Category Archives: Correction

Le véritable amour

Question : Qu’est-ce que l’amour ? Est-ce un pouvoir, un champ, une énergie ?

Réponse : C’est une force dirigée de la personne vers l’extérieur. L’attribut du don sans réserve, la force du don sans réserve, est le pouvoir de l’amour.

Lorsque j’évalue quelque chose qui est en dehors de moi, plus haut que moi, cela s’appelle l’amour pour cet état, pour ce désir, ou pour cette personne, peu importe comment nous l’appelons.

Question : Selon la sagesse de la Kabbale, l’amour est la révélation de l’amour et de la haine en même temps, contrairement à notre monde où il peut y avoir soit de l’amour soit de la haine ?

Réponse : Lorsque les états d’« amour » et de « haine » existent séparément l’un de l’autre, ils sont irréels, arrangés par nous. Ils nous sont donnés uniquement pour que nous puissions les traverser et atteindre l’état réel. C’est comme les lois de la physique : il ne peut y avoir de moins sans plus ou de plus sans moins.

Il n’y a pas d’amour sans haine, et pas de haine sans amour. Ils sont construits au-dessus l’un de l’autre, et nous les utilisons comme des états donnés par le Créateur.

Ce sont des qualités très réalistes que nous devons absorber en nous-mêmes et nous devons exister avec elles toutes les deux ensemble. Dans cet état, je comprends tous les inconvénients et les avantages en moi et chez une autre personne. Je comprends qu’ils ont été établis pour nous et donnés par le Créateur. Nous mettons le Créateur entre nous et seulement alors nous atteignons l’équilibre mutuel dans ce système : moi, l’autre personne, et le Créateur entre nous.

Ensuite, le présent, le passé et le futur se complètent mutuellement, comme dans le système. L’état dans lequel je trouve l’équilibre complet de toutes les propriétés opposées est appelé « l’amour ». C’est un état très spécial de l’équilibre idéal du système.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 06/08/2017

Il n’y a rien de mauvais dans la nature

Question : Si je vois une caractéristique négative chez un ami, je dois la compléter. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Réponse : La loi de la nature est telle qu’il n’y a rien qui fonctionne mal.  Et il n’y a rien de mauvais dans l’homme non plus, dans aucun d’entre nous ! Le « mal » est venu de notre brisure et de notre dispersion.

Si nous rassemblons ces caractéristiques, alors elles en forment une seule et complète qui consiste en un plus et un moins. En fait, lorsque l’âme s’est brisée, des propriétés négatives se sont formées, et même les positives ont l’air négatives car il n’y a rien qui puisse les compléter.

La sagesse de la correction est de corriger la séparation et la distance entre nous. Nous devons faire travailler notre cerveau dans cette direction : il n’y a ni mauvais ni bon. La séparation et la distance entre nous sont mauvaises. Par conséquent, nous voyons des propriétés brisées, qui nous semblent toujours négatives.

S’il n’y a rien pour s’opposer à une propriété brisée, peu importe qu’elle soit positive, elle semblera négative.

Extrait du congrès « Du Chaos à l’Harmonie » à Vilnius, Premier Jour, Leçon n°1 du 03/11/2017

La dispersion des juifs au sein des autres nations

Question : Quelle est la signification spirituelle de la dispersion des Juifs au sein des autres nations à la suite de la destruction du Second Temple par les Romains ?

Réponse : La signification spirituelle de la dispersion des Juifs est pour eux de se dissoudre dans les autres nations, comme cela est écrit dans Le Livre du Zohar. Cela fait référence à la pénétration spirituelle et mentale, plutôt qu’à la pénétration physique : cela fait référence à la culture et à l’approche de toute chose.

Les Juifs ne sont pas une nation, mais des parties de toutes les nations vivant dans l’ancienne Babylone. Ceux qu’Abraham a rassemblé ne comprenaient que 5% des habitants de Babylone. Les 95% restants des habitants de l’ancienne Babylone se sont dispersés à travers le monde entier.

Maintenant, après que les Juifs aient souffert de l’esclavage en Egypte et à Babylone, de la destruction du Premier et du Second Temple, et de 2000 ans d’exil, leur intégration dans les nations du monde est complète. Dans le processus, leurs Reshimot (données d’information spirituelle) se sont complètement dissous dans les autres nations. C’est pourquoi la sagesse de la Kabbale s’est déjà révélée comme la méthode de correction de toute l’humanité.

Elle est ouverte à toute personne qui se pose la question sur le sens de la vie. Et il n’y a pas de différence entre des gens de différentes nationalités.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 16/07/2017

La paresse : une qualité merveilleuse

Question : Quelle est la racine spirituelle de la paresse ?

Réponse : La paresse est une qualité merveilleuse ! Je vous conseille vraiment d’être plus paresseux, vous ferez moins de choses stupides. Le fait est que la paresse est la juste mesure du degré de la nécessité d’une action.

Question : Et si vous n’avez pas de force, et par conséquent vous êtes trop paresseux pour faire les choses nécessaires, les plus importantes ?

Réponse : Et alors cela ne devient pas vraiment important ou nécessaire. C’est pourquoi il est écrit : « Mieux vaut s’asseoir et ne rien faire. » Pensez, lisez, essayez de l’intérioriser, c’est la raison de votre naissance, pas de faire un grand nombre d’actions physiques qui polluent seulement notre monde.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/07/2017

Les deux forces de l’univers

Question : Si le Créateur est unique, alors pourquoi Son reflet se manifeste-t-il dans notre monde à travers une multitude de forces différentes ?

Réponse : Il y a deux forces dans l’univers : la force du Créateur (la force du don sans réserve) et la force qu’Il a créée opposée à Lui, appelée l’être créé (la force de la réception).

Tout le reste, ce sont toutes sortes d’émanations, de modifications de ces deux forces (le plus et le moins). A part ça, rien d’autre n’existe.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/07/2017

Celui qui est plus haut que les autres…

Question : Si un kabbaliste a le plus grand égoïsme au monde, est-ce que cela signifie qu’il est le plus « sans liberté » de tous ?

Réponse : Une personne utilise son égoïsme pour s’élever au-dessus de lui.

L’égoïsme est une force, et lorsque nous nous élevons au-dessus de lui, nous ressentons continuellement la liberté à un plus haut degré. Je ne peux pas me sentir libre si je n’ai pas la sensation d’être sans liberté.

Par conséquent, la Kabbale est construite sur deux paramètres : le Créateur et la création, une énorme qualité de don sans réserve et d’amour, et un énorme égoïsme.

Question : C’est-à-dire, je suis reconnaissant envers le Créateur d’avoir un immense égoïsme et de vouloir m’en séparer ?

Réponse : C’est indispensable. Celui qui est plus haut que les autres a aussi un plus grand égoïsme. Sinon, comment pourrait-il s’élever ?

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/07/2017

Comment atteindre l’égalité ?

Commentaire : Dans notre monde, l’égalité est une chose pour laquelle les gens se sont constamment battus tout au long de l’histoire.

Réponse : Il n’y a pas d’égalité et il ne peut jamais y en avoir. L’égalité ne peut exister que par rapport au Créateur, car pour Lui nous sommes tous égaux, comme les enfants le sont pour leurs parents. Le Créateur est notre racine commune. Et par conséquent, Il nous a créé absolument égaux.

Mais par rapport à l’un et à l’autre, nous sommes tous différents. Nous ne pouvons même pas mesurer le genre de différences entre nous. Il n’y a pas de mesure commune pour nous comparer. C’est seulement lorsque nous nous approchons de l’adhésion au Créateur et que nous nous unissons en Lui que nous devenons tous égaux devant Lui.

Question : Peut-on dire que nous sommes égaux dans notre désir d’adhésion à Lui ?

Réponse : Même dans ce cas, nous ne sommes pas tout à fait égaux, mais nous y arrivons progressivement.

Ce n’est qu’en adhérant à Lui et en devenant Ses « esclaves » que nous acquérons l’égalité parce que, dans l’esclavage, tout le monde est pareil.

Lorsque vous obéissez au système supérieur, y participez correctement, alors cet état en principe s’appelle l’esclavage. Mais cet esclavage est rempli d’un immense sentiment d’inspiration et de joie.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/07/2017

Qu’est-ce que la liberté ?

Question : Un robot, l’intelligence artificielle, n’a pas d’égoïsme. Pouvez-vous dire que c’est libre ?

Réponse : La liberté signifie s’élever au-dessus de vous au niveau suivant. Cela est éprouvé par rapport au niveau précédent. C’est alors que vous êtes libre.

Mais par rapport au niveau suivant, vous n’êtes plus libre. Vous existez en dessous de lui et vous devez l’atteindre pour expérimenter à nouveau la liberté. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous atteigniez le niveau final où vous atteignez l’équivalence avec le Créateur.

C’est le plus haut niveau de liberté où tous les autres niveaux existent en dessous de vous. C’est ce que nous devons atteindre.

La liberté est notre état final, notre but. La Kabbale nous permet de l’atteindre.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/07/2017

Qui souffre ?

Question : L’histoire de l’humanité est l’histoire de l’exploitation des plus faibles par les plus forts et les plus éduqués. Si ce n’était pas les gens qui souffraient mais des pierres, ce serait plus facile de le comprendre ; ce serait comme regarder un film. Mais ce sont des gens qui ont souffert. Ou est-ce aussi une partie du film ?

Réponse : Il m’est difficile de répondre à la question : « Qui a souffert ? » En réalité, c’est notre égoïsme qui a souffert.

C’est pourquoi, en fin de compte, lorsque nous atteignons la correction, dans l’état corrigé nous ne ressentons pas que nous avons souffert, nous nous en détachons et nous nous élevons à un niveau complètement différent et opposé de celui qui a souffert.

Il s’avère que les kabbalistes, qui s’élèvent le long des niveaux d’atteinte spirituelle, découvrent de vrais états et ne s’attribuent pas le passé. Ils l’attribuent au contrôle de l’égoïsme sur eux.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 16/07/2017

L’humour dans la spiritualité

Question : Qu’est-ce que l’humour dans la spiritualité ?

Réponse : L’humour est la capacité de la raison à trouver une forme de libération particulière : cela n’est pas rationnel, pas à son niveau, mais à un niveau supérieur au rationnel. Et c’est là que la bonne humeur est atteinte, une étincelle de la raison.

C’est la foi au-dessus de la raison lorsque vous vous élevez au-dessus de votre propre pensée mécanique ordinaire. C’est pourquoi les kabbalistes respectent beaucoup l’humour, les bonnes blagues et les histoires intelligentes.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/07/2017