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Se dissoudre dans le groupe

Dr. Michael LaitmanToutes nos nombreuses années d’étude (nous avons des gens qui étudient déjà 10-15 ans) sont uniquement destinées à vous faire atteindre un état où vous commencez à travailler dans le groupe, alors que vous réalisez qu’il n’y a rien d’autre. Et tout ce que vous avez fait au cours de nombreuses années a été conçu uniquement pour finalement vous faire comprendre que la seule chose qui puisse vous changer et qui puisse vous révéler ce que vous voulez est juste en face de vous, bien qu’elle soit la toute dernière l’étape.

Habituellement, nous mettons beaucoup de temps pour y arriver, en nous convaincant et en essayant de nous faufiler en quelque sorte hors de lui, mettez-vous de côté. Nous étudions la Kabbale, nous faisons tout ce que nous devons faire pour la diffusion – absolument tout – juste pour éviter de travailler dans le groupe.

Et même, une fois que nous avons compris qu’il n’y a pas d’autre solution, encore, à la dernière minute, nous nous échappons en trouvant des raisons de ne pas participer à ce processus. Nous ne pouvons pas nous permettre de fermer les yeux, nous ne pouvons pas nous jeter dans le groupe, comme dans l’eau, et y disparaître complètement. Beaucoup plus de temps, des mois, voire des années passent encore avant qu’une personne pénètre enfin dans le groupe. Mais nous pouvons raccourcir ce temps avec notre effort commun, et nous allons essayer de le faire.

Le temps qu’une personne passe à étudier n’a pas d’importance, pas plus que sa connaissance, qu’elle soit intelligente ou non, forte ou faible, persistante, stable, ou paresseuse. Lorsque vous entrez dans le groupe et rejoignez sa force commune, nous «disparaissons» en elle, vous vous dissolvez dans les qualités communes de vos amis à tel point que vous faites l’acquisition de l’intégration de toutes leurs capacités, et elles deviennent toutes les vôtres.

Pas besoin de vous trouver des excuses, tel que je suis encore jeune, je ne suis pas encore prêt pour cela, peut-être plus tard, lors du prochain congrès. Maintenant ! Il ne doit y avoir aucune autre pensée ! Il n’y a rien d’autre à côté de cet endroit et de cette action que nous devons entreprendre.

Et l’action est très simple: essayez d’effectuer ce que l’on appelle la première restriction (Tsimtsoum Aleph), élevez-vous autant que possible au-dessus de notre égoïsme, sans prendre en considération ses convictions, ses raisons, ses pièges et ses bizarreries, il faut comprendre que cela montre l’absence de notre aspiration, de notre intention.

Lorsque mon intention et aspiration ne sont pas assez fortes, je ressentirai de la distraction. Et chacune de ces perturbations m’indique ce que je dois ajouter à mon intention pour la diriger sérieusement et la rendre assez forte en taille et en force. En d’autres termes, j’ai besoin de me diriger tout droit vers le but et d’avoir assez de force pour m’y diriger.

C’est pourquoi nous percevons les perturbations comme une donnée. Nous ne les rejetons jamais, nous ne nous fâchons pas contre nous-mêmes, au contraire, chaque fois qu’elles apparaissent, nous nous élevons au-dessus, et nous nous investissons davantage à devenir plus proche des autres.

La chose principale est d’avoir de la patience envers nos amis, comme nous sommes patients avec de petits enfants, notre petit favori. Il n’y a rien que nous puissions faire à ce sujet ; c’est aussi notre égoïsme, qui ne nous permet pas de nous connecter avec les autres et qui nous montre où nous devons nous rapprocher et nous positionner.

Du Congrès de Vilnius 23/03/12, Leçon 2

Mentir, mais honnêtement

Dr. Michael LaitmanRabash, Shlavei HaSoulam (« Les marches de l’échelle »), « Qu’est-ce qu’une bénédiction et une malédiction dans le Travail »: Chaque jour, l’homme a besoin de recommencer à zéro et dire que, aujourd’hui, il sera récompensé pour voir « c’est Moi ton Dieu» et qu’il n’échappera pas à la bataille. Il ne faut pas dire « j’ai déjà prié à plusieurs reprises pour que Dieu me donne les récipients du don sans réserve et pour quitter le désir de recevoir pour moi-même, et je n’ai pas reçu de réponse à ma prière, alors quel est l’avantage de prier à nouveau? »

La vérité est que nous n’avons jamais demandé les récipients de don sans réserve parce que c’est impossible.

Oui, nous demandons ce qu’on appelle le « don sans réserve ». Nous demandons à être capable d’aimer l’autre, mais c’est ainsi que nous l’appelons ; ce ne sont pas des désirs de l’amour des autres ou du don sans réserve. Nous n’avons jamais vraiment prié pour le monde spirituel, ou l’état spirituel, ou des récipients spirituels. Dans notre désir actuel, dans notre esprit et notre sentiment actuels, nous ne sommes tout simplement pas capables de le demander, et nous ne savons même pas ce que c’est.

Par conséquent, il est dit: « j’ai travaillé et j’ai trouvé ». On a besoin de faire des efforts dans ce que les kabbalistes nous disent de faire, de suivre strictement les recommandations, et de comprendre clairement que nous n’avons pas la moindre chance de venir directement et indépendamment à la bonne prière : nous ne pouvons pas briser notre cœur et élever une demande de correction (MAN).

Dans un premier temps chacune de nos prières est basé sur la façon de recevoir, d’acquérir, et de profiter des amis,  du Créateur, de n’importe qui. C’est un fait et il n’y a pas de place pour y échapper. Mais au dessus de nous, il existe un système de brisure qui traduit nos actions, nos demandes brisées, en correction.

Sur le chemin de haut en bas, les désirs se brisent, et sur le chemin du retour, quand je m’élève de l’état brisé, ils sont corrigés dans ce système. Ils s’élèvent comme si je demandais ce qui est nécessaire, comme si je priais vraiment pour l’amour et le don sans réserve à l’autre et pour la connexion avec les amis et le Créateur que je suis prêt à accepter comme étant la bonté.

Ce système est le monde brisé de Nikoudim et le monde d’Atsilout qui a été créé plus tard, c’est l’adaptateur: d’un côté de ce système, il y a le faux monde, les mondes de BYA qui sont déconnectés du Créateur, et des états opposés au don sans réserve, dans lesquels nous existons. De l’autre côté, il y a le Créateur, la perfection.

Mon plaidoyer en faveur de l’amour est un mensonge, mais nous  tous nous arrangeons ce mensonge dans une forme correcte comme si nous voulions vraiment quelque chose d’autre que pour nous -mêmes. Si entre nous, nous nous réunissons dans la forme correcte, si nous organisons l’étude et toutes nos actions correctement, alors notre demande passe par ce système qui la corrige, et c’est ce qu’on appelle «j’ai travaillé et j’ai trouvé ».

Bien que nous ne connaissions pas le monde d’Atsilout, il fait son travail. Et c’est pourquoi nous devons faire exactement ce que nous disent les kabbalistes sans nous mentir à nous-mêmes ou en ayant honte. Il est vrai que nous ne demandons pas la spiritualité, mais nous crions comme un bébé et sa mère sait ce dont il a besoin. La mère n’a besoin que d’un cri minuscule de l’enfant pour connaître ses besoins.

C’est ce qui est requis de nous. « Faites tout ce qui est en votre pouvoir de faire», et cela apportera de bons résultats.

 Du congrès d’Arava du 25/02/2012,  Leçon  n°7

La religion et le processus d’intégration

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quel est le rôle de la religion dans le processus d’intégration, et est-il possible d’intégrer ensemble toutes les religions du monde ?

 Réponse : J’ai commencé ma vie en tant que spécialiste en cybernétique biomédicale. Ensuite, j’ai obtenu mon doctorat en philosophie, est suis devenu professeur d’ontologie et de la théorie de la connaissance, qui est ce que je fais depuis de nombreuses années. Je ne vois aucun lien entre la religion et la méthode d’intégration dont nous parlons ici.

De manière générale, les religions parlent de la nécessité de devenir intégralement connectés aux autres, de vivre une bonne vie, d’être gentil envers les autres, d’aimer son prochain, etc. Mais, en vérité, ils ne font que d’en parler, et rien n’est jamais mis en œuvre. En outre, les religions sont pleines de rituels divers et de foi aveugle, tout cela est absent de notre méthode. Elle s’adresse à la personne, à toutes les personnes sur terre, parce que toute l’humanité est intégrée et interconnectée.

Par conséquent, je ne pense pas qu’il y ait une place ici pour les religions. C’est l’affaire personnelle de chacun, parce que les convictions religieuses ne font aucun mal ou ne s’opposent absolument pas à notre méthode. Ainsi, vous pouvez être un adepte de n’importe quelle religion, tout en pratiquant l’éducation intégrale.

Du Congrès de Vilnius 22/03/12 , Leçon préliminaire

Ne donner à une personne que ce pour quoi elle est prête

Dr. Michael LaitmanQuestion : Ces dernières années, nous avons beaucoup parlé du travail des 99% de la population de la planète. Si j’ai déjà changé et vois le monde corrigé, alors pourquoi devrais-je les changer ?

Réponse : Si elles ne souffraient pas alors, peut-être que vous auriez raison. Si elles ne recherchaient pas un moyen de sortir de leur condition, alors bien sûr que nous ne les aborderions pas.

La science de la Kabbale fut cachée tout au long des millénaires. La première fois, elle fut révélée il y a 5773 ans, puis elle fut à nouveau cachée. Sa seconde révélation se produisit dans l’ancienne Babylone, il y a 3700 ans. Cependant, personne ne l’utilisa pratiquement et elle fut à nouveau cachée. Maintenant, durant les dernières décennies, elle est à nouveau progressivement révélée. Cette troisième révélation est caractérisée par le fait qu’elle est globale.

Un besoin important existe dans le monde : comment continuer à vivre ? L’humanité a enfin découvert la futilité de son existence. Qu’est-ce que la vie ? Une forme d’existence d’une matière protéique, et c’est tout ? Mais puisque vous vous êtes déjà développés au point de souffrir constamment et que vous êtes constamment en manque de quelque chose, alors ces souffrances créent en nous ces questions : Pour quelle raison dois-je vivre, comment, et pourquoi ?
Car, avant que ces questions ne fussent révélées, alors que les souffrances ne s’étaient pas révélées sous une forme plus ou moins globale dans la famille, la société, la culture et la science, et même aujourd’hui dans l’économie, nous ne sommes pas sortis à la rencontre de la population.

Toutefois, si, de même, une personne n’a besoin de rien aujourd’hui, alors il ne faut rien lui dire. Laissons-la vivre paisiblement. Le Créateur lui donne des désirs à un niveau particulier, et elle remplit ces désirs : elle a une maison, un jardin, des poules, une petite cour. Elle est très bien, ça lui suffit; alors ne le touchez pas ! Vous n’avez pas le droit!

Toutefois, si une personne souffre, essayez de lui donner quelque chose pour qu’elle y trouve une réponse à la question de sa souffrance.

Mais si la souffrance se manifeste déjà sous forme globale: l’état lamentable des enfants dans les écoles, le détachement de la jeunesse, la dépression, la drogue, le suicide, le manque de travail, et la destruction complète de la relation passée envers la vie, alors nous pouvons parler, mais de façon générale, en ne s’adressant pas à une personne en particulier. Parler de la raison derrière ce qui se passe, parler de notre égoïsme, et comment nous pouvons arriver à une vie meilleure, si nous nous corrigeons un peu, si nous changeons nos relations entre nous.

Pratiquement, nous ne faisons que de donner des conseils sur la façon d’améliorer notre état et seulement là où les gens se posent d’importantes questions concernant ce sujet. C’est pourquoi nous ne diffusons la Kabbale que dans les lieux, où elle est nécessaire, où les gens en ont vraiment besoin.

Question : Si je diffuse aux 99% de la population sans un minimum de préparation, serai-je plutôt bénéfique ou nocif ?

Réponse : On doit étudier cela. Nous avons des cours spéciaux ouverts aux éducateurs et enseignants, aux personnes travaillant avec la masse, aux conférenciers. Tous ceux qui participent à la dissémination sont tenus de suivre ces cours.

Chacun y est tenu, sans exception. Tout le monde ! Chacun doit suivre ces cours et continuer à se développer en permanence. Et cela aide. Tout d’abord, cela forme une personne; en abordant d’autres personnes, elle finit par se connecter à elles, et à leur contact, elle commence à se former.

La diffusion est un moyen efficace pour l’ascension spirituelle.

Du Congrès de Vilnius 24/03/12, Leçon 4

L’appel vers le Créateur

Dr. Michael LaitmanAvant chaque cours, il est très important pour nous de formuler l’intention correcte: « Dans quel but étudie-t-on ? » Je ne suis pas simplement arrivé, me suis assis, pour écouter des choses intelligentes au sujet de la structure du monde supérieur ou des passages du Livre du Zohar, articles, et d’autres matériaux. Ce n’est pas le point. Ce ne sont que les moyens pour attirer la Lumière supérieure.

Alors, que vais-je étudier? Je suis assis avec des amis. Une connexion spéciale se forme entre nous et elle doit être telle qu’elle nous élève au royaume de la Lumière supérieure, vers le niveau supérieur auquel nous dirigeons  nos désirs communs, seulement nos désirs communs ! Les désirs individuels signifient des désirs égoïstes. Les désirs communs sont déjà des désirs pour le don sans réserve vers l’unité.

Dès que j’élève ces désirs vers le haut, MAN (si je ne peux vraiment les élever avec le groupe), la Lumière supérieure descend du haut immédiatement sur nous, ce qui nous corrige et nous attire un peu plus près.

Et à chaque fois que nous nous élevons, nous nous rapprochons de plus en plus. Et c’est ainsi que nous nous unissons en un seul point. Toutefois, ce n’est plus un point de plus depuis qu’il a ouvert notre égoïsme.

Nous l’avons tout simplement assemblé ensemble et c’est pourquoi nous ressemblons à un seul point, mais en réalité il y a un grand égoïsme en-dessous de nous, au-dessus duquel nous devons nous élever. Et puis nous révélons la Lumière supérieure à l’intérieur de nous-mêmes, et non plus  sous la forme de la lumière environnante (Ohr Makif), qui nous change avec son influence, mais sous la forme de la Lumière intérieure (Ohr Pnimi).

Alors  dans quel but avons-nous besoin de livres? De sorte que, lorsque nous nous réunissons, nous lisions ce qui se passe dans le monde supérieur.

En fait, nous ne savons pas ce qui se passe là-bas, puisque nous ne devinons pas et ne savons pas vraiment ce que ce sont  ces actions. Mais en faisant cela, nous évoquons la Lumière supérieure sur nous-mêmes. C’est pourquoi  c’est «Moi  + le groupe + le livre », et ce sont les conditions essentielles pour notre travail.

Entre le groupe et moi il doit y avoir des interférences, des questions diverses, et des problèmes. Cependant, entre le livre et moi, il n’y a aucun obstacle et pas de questions, et  ce n’est pas important si je comprends quelque chose ou  pas.

En tout cas, je ne comprends rien parce que dans le Livre, cela parle de ce qui se passe au niveau suivant dans le monde spirituel dont je n’ai même pas la moindre idée. Je ne fais que lire des mots, mais cela est suffisant pour convoquer la Lumière supérieure sur moi.

En fin de compte, l’étude avec les livres et nous est purement formelle. C’est absolument sans importance combien une personne connaît et combien elle comprend! Ce qui est important est de savoir combien son unité avec le groupe et le livre suscite l’envie à l’intérieur d’elle-même, augmente la tension. Vers quoi? Vers la qualité du don sans réserve.

Si quelqu’un  demande la qualité du don sans réserve, s’il aspire vers lui, en essayant de ne pas se tromper, et de clarifier avec le groupe qu’il aimerait justement cela, alors il va d’autant plus clairement découvrir à l’intérieur de lui-même quelle est la signification du Créateur, la qualité du don sans réserve, ce que cela signifie de se rapprocher de Lui, de se rapprocher de la qualité en lui-même, et de la découvrir en lui-même. Quand il est en prise avec ce désir, même si il  est petit et trompeur, lui-même ne comprend pas ce qu’il demande. Comment peut-il vraiment demander quelque chose qui est opposé à sa nature?

Cependant, une telle aspiration progressive le fait avancer. Il marmonne comme un enfant, ne sachant pas vraiment comment parler, prononce les mots de manière incorrecte, et personne ne le comprend, sauf sa mère. C’est de la même manière que le Créateur nous comprend. Cependant, nous-mêmes nous ne comprenons pas. Nous pensons, en effet, qu’en nous unissant  ensemble, nous exigeons et demandons, alors où est ce que nous voulons?

Cependant, même si nous ne voulons rien, Il le perçoit correctement, sachant  notre état, à partir duquel nous ne pouvons rien faire de toute  manière. C’est le cas lorsque la mère comprend le babillage d’un bébé ou tout simplement le comprend sans mots. C’est exactement ce dont  nous avons besoin. C’est ce qu’on appelle l’appel vers le Créateur, ou la prière, MAN

Du congrès de Vilnius du 24/03/2012, cours n°4

Moments d’unité, du congrès de Vilnius, Partie 1

Voici quelques photos du congrès européen de Kabbale qui a eu lieu à Vilnius, en Lituanie les 23-25 mars  2012.

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Ne pas vivre dans le passé, mais en prévision de l’avenir

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous monter à nouveau au niveau de la connexion que nous avions à la Convention de l’Arava? Comment pouvons-nous être sûr e que notre travail est direct, sans se poser de questions?

Réponse: Tout dépend de notre intention, si à chaque seconde, peu importe ce que je peut dire, faire, ou entendre, je pense à un plus grande rapprochement, à l’union, et à la création d’un sentiment commun au sein où le Créateur, la Lumière, sera être clarifiée.

C’est comme une personne qui a soit un grand problème soit une grande joie. Supposons qu’une rencontre très agréable m’attend dans la soirée comme un dîner avec des gens chers à mon cœur ou d’un événement spécial. Pendant la journée, je dois travailler, interagir avec des collègues, et résoudre des problèmes, mais je me conforme toute la journée en prévision de ce qui est à venir dans la soirée. Outre les problèmes et les préoccupations dont je m’occupe à chaque minute, je suis absorbé par la pensée que dans la soirée, quelque chose de merveilleux et agréable m’attend. J’ai deux pensées!

La même chose se passe ici. Nous pouvons être en interaction ou faire quelque chose. Nous nous fermons volontairement à tout le monde afin d’assurer une concentration maximale de l’intention entre nous. Cette intention doit être constante. Tout ce que nous écoutons, faisons, ou disons, nous devons constamment sentir la tension, chercher et tendre vers la sensation d’unité entre nous, la connexion dans laquelle le Créateur doit se manifester. C’est ce que nous devons faire.

Deuxièmement, vous avez dit que nous le sentions dans notre unification passée dans le désert. Je ne veux pas de me rappeler de cela, c’est le passé. Maintenant, je veux m’élever et sentir un nouvel état complètement. Je ne veux pas revenir sur le passé ou même y penser. Chaque fois, je me tiens devant quelque chose de complètement nouveau, et ce nouvel état sera meilleur et plus profond que celui passé. C’est la seule façon dont nous devrions penser.

Par conséquent, ne pas essayer de réveiller des sentiments anciens en vous, ils ne vous causeront que du tort. Ne pas vivre dans le passé!

Nos prochaines actions devraient être orientées vers un rapprochement pratique et la création  d’un nouvel organe sensoriel. Cela devrait être beaucoup plus fort, beaucoup plus évident et clair que ce que nous avions dans le désert ou dans d’autres endroits.

Ensemble avec tous nos amis à travers le monde, nous devrions sentir que nous nous élevons collectivement, que nous développons à partir de notre intérieur un nouvel organe des sens et que nous créons les conditions pour le ressentir. Nous allons le sentir. Il est juste là, il existe déjà en nous. Seulement un peu plus, et Il va commencer à se manifester Lui-même.
Du Congrès de Vilnius le 23/03/12, Leçon 1

La force qui remplit tout l’univers

каббалист Михаэль Лайтман 0-группаIl n’y a rien hormis Lui, hormis cette force qui nous dirige. Et elle est unique. Cela signifie qu’il n’y a personne autour de nous et à l’intérieur de nous, mais une seule et unique force qui fait absolument tout.

Nous étudions cette force même dans nos sciences. Nous la ressentons à l’intérieur de nous et autour de nous. Nous sommes le résultat de cette force. Nous sommes à l’intérieur de cette force comme de petits croutons dans la soupe. Elle nous pénètre, elle crée, elle fait tout.

Cette force remplit tout l’univers, provenant du Big Bang, à partir duquel s’est propagé tout ce qui existe dans l’univers.

Et si un homme pense qu’il existe hors de cette force, c’est parce qu’il ne la ressent pas, comme un petit enfant qu’on laisse seul dans la chambre pendant que sa mère est dans la cuisine. Et l’enfant pense qu’il n’y a personne, qu’il est libre et peut faire tout ce qu’il veut. Il ne comprend pas qu’en fait, sa mère le surveille. Et nous aussi nous sommes comme de petits enfants qui pensent qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent sur cette Terre, jouer avec des jouets qu’ils ont crées.

En réalité, c’est la force supérieure qui crée, agit et organise tout et de cette manière nous progréssons.

Du congrès de Vilnius 24/03/12 , Leçon 3

La quête spirituelle

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il y a des gens dans le monde qui suivent l’appel de leur cœur. Ils sont plongés complètement dans leur objectif et ne vivent que pour lui. Ces gens possèdent-ils un organe des sens spirituel et ont-ils besoin de la Kabbale?

Réponse: la Kabbale a son origine dans l’ancienne Babylone, qui a été plongée dans la même crise qu’aujourd’hui et son peuple avait perdu un sens de l’orientation dans leur vie. Ils ont soudainement senti que l’égoïsme les confinait à l’intérieur d’une existence animale. Ensuite, ils ont révélé cette méthode de réalisation de la force supérieure.

La Kabbale est nécessaire seulement pour ceux qui se trouvent dans une profonde crise intérieure, et qui s’interrogent sur le sens de la vie.

En général, la question sur le sens de la vie se pose à beaucoup de gens pour des raisons différentes. Si moi, par exemple, j’ai perdu de l’argent au jeu, ou un stock de marchandises, ou quelque chose qui m’est arrivé, je pense aussi au sens de ma vie. Mais cette question se pose à moi comme un résultat d’un «moins», c’est-à dire, à la suite de la souffrance et d’une perte dans notre monde. Dans ce cas, les gens n’aspirent pas à s’élever, cela ne les intéresse pas.

Nous devons bien comprendre pourquoi les gens viennent à nous. Vous pouvez préciser cela avec n’importe quel psychologue ou même indépendamment.

Supposons une personne qui a tout: une voiture, une maison, une famille, et un emploi. Si cette personne a perdu quelque chose dans cette vie (un moins), il ou elle va  également s’interroger sur le sens de la vie: « Quel est le but de ma vie si j’ai perdu? » Mais ce n’est pas l’aspiration vers le haut, vers l’avant. Si vous donnez à cette personne un «plus» au lieu d’un « moins », cela suffira à la satisfaire.

Les gens comme ça n’ont pas besoin de quelque chose de spirituel, quelque chose de supérieur. Ce qui parle en eux ce n’est pas un homme supérieur à un animal, mais un niveau ordinaire animé: le soleil brille, l’herbe pousse, et tout va bien sur la terre.

Pour une personne qui s’interroge sur le sens de la vie, c’est comme si tout s’arrêtait d’exister. Rien ne vaut rien, ne veut rien dire, parce que tout commence et se termine. La vie elle-même ne donne rien de spécifique, il n’y a rien de particulièrement précieux en elle, sauf pour le fait que je reçois, rien d’autre ne se passe, et à la fin, j’ai tout simplement vécu comme une bête.

Une personne qui pense de cette façon et commence à s’interroger sur le sens de la vie remet en cause quelque chose de différent, quelque chose qui est dirigée vers le haut, au-dessus de son existence bestiale, la raison pour laquelle elle est si limitée pendant les années de sa vie, dans ses capacités, et les inconvénients que ne lui laissent pas de tranquillité d’esprit. « Qu’est-ce qui est au -dessus de ce moins, c’est dans quel but tout cela ? » Selon le niveau d’origine de cette question, cette personne vient au mysticisme ou ailleurs.

Le désir ne cesse de se développer en nous. C’est le développement de la question sur le sens de la vie selon les cinq niveaux progressifs du désir: 0, 1, 2, 3 et 4.


Si une personne est au niveau préliminaire de développement, elle va se satisfaire de différentes philosophies. Si c’est le niveau suivant, alors c’est psychologique. Ces gens-là deviennent souvent poètes, écrivains, philosophes, et psychologues. Il y a un niveau de développement où une personne est attirée vers certaines actions, diverses pratiques psychologiques: «Nous allons danser ou nous assoir dans la position du lotus, nous allons respirer ou ne pas respirer, c’est-à-dire , nous allons commencer à atteindre les substances supérieures à travers le corps. »

Cela se rapporte aussi à la recherche. Si une personne est à un niveau comme celui-ci, elle va faire du yoga, d’autres pratiques diverses, et cela va la satisfaire. Vous ne pouvez rien lui prouver. C’est le niveau de ses connaissances, de sa satisfaction et de ses  sensations, c’est le niveau de questionnement qui se pose à elle maintenant. Partiellement, les différentes religions sont aussi ici. Elles sont destinées à rassurer, assurer l’équilibre, et à donner de l’espoir.

Au niveau suivant, quelqu’un ne peut plus se contenter de divers exercices physiques, de la gymnastique respiratoire, et ainsi de suite. Il estime que cela ne lui donne rien. Après tout, tout concerne l’organisme qui s’efforce de se sentir à l’aise. « Que se passerai-t-il si je commençais la méditation ? » Et il commence à méditer avec des lettres ou des symboles. C’est déjà quelque chose de plus abstrait, mais cela ne va pas non plus aller au-delà de son cadre psychologique.

Finalement, au dernier palier de développement, la question se pose à l’homme: «Y a-t-il quelque chose qui existe en dehors de moi-même si je m’annule complètement ? Y a-t-il une méthode qui va m’aider à me débarrasser de mon habituel «moi»? Je tiens à percevoir le monde extérieur par moi-même. » Ces gens-là viennent à nous.

Qu’est-ce que signifie « en dehors de moi-même »? Cela signifie la perception du monde qui n’est pas à l’intérieur de moi, qui n’est pas à travers mes cinq sens de la vue, ouïe, odorat, goût et  toucher. Ces sensations nous pénètrent, s’additionnent, et donc nous ressentons le monde à l’intérieur de nous-mêmes selon un certain programme en nous.

Sur l’écran situé à l’arrière du cerveau, la somme de toutes ces sensations  dépeint devant nous une image du monde dans une certaine proportion: nous recevons plus de 90% de cette image grâce à notre vue, 7-8% grâce à notre  ouïe, et le reste grâce à notre odorat, le toucher et le goût. C’est tout !

Cela signifie que le programme évolue à l’intérieur de moi, que les désirs  changent, et, en conséquence, je reçois une sensation d’un monde différent. Comme s’il se déplaçait, comme s’il faisait quelque chose à l’intérieur de moi. Mais comment puis-je sortir de moi-même et commencer à sentir l’univers dans son intégralité?

Les dernières études scientifiques disent qu’il n’existe seulement qu’un champ, une force, et rien d’autre autour de nous; seulement une seule force, et rien à côté d’elle. Ainsi, ce qui apparaît à l’intérieur de moi, en moi, et ce que nous recherchons  aujourd’hui, tout cela, je dois le voir comme ma relation avec cette force. Je n’ai pas d’autre occasion de le révéler, que par les impressions que je reçois.

C’est à dire, je dois constamment analyser que tout ce qui se passe à l’intérieur de moi, à la fois en plus et en moins, tout vient d’une force. Si je ne cesse de me diriger vers elle  de cette manière, alors même à travers ma perception actuelle, je commence à me mettre au diapason de cette force et à la ressentir  de plus en plus. En conséquence, après avoir atteint un tel état où je  reçois en moi-même un capteur supplémentaire, je commence à sentir cette force elle-même.

Je commence à la révéler, et précisément par le biais de son influence opposée à moi,  je ressens  l’infini, la perfection. Elle me confond volontairement et me donne divers obstacles afin que par eux je puisse m’accrocher à cette force. Ainsi je m’élève au-dessus de mon animal.

Sur le plan animé, il m’est volontairement donné des sensations de diverses influences négatives afin que je puisse m’élever au-dessus d’elles et ressentir cette force. C’est  avec quoi l’ensemble du procédé est constitué. Et le groupe, les études, la diffusion, et tout le reste ne sont là que pour aider à la réalisation de l’objectif. 

Du congrès de Vilnius, le 24/03/2012, cours n° 3

Au Brésil avec le monde entier

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment devrions-nous nous  préparer de la meilleure façon possible pour le congrès du Brésil?

Réponse: Tout d’abord, je tiens à dire qu’au début je vais avoir de courtes réunions avec les groupes de Colombie et au Chili. Mais cela ne remplace pas le congrès en aucune façon. Par conséquent, j’invite tous nos amis d’Amérique du Sud et, en général, du monde entier à ce congrès. Je recommande fortement que vous veniez au Brésil. Je pense que nous aurons un merveilleux  « carnaval » là-bas.

Il est très important d’assister à un congrès au moins une fois. Je ne sais pas quand j’irai  de nouveau en Amérique du Sud,  donc rencontrons-nous-y. Ce n’est pas seulement une réunion, mais un autre type de contact, pas comme via l’Internet. Si cela ne vous convient pas, nous nous rencontrerons en Colombie et au Chili, mais si vous le pouvez, venez au Brésil.

Ce congrès sera multilingue. Peut-être ce sera plus facile pour ceux qui vivent en Australie ou en Extrême-Orient de venir au Brésil plutôt qu’à nos autres congrès, et ça vaut le coup. Il s’agit d’un problème si une personne n’a jamais assisté à un congrès «physiquement». Après tout, dans notre monde nous existons dans un corps et nous avons besoin de ce genre d’interaction. Nous ne pouvons pas encore former une connexion virtuelle qui laisse une impression aussi forte.

Ce n’est pas par hasard que les gens d’affaires prennent l’avion pour des réunions partout dans le monde, bien qu’ils puissent s’appeler les uns les autres ou utiliser Skype. On peut se demander pourquoi une personne perd tellement de temps en vols. Ce serait mieux si elle était assise dans un bureau ; elle  pourrait y travailler beaucoup. Mais les gens ont encore besoin de communication directe, même sans aucun sentiment ni chaleur. Secs, rusés,  et loin d’être honnêtes, ces contacts ont encore besoin de réunions personnelles en « face-à-face ».

Donc, croyez-moi que pour nous c’est très important. En créant un tel contact, nous serons en mesure de  mener à bien, et sans cela, il est très difficile d’avancer.

La préparation collective est tout aussi importante. Il s’agit d’un congrès collectif, et donc nous devrions le ressentir. Le mépris causerait beaucoup de tort à nous tous. Nous ne devons pas rester assis et attendre  que quelqu’un d’autre organise les choses. Si cela vous arrive, vous ne bénéficierez d’aucune façon du congrès. Sans préparation, c’est même inutile de se connecter via l’Internet, car ce serait du vol, rien que du vol. Vous devez faire des efforts et vous pourrez en bénéficier en conséquence. Si personne ne pense à cela, si personne ne se soucie à ce sujet, si personne ne fait attention, le congrès ne fera que causer des préjudices.

Tout le monde doit prendre une part active, au moins d’une certaine manière, en fonction de ses capacités. On devrait être concerné au moins dans le cœur: «Qu’est-ce que j’ai fait pour cela ? » Sans la participation, vous n’aurez aucun récipient. Alors, que serez-vous en mesure de recevoir? Dans quoi allez-vous recevoir? De toute évidence, ce n’est que par notre travail commun que nous créons ce récipient.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/2012, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »