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Par à une voie faite d’obstacles

Dr. Michael LaitmanShamati n°1, Et seulement si cette personne a un vrai désir, elle recevra de l’aide d’En Haut. Et on lui montre constamment comment elle est en faute dans son état actuel.Quel est le secours d’En-Haut? C’est que vous êtes constamment poussé dans votre crasse intérieure, dans votre égoïsme, et qu’on vous montre votre propre insignifiance. C’est ce que le Créateur fait : Il montre toujours à une personne une immense obscurité noire à l’intérieur de la personne, un dépotoir d’ordures dans ses pensées, désirs, intentions, et calculs.

Pourquoi? C’est seulement dans le but qu’elle en vienne à avoir besoin du Créateur, pour l’amener à un état où elle ne sera plus en mesure de supporter sa propre odeur. Pour ce faire, il est nécessaire de constamment la sortir de ce sentiment et de lui montrer une autre existence, celle qui est légèrement plus élevée, plus légère et plus élevée que son égoïsme. Puis elle doit encore une fois être poussée la tête première dans son propre égoïsme: regardez-vous, voyez qui vous êtes. Et puis elle doit de nouveau être légèrement sortie de ce marécage, puis une nouvelle fois poussée la tête en bas.

Voilà comment tout se passe jusqu’à ce qu’une personne vienne à penser qu’elle n’a pas vraiment toute la « sainteté » ou la pureté spirituelle, et que tout ne vient que de son égoïsme personnel, petit, qui a été créé en elle et dans lequel elle a été créée.

Quoiqu’elle puisse recevoir à l’occasion des éveils d’En-Haut, qui momentanément la font revivre, bientôt après cependant elle retombe dans le lieu de la bassesse.

Bien sûr, toutes ces actions sont celles du Créateur. Mais ce n’est pas grave, car une personne les ressent sur elle -même et à l’intérieur d’elle-même. Tout ce que nous sommes est la sensation. Il n’y a rien en nous à côté de la sensation et nous ne nous rendons compte que de ce que nous ressentons. L’esprit accompagne seulement le sentiment.

Cependant, c’est ce qui l’amène à venir [enfin] à se rendre compte que seul le Créateur peut l’aider et vraiment la rapprocher [de la perfection]. Ce besoin ou cette demande de perfection mûrit peu à peu à l’intérieur de nous précisément à partir de ces états opposés

Un égoïste peut faire plus

Dr. Michael LaitmanExtrait du discours lors de la 3ème édition du Forum spirituel « Vers la conscience intégrale » à Arosa (Suisse), le 23 Janvier 2006:
Si la cellule d’un organisme vivant commence à agir égoïstement en ce qui concerne d’autres cellules, elle devient cancérigène, tue tout le corps, et, par conséquent, elle-même. Une cellule cancéreuse est continuellement en division. Elle dévore tout autour d’elle, n’ayant aucune obligation pour les commandes de l’organisme et n’y répondant plus.

En fait, c’est la clé de tous les problèmes, non seulement celle des affections cancérigènes. Notre égoïsme développe de telles caractéristiques, en dépit de l’équilibre où tout vit selon ce principe et celui de l’harmonie, et en s’efforçant vers un état confortable qui est instillé dans la nature à tous les niveaux, que ce soit le minéral, le végétal, ou l’animé. D’une façon ou d’une autre, tout existe uniquement pour maintenir l’équilibre et grandir vers lui.

Cependant, nous ne comprenons pas le problème correctement, et notre point de vue sur le déséquilibre des forces en est d’autant erroné. Le manque d’équilibre dans la nature est nécessaire afin de l’amener à une harmonie encore plus grande. Nous avançons toujours au moyen de deux états: l’équilibre et le déséquilibre.

Au départ, nous avons existé en état d’équilibre parfait entre le positif et le négatif. Tous les systèmes de notre organisme fonctionnaient bien, ensuite, la nature a créé en nous un état déséquilibré, et le négatif l’a emporté sur le positif.

Pourquoi cela a-t-il été fait ainsi ? Cela a été fait ainsi afin que nous puissions nous amener à un meilleur état. Comment pouvons-nous nous atteindre un état d’équilibre? Le négatif nous est donné d’En haut, par la nature, même si nous devons rétablir l’équilibre avec une plus grande force positive, égale à lui. Cette action est produite spécifiquement par nous.

Ainsi, la nature nous oblige à nous compenser, en nous déséquilibrant intentionnellement. Dès que nous nous sommes mis en équilibre, elle crée à nouveau en nous un moins supplémentaire, d’En haut, et nous devons mener ce moins à un plus, à un état d’équilibre, par nous-mêmes.

Ainsi, nous avançons si nous comprenons correctement que de cette manière la Nature souhaite nous élever d’un degré à l’autre. Dans un premier temps, notre égoïsme a eu la valeur zéro. Puis, il a acquis une valeur moins un. Ensuite, il a gagné une valeur altruiste plus un, puis encore, moins deux degrés égoïstes, puis plus deux degrés altruistes, et ainsi de suite. C’est ainsi que la Nature fait croître.

Si nous comprenons ce principe, alors nous passons par l’état « moins » de la descente très facilement et sortons vers des états d »ascension. Tous ceux qui marchent sur le chemin spirituel ressentent cela.

« Hier, je me sentais tellement bien. J’avais compris et savais tout, ai connu les plus subtiles sensations. Tout est devenu facile et agréable dans ma tête, mais aujourd’hui je ressens un blocage. Rien n’est clair, je ne ressens rien, et je déteste tout. Tout cela est si stupide. Qu’est-ce que je fais là ? Tous ces soi-disant amis … »

Pour nous, dès maintenant, c’est exactement ainsi. C’est pourquoi nous devrions enregistrer nos états. Cela permettra de clarifier ce que nous sommes et comment nous passons à travers ces états. Plus tard, nous finirons par comprendre que les descentes nous sont données afin que nous puissions les compenser avec la montée. En passant par de telles actions étape par étape, nous avançons, mais seulement si nous comprenons ce qui doit être fait.

Malheureusement, les gens font habituellement le contraire. Au lieu de renforcer le plus, ils veulent anéantir le moins. C’est là que la Kabbale nous met en garde: «Ne fais pas ça ».

Le négatif est toute notre énergie, toutes nos connaissances, toutes nos mises en éveil. Plus une personne est dans son désir, plus haut elle se trouve. Elle peut faire plus, bon ou mauvais, cela n’a pas d’importance. La clé est un grand désir. Ne jamais le détruire ou le diminuer à un degré végétatif.

Après tout, l’égoïsme est notre véhicule, notre instrument, ce qui nous aide à aller de l’avant. Il ne faut pas l’éliminer, nous ne pouvons pas de toute façon. Nous sommes sans cesse en croissance égoïste et en sommes venus à une crise égoïste aujourd’hui, précisément pour que nous puissions commencer à utiliser et réaliser correctement notre désir.

De la Convention à Berlin Leçon 2 28/01/2011

Travailler avec la résistance

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez dit que nous ne devrions pas supprimer l’ego, mais plutôt augmenter ses effets positifs. Qu’entendez-vous par là?Réponse: Il s’agit d’une personne qui marche sur le chemin de la spiritualité et est engagée dans un groupe kabbalistique. Comment alors peut-on augmenter le positif quand on tombe?

Lorsque je me sens malade je prends une pilule, et quand je suis de mauvaise humeur je vais danser. Mais en faisant ces choses, je n’ai pas supprimé ou annulé mon ego dans la moindre mesure. Si vous vous sentez malade, vous le reconnaissez comme un fait, mais ne vous culpabilisez pas. Ce n’est pas vous! C’est juste un peu plus de votre égoïsme qui se montre à vous. Ne le prenez pas personnellement.

Le négatif évolue constamment dans une personne afin de développer les aspects positifs. Qu’est ce que ce positif, alors? Ce n’est pas l’anéantissement de l’égoïsme ou l’équilibre avec lui sur le plan corporel. En aucun cas je ne pourrais compenser un moins avec certains plus terrestres. Peu importe combien ma sensation peut être horrible, je tiens à compenser les négatifs uniquement avec un positif spirituel. Sinon, je serai semblable aux «réformateurs» du monde.

Quoi qu’il en soit, je ne compense pas le négatif en le réduisant. Après tout, il m’est donné délibérément puisque rien n’est accidentel dans la vie. Alors, que dois-je faire? J’ai besoin d’augmenter mes relations positives avec le groupe, le bon environnement. Pourquoi? C’est parce que tout mon avenir dépend de notre inclusion mutuelle en un seul système intégré.

Si l’égoïsme est en pleine évolution en moi, alors c’est la seule décision correcte. Mon positif se trouve sur mon chemin vers le groupe. Si, dans tout mon égoïsme qui émerge, j’augmente ma connexion positive avec l’environnement, alors c’est vraiment une force altruiste avec laquelle je contre balance la force égoïste. Et il s’avère que je m’élève au prochain niveau en compensant le négatif.

Ensuite, il va sans dire, un nouveau négatif émerge en moi, et je dois prendre racine dans le groupe à nouveau. Mais à ce point le groupe semble encore pire pour moi: «Idiots, mannequins au cœur dur. Je ne veux pas de toute façon, laissez-moi me rafraîchir les idées ailleurs ».

Et ainsi, peu à peu une personne baisse la tête, encore et encore, et se tourne vers l’environnement jusqu’à ce qu’elle atteigne une connexion complète. La nature nous encourage à faire de même afin que nous soyons ensemble comme un tout indissociable. Par conséquent, la crise mondiale et la dépendance complète sur l’autre nous montre dans quelle direction nous devons nous corriger.

Donc, nous avons convenu de ne pas travailler contre l’égoïsme, mais de travailler afin de l’utiliser correctement. En raison du négatif, nous le transformons en un positif. Sinon, nous ne l’aurions jamais.

Mon «moi» est une résistance, comme la résistance nécessaire pour la production de courant provenant d’une source d’alimentation. Le négatif et le positif créent la tension qui attire et forme notre réalité. Par conséquent, après avoir atteint un certain potentiel entre le plus et le moins, je commence à voir l’image du monde Supérieur sur mon « écran ».
De la 2ème leçon à la Convention de Berlin sur 28/1/11

Je préfèrerai me jeter à l’eau

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quel est le lien entre la dépression et notre nature ?Réponse: La dépression est une sensation de vide dans le désir. Il y a des désirs, mais aucune réalisation. C’est la manifestation la plus vivante de notre nature. Après tout, le Créateur a créé le désir, et ce désir aspire à être rempli. Ceci est notre essence.

Que ce soit le désir collectif où nous résidons tous ou chaque petit désir individuel, ils sont composés de demandes d’accomplissement. Lorsque le désir n’a pas son accomplissement intérieur, la question est de savoir où se trouve la réalisaion. Si c’est quelque part pas loin, et que le désir sent qu’il est proche, mais pas à l’intérieur, alors la dépression se produit.
Si cette réalisation n’avait jamais existé en premier lieu, il n’y aurait pas eu de dépression. Qui sait quel genre de vide je ressens? Comment un paysan africain sait-il qu’il manque d’un ordinateur portable ou d’une machine à laver? Mais si le futur accomplissement, ce qui pourrait être, mais n’est pas encore en vous, apparaît dans votre vision, votre sensation, cela donne lieu à la dépression.

Ainsi, la dépression ne caractérise pas une personne primitive, mais plutôt quelqu’un d’avancé. Et plus nous avançons, plus il aura de dépression, car les désirs prennent de la maturité ainsi que la prise de conscience de l’absence de leur réalisation.

L’ampleur de l’expansion de la dépression dans l’humanité depuis ces quarante dernières années est évidente. Aujourd’hui, c’est un des problèmes majeurs. En outre, c’est aussi devenu une maladie. Cela va continuer à croître, et il n’y aura pas moyen de l’arrêter.

Dans un avenir proche, on devra légaliser et vendre des médicaments à tous ceux qui en voudront. Fondamentalement, nous serons heureux de prendre n’importe quoi pour ne pas sentir cette dépression. Mais nous ne serons pas en mesure d’y remédier de toute façon. Cela arrivera au point où une personne verra le « fixa » devant lui, mais ne sera pas en mesure d’utiliser le médicament. Pourquoi? Parce qu’ils auront le sentiment que ce n’est pas la réponse à leur question, et non pas la «solution» à leur vide intérieur.

Par conséquent, le combat contre la dépression est la grande bataille de l’homme avec son vide qui est précisément ce qui le pousse en avant. Ainsi, par le nombre de ceux qui sont déprimés, nous pouvons juger à quel point l’humanité est prête à prendre conscience de son mal.

Rien ne pourra aider une personne, sauf un engagement décisif, ferme, et dynamique dans la société corrigée. Seulement là, on sera capable de supprimer sa dépression, et très intensément par ce qui suit: en s’éteignant soi -même, en se séparant de ses sentiments, et en se poussant dans l’environnement comme en se jetant dans l’eau. Il n’y a pas d’autres médicaments, sauf l’influence de l’environnement. Et par conséquent, l’accomplissement viendra et éliminera immédiatement la dépression.

Garder un relevé de tous mes mouvements

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous subissons beaucoup d’états différents. Quelle est l’importance de garder une trace ou un enregistre ment afin de passer consciemment à travers chaque étape ?

Réponse: C’est une très bonne question. Au tout début de mon chemin j’ai posé à mon professeur cette question ainsi: dois-je garder une trace de tous mes états? « Aujourd’hui, je ressens de cette manière et je vois les autres de cette façon ».- Cela m’aidera-t-il si j’ écris chaque état où je suis: moi, mon point de vue sur moi-même et les autres, comment je comprends, comment je suis conscient de moi dans ce monde et du monde lui-même. Dois-je mettre en place, disons, dix facettes et essayer de les passer en revue une fois par jour ou peut-être une fois tous les quelques jours (selon les changements de mes états)?

Mon professeur m’a dit que ça vaut la peine de le faire au stade de débutant. Cela aide une personne. Par exemple, si je regarde en arrière et que je vois que j’avais déjà vécu quelque chose de semblable, et rien de terrible n’est arrivé: je m’en suis sorti. Ou bien j’utilise les enregistrements pour m’y référencer dans le futur.

En quoi cela aide-t-il en soi dans l’avancement ? Il est impossible de revivre tous les détails du passé, peu importe quoi. Après tout, vous vivez actuellement l’état suivant et ne pouvez pas vous sentir comme dans le passé. Vous ne le comprenez pas comme cela était; c’est une personne complètement différente.

Nous descendons de haut en bas le long de 125 degrés spirituels, et nous sommes habités par des centaines de milliers de Reshimot (enregistrements informatifs). Chaque Reshimo est un état spirituel qui contient tous les mondes, les univers, et tout ce qu’il y a dans son ensemble.

Donc, lorsque ce Reshimo travaille en moi, je peux sentir et penser seulement de la façon dont il l’impose. Un Reshimo est parti, et moi, comme après avoir appuyé sur le bouton « supprimer », je ne sais pas ou je ne comprends rien. Un nouveau Reshimo apparaît, et j’agis selon lui.

Nous sommes un système qui expérimente en permanence un Reshimo, un gène de l’information, qui se déroule en nous. Nous vivons ce gène. Une séquence de ces gènes nous donne une sensation de vie, de flux, de mouvement.

Par conséquent, étant dans un état aujourd’hui et en relisant les états où vous étiez il y a une semaine ou deux, vous ne pouvez pas les comprendre du tout puisque vous ne les vivez pas à l’heure actuelle. Essayez et voyez par vous-même. Mais il est toujours utile, au moins pour que vous puissiez comprendre que même vous, vous ne vous comprenez pas vous-même.

La perception de la réalité: de Newton à la Kabbale

Dr. Michael LaitmanNous vivons dans un monde assez confus. Et les gens se posent des questions sur où ils vivent, où ils existent. En général, nous n’avons pas posé ces questions au cours de milliers d’années. Nous avons pensé que le monde dans lequel nous vivons est ce monde. Cette conception est appelée la «perception du monde en fonction de Newton. »Puis, alors que nous avancions dans notre étude de la nature, nous avons découvert que d’autres êtres, qui sont différents des humains, perçoivent le monde d’une autre manière: les serpents le perçoivent sous la forme de taches de chaleur; les chiens le perçoivent comme un nuage d’odeurs; les abeilles le perçoivent divisé en de nombreux secteurs, et ainsi de suite. En d’autres termes, chaque être perçoit le monde de différentes façons et est guidé en fonction de ses sensations. Et cela ne nous empêche pas d’exister dans une dimension, où nous percevons tous le monde d’une manière absolument différente.

Ensuite, un paradigme différent a vu le jour. Einstein est venu et a prouvé que tout est relatif: temps, espace, mouvement, et il n’y a rien d’absolu. En d’autres termes, notre perception de la réalité est seulement nos habitudes, et nous pourrions le percevoir d’une manière complètement différente.

Si nous devions bouger à une vitesse très rapide, si nous étions en orbite autour de grandes masses célestes, le temps et l’espace se déformeraient, et nous sentirions, verrions et nous percevrions de manière absolument différente. C’est la perception de la réalité selon Einstein, la théorie de la relativité: Tout est relatif à l’homme. Le scientifique suivant, Hugh Everett, a prouvé que le monde que nous percevons est par rapport à nous, c’est-à-dire, ce qui dépend de nous pratiquement n’existe pas; nous le construisons dans nos sensations.

Et puis la sagesse de la Kabbale est apparue, qui a été cachée pendant presque 6000 ans, et il était toujours écrit dans ses livres que ni nous ni le monde n’existons comme nous le percevons, tout n’est que relatif à nos sens. Si nous devions changer nos sens, le monde changerait.

En d’autres termes, selon la théorie d’Einstein il y a un observateur et l’objet de l’observation. Selon la théorie de Hugh Everett il y a un objet et un observateur, les deux changent constamment, et nous sommes en mesure de percevoir quelque chose de moyen entre eux. Mais on peut aussi même percevoir sur demande, en fonction de nos qualités intérieures. C’est ce dont la Kabbale parle.

Pourquoi avons-nous besoin de toutes ces connaissances? Nous en avons besoin pour que nous puissions enfin comprendre où nous vivons, le monde où nous existons. Des films comme « Matrix » et « Que savons-nous » apparaissent, qui véhiculent les hypothèses et les idées que la dimension que nous percevons par nos sens physiques n’est pas la dimension dans laquelle nous vivons

Nous avons la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher. Nous percevons tout ce qui tombe dans le champ d’application de ces cinq sens. Notre image du monde est sur cette base.

Mais si nous devions commencer à nous désengager de ces sens, l’image du monde commencerait à diminuer et disparaître. En d’autres termes, ce que nous percevons n’est pas ce qui existe réellement en dehors de nous, mais nos réactions, nos influences intérieures, que l’on appelle «troubles» pour des choses que nous ne comprenons pas.

Mais quel monde percevrions-nous si nous devions nous libérer de nos cinq sens? C’est là que la Kabbale vient et nous dit comment nous pouvons surmonter ces cinq sens et commencer à percevoir le monde comme étant différent, complémentaire. Nous pouvons commencer à percevoir la nature, le monde, la façon dont il existe en dehors de notre corps, en dehors de nos cinq sens, en plus du monde où nous existons maintenant dans nos corps comme tout organisme vivant.

Nous avons un rudiment de cette perception, que l’on appelle le «point dans le cœur ». Ce n’est ni un cœur, ni un point en lui. Il s’agit simplement d’un nom pour un sentiment rudimentaire et dormant que nous avons. Nous pouvons le développer et l’utiliser pour commencer à percevoir le monde que nous pouvons imaginer en dehors de notre corps.

Ainsi, la Kabbale parle du monde qui existe en réalité en dehors de nous, en dehors de nos cinq sens, en dehors de la circulation de l’information qui nous pénètre. C’est pourquoi elle est appelée « la Kabbale » (« réception »), un guide pour l’acquisition d’une réelle perception de la véritable réalité

Vivre dans les autres

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quel est le rôle de l’ami dans le système intégral ?Réponse: Le rôle de l’ami est énorme et inestimable. Une personne monte dans la mesure où elle permet à tous les autres de s’unir. Une personne ne travaille jamais pour elle-même directement, mais toujours à travers les autres.

Dans notre monde, j’ai toujours poursuivi mon propre but : je me place et tous les autres de manière à calculer ce qui est le mieux pour moi. Même après dix personnes, le bénéfice doit encore me revenir.

Dans le monde spirituel, ce n’est pas le cas. Là, je calcule combien je peux apporter aux autres de sorte que cela reste en eux, non pas en moi. Mon « moi » égoïste meurt au loin, et ce que j’ai investi dans les autres reste (comme je le ferais dans la banque, sauf qu’il s’agirait d’autres comptes plutôt que le mien). En fin de compte, quand je me lève au dessus de mon «moi», tout ce que j’avais investi dans les autres devient mien. C’est comme si je vivais en eux, comme une mère qui vit dans ses enfants dont elle prend soin.

Le monde spirituel est fondée sur cet attribut de la mère: le don, l’amour, le déplacement de soi-même vers l’extérieur. En conséquence, nous commençons à nous expérimenter en vivant dans les autres, et cet état est considéré comme éternel, complet. Il n’est pas dicté par mon propre état d’existence, y compris mon corps. Le corps peut même mourir, mais « je » vis déjà dans d’autres désirs, d’autres propriétés.

Une âme est ce que j’ai donné

Dr. Michael LaitmanEn sortant de mes sensations et en essayant d’être en quelqu’un d’autre, je n’entre pas dans ses propriétés égoïstes, mais plutôt j’entre en contact avec ce qu’il n’est pas encore: avec son âme, avec son potentiel spirituel. Je ne remplis pas leur partie corporelle égoïste, mais je me forme moi-même en eux, je forme mon image spirituelle (Partsouf).En vérité, mon âme est tout ce que je peux remplir dans les autres. Une âme ne réside pas dans la personne. «Une âme», c’est le désir, et le désir n’est pas matériel, il ne peut pas être pesé sur la balance. Il s’agit d’un terrain, une force, une force de désir que je dirige vers les autres, qui va se lier avec eux et demeurer en eux comme un enregistrement, comme une information que j’entre en eux, en désirant les combler.

Mon désir est réparti entre toutes les âmes, les désirs individuels et communs des gens. Au début, je ne m’en rends même pas compte, et seulement plus tard, quand je monte à des degrés spirituels élevés, je commence vraiment à les remplir. Ainsi, une telle aspiration extérieure forme-t-elle une âme humaine.

Le corps meurt, car c’est un organisme simplement animé qui n’a pas de substance. Ce qui importe est de savoir combien de moi-même j’ai réussi à transférer dans d’autres avec mes désirs. Il ne s’agit pas ici d’actions nécessaires, ce n’est pas non plus de l’argent ou des forces, mais seulement des désirs. Après tout, le désir est la plus grande force au monde. C’est la seule chose qui fait interagir une personne avec une autre.

Par conséquent, le rôle de l’ami dans le groupe est défini par ce que chacun d’eux déposera dans les autres. Que je le veuille ou non, mais ce que les autres plantent en moi commence à m’influencer. La crise mondiale révèle notre interconnexion égoïste; de la même manière, nous sommes liés entre nos âmes.

De façon générale, une âme est quelque chose de collectif. Il y a une seule âme, un seul être humain, Adam. Et nous, ses particules, n’avons pas encore compris que nous sommes complètement liés les uns aux autres, en tant que parties de son organisme spirituel, un système spirituel.

Par conséquent, l’impact de chacun sur tous les autres est direct, naturel, exposé, de l’un directement à l’autre. Si nous comprenons cela, nous obtenons une occasion remarquable d’influencer sélectivement les gens et chacun par rapport à l’autre : tirer, pousser, élever, et aider tout le monde. Si nous employons ce principe, nous ferions certainement un bond énorme tout de suite.

Si chaque membre du groupe, homme et femme pareillement, s’en rendait compte, alors avec leurs aspirations intérieures ils peuvent nous élever tous en ce moment. Cela dépend uniquement de nos désirs internes, ou plutôt, de l’intention. L’intention est un désir inassouvi qui doit encore devenir véritable. C’est la force la plus puissante de l’univers.

On en voit l’exemple dans notre monde: Plus la force physique est grande, moins elle est tangible. Qui peut sentir la force de l’interaction atomique? Et pourtant, elle peut produire une explosion d’une énorme puissance à partir de deux kilos de matière. Les ondes immatérielles et les émanations jouent un rôle considérable dans notre vie. Et la force de la pensée, la force du désir est la plus grande de toutes.

Par conséquent, la clé sur notre chemin c’est nos intentions: combien nous pouvons les former et les connecter les unes aux autres. Cela signifie que chacun de nous s’efforce de vivre dans les autres, en sortant de soi-même, de son corps, et en commençant à ressentir l’âme.

C’est un sentiment incroyable quand une personne n’est pas liée à son corps matériel. Après être sorti de celui-ci, on commence à le traiter comme un «consort animé »: un cheval, un âne, une vache, un chien, et ainsi de suite. On s’occupe de leur corps, mais on ne s’associe absolument pas à la vie à l’intérieur de ce «mammifère». Il ou elle ressent déjà que la vie continue en dehors d’elle, dans l’énorme champ de force de l’esprit suprême.

Le problème commun de sept milliards de personnes

Dr. Michael LaitmanNous pensons que chacun a ses propres questions, ses propres problèmes. « Je souhaite atteindre la spiritualité, et je ne m’inquiète pas pour le reste du monde. Parfois je pense à eux, mais, essentiellement, qu’est-ce que cela fait ? Où est le monde, et où suis-je? « Évidemment, c’est une réaction normale égoïste. Mais que peut-on faire? Nous n’avons qu’un seul choix: Penser très fort à la façon dont nous sommes connectés les uns aux autres. La Kabbale établit que tous les humains sont reliés entre eux. Nous le ressentons déjà, et aujourd’hui nous en sommes plus ou moins conscients.

Hélas, il n’y en a pas encore de résultats. Il est évident que les gouvernements et les individus, même intelligents, ne peuvent toujours pas changer et continuent à vivre au sein de leurs coquilles personnelles et égoïstes. Mais le problème est en réalité mondial et ne peut être résolu que si nous arrivons à nous connecter.

La sagesse de la Kabbale dit que nous sommes tous des individus distincts reliés entre eux par différents types de connexions. Il s’agit d’un énorme système, lourd, très complexe, multiforme et composé de sept milliards de parties reliées entre elles.

Dans ce système, je peux sentir mon «moi» en moi, et puis je sens notre monde. Ou bien, je peux sentir ce qui est en dehors de moi: les autres parties, les liens entre moi et tous les autres. Dans ce cas, je vais percevoir le monde supérieur en dehors de moi.

Il est considéré comme supérieur parce que je suis gouverné par ce qui m’est fourni par tous les autres. Tout ce qui se produit en moi arrive ainsi parce que les liens de toutes les sept milliards de pièces convergent vers moi.
Alors comment pouvons-nous résoudre le problème actuel, la force que la nature exerce sur nous? Il semble que nous devons trouver une connexion bienveillante entre nous parce que c’est le système intégral qui nous envoie tous ces signaux inquiétants.

Il exige que nous nous transcendions et commençons à ressentir l’espace environnant. En dehors de moi, il y a le monde de l’Infini. Ainsi, nous devons tous sortir et expérimenter le champ qui vit entre nous. Personne ne peut le ressentir à l’intérieur de soi

Karl Marx et la Kabbale

Dr. Michael LaitmanKarl Marx a plutôt bien estimé toutes les conclusions kabbalistique et les a exprimées tout à fait ouvertement, mais en même temps de façon peu claire pour les petites gens comme Lénine et ses associés. Le Baal HaSoulam écrit à ce sujet.Les œuvres originales de Karl Marx indiquent clairement qu’il pensait qu’une fois que les gens commenceront à travailler avec leur égoïsme, ils se rendront compte que c’est impossible. Techniquement, c’est ce que les gens en Russie ont ressenti une fois qu’ils ont commencé la construction du socialisme après la Révolution. Mais ils ont suivi un chemin que Karl Marks n’a certainement jamais pensé passer par la force.

Lorsque vous configurez un état de «aime ton prochain», vous ne pouvez pas imposer cette condition, cette loi par la force. Il s’agissait d’une invention russe. Cela ne peut jamais exister!

Mais les Bolcheviks ont tout contourné de cette manière, et à la fin, ils ont créé la terreur et ont tué quarante millions de personnes. Pourtant, ceci n’a conduit à rien. Vous ne pouvez pas modifier artificiellement la nature humaine, en fonction de votre propre chemin, en particulier par la force. C’est impossible. Lorsque vous faites référence à la nature, peut-on vraiment faire quelque chose contre elle?

Cette idéologie du soi-disant « amour du prochain» a été imposée par la force tout le temps jusqu’aux dernières années du régime soviétique, jusqu’à ce que les gens soient devenus complètement déçus en tout. Cela sonnait bien à l’extérieur, mais nous comprenons que ce n’était rien que de la terreur à l’intérieur.

Karl Marx supposait que les gens deviendraient conscients de la nécessité de se rassembler et de comprendre qu’il n’y a pas de place pour l’exploitation, que le capitalisme est corrompu, que la socialisation des moyens et des résultats de la production est nécessaire. Nous en viendrons à cela de toute façon. La crise mondiale dans son ensemble nous conduit dans ce sens. Nous ne pouvons pas éviter cela.

Karl Marx a écrit toutes ces conditions kabbalistiques comme des lois économiques: toute personne doit être rémunérée pour son travail par seulement ce dont elle a besoin pour exister dans notre monde. Il s’agit de tout ce qui est nécessaire pour l’existence normale de chaque personne : un appartement, un emploi, une famille, des vacances, une retraite, des soins, l’éducation des enfants, tout ce qu’il faut au niveau de notre monde, dans notre société humaine normale. Chaque personne doit avoir cela.

Mais tout au-delà de ces nécessités, cela devient une propriété publique. Et cela doit être utilisé uniquement pour le bénéfice de la société, et uniquement dans la mesure nécessaire à cette société. Alors seulement nous serons en équilibre avec la nature.