Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

De l’eau fraîche pour une âme assoiffée

Dr. Michael LaitmanQuestion : Est-ce que la proximité d’une personne à la spiritualité se mesure par l’amour ressenti dans son cœur ? Et si nous ne ressentons pas d’amour, cela veut-il dire que nous ne sommes pas dans la spiritualité ?

Réponse : La spiritualité commence quand une personne ressent que c’est à l’intérieur de sa connexion mutuelle avec les amis, qu’elle distingue du reste du monde entier pour cette raison. Là, elle sent sa nouvelle et différente existence, qui diffère de la précédente – à l’intérieur de cette connexion, dans laquelle il n’y a pas d’autres calculs que la connexion et la mutualité, où ensembles, ils enlacent tous le Créateur.

Ils embrassent la qualité même du don régnant en eux, qu’ils désirent découvrir. Ils veulent sentir autant de joie grâce au don que s’ils s’immergeaient dans l’eau fraîche après une éreintante et chaude journée. De la même manière, nous voulons ressentir la qualité du don nous remplir.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 29/01/12, Écrits du Rabash

Tête et corps – Pensée et action

Dr. Michael LaitmanLe Partsouf spirituel se compose d’une tête (Rosh) et d’un corps (Gouf). Le Gouf met en pratique les décisions de «Rosh ». La partie qui tend à acquérir la similitude avec les forces supérieures démontre son intention, sa puissance, son besoin, et qui met en œuvre ses propres décisions est appelée la «tête».

Initialement, le Créateur créa un seul désir, le désir de recevoir. Il n’avait ni tête ni corps. Sous l’influence de la Lumière, le désir lui-même se reconstruisit ; il traversa quatre phases et arriva à un point où il commença à comprendre qu’il lui fallait devenir semblable à la force supérieure et qu’il lui fallait acquérir l’attribut du don. Le système qui émerge et crée en lui une conséquence de cette décision, est appelée «tête» (Roch).

Ces processus ont eu lieu dans un seul désir ; il est considéré comme la tête à la condition que ses parties soient connectées au niveau de la pensée, de l’intention, et avec la reconnaissance de l’importance d’un tel lien. Les mêmes désirs qui sont activés par une telle intention sont appelés le corps. Il y a une partie du corps qui est capable d’exécuter les décisions de la tête ; c’est la partie interne, Tokh. En outre, il y a une partie qui n’est pas capable de le faire,  Sof.

La division de la tête et du corps (Rosh et Gouf) a lieu dans le même désir. Dans notre corps physique, ceci se manifeste par le fait que la tête se trouve au-dessus du corps. Cette position reflète un processus spirituel : d’abord, la tête prend une décision, et ensuite elle commence à être mise en œuvre à travers le corps.

Tout se passe au sein d’un seul désir, mais les connexions entre les désirs qui sont de nature plus sophistiquée (comme les pensées, les intentions, et les clarifications) sont considérées comme la tête. Une épaisseur importante (appelée Aviout) est ajoutée au réseau que nous appelons la tête, à toutes ces liaisons et fils qui sont responsables des calculs et des clarifications ; et tout l’ensemble est appelé un corps.

Auparavant, le désir n’était qu’un corps. Cependant, juste après la première restriction (Tsimtsoum Aleph), il décida qu’il voulait se construire à nouveau; pour cela, il lui faut une tête. Le corps lui-même se restreint, car il ne pouvait pas accepter de se sentir opposé au Créateur; à ce moment, il choisit d’acquérir une nouvelle tête.

Les pensées, les aspirations, les intentions et les plans qui conduisent le désir vers la Lumière sont appelés la tête. À ce stade, elle commence à recevoir le pouvoir de la Lumière pour l’amour du don et devient ainsi similaire à la Lumière.

Si l’on regarde l’échelle spirituelle, nous ne voyons que des têtes. Les corps sont à l’intérieur. Nous ne voyons que les têtes Partsoufim, l’un sous l’autre. Les corps sont nécessaires seulement pour mettre en œuvre des décisions qui sont prises par la tête et aussi pour donner naissance à une autre tête !

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 16/01/12, « Etude des dix Sefirot »

Lorsque le supérieur vous soulève dans ses bras

Dr. Michael LaitmanQuestion : Lors du cours d’hier, j’ai ressenti une grande pesanteur. Ensuite, je suis sorti et je fus tellement perdu que pendant longtemps je ne comprenais pas où j’étais. Comment est-il possible de vivre et de passer par de tels états ?
Réponse : En effet vous savez que nous devons passer par une naissance spirituelle. La naissance est un renversement complet, comme une révolution. Une personne doit passer par un certain nombre d’états, à travers lesquels elle acquiert une nouvelle vision : elle voit tout de manière habituelle, comme les autres, et en même temps, elle voit aussi de l’autre côté, un monde à l’envers. Et ceci n’arrive pas une seule fois, mais plusieurs fois.

Elle doit s’habituer à se détacher de sa nature animale et à exister sans en percevoir le monde à travers son corps. Ce n’est pas du mysticisme, mais un travail spécial, que nous laissons à la lumière le soin d’effectuer sur nous. Nous ne savons pas quand nous tomberons dans ces états, il est difficile de les prévoir et de les localiser à l’avance. Mais cela arrive, afin de vous donner de l’enthousiasme, le sentiment qu’il est possible de voir le monde d’une manière, qui diffère de vos habitudes.

Si une personne travaille de manière intensive avec des livres authentiques, qu’elle attire à elle la lumière qui corrige, et tente de se connecter au groupe, elle traversera alors des états comme ceux-ci. Il n’y a rien de spécial ou de dangereux à ce sujet. Cela ne produit aucun résultat indésirable, mais est uniquement fait dans le but d’habituer la personne à voir le monde et toute la réalité de manière objective.

La manière objective est la même forme que je revêts. L’objectivité en soi n’existe pas. Même le Créateur, comme il nous paraît, n’est pas objectif, car Il voit tout selon le don, tandis qu’actuellement nous voyons tout à travers notre égoïsme. Mais pour nous apprendre à voir la réalité à partir de deux points de vue, ils nous sont transmis au moyen d’exercices comme ceux-ci.

Dans notre monde corporel il n’existe pas de telle « division », puisque nous ne quittons jamais ce seul monde, qui fonctionne selon les principes de la réception égoïste. Ainsi, il est impossible d’expliquer à quelqu’un qu’il peut y avoir une autre perception. Il voit cela comme de la psychologie sophistiquée.

Mais avec nous, cela se passe d’une façon matérialiste, puisque nous changeons notre substance avec les autres. Quand la Lumière, qui corrige, opère sur une personne, Elle lui donne une base qui s’appelle le désir de donner. Et la personne commence déjà à voir le monde à travers ce désir.

Et en attendant, cela arrive non seulement au détriment de la personne elle-même, mais aussi l’éduque simplement, la secoue un peu, et la réveille, comme un adulte prenant un bébé dans ses bras et permet ainsi à l’enfant de voir soudain un nouveau monde d’en haut. Un monde grand et vaste. Lui-même, demanda à être soulevé et maintenu en place afin de se sentir adulte comme tout le monde, et même plus que cela, puisque tout devient visible devant lui.

Mais mérite-t-il cette hauteur ? Non, nous sommes ceux qui le soulevons et qui lui montrons que quelque chose d’autre existe en dehors de la perception enfantine, afin d’éveiller un désir et une envie en lui de l’atteindre.

Et des exercices de ce genre nous sont parfois donnés d’en haut, avec l’aide de la Lumière environnante. Habituellement, ils se produisent soudainement. Dans ces exercices, il y a parfois des états qui nous sont incompréhensibles, et qui ne sont donc pas agréables et nous troublent fortement. La personne ne comprend absolument pas comment tout cela peut se retrouver à l’envers et s’inquiète parce qu’elle ne sait pas ce qui lui arrive.

Ils veulent simplement vous montrer maintenant, qu’il existe d’autres formes de perception, différente des formes auxquelles vous êtes habitués. Dans ce monde il existe autre chose que ce que vous avez ressenti les dernières décennies de votre vie. Cela arrive ainsi pour tout le monde.

Nous passons par ce genre d’états, jusqu’à ce que nous nous habituions à eux. Au début, ils sont considérés comme des exceptions et comme incompréhensibles dans la mesure où vous ne savez pas quoi faire avec eux. Ensuite, vous vous êtes déjà habitués à l’existence de cette inversion. Vous commencez même à l’identifier sur les amis, lorsqu’ils perdent l’équilibre et vivent le passage d’état en état.

Ainsi nous avançons. Vous vous y habituez et anticipez que vos états intérieurs changeront aussi rapidement et fréquemment que possible, car à travers eux, vous prenez la forme des relations avec la réalité. Après tout, toute la réalité est en vous et dépend de votre état.

Ainsi nous progressons jusqu’à la Makhsom (barrière), où vraiment un véritable changement se produit. Et tout ce qui arrive jusque-là est conçu pour s’y préparer. Prenez-en l’habitude !

Vous devriez être heureux d’avoir déjà commencé à vous sentir autrement qu’une bête, et que des changements fondamentaux et hautement qualitatifs se produisent dans vos attributs, dans la perception que la Lumière qui corrige vous apporte. Personne ne vous hypnotise, mais c’est tout simplement le véritable début d’un sentiment de changements internes.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 23/01/12, Shamati # 148

Ne créez pas d’idole

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »(37): Donc, jusqu’à ce jour il y a eu en effet un mur fortifié autour de cette sagesse. Beaucoup ont essayé de commencer à étudier, mais n’ont pas pu continuer par manque de compréhension et à cause des appellations corporelles. C’est pourquoi j’ai travaillé avec l’interprétation, Panim Meirot et Panim Masbirot, pour interpréter le grand livre du Ari, L’Arbre de Vie, pour rendre les formes corporelles abstraites et les établir comme des  lois spirituelles, au-dessus du temps et du lieu. Ainsi, tout débutant peut comprendre les questions, leurs raisons, et les explications avec un esprit clair et une grande simplicité …

Cela devient un véritable problème si les gens perçoivent l’enseignement de la Kabbale dans son sens externe et donnent un sens matériel aux forces spirituelles. Il y a un commandement qui interdit la création d’idoles et d’images. C’est exactement ce qui a déclenché chez Abraham le départ du domaine matériel et l’élévation vers le monde spirituel.

Il y a toujours un danger de revenir à l’adoration des idoles s’il nous arrive d’attibuer toute essence spirituelle à des sujets matériels ou à des actions. Beaucoup de gens pensent que certains objets possèdent un pouvoir spirituel: les bracelets rouges, l’eau bénite, les icônes, etc.À de nombreuses occasions, les gens avaient l’habitude d’apporter de tels objets à mon professeur le Rabash, et je les donnais toujours à ceux qui voulaient les avoir car il ne les a jamais gardés pour lui.

Les gens sont enclins à attribuer des propriétés spirituelles aux lettres, images, objets, animaux, et d’autres personnes. Il y a de nombreux objets de culte. Une aura spirituelle est ainsi attribuée aux différentes actions. En fait, il n’y a pas aucune force spirituelle que ce soit dans la matérialité. Elle ne se cache que dans l’intention d’une personne quand elle interagit avec la Lumière qui ramène vers le bien.

De la  4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 15/01/2012, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Se rassembler sous les ailes de la Shekhina

Dr. Michael LaitmanSi nous parlons du récipient spirituel, c’est-à-dire de l’unité ou d’une étreinte, comme sous un manteau ou sous un parapluie, alors ce n’est possible qu’à la condition que nous ayons le Créateur comme un partenaire qui rassemble notre étreinte ensemble, et nous unit comme une mère qui unit tous ses enfants sous les «ailes de la Shekhina ».  Sinon, nous ne pourrons rien faire.

Sans cela, tout ne va pas plus loin qu’un court instant, pendant lequel nous ressentons une volonté de nous unir, de crier et de hurler. Mais en réalité, la connexion n’est possible que lorsque nous le faisons ensemble avec la force supérieure.

Nous sommes tous sortis de Bina, nous nous sommes brisés dans ses degrés, et avons perdu la force de Bina. C’est pourquoi nous nous sommes séparés. Et maintenant nous avons à récupérer cette force du don sans réserve, Bina. Le monde entier de la correction (Atsilout) et les mondes de BYA sont sous le contrôle du Partsouf SAG, la mère supérieure. Et si nous allons sous Ses ailes, nous serons en mesure de nous unir. Nous avons seulement à lui demander de prendre soin de nous, comme des oisillons exigeants.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 29/01/2012, Écrits du Rabash

Dans le désert, il n’y a personne vers qui crier – Que le Ciel

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quand notre état est-il appelé sacrifice de soi ?
Réponse : Pour l’instant, nous devons simplement essayer de faire tout ce qui est en notre pouvoir en fonction de la compréhension que nous avons du sacrifice de soi. Essayez de trouver votre point de brisure, qui est l’opposé du point qui fut créé lors de la brisure de haut en bas, et essayez de corriger l’endroit de la brisure, lors de la montée de bas en haut. C’est ce que nous appelons clarifier ce que vous pouvez abandonner, pour vous accrocher au désir de donner.

Supposons que je suis prêt à donner à quelqu’un, à lui venir en aide, à penser à lui, seulement sous certaines conditions, mais pas au-delà. Suis-je capable de faire quoique ce soit au-delà de ces conditions ? Un seul pas ou un demi-pas ? Que ressentirais-je alors?

Ce sont des concepts très élevés, qui ne peuvent pas être transmis par des mots. Les gens pensent que c’est simple : On dit souvent qu’une personne se sacrifie pour son travail, pour sa famille, etc…, mais le véritable sacrifice de soi n’est absolument pas dans les mains de l’être créé. Nous ne pouvons pas le faire, tant que nous travaillons au sein de notre nature égoïste. Il me faut l’influence de la Lumière, qui m’élève au-dessus mon désir égoïste, et alors seulement, je pourrai travailler dans le sacrifice de soi.

Sacrifier mon âme signifie que je me donne à un niveau supérieur. Mais si, pour l’instant, je me trouve enfermé mon égoïsme, comment pourrai-je atteindre le niveau du don sans réserve ? Et si je me trouve déjà à un certain niveau de désir de donner, comment puis-je atteindre un niveau plus élevé encore ? Je dois remettre mon âme au niveau plus élevé, pour entrer dans le niveau supérieur, comme un fœtus.

Afin de devenir un fœtus dans le niveau supérieur, je dois annuler mes sentiments, mon esprit, mes clarifications, et toute ma saine logique et mon bon sens. Mais je sens que je suis un adulte, que je suis plus intelligent, et non plus un imbécile insensé. Alors, comment puis-je me donner au niveau supérieur?

Et qu’est-ce que « me donner » signifie ; suffit-il de ne rien faire et d’attendre qu’Il fasse quelque chose de moi ? Non, cela ne fonctionne pas de cette façon. Me donner l’état supérieur signifie que je fasse par moi-même tout ce que je ressens comme étant Son désir, au dessus de ma raison. Si vous ne pouvez pas faire cela, vous criez!

Dans l’article : « La question de l’Association de l’attribut de Miséricorde et du Jugement», il est dit que c’est dans l’état le plus sombre qu’une personne tente d’atteindre l’autosacrifice. Cette opportunité lui est donnée dans les ténèbres.

Il est très difficile d’y parvenir seul. Si une personne fait de grands efforts, pendant longtemps par elle-même et voit que cela ne la mène nulle part, elle peut arriver à la conclusion qu’elle a besoin du soutien du groupe. Je ne pourrais pas y parvenir seul, et les autres non plus, s’ils agissent seuls. Alors aidons-nous les uns les autres, comme il est dit : «Ils doivent s’aider les uns les autres» et ainsi nous aurons une raison d’aller dans le désert 

Le désert est l’endroit où nous désespérons de notre propre pouvoir et où nous crions. Par conséquent, nous devons  préparer des récipients pour cela.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/01/12, Shamati # 219

Le sacrifice de soi au-dessus de l’amour et de la haine

Dr. Michael LaitmanNotre seul travail est de gravir les niveaux, où chaque niveau est totalement coupé du précédent. Une telle échelle fut créée lors de la descente de haut en bas, quand Malkhout de la partie supérieure devint Kéter de la partie inférieure. Et voilà comment se fait la transition d’un état à un autre, même si cela n’est pas encore une ascension vers les degrés spirituels.

Il s’agit d’une véritable transformation, et le changement que traverse notre matière est tellement complet et profond, que nous cessons de nous comprendre nous-mêmes lors de la transition d’un état à un autre. C’est parce que tous ces états sont faits d’une variation de la quantité de lumière éveillant notre désir de recevoir, et parce que les deux, la lumière et le désir, donnent naissance à un nouveau niveau, un nouvel état.
Lorsque nous sommes au nouveau niveau et que nous n’avons gardé de l’état précédent que les Reshimot (gènes informationnels) ayant provoqué ce nouvel état,  le précédant état nous est également dissimulé. Cela signifie qu’il ne reste rien de l’état précédent dans le nouvel état spirituel.

Nous pensons que cela arrive de cette façon, même avant d’entrer dans le monde spirituel ; nous devons nous accorder avec tous les états que nous traversons, et apprendre d’eux ce qu’est vraiment la transition spirituelle, alors que nous passons d’un monde à l’autre. Chaque niveau est en fait un monde en soi.

Le problème est chaque niveau contient deux éléments : le désir de recevoir et le désir de donner, deux opposés se contredisant l’un l’autre – la ligne droite et la gauche, chacune avec sa propre coquille. Nous devons devenir la ligne médiane, qui relie en elle les deux, qui les contrôle et se trouve au-dessus d’elles.

La descente de haut en bas se fait de la manière suivante : Hokhma (à droite), Bina (à gauche), puis Da’at (savoir) (en-dessous, au milieu). Et ainsi un triangle est formé avec sa pointe regardant vers le bas. Pendant la remontée de bas en haut il y a Hokhma (à droite) et Bina (à gauche), puis Kéter (en-dessus, au milieu), parce que nous ne voulons que nous élever. A chaque fois, le milieu est le résultat de Hokhma et Bina, de Hassadim et Gevourot, de la peur et de l’amour, et est toujours au-dessus d’eux.

Et donc on retrouve toujours le problème de savoir comment combiner ces deux éléments, qui se contredisent mutuellement, jusqu’à ce que le troisième arrive et décide. Le troisième élément vient d’En haut, sous la forme de la révélation du Créateur, après qu’une personne prenne conscience qu’elle ne peut absolument pas concilier les deux.

Par conséquent, le sacrifice de soi est nécessaire à la fois dans la peur et dans l’amour. Il est plus difficile à atteindre la crainte que dans l’amour, parce que l’amour absorbe aussi l’âme et les deux agissent de la même manière. Si j’aime quelqu’un, je suis totalement dévoué à lui et désire me connecter à lui. Cela nous paraît ainsi dans ce monde, parce que nous aimons ce que notre désir de recevoir aime.

Mais dans le monde spirituel j’aime ce que mon égoïsme déteste, comme il est dit : « . L’amour couvre tous les péchés » Cela signifie que le sacrifice de soi est aussi difficile en amour, mais dans la haine, il est totalement impossible.

Pour pouvoir haïr et donner, mon âme doit utiliser mes récipients de réception en vue de donner. Alors, comment puis-je réunir les ennemis que je hais le plus et qui me haïssent aussi, et ainsi leur donner le bien que je ne suis capable de faire qu’aux êtres que j’aime le plus et qui me sont les plus proches ?

Je ne peux y parvenir que s’il y a un objectif supplémentaire justifiant tout le reste. Mais si le but est l’action elle-même, c’est tout simplement impossible. Cela signifie que l’on attend de nous une ascension très difficile, au-dessus de nos calcules personnels.

On s’en approche progressivement, peut-être pas par la Lumière, qui est le chemin le plus court et le plus beau, mais par un chemin beaucoup plus long, qui comprend des souffrances et qui est appelé « Derech Eretz, » (le chemin de la terre). Finalement, cependant, nous atteindrons l’objectif, parce que la Lumière supérieure fonctionne sur toutes les actions que nous effectuons et décide entre les deux côtés opposés.

Par conséquent, bien que je doive donner mon âme à la fois dans la peur et dans l’amour, cela se fait en alternance, jusqu’à ce que nous nous élevions et que nous soyons capables de connecter le tout. Ainsi, vous pouvez être dans un état d’autosacrifice dans la peur, tout comme dans l’amour.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/01/12, Shamati # 219

Le code secret pour ouvrir le coffre-fort du cœur

Dr. Michael LaitmanQuand nous lisons le Livre du Zohar, nous devons ouvrir nos cœurs. Qu’est-ce qu’une personne utilise pour ouvrir son cœur? Quel code utiliser pour forcer l’ouverture du «coffre-fort» qui enferme son cœur, afin qu’elle puisse s’ouvrir avant la lecture du Zohar ?

Les kabbalistes sont appelés «les sages du cœur», car ils traitent du cœur, des désirs, de sorte que la Lumière de Kokhma les pénètre.

Par conséquent, nous devrions penser à comment nous pouvons ouvrir nos cœurs, sinon, nous n’atteindrons pas la Lumière de Kokhma. Comment pouvons-nous ouvrir nos désirs, de sorte qu’ils soient ouverts pour la Lumière?

Le Zohar est comme un livre de magie, dans lequel nous entrons véritablement. Ce n’est pas un roman que vous lisez dans lequel vous vous imaginez être le héro. Quand vous lisez le Zohar, vous n’avez pas besoin d’imaginer, il vous suffit d’y entrer, y vivre, pas faire semblant, mais véritablement en fait. Vous entrez et vous vous retrouvez là, et l’état dans lequel vous étiez avant la lecture du Zohar n’existe plus. Vous êtes entrés par la lecture et vous restez là et n’avez qu’à avancer.

De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 26/01/2012, Le Zohar

Lorsque l’enfance se termine

Dr. Michael LaitmanLe monde nous traite plus sévèrement, avec persistance, sérieusement et avec ténacité chaque jour qui passe. Volontairement ou involontairement, les gens sentent que quelque chose doit se passer ou se passe déjà. Le  religieux l’attribue à une force supérieure; le laïc blâme la nature. D’une façon ou d’une autre, nous sommes sous une forte pression qui nous oblige à concentrer notre attention et à commencer à agir.

La Kabbale nous enseigne qu’il y a une façon d’optimiser et d’accélérer notre développement. Pour cela, nous devons reconnaître ce qui se passe et observer le processus dans son ensemble. A chaque moment donné, nous devons choisir comment poursuivre la progression. Il n’est pas question d’avoir raison ou tort, mais plutôt que nos progrès soient conformes au programme de la nature. Plus nous sommes proches du programme, plus vite nous avancerons. Tout dépend de notre compréhension, de notre fermeté, et de sa réalisation, en accord avec l’algorithme que la nature exige de nous.

Comment savons-nous cela? Aujourd’hui, nous pouvons arriver à cette conclusion à partir de notre propre expérience.

Les scientifiques, psychologues, et philosophes répètent à l’unisson que nous nous développons selon deux forces: le bien et le mal. Le bien nous apporte la bonté et le mal, le mal. Nous n’avons aucun doute à ce sujet, car chacun de nous peut interpréter le bien et le mal.

L’impact d’une bonne force est particulièrement ressenti dans l’enfance lorsque nous sommes soignés, aimés et protégés alors que nous sommes en pleine croissance. La Nature (ou le Créateur) suscite une bonne attitude et l’amour des parents, la famille immédiate, et même dans l’environnement plus éloigné vers les enfants. Ce n’est pas grave si l’enfant se conduit mal ou casse des choses. Il est excusé pour faire des choses pour lesquelles un adulte ne serait jamais pardonné. Chacun prend soin de l’enfant et il utilise leur bonne attitude.

Dès qu’un enfant grandit, l’attitude indulgente et douce s’arrête brusquement. A partir de maintenant, il devient celui qui doit prendre soin de lui-même et des autres, il commence à «devoir» aux autres et il est tenu responsable de ses actes. Pour faire court, les demandes remplace l’amour.

Pourquoi cela? Nous ne contestons pas l’enfance, mais pourquoi la nature est-elle si exigeante à l’âge adulte, pourquoi faut-il arrêter d’être aussi gentil comme cela était auparavant? Pourquoi faut-il commencer à appliquer une attitude négative envers nous-mêmes?

Il est essentiel de comprendre que cela n’a rien à voir avec la négativité, mais plutôt de nous donner une motivation pour grandir. Si l’on se développe correctement, au lieu de sentir de mauvaises influences, nous ressentons la bienveillance. Ainsi, nous devons réaliser que l’ensemble de la nature, la vie et le monde nous traite en fonction de notre conformité avec le monde. Si le monde nous traite de façon problématique, cela signifie que le problème est ancré dans nos propres attitudes incorrectes et déséquilibrées envers le monde. Quand nous nous adaptons au monde, nous commençons à réévaluer les forces que nous avons précédemment considérées comme mauvaises vers bonnes.

Quelle est la raison pour laquelle nous ne pensons pas que la force négative suscite notre autocorrection? Si nous nous reconnectons avec cette force, la vie sera à nouveau comme dans l’enfance où chaque jour promet d’apporter quelque chose de bien.

Tout dépend de notre préparation et de notre éducation. Si durant nos premières années nous avons été élevés et formés correctement pour s’assurer que nous avons mûri en tant qu’adultes avec la compréhension de comment correctement interagir avec l’environnement pour obtenir des réponses positives et comment correctement interagir avec la nature, la société, la famille, et nous-mêmes, alors nos vies continuent parfaitement, sans aucun problème.

Mais nous n’obtenons pas les directives correctes dans l’enfance sur notre vie adulte. Il est facile de parler de ces questions en utilisant les mots des kabbalistes, mais que pouvons-nous faire si nous ne sommes pas familiers avec la sagesse de la Kabbale? Pouvons-nous trouver des indications précises en écoutant les conseils de la nature? Pouvons-nous former l’attitude appropriée à tout ce qui nous entoure? L’humanité est confrontée au problème de trouver un moyen d’éviter la souffrance et tente de découvrir comment établir un rapport à la vie afin de vivre avec le moins de souffrance. Même maintenant, nous continuons à souffrir et nous allons souffrir plus parce que nous n’avons pas encore trouvé la réponse à cette question.

La contradiction entre ce que nous voulons et ce que nous possédons en réalité pousse les adultes à chercher plus loin. En conséquence, à travers l’histoire, nous avons développé plusieurs approches concernant ce problème. Le Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans son article «La paix»; soulignant que si nous voyons honnêtement et raisonnablement la nature, l’humanité et la vie, nous allons arriver au même résultat que ce que la sagesse de la Kabbale nous enseigne.

La chose principale est de ne pas être corrompu par notre égoïsme, mais plutôt de s’élever au-dessus d’un niveau impartial par lequel nous ne dépendons pas de nos sensations actuelles, de nos inclinations et de nos  notions. Si nous pouvions nous élever au-dessus en tant que chercheurs indépendants, nous détecterions certaines données qui sont contenues dans la Kabbale.

C’est ce que la sagesse fait: Elle soulève une personne à un niveau où elle peut regarder la réalité sans le prisme de son ego. Si nous pouvions supprimer ces «lentilles» de l’égoïsme, nous atteindrions facilement la sagesse de la Kabbale. Selon l’article du Baal HaSoulam, « La paix », c’est la recherche scientifique avec une base expérimentale, l’expérience et la pratique qui fonctionne pour tout le monde sans exception et qui permet à chacune et à chacun de découvrir la nécessité de donner sans réserve à notre prochain.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 11/11/11, « La paix »

Commencer à vivre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi il y avait un besoin pour le grand mouvement de tous les mondes, quand tous les mondes se sont éveillés avec Adam HaRishon (premier homme), le soir du sixième jour de la création, et par la suite il a péché et il est tombé encore plus bas que l’endroit où il est né?

Réponse: Après le péché d’Adam HaRishon, tous les mondes sont descendus à l’endroit même où ils sont maintenant, qui est le monde de Nikoudim. Pourtant, c’est le résultat de toutes les montées et descentes, l’environnement où les âmes ont été créées. À partir de ce point, les âmes sont placées dans un monde, dans un environnement, et grâce à cet environnement, elles peuvent exister.

Les niveaux minéral, végétal, et animal des mondes, des mondes de Bryia, Yetsira, et Assiya (BYA), permettent aux âmes d’exister sous une «forme bestiale » et de leur fournir les conditions nécessaires pour vivre. Mais ensuite une personne reçoit la vie, elle peut atteindre l’existence de l’âme au niveau de la parole en plus des niveaux minéral, végétal, et animal. Pour ce faire, les âmes doivent se connecter, et ensuite elles construisent un réseau entre elles.

Au début, les mondes s’élèvent sans la participation d’une personne selon le plan de la création. Il y a un plan appelé Beito (en son temps) qui les marque comme une horloge et les remplit, étape par étape, comme le mouvement des aiguilles d’une montre. Vous pouvez accélérer le plan si vous le souhaitez, et faire de l’horloge un tic-tac plus rapide, mais vous devez faire des efforts supplémentaires pour cela. Il y a un plan préliminaire, et tout va selon le plan de la création et retourne à ses racines.

Le monde d’Atsilout qui est en soi, est Galgata ve Eynaim. Si j’insère Galgata ve Eynaim dans Ozen, le résultat est le monde de Bryia; si j’insère le monde d’Atsilout dans Hotem, le résultat est le monde de Yetsira, si je l’insére dans , le résultat est le monde d’Assiya. Ainsi les mondes de BYA sont une copie du monde d’Atsilout dans Ozen, Hotem, et Pé (AHP), qui est l’incorporation des attributs de Bina et de Malkhout. C’est ainsi que les mondes de Bryia, Yetizra et Assiya, qui sont l’environnement d’Adam HaRishon, ont été créés.

Or, l’homme est dans le désir de recevoir dans lequel il y a différents attributs du don sans réserve, les différents attributs de la vie. Ces attributs de la vie n’ont pas de libre choix, et il y a seulement des niveaux minéral, végétal, et animal. C’est exactement comme dans notre monde, où il y a des niveaux de la nature minérale, végétale, et animale, qui existent et sont actifs autour d’une personne, créant pour elle un environnement dans lequel elle peut vivre.

Nous vivons par le monde d’Atsilout, par les attributs du Créateur qui sont autour de nous dans les formes naturelles du minéral, végétal, et animal! Merci à cela grâce à quoi nous existons. Mais si je ne veux pas exister par le niveau minéral, végétal, ou animal, mais plutôt par le niveau de la parole, qui est le monde de l’Atsilout lui-même: Je dois m’élever à lui.

Puis à partir des mondes de BYA, je collecte les informations sur le sens de la vie, à partir de l’attribut du don sans réserve (Galgata ve Eynaim) qui est incorporé dans les attributs de la réception (AHP). Je veux rejoindre la force des attributs du don sans réserve (Galgata ve Eynaim.) et je tiens à exprimer mon désir par mes tentatives de  connecter et de relier les parties brisées et de les élever dans le monde d’Atsilout.

Je ne soulève pas les pièces brisées du désir de recevoir du monde d’Atsilout, mais seulement les pièces brisées du désir de donner sans réserve, les points dans le cœur qui ont été séparés les uns des autres par le désir de recevoir (AHP) qui est entré en eux. Je veux que la Lumière vienne et relie les points dans le cœur au-dessus du désir de recevoir. Puis Ils vont commencer à travailler mutuellement avec AHP. Cela signifie que je soulève AHP pour Galgata ve Eynaim.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 16/10/11, « Étude des dix Sefirot »