Category Archives: travail intérieur

Le but de la création de l’égoïsme

232.06Question : Est-ce que tout ce que nous voyons dans notre monde est une manifestation de « l’existence ex nihilo », ou s’agit-il de formes du désir de recevoir, ou de formes du Créateur ?

Réponse : Ce sont des formes de manifestation du désir de recevoir sur fond de Son désir de donner sans réserve, de remplir, d’aimer.

En fait, c’est comme si nous voyions deux images qui se superposaient l’une à l’autre. D’un côté, il y a le désir parfait du Créateur envers nous pour nous remplir, nous nourrir, nous rapprocher de Lui afin que nous devenions comme Lui. D’autre part, nous voyons entre Lui et nous une qualité aussi terrible qu’une force égoïste que nous ne pouvons qu’attribuer à nous-mêmes.

Le Créateur a créé l’égoïsme exprès pour que nous le découvrions et que nous essayions de nous débarrasser de l’égo, et une fois que nous sommes convaincus que nous ne pouvons pas le vaincre nous-mêmes, nous demandons au Créateur de le faire pour nous.

C’est là tout notre travail dans le monde physique : reconnaître le mal de notre nature et demander au Créateur de le changer en son contraire.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV, le 19/10/2021

Comment prendre des décisions

283.02« A partir d’un certain point, plus aucun retour n’est possible. C’est le point qu’il faut atteindre. » (Franz Kafka)

Question : Que pensez-vous de cela ?

Réponse : S’il n’y a pas de retour, comment ne pas prendre une décision ? De telles solutions sont les plus rationnelles, même si elles semblent terribles.

Question : Cela signifie-t-il que si vous avez pris une décision et qu’il n’y a pas de marche arrière, vous devez alors continuer et c’est tout ?

Réponse : Bien sûr ! L’essentiel est de ne pas rester suspendu en l’air.

Question : Ne pas réfléchir pendant longtemps ?

Réponse : Non. Autrement, cela mène à la dépression, au suicide ou à quelque chose de ce genre. Nous devrions raccourcir ces pauses et prendre la décision de manière nette et claire.

Question : Quand une personne a-t-elle le sentiment qu’il n’y a pas de retour possible ? Peut-être est-elle en train d’inventer tout cela ? Ou est-ce que cela arrive-t-il exprès à une personne ?

Réponse : Elle devrait vérifier elle-même.

Question : Êtes-vous en train de dire qu’elle devrait quand même faire une analyse ?

Réponse : Bien sûr. Elle devrait s’examiner souvent. La Kabbale dit que nous ne devrions pas mesurer une fois puis commencer à couper. Nous devons continuer à essayer encore et encore, en vérifiant constamment le système dans lequel nous sommes : puis-je lui faire confiance ? Est-ce que je me conforme à ce système ? Comment puis-je me changer pour m’y adapter ?

Finalement, je commence à voir de plus en plus que je suis à l’intérieur d’un système harmonieux et parfait de l’univers, qui est régi par une loi unique, et que j’existe à l’intérieur de cette sphère.

Extrait de « L’Actualité avec Michaël Laitman » sur KabTV, le 04/10/2021

Chaque jour est comme si on renaissait

032.01Si je me réveille désorienté le matin, ne me souvenant de rien, alors c’est un bon signe. Cela signifie que je suis passé par une sorte d’état. Lorsqu’un état en remplace un autre, il y a nécessairement un écart, une obscurité et une déconnexion entre eux. Il ne faut donc pas avoir peur des états d’incompréhension totale. En effet, dans tous les cas, je suis sous le contrôle de la force supérieure, dans le cadre de la force du Créateur.

Vous devez vous habituer à ce processus et apprécier ces états sombres. Si je n’ai rien dans mes sensations ou dans mon esprit, alors je semble renaître et je suis maintenant entre les mains du Créateur, comme un bébé dans les bras de sa mère. La seule chose que je dois faire est d’aider la force supérieure à prendre soin de moi. Et plus je cède devant le Créateur, plus je me rapproche de Lui et commence à maîtriser un nouveau niveau.

Par conséquent il n’y a pas à avoir peur d’oublier ce que l’on a étudié. Nous l’oublierons bien sûr. Le Baal Shem Tov est passé par de tels états dans lesquels il ne se souvenait même pas des lettres de l’alphabet. Et puis ces connaissances reviendront, mais à un niveau plus élevé. Nous devons prendre cela comme un processus obligatoire, et vous verrez quelles merveilleuses nouvelles découvertes cela apporte.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Shamati n°54 – « Le But du Travail – 1 » du 09/11/2021

Le langage du Livre du Zohar

222Le Livre du Zohar est écrit dans une langue particulière, principalement en araméen. L’araméen est une langue ancienne parallèle à la langue hébraïque parlée dans l’État d’Israël aujourd’hui. Ces deux langues étaient populaires dans l’ancienne Babylone, et c’est pourquoi les kabbalistes les utilisent.

Le premier kabbaliste, dont le nom était Adam, a commencé à utiliser à la fois l’araméen et l’hébreu. Dans son livre Raziel HaMalakh (L’Ange Raziel), il a utilisé les deux langues.

La langue du Livre du Zohar n’est pas un langage physico-mathématique exact, mais un langage d’allusions que nous devons comprendre. Seule une personne qui est revêtue des images et des événements qui y sont décrits de manière allégorique peut le comprendre. Par conséquent, une personne ne peut pas comprendre immédiatement ce dont parle ce livre.

Cependant, si elle travaille sur elle-même, étudie la Kabbale, se trouve dans un groupe, et crée un groupe similaire à celui qui a écrit Le Livre du Zohar, alors elle commence à comprendre ce qu’ils ont écrit et les choses décrites dans le livre commencent à jouer dans son groupe. C’est-à-dire que Le Livre du Zohar commence à jouer comme un disque, se manifestant entre eux et leur montrant ce dont il parle.

Mais cela ne se produit que dans la mesure où ils ont les mêmes qualités que les auteurs du Livre du Zohar. Par conséquent, le langage même de ce livre appelé le « langage des branches » est allégorique, et seuls ceux qui sont à un degré spirituel peuvent le comprendre. Sinon, Le Livre du Zohar est perçu comme un recueil d’histoires, de contes de fées et de légendes.

Extrait de « Conversation sur Le Livre du Zohar » sur KabTV

S’auto-analyser

209Question : Disons qu’une personne commence à lire le Livre des Prophètes. Comment un kabbaliste le lit-il ou quelqu’un qui veut s’échapper dans une autre dimension ?

Réponse : Un kabbaliste lit de petites portions car avaler ne veut rien dire. Ce serait alors comme lire une fiction.

Pour lire un texte kabbalistique, il faut y entrer, le méditer et être dans un certain état. Une sorte de réflexion kabbalistique est nécessaire ici.

Un kabbaliste est une personne qui étudie des livres avec un stylo et un carnet. En général, il ne s’agit pas de lecture, mais d’étude. De plus, le Livre des Prophètes n’est pas un livre simple.

Par conséquent il est difficile d’expliquer comment un kabbaliste le lit. Il s’agit de l’étude de soi à travers d’autres personnages, c’est-à-dire ces personnes qui ont existé dans notre monde et qui ont compris le Créateur. Ils ont agi uniquement dans le but de se rapprocher de Lui, de L’influencer positivement, afin que le Créateur en accord avec cela les rapproche et leur donne l’opportunité d’influencer positivement le monde à travers eux.

Extrait de « Les Secrets du Livre Éternel » sur KabTV, le 13/09/2021

Aidez, mais ne retenez pas

209Question : Si des amis quittent la dizaine, comment se comporter vis-à-vis d’eux ? Pouvons-nous prier pour eux ? Ou devrions-nous nous concentrer sur ce que nous avons maintenant ?

Réponse : Nous devons comprendre qu’au fur et à mesure que nous nous développons spirituellement, il y aura toujours des gens qui nous quitteront parce qu’ils auront le sentiment que ce n’est plus pour eux.

Par exemple, je suis allé à l’école primaire, mais les 30 élèves qui ont commencé le CP n’ont pas tous atteint la terminale ; beaucoup ont pris du retard, sont partis, etc. Et puis à l’université : combien d’entre eux ont été admis ? Et combien ont abandonné ? Et combien ont continué après l’université ?

Autrement dit, plus on va haut, plus il y a d’abandons. Et chacun d’entre nous a son propre niveau spécifique. Il ne faut donc pas les retenir par la force. Il faut créer les conditions pour que chacun puisse aller de l’avant, pour qu’il soit soutenu et aidé.

Cela est possible parce que le système est intégral et peut accepter toute personne qui s’annule à son égard. Je peux être un simple bébé dans les bras d’autres amis, comme un petit enfant dans une famille, mais je suis considéré comme un membre de la famille parce que je m’annule devant eux. C’est ainsi que nous devrions agir.

Mais si une personne ressent que ce n’est pas pour elle, qu’elle ne le veut pas, qu’elle n’est pas d’accord avec nous, il faut la libérer calmement, et se rendre compte qu’en cours de route, nous verrons beaucoup de cas de ce genre, et c’est inévitable.

Et à la fin, elle a quand même pris quelque chose de nous. Nous devons prendre en compte le niveau de possibilités de chacun dans ce circuit.

Extrait de « Vidéoconférence » sur KabTV

Comment atteindre le niveau le plus élevé ?


Question : Comment pouvons-nous atteindre le niveau le plus élevé de notre existence ?

Réponse : Graduellement, en commençant par notre monde à travers 125 niveaux spirituels.

Il y a cinq mondes qui sont descendus dans notre monde à partir du monde de Ein Sof (Infini) dans chacun desquels il y a cinq Partsoufim, et dans chaque Partsouf il y a cinq niveaux pour un total de 125 niveaux.

Nous allons gravir ces niveaux jusqu’à ce que nous atteignions le monde de Ein Sof. À chaque niveau, nous devons inverser notre égoïsme et ainsi nous élever. C’est-à-dire que tous ces niveaux signifient des changements internes, plus élevés, encore plus élevés et plus hauts au-dessus de nous-mêmes, les égoïstes.

Question : Où commence le décompte ?

Réponse : Le décompte commence à zéro. Lorsque vous entrez dans un groupe et que vous commencez à vous annuler devant les amis du groupe, alors vous mesurez tout par rapport à lui. C’est le niveau zéro.

En même temps, vous savez exactement où vous êtes : haut ou bas, les montées, les descentes, et les différentes fluctuations en cours de route. Et ainsi vous avancez le long du chemin.

Extrait de l’émission « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 06/10/2019

Des étincelles qui illuminent les ténèbres

167Pourquoi, sur le chemin de la sainteté, de la révélation du Créateur, de l’union, de la correction de toute la création, devrions-nous nourrir des désirs impurs, les Klipot ? Pourquoi sont-elles nécessaires ? Nous devons comprendre que le Créateur a délibérément créé la brisure afin de mélanger les désirs égoïstes et les désirs de don sans réserve.

Et lorsque nous travaillons à comprendre ce que signifie l’impureté (Klipa, « écorce »), et ce que signifie la sainteté, et comment faire sortir la sainteté de la Klipa, à partir de là, nous grandissons et gagnons en intelligence, en sensibilité, et en compréhension de ce que le Créateur a fait, pourquoi Il a créé une création faite de Lumière et d’obscurité, de désir de recevoir et de désir de donner sans réserve, et comment nous séparons l’un de l’autre.

Notre vie entière est une recherche remplie de frustrations et de tracas. Et tout cela pour que nous puissions extraire des étincelles de toutes ces tensions entre recevoir et donner, entre la lumière et l’obscurité. La lumière seule ou l’obscurité seule ne peuvent pas nous aider, mais seulement lorsque nous opposons l’une à l’autre, comme si nous frottions une pierre contre l’autre, en faisant des étincelles.

Ce sont ces étincelles qui nous remplissent et nous conduisent à une compréhension si élevée de la matière que c’est en elles que nous commençons à atteindre le Créateur. La création ne permet pas d’atteindre directement le Créateur, de Le comprendre et de Le ressentir.

Mais c’est précisément grâce à cette friction, qui fait jaillir des étincelles qui éclairent l’obscurité, que nous pouvons commencer à comprendre le chemin préparé pour nous par le Créateur.

Nous passons par de nombreux états difficiles, puis soudain, dans l’obscurité totale et l’incompréhension, une étincelle jaillit, puis une autre, et une autre encore, nous permettant de commencer à reconnaître le Créateur.

Après avoir allumé quelques étincelles de ce genre, nous ressentons déjà comment faire connaissance avec le Créateur et Ses actions.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Shamati n°36, « Quelles sont les Trois distinctions du corps chez l’homme ? » du 27/10/2021

Le chemin vers la perfection : l’individu et l’humanité

961.2Question : Pourquoi un seul individu peut-il atteindre un état parfait avant toute l’humanité, mais en même temps dépendre de l’humanité pour atteindre la perfection ?

Réponse : Le fait est que vous pouvez atteindre la perfection uniquement en vous liant à l’ensemble de l’humanité, car vous devez le faire afin de donner sans réserve. Cela signifie que vous voulez travailler avec l’intention de donner sans réserve uniquement pour le bien de l’humanité. Vous ne pouvez pas donner au Créateur, il n’y a rien que vous puissiez Lui donner.

Si vous voulez faire plaisir à une femme, par exemple, traitez son enfant avec gentillesse. Vous n’avez rien d’autre à faire. Il en va de même pour le Créateur. Cela signifie que si une personne veut se rapprocher du Créateur, il n’y a pas d’autre moyen de le faire que de se rapprocher de l’ensemble de l’humanité. En faisant cela, elle rapproche le Créateur de cette dernière et se rapproche ainsi de Lui.

Question : De quoi dépend la qualité de la vie d’une personne ?

Réponse : Du nombre de personnes que j’ai rapprochées du Créateur. C’est selon cette mesure que je me suis rapproché de Lui. Cela détermine ma qualité de vie.

Extrait de « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 18/08/201

Le travail n’est que dans l’âme !

541Question : Pourquoi était-il impossible de construire un Temple à l’époque des douze tribus ?

Réponse : Qu’est-ce que cela signifie de construire ? Il aurait été préférable qu’il ne soit pas du tout en pierre ! Tout cela n’est que poussière aux yeux. Il y a quelque chose de construit et nous sommes assis derrière les murs de ce temple, comme derrière le mur du Kremlin, et tout va bien pour nous.

Pourquoi avons-nous besoin d’un symbole physique ? À une époque, il y avait beaucoup d’opposants à cela. Mais en règle générale, ceux qui comprennent le moins sont plus forts dans le monde physique. Les gens ont besoin d’un jouet, alors le voici. A part ça, nous n’avons rien. Ils ont remplacé le but spirituel par un mur.

Imaginez aujourd’hui que vous alliez vers les gens pour leur dire quelque chose, leur montrer, leur récapituler, leur présenter un objectif, mais que vous ayez tout cela de purement spirituel, basé sur la qualité du don sans réserve.

Mais à la place, vous leur montrez une immense pièce, un palais bien qu’il soit en réalité très petit ; des sacrifices sont brûlés ici, des Lévites prient là, et des Cohanim (prêtres) font leur travail ici. Tout est clair pour les jeunes enfants comme pour les adultes. L’homme se bat pour des symboles, des bretelles.

Question : Comment pouvez-vous approcher le cœur d’une personne autrement ?

Réponse : C’est précisément en corrigeant le cœur, lorsque vous commencez à déterminer dans le cœur ce qui est saint et ce qui ne l’est pas.

Les gens comprendront cela en fonction de la manière dont ils s’élèveront au-dessus d’eux-mêmes, en fonction de la manière dont ils réaliseront qu’il n’y a rien sur cette terre et que tout ceci n’est qu’un monde imaginaire. Le travail ne devrait être que dans l’âme, uniquement dans le désir de s’unir ! Seules les différentes étapes de notre connexion représentent la partie matérielle du monde spirituel.

Extrait de « Les Secrets du Livre Éternel » sur KabTV, le 23/08/2021