humain en moi.

Je ne perçois rien d’autre que l’amertume et la douceur aux niveaux inanimé, végétal, et animé. Cependant, il y a aussi le niveau de l’Homme, celui qui est uni avec l’environnement, avec le groupe, qui nourrit la partie en lui qui s’élève au-dessus du corps, qui est opposée au corps, à l’extérieur de celui-ci, et vient de l’autre.

C’est le récipient où nous percevons le vrai et le faux au lieu de l’amer et du doux. Là, une personne perçoit l’unité, la garantie mutuelle, son attitude envers un autre être humain, et enfin, il perçoit le Créateur. Dans ce cadre, il crée sa copie inverse. Ainsi, il crée le Créateur. C’est parce que l’attitude envers l’autre et le Créateur est identique.

Question: Alors pourquoi ai-je cependant besoin de percevoir l’amertume et la douceur ?

Réponse: Comment et où je bâtirai ma partie supérieure? Dans mon désir qui ne perçoit que l’amertume et la douceur, il y a un point qui me permet de former une intention au-dessus de mon désir, qui est mon attitude envers mon voisin ou  la similarité avec le Supérieur. De cette façon, je construis l’Homme en moi au dessus des niveaux minéral, végétal, et animal.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale, « La Paix »