Category Archives: Correction

Comment écouter vraiment les autres ?

Question : Comment peut-on apprendre à s’écouter soi-même et les autres et pas seulement à entendre ? Après tout, cette qualité ne fera qu’améliorer les relations entre les gens.

Réponse : Cela nécessite un contact interne, un contact des cœurs. Une fois que vous désirez vous remplir l’un l’autre, vous serez capable de vous écouter mutuellement.

Et actuellement les gens ne s’écoutent pas et ne se voient pas les uns les autres. Ils créent une certaine réalité en eux-mêmes et la traitent comme une personne qui est vraiment à l’extérieur d’eux. Nous ne voyons pas ceux qui sont en dehors de nous ; nous voyons tout ce qui est construit par notre égoïsme à l’intérieur de nous.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 29/04/2018

Parvenir au commandement de l’amour

Question : Peut-on représenter notre cours du matin de trois heures comme une seule grande prière comprenant 612 commandements ? Nous tournons constamment au milieu d’eux pour arriver au commandement de l’amour de notre prochain.

Réponse : Oui, l’accomplissement cohérent des commandements signifie que nous grimpons les degrés de l’échelle de Jacob.

L’expansion constante et l’approfondissement de l’égoïsme en nous garantissent que nous accomplissons de plus en plus la connexion les uns avec les autres. Chaque fois que l’égoïsme augmente, nous exécutons le commandement de la connexion au-dessus, jusqu’à l’amour des uns pour les autres.

Question : Y a-t-il 613 commandements à chaque degré ?

Réponse : Bien sûr. Mais nous n’avons pas besoin de prendre cela en considération car nous avons été créés de cette façon à l’origine ; le récipient de notre âme se compose de 613 parties.

En accomplissant 612 conseils (Eytin), je reçois l’influence de la Lumière supérieure qui me corrige. Cela s’appelle Pékoudin (du mot « Pikadon – versement »). De cette manière, je remplis et corrige constamment, et à nouveau je remplis et corrige.

Question : La division entre 612 commandements et le 613ème commandement existe-t-elle également à chaque degré ?

Réponse : Oui, parce que le 613ème commandement n’existe pas tout seul, je suis incapable d’accomplir le commandement de l’amour. Je ne peux me forcer à aimer autrui. Si, en accomplissant 612 commandements, je reçois la Lumière supérieure sur mes désirs, alors j’aime et je donne sans réserve.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 15/03/2018

Nous faisons tous partie d’un seul système commun

Question : Si les autres gens sont comme des animaux selon leurs besoins et leurs intérêts, pourquoi devrais-je essayer de les aborder ? Et comment se fait-il que quelque chose me passionne mais ne les intéresse pas du tout ?

Réponse : Tous les gens sont comme vous. Ils sont tous des éléments nécessaires d’un seul système commun. Chacun a son rôle à jouer. En travaillant sur vous-même, vous devez vous rapprocher de chacun, essayer de leur transmettre les informations les plus importantes et leur donner la possibilité de s’y connecter.

Dans la mesure où nous nous connectons ensemble dans le système de « aime ton prochain comme toi-même », nous élevons notre monde au niveau suivant.

Je ne pense pas qu’il existe des gens, des organisations, des religions ou des méthodes dans le monde qui s’opposeraient à l’appel d’aimer son prochain. Après tout, jour après jour, nous comprenons de plus en plus que le monde est intégral, interconnecté et que nous devons faire quelque chose avec nous-mêmes.

Si nous continuons à être si séparés et déchirés, nous mènerons le monde à la catastrophe. Enfin, si nous essayons de nous connecter les uns aux autres dans un seul organisme vivant, ses cellules commenceront à fonctionner correctement comme dans un système unique ; alors dans cet organisme sain, nous ressentirons la vie supérieure et nous-mêmes existant dans le domaine spirituel.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/04/2018

Être comme un

Tous les commandements de la Torah sont les lois de la commutation entre les amis d’un groupe afin d’amener l’ensemble du groupe à l’état de « un », à une seule unité. Cette unité correspondra alors au Créateur, Il commencera à s’y déployer.

Question : Est-ce important pour moi, en travaillant dans la dizaine, de savoir que mes amis obéissent aussi aux commandements ?

Réponse : Dans ses articles, le Rabash écrit qu’il doit y avoir un soutien mutuel ; les amis doivent s’influencer les uns les autres et montrer l’exemple mutuellement. C’est naturel.

Question : Si je suis prêt intérieurement pour que mes amis fassent cela pour moi, est-ce du progrès puisque je comprends que je ne suis pas l’unité, mais la dizaine ?

Réponse : Oui. Lorsque chacun dans la dizaine s’efforce d’être comme un seul, alors ils obtiendront quelque chose, sinon ils ne l’obtiendront pas.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 15/03/2018

Les mesures spirituelles

Question : Dans quelles unités la Kabbale mesure-t-elle la force de l’unité spirituelle : la densité de la communication, le pouvoir de la connexion ? Pourquoi la mesure de la connexion est-elle égale à la mesure de la récompense spirituelle ?

Réponse : La mesure de l’égoïsme est évaluée en cinq étapes : zéro, un, deux, trois et quatre. Si je m’élève au-dessus de l’égoïsme et que je le transforme en altruisme, alors j’obtiens le même nombre d’étapes spirituelles : Malkhout, Zeir Anpin, Bina, Hokhma, Keter. Ou cinq mondes : Assiya, Yetsira, Briya, Atsilout et Adam Kadmon.

Dans chacun des 125 degrés, il y a une demande claire : comment s’y élever, comment s’arrêter, faire une certaine action spirituelle, dissimuler la Lumière dans cette étape et aller de l’avant.

Ce sont des mesures très précises. Dans notre monde, il n’y a pas une telle précision car ici nous devons tout prouver ; par exemple : un plus un = deux. Dans le monde spirituel, ces preuves font partie de sa structure parce qu’elle se compose de deux opposés absolus : la Lumière et le désir qu’elle génère.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/04/2018

L’amour pour le Créateur est l’amour pour la qualité du don sans réserve

Question : Y a-t-il des signes que le Créateur se rapproche ?

Réponse : Répondez vous-même : « Combien pouvez-vous cultiver cette force, cette qualité, entre vous ? » Vous créez le Créateur, comme il est écrit : « Comme si vous M’aviez créé. »

Question : Mais vous dites que ce n’est pas en votre pouvoir d’exécuter ce commandement ?

Réponse : Lorsque nous, les égoïstes, essayons de nous connecter les uns aux autres, nous commençons à demander à ce que nos tentatives se réalisent : c’est à ce moment que nous nous tournons vers le Créateur. Cependant, ce n’est pas encore le Créateur, mais plutôt une force externe qui a donné naissance à l’égoïsme et, par conséquent, en essayant de lui ressembler, nous pouvons le retirer du côté de l’égoïsme.

Question : Qu’est-ce que « l’amour pour le Créateur » ? Qu’aimons-nous exactement : la qualité du don sans réserve ou quelque chose d’abstrait ?

Réponse : Il s’agit de la qualité du don sans réserve, tout comme dans notre monde nous pouvons aimer, respecter et louer toute qualité qui existe dans la nature, dans la société et chez les gens. Nous atteignons l’amour pour le Créateur en tant que manifestation de l’amour pour notre prochain.

Question : Où est la frontière entre l’amour pour notre prochain et l’amour pour le Créateur au plus haut degré ?

Réponse : Lorsqu’un prochain particulier est flou et disparaît, alors le Créateur émerge à sa place. En fait, c’est la même chose.

Question : Est-ce que l’amour pour le Créateur et le monde spirituel sont la même chose ?

Réponse : Le monde spirituel est le champ du don sans réserve et de l’amour. Notre monde est le domaine de la réception et de la haine. Le monde est un champ de forces : soit négative (notre monde) soit positive (le monde supérieur).

L’atteinte de l’amour pour le Créateur implique une atteinte spirituelle.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 15/03/2018

Obtenir l’âme commune

Question : Quelle est la différence entre l’état où j’attache d’autres parties de l’âme commune à moi-même et l’état où je m’attache à elles ?

Réponse : Si j’attache d’autres parties à moi, cela signifie que je suis leur supérieur et que je suis obligé de m’occuper d’eux en tant que supérieur. Je dois recevoir leurs désirs et leur donner satisfaction.

Si je deviens inclus en eux, cela signifie que je suis celui qui est inférieur. Alors je m’annule et reçois d’eux quelque chose avec quoi ils me remplissent. Je le fais sans aucune critique, comme un embryon dans le ventre de sa mère.

Le parfait travail à l’intérieur du réseau corrigé dans la correction finale signifie que je reçois de tous et que je donne à tous. Alors j’obtiens le récipient entier de l’âme commune dans sa totalité, de zéro à l’infini.

Extrait de la conversation en Islande, le 23/05/2018

Mon monde est une collection de désirs

Question : Les kabbalistes appellent tout des désirs. Même les scientifiques ont du mal à comprendre lorsque vous expliquez qu’une table est aussi un désir et que tout ce que nous voyons autour de nous sont des désirs.

Réponse : Bien sûr, tout objet est un certain type de désir, c’est-à-dire un ensemble d’atomes qui existent dans une connexion correspondante les uns avec les autres. Mais sous quelle forme cette table existe-t-elle ? Sous la forme d’un désir. Cela est ressenti dans mes désirs, et rien n’existe à part cela.

Question : Que signifie « en moi » ? Je peux voir la table en dehors de moi.

Réponse : Il vous semble que vous la voyez en dehors de vous-même. En fait, vous la ressentez à l’intérieur de vous-même. Même les étoiles ou les autres corps énormes vous les ressentez en vous, pas en dehors de vous.

Précisément parce qu’il y a en vous des désirs de niveau minéral, végétal, animal et humain, vous les ressentez en vous dans diverses combinaisons et les appelez « mon monde ». En dehors de vous, il n’y a rien à part des forces qui affectent et produisent de telles images en vous. Tout ce que vous ressentez maintenant autour de vous existe à l’intérieur de vous.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 13/05/2018

La prérogative humaine

Question : Que dirige la providence supérieure ? Que reste-t-il au pouvoir et à la liberté de la personne, qui ne soit pas soumis à la direction d’en haut ?

Réponse : Tout excepté notre libre arbitre est la prérogative du Créateur.

Le libre arbitre signifie déterminer à chaque minute ce que je peux rajouter pour me rapprocher des autres.

Notre tâche consiste à connecter tous les éléments du schéma spirituel en un seul système. Je dois donc déterminer si je peux le faire avec plus de succès à chaque instant. En substance, cela est mon travail et je ne peux pas y échapper. Cependant, la question est la suivante : est-ce que je me suis efforcé en cela ou est-ce que le monde supérieur, le Créateur, me force à le faire ?

C’est entre ces deux possibilités que réside mon libre arbitre : soit je me précipite pour me connecter avec tout le monde, soit j’y serai forcé d’en haut. Par conséquent, le libre choix, comme l’écrit le Baal HaSoulam dans l’article « La Liberté », consiste à s’impliquer dans l’environnement, à recevoir les désirs correspondants, les aspirations et les objectifs de lui, et à les réaliser.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/04/2018

Pourquoi ne ressentons-nous pas la Lumière supérieure ?

Question : Si nous parlons de la Lumière, alors quelle est la souffrance que je ressens ?

Réponse : Cela dépend de la souffrance : l’amour ou la haine.

La souffrance est l’absence de ce qui est désiré. Si je veux donner à quelqu’un, faire plaisir, et que je ne peux pas, c’est un type de souffrance. Si, au contraire, je veux recevoir et ne reçois pas, c’est un autre type de souffrance.

Question : Il est dit que si la Lumière de la vie n’est pas revêtue dans la Lumière de la miséricorde, c’est comme un couteau bien aiguisé. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Réponse : Toute Lumière venant à nous devrait être revêtue de la qualité du don sans réserve, pour la transmettre aux autres, et ainsi ce sera pour notre bénéfice. Nous devons nous préparer pour cela, sinon la Lumière ne viendra pas.

Nous ne ressentons pas la Lumière supérieure parce que nous n’avons pas le désir de la transmettre aux autres. Dès que je me transforme en conducteur de Lumière, alors la Lumière supérieure s’ouvre immédiatement à moi dans la mesure où je suis ouvert aux autres.

Question : Pouvons-nous alors dire que lorsque je ressens la douleur et la souffrance, cela signifie que la Lumière de la vie (Hokhma) n’est pas revêtue de la Lumière de la miséricorde (Hassadim), dans mon don sans réserve ?

Réponse : Oui, je me ferme et elle fait pression sur moi souhaitant entrer.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 15/04/2018