Question: Comment utilisez-vous la haine comme un moyen de nous éloigner du mal?
Réponse: C’est la haine qui nous sépare de ceux que nous haïssons. Nous n’avons besoin de rien à l’exception de détester l’ego. Il y a deux étapes: la pureté et la sainteté. La première étape de la correction est la purification du mal. Cela inclut tout le processus que nous suivons depuis le début de notre travail jusqu’à la révélation du mal, et ensuite à partir de la révélation du mal jusqu’au niveau de Bina, de donner pour donner, ne faites pas à autrui ce que vous détestez.
Cette partie de la correction est appelée la reconnaissance du mal et sa sortie jusqu’à ce que nous sortions d’Egypte. Ensuite, nous entrons dans la phase de correction de « donner pour donner », que l’on appelle le travail dans le désert. Puis nous entrons dans la terre d’Israël en purifiant notre désir comme nous visons à Yashar-El (droit à Dieu, nous le transformons en Israël, qui est appelé la conquête de la terre d’Israël. Alors nous arrivons à la phase de « aime ton prochain comme toi-même ».
Cela se fait en plusieurs étapes: je me détache de l’ego, du mal, me purifie, et au moment où je découvre que mon ego est mon ennemi, je commence à le détester, et je dois donc me détacher et fuir. Je suis prêt à sauter dans la mer Rouge, où je peux, tant que je peux m’échapper et être sauvé de la poursuite de l’ego. Je reçois dix coups (plaies), ce qui me force à venir à la décision finale et qui ne me laisse aucune chance de rester à l’intérieur de mon ego.
Je ne peux plus le supporter, comme je vois que cela ne m’apporte que peine et douleur. Tout cela est le résultat de la Lumière environnante qui brille et me donne sans réserve. Je me sens si mal par rapport à elle, à l’attribut du don, à une révélation quelle qu’elle soit du Créateur, dans un nuage, en une colonne de feu, en un buisson ardent … Ce n’est que lorsque le Créateur m’amène à Pharaon que je me rends compte qu’il est un tyran et méchant. Pharaon se révèle par opposition au Créateur, et lorsque je suis debout au milieu, je vois qui est un ami et qui est un ennemi.
Je ne peux plus supporter la domination de Pharaon, puisque de l’autre côté le Créateur est à mes côtés. Je commence déjà à voir la différence entre le don et la réception, et cela invoque en moi la haine du mal. Il est impossible de venir à Pharaon sans le Créateur! Sinon, je ne vais pas voir que Pharaon est mauvais, car avant il semblait si bon pour moi quand il a élevé Moïse comme son petit-fils. Même avant cela, au début de la période de l’exil, le bon pharaon a régné jusqu’à sa mort et là se leva un nouveau roi en Egypte qui ne connaissait pas Joseph. Ainsi, nous allons peu à peu à travers les phases de la reconnaissance du mal.
De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 25/06/13, Shamati N°54 « Le but du travail »
La Torah, “Exode,” 21:18-21:19: Si des hommes se querellent, et que l’un d’eux frappe l’autre avec une pierre ou avec le poing, sans causer sa mort, mais l’oblige à garder le lit, celui qui aura frappé ne sera point puni, dans le cas où l’autre viendrait à se lever et à se promener avec son bâton. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail, et il le fera soigner jusqu’à sa guérison.
D’un point de vue corporel, nous comprenons de quoi il s’agit, mais si nous pénétrons plus profondément, nous découvrons que c’est beaucoup plus compliqué. Il s’agit d’une personne qui peut être incorporée dans la société après le dommage qui lui a été infligée, d’être une partie intégrante normale, et celui qui lui a causé le dommage doit le dédommager.
Question: Quelle est la signification de « et l’un frappe l’autre» dans le travail interne?
Réponse: Une personne inclut le monde entier à l’intérieur d’elle, et quand il y a une guerre à l’intérieur d’elle, elle doit devenir son propre juge et envisager clairement et précisément ce qui en elle est «pour» et ce qui est «contre», selon son niveau.
Il y a une cour supérieure, une locale, une régionale, et ainsi de suite, ce qui signifie qu’il existe différents niveaux en fonction de la profondeur des problèmes qui se posent. Il y a des problèmes qui peuvent être résolus par un simple dialogue entre les gens, et il y a des problèmes qui nécessitent l’intervention d’un tiers. La Torah parle de l’intervention d’une tierce partie, lorsque le juge décide ce qu’il faut faire dans un cas particulier.
Il s’agit de trois lignes dans notre comportement. Il y a des actions qui sont résolues par l’intervention des forces spéciales supérieures, les conditions, et ainsi de suite.
La Torah ne se réfère pas à la prison. Selon la Torah, ce n’est pas seulement inutile, mais même nuisible à une personne puisque vous le coupez de la société. Il n’y a pas de plus grande peine que de détacher une personne de la société puisque c’est dans la société qu’ellese remplit, et si vous le coupez de cela, elle est considérée comme morte. Donc, il ne peut pas avoir d’isolement. Nous pouvons bannir une personne d’une société et l’amener dans une autre, inférieure, qui lui est plus appropriée.
Dans le passé, il y avait des villes de refuge où une personne pouvait s’échapper si elle avait commis un péché involontairement. Cependant, si elle quittait cette ville, elle pouvait être arrêtée et punie. L’évasion vers une ville de refuge, dans un asile, était sa correction.
Cela signifie que la Providence Supérieure a opéré sur une personne de telle manière qu’elleavait involontairement tué une autre personne ou causé un préjudice à une autre personne. Cela signifie qu’elle n’a pas pris part à cette action et qu’elle était initialement involontaire de sa part, mais à l’intérieur, dans toutes ses pensées et ses idées, elle faisait encore partie de sa nature ou de sa relation avec cette personne. Il s’avère qu’elle a causé un préjudice ou la mort d’une autre personne, même si elle n’était pas intentionnelle. Maintenant, afin de corriger cela, elledevait sortir. Le mot «punition» n’existe pas du tout dans la Torah, il y a seulement le mot «correction».
Du programme de KabTV “Les secrets du livre éternel” du 29/04/13
Question: Cela revient tout le temps que nous devons travailler au nom de quelque récompense. Comment est-il possible de corriger cette intention? Quelles actions devons-nous traverser et combien? Comment pouvons-nous agir vraiment de façon opposée à cela?
Réponse: Vous allez changer graduellement votre évaluation de la qualité de la récompense. Essentiellement, vous concevez la récompense comme étant – soit l’état dans lequel vous vous sentez vous-même bien, l’état quand d’autres se sentent eux-mêmes bien, ou l’état dans lequel le Créateur lui-même se sent bien en raison de vos actes.
Autrement dit, la récompense doit être constante. Tout dépend de sa qualité: Quelle est ma récompense? Si les amis sont satisfaits en raison de ce que je fais, c’est ça la récompense. Serait-il impossible de profiter de cela?
J’ai seulement besoin de me vérifier moi-même, quelle est la cause et quel est le résultat? Je fais du bien aux amis pour mon propre plaisir, ou je me comporte comme ça parce que ce sera bon pour eux, et c’est à cause de cela que j’aime ça? Autrement dit, mon épanouissement est le détachement du sentiment de joie de mes Kélim (récipients) et sa présence et son sentiment est dans les Kélim des amis.
Question: Est-ce un processus statique ou est-il possible de le faire fonctionner tout le temps?
Réponse: Il s’agit d’un processus de développement progressif de la personne dans un groupe. En réalisant aveuglément tout ce que les kabbalistes disent et écrivent, nous pouvons atteindre cela rapidement.
Après tout, nous ne pouvons jamais voir le prochain niveau de notre développement. Pourtant, les kabbalistes nous donnent des conseils, comment nous pouvons nous rendre semblable à l’étape suivante, être prêts pour cela, tout en étant au niveau où nous trouvons. Comment puis-je être prêt pour cela si je ne le vois pas et je ne sais rien à ce sujet? Par conséquent, ils nous donnent des conseils et des recommandations. Et sans eux, je ne serais pas capable de faire quoi que ce soit.
Il n’y a donc aucune raison d’être seul dans le désert pour s’y asseoir et commencer à essayer d’entrer en contact avec le Créateur. La méthode pour atteindre le monde supérieur a été découvert autrefois et nous savons exactement comment cela a été fait: dix générations, dix enseignants, dix kabbalistes depuis Adam jusqu’à Noé, dix générations de Noé à Abraham, et ainsi de suite, et ainsi de suite dans une chaîne.
Ce n’est pas possible que quelqu’un soudainement le découvre sous une autre forme. Une personne peut en quelque sorte sentir le monde d’en haut, mais pas consciemment, seulement temporairement, puis cela disparaît. J’ai rencontré des gens comme ça. Et afin de se trouver dans le monde spirituel, clairement, de façon réaliste et correctement, et de travailler avec tous nos Kélim, c’est-à-dire avec tous les désirs et les pensées, nous avons besoin de cette méthode. Cela est déjà venu d’Adam, ainsi il est considéré comme l’ancêtre de toutes les personnes, appartenant toutes au niveau d’Adam (l’homme).
Du Congrès de Krasnoyarsk le 14/06/13, 3ème cours
La Torah, L’Exode, Jétro, 19:20 – 19:24: Le Seigneur descendit du mont Sinaï, de la cime de cette montagne. Il appela Moïse vers le sommet de la montagne, et Moïse monta.
Le Seigneur dit à Moïse : « Descends avertir le peuple, de crainte qu’ils ne se précipitent vers le Seigneur pour contempler Sa gloire, et beaucoup d’entre eux périraient. Que les prêtres aussi, qui s’approchent de Dieu, se préparent, de peur que le Seigneur ne sévisse parmi eux. » Moïse répondit au Seigneur: « Le peuple ne saurait monter sur le mont Sinaï puisque Tu nous as avertis en disant : ‘Entoure la montagne de barrières et sanctifie-la.’ ». Le Seigneur lui répondit : « Va, descends. Puis tu monteras, accompagné d’Aaron. Mais que les prêtres et le peuple ne fassent pas de brèche pour monter vers le Seigneur, de crainte qu’Il ne sévisse contre eux. »
Les paroles du Créateur qui interdisent les gens de se rapprocher de Lui signifient que toutes les actions et tous les désirs égoïstes ne doivent pas entrer en contact avec Lui puisque nous ne pouvons pas encore travailler en vue du don. Moïse dit que les gens ont déjà entendu parler de ce commandement. En d’autres termes, nous pensons que même si nous avons reçu suffisamment d’information, nous ne pouvons toujours pas utiliser nos désirs égoïstes, bien qu’ils ne soient pas contrôlés par la puissance évidente du Pharaon, ils n’ont toujours pas été corrigés. Ils sont toujours terrestres, des désirs égoïstes habituels, par opposition à un «point dans le cœur» qui se détache d’eux.
Moïse est un point en nous qui est connecté au Créateur et qui possède Sa nature. Cependant, il est fortement mélangé à d’autres désirs et c’est pourquoi il est invisible. Il ne brille pas encore, mais plutôt nous intéresse en déclenchant en nous des pensées brouillées sur le sens de la vie.
D’autres pensées et les désirs continuent d’être entrelacés avec ce monde et ce royaume matériel. Donc, même s’il nous semble que nous ne voulons pas de cette existence inutile qui est la notre, une fois que nous commençons à mettre en œuvre nos désirs matériels, nous revenons immédiatement en arrière. Les désirs qui sont orientés vers ce monde se réveillent en nous et nous oublions les « choses élevées. »
Donc, nous devons diviser strictement le point dans le cœur (la propriété de Moïse et Aaron) du reste de nos désirs égoïstes. S’il n’y avait pas le point nommé « Moïse » (désirs qui descendent du niveau supérieur suivant, à partir de l’attribut de don), nous serions simplement comme des animaux.
Ce point nous vient d’un plan totalement différent et personnifie la qualité du Créateur en nous. En raison de cela, nous faisons beaucoup d’erreurs. Il nous semble que nous sommes déjà devenus justes et que nous avons atteint le sommet. En fait, dès que nous commençons à faire quelque chose de terrestre, nos pensées immédiatement « volent » dans la direction opposée et nous faisons l’expérience des chutes profondes. Ceci est causé par le point dans le cœur. Et pourtant, nous ne devrions pas être gênés, indignés ou surpris puisque c’est juste la nature humaine. Nous devons le considérer comme un mécanisme qui agit de façon imprévisible, sans aucune idée de ce qui va arriver l’instant d’après.
Cet état de choses dur jusqu’à ce que nous atteignions la correction finale, avant laquelle la chute abyssale, la plus grande, arrive. Les choses que nous vivons aujourd’hui à travers les fluctuations ne sont que très insignifiantes, d’avant en arrière, plus et moins. Des belles découvertes sont devant nous.
Du programme de KabTV “Les mystères du livre éternel,” du 25/02/13
Baal HaSoulam, “La Paix dans le monde:” Nous devons, par conséquent, être très attentifs lorsque nous rejetons un défaut inhérent à un détail quel qu’il soit de la réalité et comprendre qu’en le jugeant redondant et superflu, nous calomnions son Opérateur.
L’humanité est en train de se rendre compte après qu’il a subi des théories « intelligentes » qui exigeaient l’élimination des « extra » pour des raisons de bien-être de tout le monde. Autrefois, il y avait une opinion que notre corps avait des pièces «inutiles». Jusqu’à maintenant, nous avons pratiqué la régulation sociale par des critères artificiels ménagés. Dans l’enseignement, la culture, l’économie, la politique, le commerce, dans tous les domaines, nous avons recours à des mesures artificielles et des formes de gouvernance. La conséquence de ceci sont les distorsions qui élèvent le niveau de notre souffrance face à la crise mondiale.
En fait, nous avons besoin d’apprendre le bon développement de la nature. Il est parfait au départ et nous sommes ses conséquences. Nos pensées et nos sentiments découlent également de ce que cela nous a donné. Donc, nous avons juste à l’imiter, prendre son exemple.
En effet, la plupart des dernières technologies sont basées sur la connaissance des systèmes et des mécanismes naturels pour tenter de les reproduire artificiellement.
Nous devons faire la même chose dans la société, dans nos relations sociales, économiques, commerciales et autres. Si nous avions copié la nature sur nous-mêmes, nous aurions réussi à noud débarrasser de tous les problèmes.
Tout le monde sait que le Créateur n’a pas achevé la création. Et nous pouvons voir dans tous les aspects de la réalité, dans le général comme dans le particulier, qu’elle observe les lois d’un développement progressif émanant de son absence jusqu’à l’achèvement de sa croissance. C’est pour cette raison qu’au début de sa croissance, lorsqu’un fruit a un goût amer, ce n’est pas considéré comme un défaut du fruit car nous savons tous qu’il n’est pas encore arrivé à maturation.
Il en est de même pour chaque aspect de la réalité, lorsque qu’une chose nous apparaît mauvaise et nuisible, ce n’est en vérité que le propre témoignage de cet aspect qui n’est encore que dans une phase de transition, dans le processus de son développement. Nous ne pouvons donc pas dire que c’est mauvais et ce ne serait pas sage de notre part de l’imposer comme tel.
Nous pouvons dire que le monde évolue et nous découvrons des choses plus complexes en lui ou nous pouvons dire que nous nous développons et c’est pourquoi nous voyons le monde de façon plus avancée et complexe.
Que nous parlons du monde extérieur ou du monde à l’intérieur de nous n’est pas important. La conclusion définitive peut être simple: «Ne touchez pas à la Nature. Ne mélangez avec vos mains « sales » et votre esprit stupide qui est capable de voir tout juste ce qui est au millimètre près de votre nez. Vous feriez mieux de prendre soin de vous. Vous avez le globe. Donc, essayez de vivre en paix avec lui car autrement ce ne sera pas bon pour vous ».
Avec notre esprit corrompu, nos «sales» – c’est-à-dire égoïstes – mains, nous interférons avec les questions de la Terre, la richesse et les ressources qui sont limitées. Elles nous sont donnés uniquement pour avancer d’une manière équilibrée selon la nature, pas négativement contre ce système universel qui englobe tout.
Si nous nous rendons compte de notre attitude négative, la nature commence immédiatement à se défendre automatiquement et nous rencontrons les conséquences de notre erreur croissante dans sa réponse. Cela provoque une grande souffrance, des crises et la menace pour notre existence même: le danger d’annihilation.
Tout cela parce que nous ne comprenons pas: la Nature est parfaite, et nous avons juste besoin d’apprendre à nous joindre à ce système entièrement d’une manière équilibrée.
Question: Est-ce à dire que nous devons adopter le végétarisme, le naturalisme, l’écologie, et d’autres méthodes de ce genre?
Réponse: S’ils avaient découlé de la profondeur, des études approfondies de la nature, j’aurais été d’accord avec eux, sans même me familiariser avec eux complètement. Le point entier est dans l’approche rationnelle, exploratoire.
Le principe est simple: L’être humain n’est pas interdit de faire quelque chose qui ne perturbe pas l’équilibre naturel. Bien sûr, nous pouvons manger de la viande et du poisson, abattre des arbres, des plantes végétales, et profiter de la vie. Cependant, nous devons toujours savoir où la frontière est, au-delà de laquelle il y a des actions à l’encontre de l’équilibre, et dans quelle mesure nous nous situons en harmonie dans le système de la nature.
Comment puis-je vérifier cela? Ce n’est que par mon égoïsme. Lorsque je l’utilise, là, commence le mal. Après tout, la nature est un système analogique qui est totalement altruiste et basé sur le don mutuel. Toutes ses parties, semblables aux organes de notre corps, ne se soucient que du bien-être de l’ensemble. C’est la façon dont nous devrions voir la nature afin de nous contrôler nous-mêmes. Agissons-nous de la même manière? Devons-nous rechercher la perfection ou pas?
Ceci est ce que signifie agir non pas artificiellement mais naturellement, d’être dans l’amour et le don constant, qui est la loi de la nature au lieu de l’égoïsme qui n’aspire qu’à son profit. Ainsi, à notre niveau, nous pouvons appliquer la loi de la nature: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», la loi par laquelle chaque partie de la Nature vit.
Un prédateur, dévorant sa proie, ne le fait jamais pour le plaisir de la souffrance d’autrui. Il chasse juste pour la nourriture et rien de plus. Plus nous comprenons la nature, plus nous sommes convaincus de cela.
Par conséquent, nous devons comprendre quoi qui et combien nous devons recevoir de la nature. Il n’y a aucun problème si nous l’utilisons seulement pour vivre avec elle en équilibre, en d’autres termes, si toutes nos actions sont pour le bien des autres, pour le bénéfice de la nature minérale, végétale, et animale.
Comment y parvenir? Tout d’abord, nous devons corriger notre propre nature. Après tout, ce que les niveaux inférieurs effectuent instinctivement, nous devons le réaliser dans ce qu’on appelle «au-dessus de la raison », au-dessus de l’égoïsme, et pour cela nous étudions la méthode d’éducation intégrale.
Question: Dans la nature, le fort mange le faible, et cela ne perturbe pas l’harmonie. Cependant, cela provoque un effet dévastateur chez les gens.
Réponse: L’égoïsme non corrigée agit en nous. Cependant, en fait, cette loi devrait être réalisée différemment entre les peuples, le fort aidant les faibles dans la correction. Le loup mangeant le mouton apporte la correction, par exemple, en aidant la population à se débarrasser des animaux faibles. Ainsi, nous devons nous aider les uns les autres selon le même principe d’harmonie et d’équilibre, seulement ce n’est pas manger, mais un amour égal envers tout le monde sur le plan humain, l’engagement pour le bien des autres.
Question: Comment pouvons-nous mesurer notre force ou notre faiblesse dans ce contexte?
Réponse: C’est à travers le service aux autres. Soit je les sers, soit je les utilise.
De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 09/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam
Il y a deux principes: Hillel dit: «Ce que tu détestes, ne le fais pas à votre ami, » et Rabbi Akiva dit: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le premier principe se réfère à Bina, qui est divisé en deux parties:
En attendant, ce n’est pas le véritable don sans réserve, pas d’abnégation pour le bien de l’autre. Par exemple, j’ai gagné cinq mille dollars le mois dernier, et seulement deux mille me suffisent. La question se pose: Si je suis le principe de «Ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse », dois-je donner trois mille dollars aux autres?
La réponse est non. Après tout, je ne travaille pas avec les récipients de réception, je ne renonce pas à moi même, mais je reste entièrement dans la propriété de la miséricorde (Hassadim) et contribue seulement au bien des autres. J’ai un bon cœur, et je suis prêt à aider les autres, mais pas à mes propres frais. Ainsi, je travaille avec l’égoïsme au niveau 0, niveau 1 et partiellement au niveau 2 de l’Aviout (l ‘«épaisseur» du désir), mais pas dans le désir de AHP qui appartient aux niveaux 2, 3 et 4.
La partie supérieure de mon récipient, mon désir total de plaisir, sont les récipients du don (248 désirs), et la partie inférieure sont les récipients de réception (365 désirs). Les récipients du don sont à l’état de Hafetz Hessed (HH), dans la propriété de la miséricorde, et ils veulent donner pour donner, mais les récipients inférieurs reçoivent dans le but de donner. En conséquence, dans la première partie, je réalise « la purification », et dans la seconde partie de la correction je devient semblable au Créateur par des propriétés. Ici, je forme déjà ma ressemblance humaine: l’image de l’homme, semblable au Créateur.
” En général, ce désir corrigé avec l’intention altruiste est appelé l ‘«âme».
Ainsi, le principe de Hillel appartient à la partie supérieure du récipient, et le principe de Rabbi Akiba à la partie inférieure. Bien sûr, en tout cas, je travaille avec mon égoïsme et je dois le surmonter. Cependant, le travail selon le premier principe ne m’oblige pas à subir des pertes, abandonner mes biens, et c’est leur différence fondamentale.
Il est important de se rappeler que nous parlons d’une personne qui veut adhérer au Créateur (C), et c’est pourquoi elle demande: « Comment puis-je atteindre l’adhésion? Comment puis-je entrer dans le monde d’en haut, la spiritualité? « Ces questions d’abord la poussent dans les récipients de réception, la ligne gauche, puis l’amènent au principe de Hillel. Par la suite, cette décision l’amène vers le bas à nouveau et lui permet de travailler avec ses désirs égoïstes.
Ce chemin est décrit dans l’exemple d’un converti qui se rend chez un sage pour demander conseil. Tout d’abord, il demande à Shamaï de lui apprendre à aimer autrui comme soi-même, mais il reçoit un refus parce qu’il est impossible d’atteindre l’objectif d’un seul coup. Ensuite, il va chez Hillel et lui demande d’expliquer la totalité de la méthode kabbalistique alors qu’il se tient debout sur une jambe, c’est-à dire, de décrire les moyens d’avancement par une seule règle. En réponse, Hillel formule le principe de «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse, » c’est-à -dire il précise quelles actions sont nécessaires pour cela.
Ainsi, selon la loi de la création, le principe d’adhésion au Créateur est divisé en deux parties:
Si j’avance toujours selon cet ordre, je parviens finalement à l’amour pour le Créateur.
Question: Suivant le principe de «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse», je réalise des actions physiques. Comment puis-je combiner cela avec l’intention correcte?
Réponse: Le même principe fonctionne dans notre monde, dans le monde spirituel, dans la vie ordinaire, et parmi les amis. Peu importe dans quel environnement je suis, je dois rester au niveau de cet environnement et essayer de me comporter comme je voudrais qu’ils se comportent envers moi. Par conséquent, dans le groupe, je suis les désirs des amis et leur objectif, et au travail, j’ajuste mon attitude envers les désirs de mes collègues. Et je fais comme ça partout.
Je me suis mis dans la situation d’autrui et ainsi je mesure mon attitude envers lui, et c’est déjà le don. En effet, je ne me veux pas me faire de mal et, par conséquent, je suis sûr d’apporter du bien à l’autre.
C’est plus qu’un exercice, c’est déjà une action, la correction. Il n’est pas important de savoir si j’agis égoïstement. Il ne peut en être autrement. Mes actions découlent toujours de l’égoïsme. Cependant, avec cette approche, elles tirent vers moi la Lumière qui ramène vers le bien, et alors je change. C’est pourquoi il est dit que le cœur suit les actions. Tout d’abord, j’agis selon le dicton de Hillel, et ensuite vient la Lumière et me corrige.
Question: Alors, peut-on dire que le critère de mon avancement est la mesure de l’amour pour autrui que j’atteins?
Réponse: Bien sûr, comment pourrait-il en être autrement? Les degrés spirituels sont précisément différents dans la mesure de leur don sans réserve.
Question: Au cours des quatre à cinq dernières années, j’ai pu comprendre seulement que je ne suis pas bon. La seule chose que je puisse faire est d’essayer de ne pas nuire à autrui. Rien de plus.
Réponse: Si vous pensez à la façon de ne pas causer un préjudice à autrui, vous avez parcouru un long chemin. L’acceptation même de cette pensée dans votre tête est une grande réussite.
Question: En fait, le don sans réserve pour l’amour du don est aussi égoïste parce qu’à la fin, je souhaite du bien aux autres simplement parce que je me souhaite du bien. Cela ne fait que me donner une vie plus confortable.
Réponse: Alors, pourquoi l’humanité n’a pas encore adopté ce principe ? Le problème est qu’il est répugnant à notre nature, qui exige que les autres se sentent mal. Nous voyons comment des pays entiers se vautrent dans des conflits stupides, la base de ce qui est la fierté primitive. Cela coûte une énorme quantité de ressources, des milliards d’investissements, beaucoup de nerfs et des troubles. Pourtant, néanmoins, dans l’ensemble, le monde agit égoïstement, et rien en lui ne pourrait être appelé «le don sans réserve pour l’amour du don ».
Question: Je suppose que «le don sans réserve pour l’amour du don» est quelque chose de naïf, abstrait. Qu’est ce que c’est dans la réalité?
Réponse: Il s’agit d’une action dirigée contre la volonté, contre mon égoïsme. Il exige que je m’incline, de sentir l’autre, de se tenir à sa place, « m’essayer moi-même en » lui, et lui sur moi-même. Ici, vous avez besoin d’une compréhension très profonde de la psychologie.
Le principe de «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse » comprend la moitié de l’ensemble du procédé, la moitié de la correction de l’âme. Ayant mis en place cela, je m’élève versle niveau du Partsouf Aba ve Ima du monde d’Atsilout, j’obtiens les lumières de Hassadim. IElles contiennent l’illumination de Hokhma parce que j’annule mon égoïsme
Afin de ne pas nuire à autrui, je dois m’arrêter, travailler sur moi-même. Je lui fais une faveur – seulement pas à mes frais, sans donner mes biens, mais par des compromis et en renonçant à mon profit. Dans notre monde, ces actions sont considérées comme généreuses et bienveillantes, et nous pensons même que nous sommes en mesure de les effectuer de façon altruiste.
Quoi qu’il en soit, avec la bonne approche, avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le Bien, elles me guident progressivement le long du chemin. Chaque fois, mon désir de donner sans réserve se développe tandis que je poursuis mon propre intérêt, recherche la récompense divine, mais la lumière m’amène au vrai paiement.
Je le répète, nous devons effectuer des actions, la Lumière va suivre les actions et les changements viendront après la Lumière. Au début, je purifie mes récipients de l’intention égoïste. Ainsi, même mes infractions les plus mauvaises tombent dans la catégorie des oublis. Ensuite, je passe directement à la correction, en construisant ma ressemblance humaine à partir de « matériel » propre.
Ainsi, «ne fait pas à autrui ce que tu n’aimeras pas qu’on te fasse » C’est l’ensemble du procédé, et si vous prenez ce chemin, il vous mènera au but.
De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 30/05/13, Les écrits du Baal HaSoulam