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Le congrès euro-babylonien

Dr. Michael LaitmanDimanche, j’ai donné une leçon sur le congrès européen. Je pense que c’était une très bonne leçon, je suis vraiment content de moi. J’ai parlé du fond du cœur de l’importance du congrès, sur la nécessité d’une telle rencontre surtout en Europe, à l’épicentre actuel de la crise mondiale, dans la Babylone moderne, où le plus grand risque de haine mutuelle a été créé.

Je demande à tous ceux qui se considère comme mes élèves d’écouter la leçon du dimanche. Ce n’est pas seulement pour les européens. Après tout, lors du congrès, nous voudrons parvenir à une plus grande correction. Si nous parvenons à une certaine unité en Europe, il y aura une incidence sur l’ensemble du continent.

Vous voyez vous-mêmes comment nos initiatives pénètrent un « souterrain » et se répandent partout à travers l’invisible « système racinaire. » Rejoignez-nous au congrès européen, nous soutenir et nous fortifier de partout, et qu’un bon écho se propage à travers le monde.

En général, chaque congrès est très important, mais celui-ci est spécial car il aura lieu où les problèmes du monde sont concentrés, et là nous pouvons réaliser une correction globale.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 11/03/13, « Introduction au Livre du Zohar« 

Le congrès européen : fermez vos yeux et agissez

congrès, groupeQuestion: Comment pouvons-nous arriver au congrès européen dans le but de créer un champ commun là-bas?

Réponse: Nous devons faire tous les efforts pour réussir.

Nous devons nous élever au-dessus de toutes nos différences et de la paresse, des rejets et autres choses, il suffit de fermer les yeux, cherchez à organiser le congrès, et y participer.

Nous n’avons seulement que trois semaines avant d’y aller, même moins. Faisons en sorte que ce congrès soit une réussite. Après tout, vous gagnez seulement en cela: tant en questions matérielles et spirituelles, je vous le promets.

Je suis impatient de vous rencontrer et j’espère que personne ne sera laissé devant un écran d’ordinateur, et que tous ensemble nous participons à ce congrès.

Depuis la leçon virtuelle du 3/03/13

A pied au congrès en Allemagne

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment proposez-vous que nous-nous préparions pour le congrès en Allemagne à la fin du mois?

Réponse: Il faut comprendre qu’au premier niveau où nous sommes maintenant, nous évoluons dans le cadre du temps, du mouvement et du lieu. Ce sont des limitations corporelles contre lesquelles nous sommes impuissants pour le moment et sommes sous leur influence.

Quand nous arrivons à des niveaux spirituels, cela devient beaucoup plus facile et nous n’avons plus à ressentir la présence corporelle. Nous vivons déjà dans une réalité différente, la vie spirituelle fait partie de la vie corporelle.

En attendant, je ne vois aucun moyen de sauter dans le temps et la distance. Ce problème est uniquement sur le niveau actuel de préparation.

Le premier niveau spirituel nous amène déjà ensemble en interne, nous libérant totalement des limitations corporelles. Mais afin de pénétrer dans le monde spirituel, nous devons travailler à ce niveau actuel et nous connecter comme si le temps et le lieu n’existaient pas.

C’est exactement pour cette raison que nous avons des ateliers et des congrès qui nous unissent, nous connectent physiquement, et renforcent les liens qui nous unissent. Il n’y a pas d’autre choix puisque cette sensation physique fonctionne toujours sur nous. Ce n’est pas par hasard que ce monde a été créé, et ce n’est pas par hasard que nous ressentons ce premier niveau en lui. Sans aucun contact entre les désirs brisés, sans être capable de ressentir l’autre, nous ne serions pas en mesure d’avancer.

C’est juste comme un couple dans lequel un homme et une femme doivent être ensemble, pas juste à côté de l’autre, mais en fait entrent réellement l’un dans l’autre. Nous devons apprendre de ces exemples corporels qu’une nouvelle continuité est née de cette relation étroite.

Donc, nous devons venir au congrès et atteindre cette forte étreinte. Ce n’est pas grave si on s’embrasse ou pas vraiment, ce qui est important, c’est que nous ressentions vraiment la proximité en s’asseyant à côté de l’autre, en étudiant ensemble, en mangeant, chantant, dansant et lors des discussions. Il doit y avoir un contact physique d’au moins deux ou trois jours par an ou tous les deux mois. Cela laisse déjà une impression qui nous permet de le ressentir plus tard à maintes reprises et de mieux ressentir l’un et l’autre.

Si nous ne voyons jamais les uns les autres, nous n’utilisons pas les moyens qui nous ont été donnés. Il est impossible d’avancer sans eux. Les kabbalistes ont toujours été ensemble. Le Baal HaSoulam a apporté du matériel pour tanner les peaux en Israël et a voulu ouvrir une petite entreprise de tannage à Jérusalem. Il pensait que ses étudiants travailleraient sur ces machines, gagneraient leur vie, et aussi y étudieraient.

Le séchage est un sale boulot accompagné d’une odeur terrible. Il est impossible d’être à proximité d’un tanneur à cause de cette odeur ; le Baal HaSoulam a voulu ouvrir cet équipement pour que les gens s’éloignent de son groupe. Habituellement ces équipements sont loin d’être dans les quartiers d’habitation de la ville.

Il a travaillé comme juge rabbinique à Varsovie, mais il a décidé de faire face à cette sale besogne, car il rêvait d’un groupe de kabbalistes proche.

Cela signifie qu’il est impossible de réussir sans contact physique. Je ne peux imaginer un élève qui refuse de venir au congrès et me rencontrer, bien qu’il le peut. Si une personne a de la volonté, alors elle sera prête à marcher pendant un mois si elle n’a pas d’argent pour un avion ou un train. Je me souviens qu’à plusieurs reprises sur le chemin de Rehovot (où je vivais) ma voiture est tombée en panne, car elle avait un problème de carburateur. Ensuite, j’ai laissé la voiture sur le bas côté de la route, fais de l’auto-stop jusqu’à un certain point, puis j’ai marché le reste du chemin. Tout cela fait partie aussi de l’effort.

Mais sans contact physique, sans être assis côte à côte à table pendant la leçon ou dans un atelier, de chanter ou de danser ensemble, il est impossible d’avancer.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 05/03/13, Écrits du Baal HaSoulam

Le point où Il y a une place pour tout le monde

congrès, groupeJe ne m’attendais pas à que nous vivions ce que nous avons fait lors du dernier congrès. Il s’agit d’une étape très importante: Nous ressentons que quand on dit s’élever au-dessus de nous-mêmes, de faire place à l’ami, l’autre à votre place, d’être intégré dans l’autre, de se connecter à lui. Nous avons connu toutes sortes de sentiments comme ceux-ci: Lorsque nous tous entrons dans un endroit et ne prenons aucune place, et grâce à l’auto-annulation, il y a place pour tout le monde. La même chose a été dite à propos du saint temple : Tout le monde est à l’étroit dans un lieu noir de monde, mais quand chacun doit s’incliner, alors il y a assez de place pour tout le monde.

Nous passons par de nombreux états. Tout d’abord, nous les goûtons, et cette dégustation est très importante. Puisque, ceci accompagne en fait l’entrée dans la phase de transition. Jusqu’à présent, nous ne savions pas comment interpréter, comment ressentir notre état. Nous avons dit des mots sans savoir ce qui se trouve derrière eux.

Et maintenant, une sensation a été créé: Nous sentons que nous sommes debout à côté d’une barrière psychologique, près d’une barrière que l’on ne peut pas passer de notre propre force, et là, sans doute, l’aide d’en haut est nécessaire. Elle est tout simplement indispensable, mais il faut l’inviter puisque la Lumière n’arrive pas si le Kli n’est pas prêt à cela.

C’est la façon que les Lumières et les Kelim sont construits. Pour le premier niveau que nous voulons atteindre, la loi est la loi, et nous avançons à un tel désir, qui sera compatible avec la Lumière de ce niveau.

On ne s’arrête pas. Il est interdit de le faire. Nous avons encore besoin de découvrir cette porte, la porte des larmes, la porte d’entrée, la demande de correction, MAN (Mayin Noukvin). Nous devons nous-mêmes les former: car il n’y a pas de Kelim ni même il y aura ceux qui seront immédiatement prêts à fonctionner. Nous sommes les premiers dans ce domaine. Nos pères nous ont accueilli, ceux qui ont posé les fondements de la Kabbale, qui ont créé le système kabbalistique, qui ont découvert la force supérieure et tous les niveaux qui sont entre les Lumières et les Kelim. Mais nous sommes les premiers dans la réalisation du bas vers le haut, de véritables pionniers.

Nous avons une grande responsabilité pour l’ensemble de l’humanité. Nous espérons que nous serons en mesure de les mener correctement par le chemin de la lumière et non celui de la souffrance. A ce moment précis, selon les événements dans le monde que nous voyons, nous approchons le point décisif du choix entre ces deux méthodes. Tout dépend de nous.

Et la chose principale est de se vérifier par le désir du supérieur. Même si nous avançons selon les lois spirituelles, au-dessus d’elles se trouve le désir du supérieur, que l’on peut obliger, en s’élevant au dessus de la voie de « en son temps », au-dessus de l’opposition permanente entre les Lumières et les Kelim, et peut accélérer le chemin à l’aide de Hassidim (miséricorde). Dans la mesure où nous sommes entraînés à cela, dans cette mesure, la miséricorde fera fonctionner le don, l’amour, les renoncements, l’achèvement et l’annulation de soi entre nous, dans cette mesure, nous inviterons sur nous-mêmes l’influence de la Lumière au-dessus de la loi. Puisque, en cela, nous montrons notre volonté d’incliner correctement notre tête et recevoir le chemin devant la Lumière qui nous engage à le faire. Nous nous obligeons nous-mêmes.

Nous espérons que nous percerons et de découvrirons rapidement l’influence de la Lumière sur nous. Il est clair que cela doit se transformer en une habitude où chacun ressent que tout le monde fait partie du Kli, un seul désir, une seule famille, une seule âme. Seulement il s’agit de la création et nous faisons partie d’elle. Maintenant, notre perception est troublée, et dans notre monde, il nous semble que chaque partie existe comme par elle-même. Mais dans la spiritualité, il existe seulement un ensemble parfait.

Si l’on peut se connecter et s’unir, comme deux liquides ou comme des gouttes de métal fondu qui se fondent en un seule, en substance, ce sera l’état spirituel entre nous. En lui il n’y a pas celui qui est séparé, seulement nous tous ensemble. Et par la suite le concept de « nous » disparaît également et ce qui reste n’est qu’un Kli pour la Lumière.

Du congrès d’Arava 18/1/13, Atelier 5

Le but de la vie est de se réaliser spirituellement

Dr. Michael LaitmanQuestion: En étudiant la Kabbale, nous nous détournons des « nations du monde » vers le « peuple d’Israël. » Si je comprends bien, en atteignant la réalisation spirituelle obtiendrons-nous plus de souffrances que les « nations du monde »? Ou bien devons-nous comprendre la relation de cause à effet?

Réponse: J’ai beaucoup d’amis de l’école, de l’université, avec lesquels je suis parfois resté en contact. Ils sont développés, des gens normaux, mais ils ne me comprennent pas. En tout cas, je ne néglige aucun d’entre eux, je les apprécie et les aime, mais nous sommes juste des gens différents.

Donc, nous ne pouvons pas nous évaluer par rapport aux autres. C’est plus facile pour une personne et plus difficile pour une autre, tout le monde a son propre destin. La seule chose qu’une personne doit faire est de se réaliser comme elle est.

Vous ne devriez envier personne, en disant qu’elle a de la chance, regarder combien elle est riche, et celle-ci est une fainéante, et tout est plus facile pour elle, la troisième est née « avec une cuillère en argent dans la bouche. » Cela n’aide pas. Cela signifie que vous ne savez pas comment vous réaliser. On doit apprendre!

Prenez votre plus fidèle et profond désir, et commencez à être vous-même. Vous verrez que c’est le meilleur qui puisse être. Il est peu probable que vous soyez heureux si vous changez de place avec quelqu’un. C’est seulement en vous réalisant, en devenant semblable au Créateur, que vous serez complètement rempli.

Quant à aller de l’avant, plus le progrès d’une personne est élevé, plus le vide émerge en elle. Mais ces vides se remplissent avec la perspicacité, le sens de l’éternité, de la perfection, de la vie éternelle, du sentiment de l’Infini. Une personne voit l’univers de bout en bout.

 

Une personne ordinaire dans le monde, par exemple: un berger qui marche avec des vaches dans un pré, en sifflant, se sentant bien, vivant et alaise, sans soucis dans sa tête. Pouvons-nous l’envier? Oui, bien sûr. Mais quelle envie et jusqu’à quel point? Après tout, il s’agit d’un état quand il a réalisé son programme.

Donc, ne pensez pas à la souffrance. Réalisez vous! Dans le cas contraire, il s’avère que vous maudirez le Créateur de vous avoir crée. Que pourrait-il avoir de pire que cela? Donc, soyons reconnaissants!

 

Du Congrès de Novosibirsk le 9-12-2012, Leçon 5

Se trouver soi-même dans d’autres

congrès, groupeQuestion: Pendant les jeux intégraux on travaille sur un nouveau type de relations sociales. Que signifie «se trouver soi-même dans d’autres»?

Réponse: Cela signifie que je n’aspire pas à «entrer» dans une autre personne, mais que j’aspire vers notre noyau commun. Je suis intéressé par le groupe parce que c’est un moyen de sortir de la perception égoïste « moi » vers la perception altruiste « nous » – là où mon égoïsme se perd comme « moi », où j’arrête de penser à moi et commence à penser à nous, et où je résous des problèmes nous concernant tous.

Ce n’est qu’un entraînement pour former en moi des conditions préalables pour ces sentiments, désirs, et l’intelligence collective.

Au cours des discussions, je ne contrôle pas les autres, je n’analyse pas leurs réponses, mais je cherche à m’élever au-dessus de mon égoïsme et percevoir tout le monde comme « nous ». C’est comme si j’étais inclus dans chacun d’eux. Ainsi je m’entraîne pour sortir hors de moi-même.

Leur avis ne m’intéresse pas, ce que m’intéresse c’est la sortie de moi-même, qu’on peut atteindre avec la pratique du travail dans un groupe.

J’entends l’avis du chacun dans un cercle de dix personnes, et j’essaie de me connecter à leur avis, de le percevoir comme le mien. Et neuf réponses, sauf la mienne, à une question me permettent d’être toujours hors de moi-même. À mon tour, je donne une réponse en conformité avec les opinions des autres, en les complétant.

En principe, cela n’a pas d’importance quelles questions et réponses on a. Cette technique a pour but de commencer à ressentir comment nous pouvons nous élever au-dessus de nous-mêmes. J’essaie d’accepter chaque avis comme le mien, au-dessus de mon propre avis, j’essaie d’annuler mon appareil analytique.

Peu importe à quelle conclusion nous venons. Il est important que chacun de nous s’élève au-dessus de soi-même.

De l’émission « Un monde intégral », 27/11/2012

Avons-nous besoin de mots si le Créateur est dans le cœur?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que la prière est notre aspiration vers le Créateur à chaque instant? Une prière n’est pas des mots, n’est ce pas?

Réponse: Certainement pas.Pourquoi avons-nous besoin de mots si le Créateur existe dans mon cœur, le constitue et demande de lui une réponse consciente, une réaction envers Lui?

Il existe au plus profond de mon cœur. Je sensce qu’Il fait en moi et je dois y répondre maintenant, dans le cœur. Le groupe, l’humanité, le monde, ma famille, et tout le reste n’existe que pour que dans le fond de mon cœur oùIl me dit quelque chose, j’y réponde.

Ainsi, il n’y a pas besoin de mots ici. Cependant, ma réaction correcte à ce qu’Il me lance en moi signifie me connecter et fusionner avec Lui.

Je forme ma réponse au Créateur à travers le groupe, à travers l’humanité, à travers tout ce qui nous arrive.

Par conséquent, le monde est appelé«dissimulation» (Olam). Il commencera à être révélé quand mes propriétés deviendront tout à fait semblables aux Siennes,quand je commence à agir de concert avecLui au niveau où il me réveille. Comme il est dit:«Je suis pour mon Bien-aimé, et mon Bien-aimé est pour moi. »

Du Congrès de Novosibirsk le 09/12/12, Leçon 5

L’enseignant donne assez d’attention à tout le monde

Dr. Michael LaitmanLa revendication qu’ont les étudiants d’habitude en ce qui concerne l’enseignant est qu’il ne leur donne pas assez d’attention, comme ils estiment qu’ils méritent. Mais la question est le manque de récipients de la part des élèves, comme conséquence de laquelle ils ne peuvent pas absorber plus, et ils ne sentent pas qu’ils reçoivent encore plus qu’ils n’en ont besoin, mais d’un autre côté, ils ne parviennent pas à se réveiller d’eux-mêmes.

L’enseignant ne doit pas réveiller les étudiants. Cela ne va pas aider, car ils reçoivent le réveil d’En Haut. Je vais dans un endroit où les gens sont éveillés et prêts, et alors je peux les aider à s’organiser et s’unir plus fortement. Mais d’abord, ils doivent faire leurs propres efforts.

Un élève ne comprend pas qu’il n’a pas le récipient pour recevoir ce que l’enseignant lui donne. Vous n’avez pas à attendre que je vienne et vous réveille. Il est impossible de se réveiller de cette façon si vous n’avez pas préparé un manque à l’avance. Au moment où vous serez prêts pour cela, bien sûr, je viendrai.

 

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 27/01/13, Écrits de Baal HaSoulam

Sortir du brouillard


Question: Je pense qu’au congrès d’Arava nous avons prouvé que tout est possible. Et après?

Ma réponse: Le problème est le suivant: Dans ce monde, quand je vois le but et qu’il est important pour moi, alors j’ai assez d’ardeur et d’énergie pour l’obtenir, mais si la cible n’est pas visible ou n’est pas importante, alors je n’ai aucune énergie pour travailler, « Vraiment, pourquoi travailler dur? ».

En fin de compte, notre problème est de reconnaître l’importance de but. Délibérément d’en haut, l’importance en est diminuée, afin qu’à chaque fois nous acquérons une nouvelle importance, de sorte que chaque fois nous ayons un nouveau Créateur, un nouveau monde spirituel, tout est nouveau.

Et nous avec les amis devons construire cela par nous-mêmes. Ils ont besoin de me parler de l’importance de la voie spirituelle, bien qu’eux-mêmes ne la sentent pas. Mais nous nous sommes engagés les uns envers les autres, et c’est ce qu’on appelle “La garantie mutuelle”. Cela signifie, qu’il faut encore et encore se raconter les uns aux autres, combien le chemin spirituel est important, comme une maman ou grand-mère raconte une histoire à un enfant avant de se coucher.

Dites-moi, qui y-a-t-il eu de si spécial dans notre congrès? D’où est venu l’enthousiasme ? Y a-t-il quelque chose de tangible? Non. Avez-vous reçu quelque chose en main? Non. Avez-vous senti, entendu, vu, ou goûté la spiritualité? Non. En fait, il n’y avait rien, simplement on vous a gonflé “d’air chaud » comme un ballon, et en gonflant vous avez commencé à voler vers le haut. C’était tout votre congrès.

Alors qu’est-ce qui vous empêche de le faire maintenant? Pourquoi vous ne pouvez pas monter encore plus haut? Précisément maintenant, quand vous vous sentez la lourdeur, le manque d’intérêt, quand apparait en vous toutes sortes de calcul et que vous commencez à penser de manière plus «réaliste», principalement c’est maintenant que vous devez commencer à agir.

Question: au congrès nous nous sommes soi-disant frappés la tête contre le mur, car nous avons essayé d’atteindre quelque chose d’impossible, jusqu’à ce que nous ayons découvert que c’était possible, même au niveau minimal, c’est-à-dire, que tout est possible.

Ma réponse: Excellent. Maintenant continuez. Mais ne pensez pas que vous avez révélé maintenant un peu ce qu’est le ressenti spirituel, du fait qu’on a voulu vous donner une véritable base pour la suite des étapes suivantes. Au contraire, votre cœur s’alourdit, des difficultés sont ajoutées, vous devez oublier cela, comme si cela n’avait pas du tout existé. Tous vos « acomptes » seront repris, sinon ils deviendront une base égoïste pour progresser: “Ça vaut la peine d’avancer, car c’est agréable et extraordinaire, je veux une vie comme ça”. Ceci déjà n’est pas la spiritualité, mais “Klipa”. Avant elle n’était pas là et maintenant elle apparaît. C’est certainement aussi un acquis, mais pas la même acquisition que vous attendiez.

En bref, continuez. Précisément c’est maintenant que nous commençons à travailler avec des discernements spirituels: un peu de mérite, un peu d’annulation de sa personne, l’importance … Nous avons traversé la période la plus difficile, et maintenant à chaque fois nous aurons quelque chose de réel, de tangible. Vous sentirez ces choses entre vos « mains », vous les “goûterez”, vous les sentirez dans une épaisseur intérieure, par une résistance. Et bientôt vous allez même commencer à les mesurer.

Nous avons passé l’étape la plus difficile, où nous ne savions pas où nous étions, ce qui se passe, comme un nouveau-né qui vient de naître qui n’entend pas encore, ne voit pas, n’agit pas … Maintenant commence la nouvelle phase.

A partir d’article Numéro «Shamati», 21/01/2013

Les efforts d’un bébé accélèrent sa naissance

congrès, groupeQuestion : Au cours du congrès, nous avons fait des efforts pour naître, mais comment pouvons-nous les synchroniser avec les douleurs de l’enfantement qui viennent d’En-Haut ?

Réponse : C’est pour cela que l’on nous donne des exercices d’En-Haut : il y a un temps de descente, et un temps de montée, il y a des moments où l’on se réunit et nous étudions. Et les états les plus importants sont ceux où nous nous unissons l’un l’autre : pendant les cours, les autres activités conjointes, et aux conventions. Maintenant, nous ajoutons nos efforts aux douleurs naturelles de l’enfantement afin d’accélérer ce processus.

Et en fait, nos actions d’aujourd’hui accélèrent notre naissance à la fois quantitativement et qualitativement. En conséquence, nous commençons à comprendre et à mieux sentir où se trouve en fait le point le plus crucial, où nous avons besoin d’appuyer, et que sera un nouveau-né en fonction de nos attentes.

Un nouveau-né est notre prochain degré, comme des enfants qui suivent leurs parents, c’est notre état suivant. Nous passons tous ces états en raison de la concentration de nos efforts, en plus de ce qui nous est donné d’En-Haut.

Nous ne sentons pas dans notre travail ce qui appartient à la préparation du côté du Créateur et ce qu’Il fait. Nous appliquons la pression, en essayant de s’annuler devant tout le monde afin de créer un seul cœur, un seul désir, et en essayant de ne pas être un obstacle. Mais tout le reste est fait par le Créateur. Il réveille en nous des désirs et nous agissons, mais cela n’est pas ajouté à notre propre compte. Seuls les efforts que nous appliquons pour nous annuler, notre sacrifice de soi, sont comptés.

Ces actions nous sont données avec beaucoup de difficulté et pour quelques instants. Mais rien de plus n’est nécessaire, nous pouvons accumuler ces moments et atteindre très rapidement la force du don sans réserve, et sentir cette force se revêtir en nous. C’est ce qu’on appelle la révélation du Créateur à la créature.

Du congrès d’Arava du 18/01/13, Leçon n°5