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La perspective du développement de l’âme

961.2Baal HaSoulam, «La prophétie»: « J’ai levé les yeux, et voici, le Seigneur se tenait au-dessus de moi et me disait : « Je suis le Seigneur, Dieu de tes pères. Lèves les yeux du lieu sur lequel tu te tiens devant Moi et vois toute la réalité que J’ai créée ex nihilo, les supérieurs et les inférieurs ensemble, depuis le tout début de leur découverte de la réalité, tout au long de leur évolution continue jusqu’à la fin de leur tâche, comme il sied à l’œuvre de Mes mains d’être glorifiée ».

Le Créateur montre au Baal HaSoulam la perspective du développement de toutes les âmes de la période où elles commencent à se corriger, à partir de notre génération, jusqu’à ce que toute l’humanité se rassemble en un seul groupe, dans la solidarité, une connexion mutuelle.

L’humanité représentera une seule âme dans laquelle le Créateur apparaitra. Cet état s’appelle le monde de l’infini, une correction complète que nous devons réaliser dans un proche avenir.

Pour cela, on nous donne le livre du Zohar avec le commentaire du Soulam.

Tiré de KabTV « La force du livre du Zohar » 2/16/21 # 5

Plaies d’Egypte- L’invasion des sauterelles

592.01Question: La huitième plaie égyptienne est l’invasion des sauterelles. Les sauterelles sont souvent mentionnées dans la Torah parce qu’elles représentent un niveau égoïste spécial de l’homme qui peut être corrigé. Fait intéressant, il est interdit de manger des insectes à l’exception des sauterelles. Que sont les sauterelles à l’intérieur d’une personne? Quel est ce niveau de désir?

Réponse: C’est une plaie très grave. En effet, la Torah dit que vous pouvez manger des sauterelles. Nous connaissons les restrictions qui existent dans l’utilisation de certains désirs, propriétés spirituelles, mais la propriété de la sauterelle est autorisée à être utilisée au niveau humain.

La sauterelle personnifie le niveau qui alimente le niveau animal de l’homme. Autrement dit, c’est une étape de transition de l’animal à l’humain. Par conséquent, elle peut être utilisée comme nourriture pour nourrir le niveau suivant.

Question: En principe, les sauterelles détruisent tout. Comment les kabbalistes expliquent-ils cela? Ils doivent avoir vu la racine et la branche. Nous savons que dans l’égoïsme il y a un état où l’homme travaille, alors son ego prend tout, et il voit qu’il ne lui reste plus rien.

Réponse: Mais il en profite. C’est la meilleure aide car grâce à elle l’homme avance. Il a l’opportunité de se tourner vers le Créateur.

Des «États spirituels» de KabTV 30/01/20

Distinction au sein d’une personne

226Question: Dans la Kabbale, il existe un concept de lumière supérieure. Peut-on dire que le champ d’informations générales forme cette lumière supérieure?

Réponse: Vous pouvez faire quelques analogies. Mais tout de même, je ne réduirais pas le champ de l’information au physique, que ce soit des particules ou des ondes, car de cette façon on abaisse son niveau, et d’abord le niveau de son influence.

Le champ d’information n’est pas divisé en parties. Et la personne qui la perçoit la divise selon sa structure. Le champ lui-même est indivisible. Il contient absolument toutes les informations et toutes les influences que nous ressentons en découlent.

En principe, nous pouvons dire que tout ce que nous percevons est une information, qui est alors ressentie en nous-mêmes comme certaines parties de la nature: agréable, désagréable, etc., c’est-à-dire que toute la distinction a lieu en nous.

Tiré des «Rencontres avec la Kabbale» de KabTV, le 03/01/19

 

La conscience est subjective

234Question: Comment pouvons-nous vérifier dans quelle mesure notre perception de la réalité est adéquate?

Réponse: Ce que notre conscience décide, nous l’acceptons comme la vérité et agissons en conséquence. Mais en même temps, nous nous fermons. Malheureusement, il n’y a peut-être pas d’autre issue. Dans notre monde réel, nous ne pouvons rien faire.

Le problème est que nous tournons dans cette dimension, dans ce paradigme, dans cette relation au monde qui nous entoure qui provient des connaissances que nous avons reçues depuis la naissance.

Si nous étions un peu différents, nous imaginerions que le monde serait différent, tout comme les abeilles, les serpents et autres animaux. Ils voient l’image du monde très différemment de nous: soit sous forme de taches de couleur, soit de goût, soit de chaleur, etc. Autrement dit, la conscience et son décodage par notre cerveau sont fortuits.

Nous vivons dans un monde conditionnel très limité, qui nous est représenté dans nos organes sensoriels physiques. Nous ne savons pas ce qui se passe à l’extérieur de nous parce que nos sens sont enfermés à l’intérieur. Mais comment pouvons-nous sortir de nos sensations subjectives du monde et imaginer en quelque sorte que le monde ne soit pas façonné par nos sens, mais qu’il existe vraiment?

Qu’est-ce qui existe objectivement? Y a-t-il quelque chose ou pas? C’est peut-être la question la plus importante. Et s’il y a une force objective en dehors de nous, comment se comporte-t-elle avec nous? Comment nous contrôle-t-elle? Comment nous organise-t-elle? Y a-t-il une conscience supérieure? Ces questions m’intéressent personnellement beaucoup.

De KabTV  » Ensemble sur l’essentiel « 9/2/18

Le début et la fin du chemin spirituel

622.02Question: Le point de départ du chemin est-il la naissance et le point final la mort? Ou y a-t-il différents points de début et de fin dans la spiritualité?

Réponse: Le point de départ est le premier point original de votre chemin spirituel, et le point final est votre réparation finale complète, c’est le point final. Avec cela, vous entrez dans un état différent, dont la sagesse de la Kabbale ne nous parle pas.

La sagesse de la Kabbale ne nous parle que du chemin à partir du moment où une personne s’éveille à la correction jusqu’à ce qu’elle atteigne la réparation finale. Tout ce qui se passe avant cela est notre vie physique, et ce qui se passe après la fin de la correction n’est expliqué nulle part car il est absolu, et nous n’en parlons pas.

Bien qu’il n’y ait pas de secrets ici, nous ne pouvons pas simplement décrire cet état avec des mots et des symboles physiques. Notre langage ne peut pas transmettre cela parce que nos attributs n’existent pas dans le monde spirituel. Il n’y a pas d’expressions telles que «il manque quelque chose», «il y a quelque chose», «compléter quelque chose», «se débarrasser de quelque chose», etc.

Cela signifie que tous nos états sont construits sur le manque et la satisfaction, le besoin et la satisfaction, et puis il y a l’état absolu. Alors commence un état totalement différent de l’être créé dans lequel il est totalement intégré dans le Créateur.

Extrait des «Fondamentaux de la Kabbale» de KabTV 30/12/18

Conscience et subjectivité du monde

592.01Commentaire: Au sujet de la définition de la conscience, vous avez dit que c’est une image du champ d’information qui nous influence.

Ma réponse: Bien sûr, après tout, je suis un produit de ce domaine. Cela vient en premier, et je ne suis qu’un dérivé.

En gros, qui suis-je? Nous disons que tout ce qui existe dans mes sensations est ce que je ressens, et c’est pourquoi cela existe. Sans moi, il n’existerait pas car ce qui n’existe n’est que par rapport à moi. Il s’avère que le monde est absolument subjectif. Ainsi, nous parlons de nous-mêmes comme n’étant que conscience et rien de plus.

Question: Alors pouvons-nous dire que ma conscience travaille contre la conscience qui est représentée par le champ d’information?

Réponse: D’une certaine manière, oui parce que, à la fin, ce champ veut que nous utilisions la conscience qu’il créée en nous pour interagir correctement avec lui.

Tiré des «Rencontres avec la Kabbale» de KabTV, le 03/01/19

Chanter en chœur

583.01Même s’il me semble que tout ce qui m’arrive dépend de moi-même, de mes amis ou d’autres raisons aléatoires, en réalité tout vient du Créateur.

Si je le perçois de cette façon, cela signifie que je me tiens toujours devant le Créateur et non devant Pharaon ou toute autre force. C’est ce dont j’ai besoin: m’imaginer toujours debout devant le Créateur.

Alors ce que je devrais faire, c’est essayer de Le voir à travers toutes les choses qu’Il éveille en moi, pour comprendre que tout vient de la force supérieure, qu’il n’y a rien d’autre hormis Lui. En adoptant cette attitude face à tout ce qui se passe, je saurai déjà comment y répondre. Je dois me connecter autant que possible aux amis et me connecter au Créateur avec eux, jusqu’à ce que nous Le révélions entre nous. Alors le Créateur corrigera la connexion entre nous et Il la remplira.

C’est notre travail à chaque instant. Les états qui surgissent entre nous sur ce chemin peuvent être appelés l’Égypte, l’exil, la sortie d’Égypte, etc. Cependant, en substance, ce sont les dix amis, qui doivent constamment renforcer notre connexion, avancer de plus en plus afin de découvrir le Créateur dans l’union entre nous, la force supérieure, qui est la seule qui contrôle tout.

Cette force nous apparaît sous la forme de Pharaon, ou du Créateur, ou de divers méchants et justes. Cependant, c’est le Créateur qui joue avec nous tout le temps afin d’éveiller la dizaine et chacun de nous pour la connexion au-dessus de tous les changements qu’Il a provoqués en nous, surtout les perturbations.

Ensuite, nous commençons à comprendre le langage du Créateur, à reconnaître ce qu’Il attend de nous, comment Il s’adresse à nous, comment Il joue avec nous comme avec un instrument de musique. Nous ressentons les changements qu’Il fait en nous et comment Ses lumières se propagent à l’intérieur de nos connexions dans la dizaine, c’est-à-dire remplissent notre Partsouf.

En conséquence, nous pouvons répondre à son appel et lui répondre. Nous avons un langage commun, comme il est écrit: «Je suis pour mon bien-aimé, et mon bien-aimé est pour moi.» Le Créateur nous parle en changeant nos désirs spécifiques dans la dizaine, et nous voulons nous connecter au-dessus de tous les états; c’est notre réponse à Lui. De ce fait, nous obtenons une vraie chanson, Il nous parle, et nous Lui parlons, et nous chantons la chanson ensemble.

L’essentiel est d’imaginer que tout est à l’intérieur de la dizaine et ne pas s’en échapper, mais combiner tous les états ensembles, en un seul système: sept ans de satiété et sept ans de famine, Pharaon, le Créateur et Moïse. Ensuite, tout se mettra en place comme il se doit et facilement.

Extrait de la leçon quotidienne de la Kabbale 16/03/21, «Pessakh (Pâque)»

L’étrange processus de la naissance

239Question: Même si je ne comprends pas ce qui est écrit dans le livre du Zohar et que je le lis, serai-je capable de découvrir le degré au-dessus de moi? Cela semble étrange à une personne moderne.

Réponse: Oui, c’est étrange. Mais, néanmoins, c’est exactement la condition nécessaire pour y parvenir.

Tout est étrange dans notre monde. Qu’en est-il de l’accouchement? N’est-ce pas un processus étrange? Nous y sommes simplement habitués et nous pensons donc: « C’est comme ça. » Mais en fait, comment est-ce possible?

Prenez une créature prétendument d’un monde différent et montrez-lui ce que nous avons dans notre monde: beaucoup de phénomènes inconnus, incompréhensibles et étranges qui n’ont pas de développement clair de cause à effet. Nous nous sommes juste habitués au fait qu’une chose vienne après l’autre parce que c’est ainsi que nous l’avons découverte, comment nous l’avons apprise. C’est la même chose dans la spiritualité.

Le développement se fait toujours selon la loi de négation de la négation. Lorsqu’un degré supérieur naît, il naît comme opposé au précédent, par négation, par chute du degré précédent, malgré lui. C’est donc toujours étrange comme le processus de la naissance dans notre monde et c’est plus encore plus le cas dans le monde spirituel.

D’un autre côté, cela ne peut pas être différent parce que l’ascension au degré suivant est un changement dans tout le paradigme de l’existence, un changement dans toute la philosophie, la méthodologie et l’attitude envers le monde.

Par conséquent, s’élever au degré suivant signifie renaître complètement. Cela se produit uniquement sous l’influence de la lumière supérieure.

Tiré de «la force du livre du Zohar» de KabTV # 7

 

Est-il possible d’explorer notre conscience?

294.4Commentaire: Dans la science, il existe une grande confusion entre la conscience, la raison et l’intellect. Tout est en un seul tas.

Ma réponse: Essayons de comprendre ces définitions. Franchement, je ne l’ai jamais fait intentionnellement. J’ai trouvé mon professeur très jeune et il m’a «acheté» avec une approche absolument claire et systématique de tout.

Commentaire: Le problème, c’est que depuis des centaines d’années, nous n’avons pratiquement pas progressé sur cette question. Descartes, par exemple, a cherché l’âme dans le cerveau, a trouvé la glande pinéale et a dit: «C’est l’âme». Et aujourd’hui c’est pareil: la conscience est recherchée dans le cerveau.

Etonnamment, il semblerait que c’est précisément dans ces domaines qu’il existe de grands progrès : il y a la tomographie, et un grand nombre d’outils, mais en fait, nous n’avons pas progressé.

Ma réponse: Le fait est que ces dispositifs ne pourront nous donner aucune impression de l’âme, de la conscience, ni de l’esprit.

Commentaire: Malheureusement, les scientifiques poursuivent leurs recherches dans ce sens. Certains disent: «La recherche sur la conscience est une perte de temps.» D’autres ont le sentiment d’être dans une impasse et de ne rien faire. Pourtant, tous continuent à s’accrocher à une approche purement matérialiste.

Ma réponse: La Kabbale traite également du matérialisme pur et dit: «Il est nécessaire de trouver un moyen de s’élever au-dessus de notre nature entière qui est l’égoïsme. Nous devons essayer de nous élever au-dessus. »

En avons-nous la possibilité pas? La Kabbale dit que nous l’avons, et en conséquence elle donne des outils, des opportunités.

D’une part, il s’agit, en principe, d’une approche claire, cartésienne et matérialiste. D’autre part, cela va à l’encontre de notre nature, de nos désirs égoïstes. Par conséquent, les scientifiques n’en veulent pas.

Dans le cadre de notre nature, les scientifiques sont d’accord sur tout, car ils retirent un avantage visible où ils  investissent. Ils sont prêts à prendre des risques et à se sacrifier, mais ils le comprennent dans leur esprit au même niveau. Il existe des exemples bien connus où les scientifiques ont vraiment sacrifié leur vie dans des expériences dangereuses.

Cependant, la personne moyenne ne peut pas comprendre ce que propose la Kabbale. Ici, nous avons besoin d’une atmosphère différente, d’un laboratoire différent. Ici, vous êtes vous-même le laboratoire.

Comment pouvons-nous parler de l’esprit si nous n’essayons pas de nous élever au-dessus?! Comment pouvons-nous l’étudier?! C’est un principe clair pour tout le monde: si j’ai besoin de rechercher quelque chose, je dois juste m’élever au-dessus de cet objet de recherche, le regarder de haut. Il est impossible de faire quoi que ce soit sans sortir de soi. Par conséquent, je suis d’accord avec ceux qui disent que cela échappe à leur contrôle.

Sans l’outil auxiliaire que la Kabbale offre – pour extraire du monde environnant, du champ qui nous entoure, une force qui est opposée à notre nature, et la faire nous changer, nous élever au-dessus de notre nature au niveau suivant – il est impossible d’ explorer notre état actuel. Une fois que nous le ferons, alors nous saurons ce qu’est l’esprit et ce qu’est la conscience. Ce sera possible pour tout le monde.

En attendant, nous devons simplement accepter sans preuve qu’il existe une telle force qui peut nous amener au degré suivant. Puis à partir de ce degré, nous explorerons notre conscience et notre esprit.

Tiré des «Rencontres avec la Kabbale» de KabTV, le 03/01/19

La cinquième plaie d’Egypte: La mort des troupeaux

228Question: La cinquième plaie d’Egypte est la mort des troupeaux. De quel type de bétail s’agit-il si nous parlons de l’état intérieur d’une personne?

Réponse: Il s’agit de différents niveaux de désir. L’élevage représente nos désirs animaux. Cette plaie est ressentie comme une manifestation de mon égoïsme, que je ne connaissais pas auparavant et comme une prise de conscience que je ne peux en aucun cas l’utiliser.

Il y a dix désirs chez l’homme qui vont de Malkhout à Kéter, les dix Sefirot, dans lesquels les fondements égoïstes de ces désirs se manifestent. Lorsqu’une personne se rend compte qu’elle ne peut pas utiliser ces propriétés pour donner sans réserve, elle comprend qu’elle ne pourra pas ressentir la vie spirituelle en elles.

Question: Pouvons-nous dire que toutes les plaies vont des désirs extérieurs aux plus intérieurs? Par exemple, la sixième plaie, ce sont les furoncles et les pustules qui apparaissent sur le corps de l’homme et non sur le bétail.

Réponse: Oui. Les désirs se manifestent de l’extérieur, hors d’une personne, vers ceux qui le touchent le plus.
Ces désirs d’un homme par rapport à lui-même, au Créateur, aux autres, lui montrent tout d’abord qu’ils ne peuvent pas être utilisés. Sous quelque forme que ce soit, chacun d’eux démontre qu’il ne peut pas être utilisé en vue de donner sans réserve, et par conséquent, s’ils se manifestent chez une personne, elle ne pourra pas quitter l’Égypte avec eux et entrer dans le monde spirituel.

Tiré des « Etats spirituels » du 30/1/2020