Category Archives: Egoïsme

Lorsque vous ne comprenez pas ce que vous lisez…

Question de Facebook : Comment pouvez-vous attirer la Lumière supérieure si vous ne comprenez pas ce que vous avez lu ? Qui a besoin du Livre du Zohar qui, selon vos mots, n’a pas été donné pour être compris ?

Réponse : Les livres kabbalistiques ont été donnés pour que, sans rien comprendre en les lisant, nous nous efforcions d’obtenir le bien (l’éternité, l’amour, le don sans réserve, la Lumière supérieure) et Lui demandions de nous rendre comme cela.

C’est vraiment bien que vous ne compreniez rien. Votre cerveau n’est pas occupé à comprendre ce qui est écrit dans le livre, mais il vous demande de vous rendre bon, éternel, supérieur, donnant sans réserve et aimant tout le monde. Lorsque vous deviendrez ainsi, alors vous commencerez à comprendre tout le reste.

Extrait de KabTV, « Réponses aux Questions de Facebook » du 10/03/2019

L’unicité du Créateur, partie n°9

Qu’est-ce que l’Influence de la Lumière Supérieure ?

Question : Dans l’article « Introduction au Talmud des dix Sefirot », Point 155, le Baal HaSoulam décrit le fonctionnement de la Lumière supérieure. Il dit que les kabbalistes ont obligé chaque personne à étudier la sagesse de la Kabbale uniquement pour attirer sur nous cette Lumière qui nous change.

Quelle est l’influence de la Lumière ? Comment puis-je ressentir cette transformation sur moi-même et vers qui puis-je me tourner ?

Réponse : Vous pouvez ressentir l’influence de la Lumière sur vous-même, dans vos changements personnels et vos qualités personnelles, telles que les désirs, les intentions, les qualités, dans le but plus clairement décrit du développement.

Question : Suis-je en train de devenir plus moral ?

Réponse : Pas forcément. Cependant, vous comprenez de plus en plus ce qui se passe. Vous n’êtes peut-être pas encore en train de changer, mais si vous étudiez la sagesse de la Kabbale, la Lumière supérieure vous touche déjà et vous prépare à vouloir un changement.

Question : Cela signifie-t-il que la Lumière supérieure n’est pas encore le Créateur ? Il y a le Créateur et il y a la Lumière supérieure, non ?

Réponse : Non, il n’y a qu’une seule force, mais nous l’appelons par des noms différents en fonction de la façon dont elle se manifeste. Nous appelons l’intention supérieure « le Créateur » et nous appelons Son influence sur nous « la Lumière ».

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 10/12/2018

Pour chaque type d’âme

Question : J’ai entendu dire qu’une seule page d’un texte écrit par un kabbaliste suffit pour entrer dans la spiritualité. Pourquoi y a-t-il autant de livres écrits, des milliers de pages ?

Réponse : Tout d’abord, chaque personne a son propre destin, son propre type d’âme, sa propre progression. Quelqu’un aime quelque chose de spécifique ; une autre personne aime autre chose.

Nous nous dirigeons vers le Créateur de différentes manières et à différentes vitesses. Quelqu’un marche à gauche, quelqu’un à droite, quelqu’un traîne la jambe, etc.

Je ne vois aucune lettre ni aucun article du Baal HaSoulam et du Rabash dans lesquels il y ait des répétitions et où il ne serait pas nécessaire d’apprendre de chacun d’eux.

Mais ce n’est pas important. Après tout, lorsque nous les étudions, nous en venons à la conclusion que tout cela est traité en nous, analysé, et apporte un résultat.

Question : Si le livre Shamati évoque en moi une tempête de sensations, est-ce que cela prouve qu’il convient à mon type d’âme et à mon destin ?

Réponse : Bien sûr.

Question : Est-ce la façon dont vous pouvez vérifier un livre ?

Réponse : Non. Tout de même, les livres du Baal HaSoulam et du Rabash sont ce que vous avez. Je vous recommande de ne pas vous attarder sur les autres.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/03/2019

L’âme est-elle en relation avec le corps ?

Question : Une personne qui vit dans ce monde, dans son corps biologique, peut-elle influencer son âme d’une manière ou d’une autre ?

Réponse : En fait, vous demandez quel est le but de notre corps physique ?

Le fait est qu’un corps physique nous est donné pour que nous puissions commencer à nous identifier à l’âme, à la découvrir, à la développer et à partir d’un certain état, comme si l’on sortait du corps et on commençait à y travailler.

Question : En tant que kabbaliste, prenez-vous toujours soin de votre corps ? Est-ce important pour vous ?

Réponse : Bien sûr. Du fait que j’existe dans mon corps, j’atteins, développe et corrige mon âme. Cependant, le corps lui-même n’y participe qu’indirectement.

Question : Cela signifie-t-il que développer son âme n’est possible qu’à partir d’un état où une personne existe dans son corps physique ?

Réponse : Oui, mais l’âme n’est pas liée au corps, pour qu’elle le soit je dois développer mon âme au cours de cette vie.

Question : Et comment fait-on ?

Réponse : Notre âme s’appelle nos désirs. Les désirs peuvent être soit négatifs, ceux qui sont égoïstes, soit positifs, ceux qui sont altruistes. Nous travaillons sur eux pour que les désirs altruistes l’emportent toujours sur les désirs égoïstes ; nous construisons notre âme.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 11/12/2018

Le tri des désirs

Question : Comment pouvons-nous comprendre quels désirs nous pouvons corriger maintenant et ceux que nous pourrons corriger plus tard ? Comment pouvons-nous ne pas perdre de temps sur quelque chose que nous ne pouvons pas changer ?

Réponse : En effet, il existe de tels désirs que nous ne sommes pas encore en mesure de changer. Mais ce n’est pas important. Nous pouvons les trier uniquement si nous sommes dans un groupe.

Après tout, dans le groupe je travaille sur la grandeur du don sans réserve, la grandeur de la connexion. C’est ce que l’on appelle la grandeur du Créateur parce que le Créateur Lui-même n’existe pas, ce sont les qualités de la connexion, du don sans réserve et de l’amour.

Lorsque je suis dans un groupe et que je travaille sur ces qualités, je commence alors à trier les désirs et les pensées qui surgissent en moi et je travaille avec eux.

Question : Qu’est-ce qui est plus correct : se concentrer sur le tri des désirs des amis du groupe ou leur donner l’occasion de m’aider à trier mes désirs ?

Réponse : La manière la plus correcte est lorsque, en étant dans un groupe, je reçois de mes amis leurs pensées et leurs désirs et que je deviens leur assistant, leur allié et même leur esclave à part entière. Je suis prêt à les aider en tout pour réaliser leurs souhaits et leurs pensées.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, 14/04/2019

Dans la cage de votre égoïsme

Question : Un homme, contrairement à un animal, peut voir un certain plaisir dans l’avenir, calculer les étapes et y arriver, en abandonnant le plaisir dans les étapes intermédiaires.

Pourquoi, avec un tel intellect immense, ne peut-il pas calculer rationnellement l’état d’équilibre avec la nature ? Pourquoi toutes ses tentatives rationnelles pour construire une société équilibrée échouent-elles constamment ?

Réponse : Parce qu’il est à l’intérieur de sa nature égoïste. Il ne peut rien calculer.

En comparant un égoïsme relatif à un autre, dans ce qu’il gagne ou perd de plus, il se trouve toujours dans son égoïsme. Il n’est pas libre. Il n’a pas le deuxième degré de liberté. Ce qu’il considère comme liberté, c’est l’illusion de rester sous l’influence d’une force coercitive externe.

Question : Ne peut-il pas calculer : « Si j’utilise mon égoïsme, je me sentirai mal ? »

Réponse : C’est comme cela que nous essayons toujours d’éviter les ennuis. Mais cela ne signifie pas que nous sommes libres. Je fuis constamment les coups égoïstes : un bâton provenant d’ici, un bâton de là, et c’est comme cela que je culbute du matin au soir.

Regardez ce qui se passe dans les rues, dans les bus, dans le métro, aux bureaux, partout. Regardez toute cette fourmilière humaine ! Où pouvons-nous parler de liberté ?

Il n’y a pas de liberté. Il est possible de choisir, à tout moment, tout au plus me semble-t-il, un état confortable de toutes les possibilités. C’est tout.

Je choisis parmi ce qui m’est donné, mais je suis toujours limité. Le Créateur brille sur moi à travers l’état corrigé, mais je ne suis pas encore corrigé. Naturellement, je ne comprends pas du tout Son influence sur moi. Où est-ce qu’Il me conduit ? Que veut-Il de moi à chaque instant ? Si je ne le sais pas, alors quel genre de libre choix peut-il y avoir ?

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 12/05/2019

L’évolution des désirs, partie n°12

À quoi nous mène la Kabbale ?

Pour parler franchement, la nature de chacun est d’utiliser la vie de toutes les créatures du monde pour son propre bénéfice. Tout ce que la personne donne à son voisin ne se fait que de force, sous la contrainte. (Le Baal HaSoulam, « La Paix dans le Monde »)

Question : Le Baal HaSoulam écrit que chacun utilise l’autre de différentes manières. Environ 10% seulement des personnes ont une orientation altruiste. Cependant, comme le souligne le Baal HaSoulam, elles sont altruistes de manière égoïste, pour leur propre bien.

À quoi la Kabbale veut-elle nous mener ?

Réponse : Tout d’abord, la Kabbale nous enseigne ce qu’est notre nature : nous sommes des égoïstes absolus à tous les niveaux. Mais nous n’avons pas besoin de nous corriger aux niveaux minéral, animal et végétal, car nous sommes incapables de le faire.

Nous devons nous corriger uniquement au niveau humain, c’est-à-dire dans la société. Nous devons créer un groupe dans lequel nous serons harmonieusement connectés les uns aux autres, où nous nous remplacerons, nous nous soutiendrons mutuellement.

C’est uniquement dans un réseau de connexion entre nous, dans la bonne communication entre chacun que nous pouvons nous élever au-dessus de l’égoïsme. Et alors tous les autres niveaux de l’égoïsme (minéral, végétal, animal) rejoindront également le niveau humain.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 03/12/2018

Onde sinusoïdale spirituelle

Le Baal HaSoulam, dans ses lettres et ses articles, explique les états d’ascensions et de descentes spirituelles qui sont attendus.

Tout en travaillant dans ce monde, nous ne pensons pratiquement pas qu’il devrait exister une alternance entre des états positifs et négatifs. Nous nous efforçons toujours d’aller de l’avant.

Mais dans le monde spirituel, il n’en est rien. Lorsque vraiment nous entrons sérieusement dans le processus spirituel, nous commençons à comprendre que nous devrions prendre en compte les montées et les descentes. De plus, ces états alternent et, en fait, les descentes n’étant pas moins importantes que les ascensions, nous devons donc les considérer avec un sérieux absolu et de préférence de la même manière que pour les ascensions.

Le Baal HaSoulam écrit dans la « Lettre 25 » qu’une descente destinée à l’ascension suivante est considérée comme une ascension et non comme une descente. C’est vraiment comme cela.

Le fait est que sur le chemin vers le but de la création, il y a une croissance de l’égoïsme (ligne bleue sur le dessin) au-dessus de laquelle nous construisons la partie altruiste (ligne rouge). Par la suite, l’égoïsme est ajouté et nous le recouvrons encore d’altruisme. C’est ainsi que nous montons : ascension – descente, ascension – descente. C’est inévitable.

Par conséquent, nous devons nous regarder les descentes de la même manière que les ascensions. Au début, l’ego se développe en nous, puis au-dessus de nous, nous développons une ascension spirituelle anti-égoïsme et nous recouvrons l’ego de la qualité qui lui est opposée.

Ainsi, les descentes – montées se déroulent selon les phases : 1 – 2, puis 3 – 4, etc. Par conséquent, la montée est impossible sans descente.

Il est également possible de décrire cela comme une onde sinusoïdale : ascension – descente, ascension – descente. Plus la descente est importante, plus la montée correspondante sera importante. C’est ainsi qu’elles sont liées ensemble : 1 – 2, 1 – 2.

Dans le travail spirituel, tout commence par une descente, par la nuit, par les ténèbres. Comme il est dit dans la Bible : « Et il y eut un soir et un matin, jour un. »

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/03/2019

Apprenez à vivre dans le futur

Question : Comment apprenons-nous à ne pas vivre dans le présent ?

Réponse : Nous ne vivons jamais dans le présent. Même si je dis que maintenant je veux quelque chose, cela signifie que je veux déjà quelque chose qui pourrait être réalisé dans un moment futur. Nous existons toujours comme si c’était dans le futur.

Comment pouvons-nous apprendre à vivre dans le futur ? Nous devrions juste le créer.

L’avenir spirituel est créé par une plus grande connexion entre nous. Plus elle est forte, plus vite nous atteignons les états spirituels suivants. Nous devons y réfléchir.

Si nous nous occupons principalement de cela et de tous les problèmes terrestres seulement dans la mesure nécessaire, alors nous ressentirons soudainement qu’à partir de cet état spirituel vers lequel nous voulons avancer, nous nous fournissons aussi de choses matérielles parce que la Lumière supérieure brillera sur nous dans la matérialité également.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 28/04/2019

La préparation d’en haut et notre travail

Il est écrit : « Celui qui est en deuil de Jérusalem est récompensé de voir sa joie. » Cela signifie que nous devons prier pour le public, mais que devrions-nous demander ? Le public a-t-il un désir de spiritualité ? Le fait est que tous les désirs existant dans le public appartiennent à une personne travaillant sur la correction. Les désirs sont à l’intérieur des gens, et un kabbaliste doit développer des intentions. Le désir et l’intention sont deux catégories distinctes ; ils n’existent pas au même endroit. Lorsqu’un kabbaliste travaille avec un écran, la restriction et la Lumière réfléchie, les désirs commencent à se mettre en place et changent en fonction de l’intention avec laquelle il veut utiliser les désirs.

L’intention s’appelle Rosh (tête) et le désir s’appelle Gouf (corps). Nous travaillons dans Rosh, sur l’intention, pour qu’elle convienne au Gouf, et alors nous pourrons utiliser le Gouf, ce qui signifie le désir. La disparition d’une telle compatibilité après son existence s’appelle la destruction du Temple. Si une telle compatibilité entre l’intention et le désir est rétablie, alors c’est la construction du Partsouf spirituel, sa naissance.

Le récipient est l’intention de donner sans réserve. Toute la correction consiste à atteindre l’intention correcte. Les désirs existent. Ils sont juste arrangés de manière incorrecte, non dotés de l’intention correcte. Il n’y a pas de nouveaux désirs. La brisure, la restriction et la dissimulation se produisent tous afin que nous puissions examiner les désirs et commencer à les connecter. Comme un bébé qui est né et qui commence à grandir, nous corrigeons la brisure et développons notre âme. (1)

Nous travaillons sur l’intention de le faire afin de donner sans réserve, dans le but d’apporter du contentement au Créateur. Pour donner sans réserve au Créateur, il est nécessaire de concentrer l’intention correcte et de sélectionner parmi les désirs brisés ceux qui seront en mesure de travailler sous son contrôle. Ce faisant, nous construisons le Partsouf spirituel, l’extension de notre don sans réserve.

C’est pourquoi il y a eu des brisures, des préparatifs pour la correction qui n’étaient pas de notre faute. Il n’y a presque pas de travail de l’inférieur en cela. L’exil égyptien, le désert, la destruction du Premier Temple, l’exil babylonien, puis le Second Temple également détruit, et la sortie de ce dernier exil : comment tout cela a-t-il pu arriver ?

C’était juste une préparation d’en haut. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à faire une correction finale. Seul le travail en vue de la correction finale est considéré comme le travail de la personne ; tout le reste était une préparation. (2)

De la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le 9 Av », le 11/08/2019

(1) : à 32 minutes et 20 secondes
(2) : à 37 minutes